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L’espace
culturel du Sosso-Bala
Guinée
L’instrument
sacré Sosso-Bala symbolise la liberté et la cohésion de la
communauté Mande depuis le XIIIe siècle. Le lieu du rituel, où le Sosso-Bala est
pratiqué, est également la maison de la famille Dökala dans le
village de Niagassola, en Guinée. Le Balatigui
ou patriarche de la famille Dökala est le gardien du Sosso-Bala,
une version plus grande du balafon, une percussion africaine. Le
patriarche ne peut jouer du Sosso-Bala que pour des occasions
spéciales comme le nouvel an islamique ou certaines funérailles.
C’est également lui qui enseigne aux enfants - à partir de
sept ans - à jouer de l’instrument sacré. Le Sosso-Bala
accompagne des épopées du Moyen Age africain, et des hymnes
célébrant les bâtisseurs de l’Empire
du Mali.
Menaces
: Le Sosso-Bala et son site sont menacés par l’exode rural, les
conditions de vie difficiles à Niagassola, le trafic d’objets
d’art, ainsi que les fréquents incendies.
Plan
d’action
: Parmi les propositions figurent des festivals de balafon, des
conférences et l’initiation de jeunes à la fabrication de
l’instrument. Un musée conservant le Sosso-Bala est projeté
ainsi qu’une bibliothèque spécialisée à Niagassola. Une
école où le Balatigui
et ses frères pourraient transmettre leur savoir traditionnel est
à l’étude ainsi qu’un institut de recherche. Les plans
appellent au reboisement de Niagassola et de ses environs afin de
protéger l’écosystème et de contrôler l’avancée du
désert.
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