|
Les
récits chantés Hudhud des Ifugao
Philippines
Le
Hudhud est récité et
chanté par les Ifugao - connus pour leurs rizières en terrasse -
pendant le semis et la récolte du riz, les veillées funèbres et
d'autres rituels. Avec des origines qui remonteraient au moins au
VIIe siècle, le Hudhud
- qui comprend quelque 40 épisodes - demande souvent trois ou
quatre jours pour être récité en entier. Le langage des chants,
presque impossible à transcrire, est plein de répétitions, de
synonymes, d'images et de métaphores. Interprété selon le
principe voix principale/chœur, le Hudhud
compte un récitant - souvent une femme âgée - qui occupe une
position phare dans la société. Il n'y a qu'un seul air, commun
à toute la région, pour tous les couplets. Il y a très peu
d'exemples écrits de Hudhud.
Menaces
: La conversion des Ifugao au catholicisme a affaibli leur culture
traditionnelle. Le Hudhud
était lié à la récolte manuelle du riz qui est maintenant
mécanisée. Il a été remplacé aux veillées funèbres par la
télévision et la radio. Bien que les rizières en terrasse
soient inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO,
le nombre des cultivateurs continue à décroître. Les quelques
personnes qui connaissent encore tous les poèmes sont très
âgées et les jeunes ne sont pas intéressés par cette
tradition.
Plan
d'action
: Les droits des peuples autochtones sont protégés par la loi
philippine, notamment en ce qui concerne la propriété
intellectuelle. La publication d'illustrations historiques et
ethnologiques est prévue. Le gouvernement propose également des
festivals et des cérémonies autochtones. La Bibliothèque
nationale et le Musée national sont responsables de l'archivage
complet du Hudhud. Un projet d'enseignement de la tradition en direction des
jeunes est envisagé.
|