la paix la justice la liberté les droits de l'homme le dialogue la solidarité développement la démocratie l'éducation la fraternité la diversité la tolerance la paix la justice la liberté les droits de l'homme le dialogue la solidarité développement la démocratie l'éducation la fraternité la diversité la tolerance la paix la justice la liberté les droits de l'homme le dialogue la solidarité développement la démocratie l'éducation la fraternité la diversité la tolerance la paix la justice la liberté les droits de l'homme le dialogue la solidarité développement la démocratie l'éducation la fraternité la diversité la tolerance la paix la justice la liberté les droits de l'homme le dialogue la solidarité développement la démocratie l'éducation la fraternité la diversité la tolerance

-
Ces pages sont realisées par
l' Office de l'information de public de l'Unesco
MESSAGE DU DIRECTEUR GENERAL POUR L'AN 2000, ANNEE INTERNATIONALE POUR LA CULTURE DE LA PAIX
30 décembre 2000, Paris

Le siècle qui s'achève a connu des progrès vertigineux dans les domaines de la science, de la technologie, de la communication. Il a malheureusement échoué à mettre fin aux pratiques fondées sur les rapports de force et la logique de guerre. C'est pourquoi l'année 2000 a été déclarée Année internationale des Nations Unies pour la culture de la paix.

Il y a un peu plus d'un demi-siècle, l'UNESCO a été créée avec pour mission d'élever dans l'esprit des hommes les défenses de la paix. Ses pères fondateurs l'ont dotée pour ce faire d'un arsenal pacifique dont les pièces maîtresses sont l'éducation, la science, la culture et la communication.

Aux quatre coins du monde, des municipalités, des établissements scolaires, des institutions et des associations traduisent déjà concrètement les valeurs de la culture de paix, en tentant d'éradiquer la pauvreté et d'atténuer les inégalités, en oeuvrant à la promotion d'un développement durable et au respect des droits de l'homme, en renforçant les institutions démocratiques, en encourageant la liberté d'expression, en améliorant le statut des femmes dans la société ou en préservant la diversité culturelle et l'environnement.

La paix ne peut être garantie par les seuls accords politiques, économiques ou militaires. Elle dépend largement de l'adhésion unanime, sincère et durable des peuples. C'est à chacun d'entre nous, quels que soient notre âge, notre sexe, notre position sociale, notre appartenance religieuse, notre origine culturelle, de construire ce monde en paix.

C'est en s'incarnant dans des comportements, des attitudes, à travers chaque acte de la vie quotidienne, que la paix se réalisera. La culture de la paix est la culture universelle que tous les peuples, tous les êtres humains doivent partager pour donner sens à leur appartenance commune à l'humanité.

Ensemble, construisons ce monde, en commençant par signer le Manifeste 2000, par lequel chacun d'entre nous s'engage à pratiquer dans sa famille, sa communauté et son lieu de travail les principes universels d'une culture de paix, de non-violence et d'harmonie.

Ensemble, cultivons la paix. Au fait, qu'allez-vous faire pour la paix aujourd'hui ?

KOICHIRO MATSUURA




MESSAGE A L'OCCASION DU LANCEMENT DE L'ANNÉE INTERNATIONALE DE LA CULTURE DE LA PAIX
14 septembre 1999, Paris - Tour Eiffel

Dans quelques semaines, nous sortirons du XXe siècle, à la fois enthousiasmés par les progrès de la science et de la technologie et consternés par ceux de la violence, de la guerre et de l'oppression, responsables de tant de souffrances et de la perte de tant de vies humaines. Il appartient à chacun de nous de tout faire à l'approche du nouveau millénaire pour léguer aux générations futures certaines valeurs et certaines solutions déjà ébauchées pour combattre les injustices sociales, la pauvreté, la misère, la faim, l'exclusion, la discrimination, la destruction de l'environnement, la prolifération des drogues et des armes, et surtout, le recours à la force comme moyen de résoudre les conflits.

Mais mettre un terme à la violence, à la guerre et à ses causes exige beaucoup plus que l'action des gouvernements. Cet objectif suppose la mobilisation de tous pour le respect au quotidien des idéaux si clairement énoncés dans l'Acte constitutif de l'UNESCO, afin d'aboutir à une modification en profondeur des attitudes aussi bien dans le cadre familial et communautaire que celui des pays et des régions. Il s'agit d'une véritable révolution culturelle.

Serons-nous capables d'effectuer un tel revirement dans des délais si courts? Saurons nous opposer à l'autoritarisme et à l'intolérance les valeurs de la démocratie et de la solidarité? Notre réponse est oui! Il s'agit de raviver les braises de notre histoire troublée pour faire jaillir la flamme d'une nouvelle espérance et permettre que la rébellion non violente, l'indocilité créatrice, l'insoumission de quiconque ne peut se résigner à l'inadmissible, facilitent le passage de la raison du plus fort à la force de la raison. Voilà pourquoi JE LANCE UN APPEL SOLENNEL

  • d'abord à la communauté internationale, aux responsables politiques, militaires, religieux, économiques, sociaux et culturels - et en particulier aux parlementaires, aux édiles et aux responsables de la communication sociale pour le rétablissement des principes qui ont rendu possible la création des Nations Unies afin de "préserver les générations futures du fléau de la guerre… proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme… et favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande."
  • Ensuite et tout spécialement aux éducateurs, aux parents en tant que responsables de la formation de leurs enfants et aux gens d'âge mûr qui sont la mémoire vivante des violences du passé pour qu'ils se mobilisent afin de susciter chez les jeunes d'aujourd'hui la volonté fervente de rechercher de nouvelles formes de convivialité basées sur les concessions mutuelles, la générosité et la tolérance, le respect absolu des droits de l'homme, le rejet de toute forme d'oppression et de violence, la juste répartition des richesses, le libre flux de l'information et le partage des connaissances. En d'autres termes, une culture de la paix.
  • ·Je suggère aussi de créer ou d'ériger dans chaque pays, dans chaque ville, à l'image de la Tour Eiffel à Paris, un lieu ou un monument historique porteur d'un message de paix qui symbolise l'engagement politique et citoyen en faveur de la paix et de la non violence. Dans le même ordre d'idées, j'invite à encourager toutes les manifestations et initiatives qui contribuent à promouvoir cet idéal.
  • J'invite enfin chacun d'entre nous, femmes, hommes et enfants à adhérer au "Manifeste 2000" rédigé par les Prix Nobel de la Paix pour susciter un vaste mouvement mondial en faveur d'une culture de la paix et de la non violence. Il s'agit de réunir 100 millions de signatures d'ici la session de l'an 2000 de l'Assemblée générale des Nations Unies pour permettre à la société civile de jouer pleinement son rôle dans cette grande transition d'une culture de la guerre à une culture de la paix.

Puissent le nouveau siècle et le nouveau millénaire marquer un nouveau départ, l'élaboration d'un nouveau scénario pour l'humanité à l'échelle locale et mondiale!

A nous de relever ce défi et de forger ensemble un nouvel avenir en nous associant au mouvement de l'An 2000, année internationale de la paix et de la non-violence!

FEDERICO MAYOR
Directeur Général de l'Unesco (1987-1999)