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Message du Directeur général de
l’UNESCO
à l’occasion de la l’occasion
de la journée d’hommage au poète chilien
Pablo Neruda 18 mars 2004 Le 18 mars 2004, l’UNESCO célébrera le centième anniversaire de la naissance du poète chilien Pablo Neruda (1904-1973), prix Nobel de littérature. Un colloque, le lancement d’une publication et d’un site Internet sur sa vie et son oeuvre, une exposition de photographies sur les demeures magiques du poète et un concert auront lieu ce jour-là,
au Siège de l’Organisation à Paris, inaugurant ainsi le cycle des nombreux hommages prévus de par le monde au cours de cette année. Poète de l’amour, de la matière et de l’imaginaire,
profondément solidaire des plus humbles et démunis, Neruda est un des géants de la littérature universelle. Avec ses œuvres, traduites dans des dizaines de langues, il a été aussi un messager exemplaire du dialogue des cultures et des civilisations. En effet, tout en oeuvrant inlassablement pour faire connaître les cultures de
l’Amérique latine dans les autres continents et donner aux jeunes latino-américains une conscience accrue de leur patrimoine commun, il a réussi en même temps
à ramener vers les Amériques les fruits les plus précieux des créateurs des très nombreux pays où il a voyagé, écrit et aimé. Et ce notamment pour témoigner du fait que l’espoir en un avenir meilleur est enraciné dans toutes les cultures sans exception, un message qu’il porta aussi jusqu’au sein même de l’UNESCO, en sa qualité d’ambassadeur du Chili auprès de l’Organisation en 1971-1972. Célébrons la mémoire de Neruda, mais surtout lisons et relisons ses oeuvres
à un moment où l’humanité doit retrouver le sens du dialogue dans la pleine reconnaissance de sa féconde diversité, tout en élargissant sans cesse la portée des échanges qui la nourrissent. C’est dans les poèmes de Neruda que nous pourrons retrouver «l’enthousiasme et la persévérance»
titre du premier texte qu’il publia pour célébrer son treizième anniversaire !
- pour répondre à la question : «Piedra en la piedra, el hombre, donde estuvo ?» («Pierre dans la pierre, l’homme,
où était-il ?») qu’il plaça au cœur de son plus grand chef-d’œuvre,
Les hauteurs de Machu Picchu. Question à laquelle il nous faut répondre d’urgence sous toutes les latitudes avant et après chacun de nos actes et ce, afin de mieux tracer les perspectives communes de notre avenir, dans le dialogue, l’amitié et la poésie de chaque jour et de chaque nuit, si chers au poète.
Koïchiro Matsuura
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