Sommaire
Participants
Ordre du jour
Compte rendu des séances :
Intervention
du rapprésentant du Directeur général de l'Unesco
Rapport du Secrétaire général
du Cipsh
Rapport de la Trésorière
Rapport du Comité des candidatures
Intervention de Mme Ioanna Kuçuradi (Fisp)
Intervention de M. César Garcia Belsunce
(Academia Nacional de Historia)
Intervention
de Mme Patricia Morey (Asociación
Filosófica de la República Argentina)
Intervention de Mme Susana
Frias (Comité argentino de ciencias históricas)
Intervention
de M. Philippe Sénéchal (Ciha) - Propriété
intellectuelle
Diogène
Rapport du Comité du budget
Questions diverses - Date et lieu de la prochaine
Assemblée générale
Clôture
et fin
ÉTAIENT
PRÉSENTS
Bureau
du Cipsh
M. Julio LABASTIDA, Président
M. Maurice AYMARD, Secrétaire général
Mme Jeanne DELBAERE-GARANT, Trésorière
M. Luca M. SCARANTINO, Secrétaire général adjoint
Mme Janet ARNULF, Assistante administrative
Diogène
Mme
Paola COSTA GIOVANGIGLI, Rédacteur en chef
M. Emo LESSI, Assistant
Excusés
H.R.H. Princess Wijdan ALI de Jordanie, Vice-Présidente
M. Paulin J. HOUNTONDJI, Vice-Président
M. John D'ARMS, Vice-Président
M. HUANG Changzhu, Vice-Président
Unesco
M. Patrice VERMEREN, Représentant du Directeur général
Délégués des Organisations
membres
Union
Académique Internationale
Mme Madeline H. CAVINESS, Présidente
M. Shaul SHAKED, Vice-Président
M. César GARCIA BELSUNCE, Membre du Bureau
M. Jean-Luc DE PAEPE, Secrétaire adjoint
Fédération
internationale des associations d'études classiques
M. François PASCHOUD, Secrétaire général
Fédération
internationale des sociétés de philosophie
Mme Ioanna KUÇURADI, Présidente
Comité international de sciences historiques
M. Jean-Claude ROBERT, Secrétaire général
Comité international d'histoire de
l'art
M. Philippe SÉNÉCHAL,
Secrétaire scientifique
Association
internationale pour l'histoire des religions
Mme Rosalind J. HACKETT, Vice-Présidente
Fédération internationale des
langues et littératures modernes
M. David A. WELLS, Secrétaire général
Union internationale des études orientales et asiatiques
M. Györgÿ HAZAÏ, Secrétaire
général
Union
internationale des études anthropologiques et ethnologiques
M. Antonio MARAZZI, Université de Padoue
Union internationale des sciences préhistoriques
et protohistoriques
M. Jean BOURGEOIS, Secrétaire
général
Excusés
Comité
international permanent des linguistes
M. Stephen A. WURM, Président
Société
musicologique internationale
Mme Dorothea BAUMANN, Secrétaire générale
Observateurs
M.
Emmanuel ANATI, Centro Camuno di Arte Rupestre/WARA
M. CHA In-Suk, Seoul National University
M. Carlos FLORIA, Commission Nationale Argentine pour l'Unesco
Mme Mireille CORBIER, CNRS
Mme Juliana BURTON, Ministerio Nacional de la Educación
Mme Susana FRIAS, Comité Nacional argentino de ciencias históricas
Mme Patricia MOREY, Asociación filosófica de la República
Argentina
M. Marcelo LOBOSCO, Asociación Olimpiada Filosófica
argentina
M. Fernando SAENZ, Simposios Bariloche de Filosofía

ORDRE
DU JOUR
1.
Inauguration de l'Assemblée générale par M.
le Ministre de l'Education
2. Ouverture des travaux par le Président du CIPSH
3. Vérification des pouvoirs
4. Désignation des rapporteurs
5. Adoption de l'ordre du jour
6. Approbation du procès-verbal de la XXIVe Assemblée
générale
7. Intervention du représentant du Directeur général
de l'UNESCO
8. Rapport du Secrétaire général et de la Trésorière
: discussion
9. Interventions des représentants des Associations locales
i. AFRA
ii. Comité argentin d'histoire
iii. Académie nationale d'histoire
1. Questions liées au droits de reproduction et à
l'édition scientifique
2. Recommandations générales du Comité de Budget
3. Adoption du projet de budget du Conseil pour 2002-2003
4. Propositions éventuelles d'amendements aux Statuts
5. Diogène
6. Rapport du Comité de candidature
7. Election du nouveau Bureau
8. Date et lieu de la XXVIe Assemblée générale
9. Questions diverses

COMPTE RENDU
DES SÉANCES
Matin,
à 9h30.
M.
Carlos FLORIA, au nom du Ministre de léducation, adresse
des voeux de bienvenue et souhaite bon travail aux participants.
Il exprime la satisfaction du Ministre pour le fait que lAssemblée
générale du CIPSH se tienne au Ministère et
signale que Mme Juliana Burton, fonctionnaire à la Commission
Nationale argentine pour lUnesco, est à la disposition
de lAssemblée durant la durée des travaux.
Le Président Julio LABASTIDA ouvre les travaux de lAssemblée.
Il rappelle que celle-ci sera sa dernière Assemblée
en tant que Président du CIPSH et cède la parole au
Secrétaire général.
M. AYMARD adresse également la bienvenue aux participants,
qui ont déjà eu occasion de se rencontrer dans les
jours précédants lAssemblée, lors des
sessions du Colloque scientifique "Regard de lautre,
regard sur lautre". Il signale que, en raison des horaires
de vols, certains délégués seront obligés
de quitter lAssemblée avant sa fin; il propose donc
de passer aux élections du nouveau Bureau immédiatement
après les rapports du Secrétaire général
et de la Trésorière et de reporter à laprès-midi
la discussion concernant les rapports des différentes organisations.
Les présentations des activités des différentes
organisations pourront être déposées par les
délégués, ou envoyées par écrit,
et jointes ensuite au procès-verbal de lAssemblée
[voir Annexe VI].
Il cède ensuite la parole à M. VERMEREN, représentant
du Directeur général de lUNESCO.

M. VERMEREN:
Monsieur le Ministre de lEducation
Monsieur le Secrétaire général de la Commission
Nationale de lArgentine auprès de lUNESCO
Monsieur le Président du CIPSH
Monsieur le Secrétaire général du CIPSH
Mesdames et Messieurs les Professeurs, Présidents des Fédérations
internationales des Sociétés savantes membres du CIPSH,
chers Collègues,
Comme il a été dit à louverture de votre
Colloque, ce qui ne serait pas son moindre paradoxe, ce serait peut-être
que posant la question du regard de lautre et du regard sur
lautre, il porterait aussi, dans limplicite de sa formulation
et dans lexplicite de ses actes de parole, sur la question de
lidentité, de la (re)construction de lidentité
sous le regard de lautre. Appliquée à soi-même
comme institution, la question devient celle de lidentité
du CIPSH et de sa reconstruction sous le regard de lUNESCO.
Comment définir ou redéfinir actuellement la nature,
la structure et la fonction du CIPSH, comme instance supranationale
des esprits visant à léchange et à la coopération
mondiale des savoirs et des savants à lheure dune
mondialisation souvent réduite aux intérêts individuels
des communautés identitaires et aux Weltanschauungen confinées
aux représentations les plus triviales du marché économique
? Quest-ce quil y a à préserver, à
défendre et à illustrer dans cette prestigieuse institution
déjà à moitié centenaire et qui se pose
dès lorigine comme institution visant à la transversalité
diagonale des disciplines des sciences humaines et sociales et de
la philosophie ? Justement peut-être de ce quelle vient
de faire tout au long de cette semaine, soit la constitution renouvelée
dun espace public pour la parole et la pensée, où
se reconstruit une subjectivité savante dans le partage des
savoirs à la dimension du citoyen du monde.
Comment définir un espace public ? Sans doute pas tant par
le fait quil existerait de toute éternité, mais
plutôt quil serait perpétuellement à refonder.
Car de même que létat démocratique a naturellement
tendance, si je puis dire, à se transformer en son contraire,
à confier à lexpert des tâches qui doivent
être le fait du citoyen et de ses représentants, à
produire du consensus, de même lUNESCO pourrait avoir
la tentation de réduire le CIPSH à nêtre
quune banque didées savantes pour enrichir et développer
ses propres programmes. Mais je vous rassure, il nen est rien,
dabord parce que tel ne saurait être lintention
du secrétariat de lUNESCO, mais aussi et dabord
à cause de vous. Sil en est ainsi, cest que cet
espace public de parole et de pensée quest le CIPSH est
moins un espace donné quun espace chaque fois reconquis
par lacte et la parole de ses membres, pris dans un processus
de subjectivation toujours renouvelé. Un espace public où
règne non pas le consensus, mais la libre expression du dissensus
pour le dialogue des disciplines et des expériences de la pensée.
On ne naît pas membre du CIPSH, on le devient. On naccède
pas à cette dignité de la transversalité diagonale
des disciplines par le droit dappartenance à une communauté
disciplinaire, mais par une volonté de prendre part à
cette scène indissociablement savante et pluridisciplinaire
qui féconde le partage des savoirs et institue le citoyen savant
dun monde commun, où lUNESCO comme instance inter-étatique
peut puiser des lumières pour mener à bien son action
de sensibiliser aux valeurs de la paix et de la démocratie
par léducation, la science et la culture.
Cest dire quil y a dabord à préserver,
à défendre et à illustrer, plus que jamais, dans
le CIPSH, cest la liberté de penser et lindépendance
dun jugement éclairé par des savoirs partagés.
Et à lheure où lUNESCO puise dans la relecture
de son Acte constitutif les raisons de légitimer le présent
et lavenir dune modernité ancrée dans la
tradition, votre démarche de retour au sens originel de la
fondation de votre institution est peut-être le détour
le plus direct pour réaffirmer fortement votre identité
sous le regard de lautre : soit, selon vos statuts, linterpénétration
des recherches portant sur la philosophie, les sciences humaines et
les disciplines connexes, la connaissance de l'homme, la réalisation
de lunité spirituelle de lhomme et de lhumanité,
le développement de la coopération internationale de
la philosophie, des sciences humaines et des sciences sociales.
Votre mission, celle que vos prédécesseurs vous ont
léguée, est une mission intellectuelle dexercice
et de publicité de la pensée, dans ce quelle a
de plus rigoureux et de plus avancé, dans lidée
régulatrice de sa réappropriation par tous, pour un
vivre ensemble qui puisse faire accéder chacun à la
dignité de lhumain. En ce sens, ce nest pas vous
qui avez besoin de lUNESCO, cest lUNESCO qui a besoin
de vous. Le choix du thème de vos prochains travaux est dailleurs
emblématique de ce qui constitue comme tel et vous rend indispensables
pour toute UNESCO future si elle veut se constituer comme élevant
dans lesprit des hommes les défenses de la paix : la
rationalité.
Je puis donc vous assurer, au nom du Directeur général,
que lUNESCO continuera à soutenir vos travaux savants,
si précieux pour préserver et illustrer ce qui nous
est commun, lhumanité.

Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
remercie M. Vermeren pour ses propos et exprime la satisfaction
du CIPSH pour ce discours rassurant sur les stratégies et
les intentions de lUNESCO à légard des
sciences humaines et du CIPSH.
Il présente ensuite son rapport moral à lAssemblée.
M. AYMARD
Vous me pardonnerez, je lespère,
de prendre quelques libertés avec les règles habituelles
dun rapport moral. Lexpression, même confirmée
par lusage, évoque un exercice de style, savamment équilibré,
où les difficultés rencontrées par le passé,
et les menaces ou les incertitudes pesant sur lavenir ne sont
jamais, sauf exception, de nature à remettre en cause un bilan
densemble qui sera défini comme satisfaisant, encourageant
ou globalement positif.
Si le bilan que lon peut tracer aujourdhui de ces deux
dernières années justifie de tels qualificatifs, cela
est dû à trois éléments essentiels :
- le remarquable travail de redressement effectué par mon prédécesseur
Jean Bingen, après la crise quavait traversée
le CIPSH et qui avait mis son existence en danger.
- lappui que vous-même et les grandes fédérations
scientifiques que vous représentez, navez jamais cessé
dapporter à la petite équipe qui anime le CIPSH,
et à moi-même, à chaque fois que nous vous avons
sollicités.
- le dévouement et lefficacité de cette petite
équipe qui a su mener à bien, sans jamais se laisser
décourager par les difficultés rencontrées, et
par la faiblesse des moyens disponibles, les tâches qui étaient
les siennes. Jai évoqué samedi, en clôturant
notre congrès, tout le travail accompli par Luca Scarantino,
secrétaire général adjoint : je souhaite étendre
les remerciements que je lui dois à toute laide quil
ma apportée, avec lassistance efficace de Janet
Arnulf, dans le traitement des dossiers en suspens, dans les contacts
à prendre ou à maintenir avec nos partenaires de lUNESCO
et des autres ONG établies à lUNESCO. Grâce
à lui, grâce à son infatigable activité
dagent de liaison, grâce aussi à ce merveilleux
instrument quest le courrier électronique, le courant
est toujours passé entre la rue Miollis et le 54 Boulevard
Raspail, et le bon fonctionnement du CIPSH na pas trop souffert
dun cumul de fonctions (de ma part) dont javais souligné,
il y a deux ans, les risques à Jean Bingen et à vous-mêmes.
À ces remerciements personnels, je voudrais ajouter ceux que
je souhaite adresser publiquement à Paola Costa Giovangigli,
rédactrice en chef de Diogène, et à toute sa
petite équipe, dont, tout particulièrement, Emo Lessi,
présent parmi nous aujourdhui. Rien de plus à
dire à ce sujet que cette remarque toute simple : Paola Costa
sest totalement identifiée avec Diogène , cest
grâce à elle que la revue qui est, au sens le plus fort
du terme, la carte de visite du CIPSH vit, en respectant à
la fois, régularité et niveau de qualité. Un
résultat dautant plus méritoire que, depuis plusieurs
années déjà, à lorigine pour nous
dégager du contentieux financier avec Gallimard, aujourdhui
pour faire face aux demandes impératives de notre nouvel éditeur,
les PUF, léquipe de rédaction de Diogène
assure la préparation matérielle et éditoriale
de la revue, jusquau prêt à composer.
A ces trois éléments essentiels de la bonne marche du
CIPSH, je ne peux pas ne pas mappuyer sur le précédent
des Trois Mousquetaires pour en ajouter aussitôt un quatrième
: la collaboration parfaite qui sest aussitôt établie
entre notre Président Julio Labastida et moi-même (et,
avec moi, toute léquipe du CIPSH). Là encore,
le courrier électronique nous a beaucoup servi. Nous avons
pu tenir notre Président informé au quotidien, et il
nous a aidés, en temps réel, de ses suggestions et de
ses conseils. La distance na jamais été un obstacle,
et la décision a toujours été aussi rapide que
sil avait résidé à Paris.
Tel est lacquis. Tous ensemble, avec laide de Jean Bingen
qui a accepté de continuer à suivre les problèmes
du CIPSH et de veiller en particulier à Diogène, nous
avons, je crois, maintenu notre organisation sur la route qui lui
avait été tracée, et nous avons atteint lessentiel
des objectifs que nous nous étions fixés. Cette Assemblée
Générale de Buenos Aires, et le colloque que nous venons
dy tenir en contact étroit avec les chercheurs et les
institutions de ce pays, montrent que le CIPSH a retrouvé,
après le bilan de létat de nos disciplines qui
avait été effectué à Naples, sa capacité
danimation en direction de lextérieur et de mobilisation
des nouveaux partenaires.
Nous pourrions en rester là. Mais je crois nécessaire
daller plus loin, et de profiter de cette occasion qui nous
est donnée de pouvoir en discuter ensemble sans aucune réserve
ni précaution oratoire, pour poser très clairement les
problèmes qui se posent au CIPSH aujourdhui, ou risquent
de se poser à lui à très brève échéance.
Ces problèmes sont importants et touchent au fond des choses.
Ils nous contraignent à réfléchir sur ce quest
le CIPSH, sur ses missions et ses modes daction, sur sa capacité
à répondre à la fois aux critiques et aux demandes
dont il fait lobjet, sur lenvironnement dans lequel il
est appelé à vivre et à opérer.
Les deux dernières années ont été, dans
le fonctionnement de lUNESCO, donc dans nos rapports avec lorganisation
internationale, des années de transition. Pendant la première
année, un départ était annoncé, celui
de Federico Mayor qui avait apporté son appui au CIPSH notamment
entre 1996 et 1998, et le choix dun successeur était
en discussion : une période par définition peu propice
aux prises de décisions importantes. Il nous a fallu nous contenter
dune reconduite à lidentique de nos crédits
pour le biennium 2000-2001. Lélection du nouveau Directeur
Général, M. Koïchiro Matsuura, en novembre 1999
a été placée sous le double signe de la réduction
des dépenses de lOrganisation internationale (nécessaire
à la remise en ordre de ses finances en difficulté)
et de la restructuration de son organigramme : cette restructuration
était destinée à la fois à en alléger
le personnel et les charges de personnel, et à en recentrer
les activités autour de ce qui devait constituer les domaines
dintervention privilégiés de lUNESCO, et
qui restait à définir.
Le plan déconomies financières a très rapidement
été annoncé. Il a pris la forme, pour toutes
les organisations comme la nôtre, de ce qui était annoncé
comme un gel provisoire, mais de ce qui sera en fait, sauf miracle
inespéré, une coupure définitive de 20 % des
sommes allouées au CIPSH et à Diogène. La restructuration
de lorganigramme a au contraire été plus longue
à définir, ce qui ne surprendra personne, et elle sest
décidée au sommet, ce qui était sans doute inévitable.
Laccent semble avoir été mis sur une réduction
du nombre des secteurs et des divisions. Dans létat actuel
de notre information, ce qui est officieusement annoncé et
devrait être confirmé prochainement , cest la création,
au sein du Secteur des sciences sociales et humaines, dune Division
des sciences humaines, de la philosophie et de léthique
des sciences et des technologies, dont le titulaire serait M. Georges
Kutukdjian, avec qui jai déjà eu de longs entretiens,
très positifs, au cours du dernier mois, à Rio de Janeiro
puis à Paris.
Cette solution a pour nous le mérite de nous rattacher à
une division dont lintitulé recouvre la totalité
de notre champ daction, alors que nous dépendions précédemment
de la seule division de la philosophie. Mais il nous faut attendre
sa mise en place concrète, pour voir avec précision
ce quen seront les conséquences en termes de programmation
dactivités. En attendant, le départ en mars denier
de M. Yersu Kim, non remplacé à la tête de la
division de philosophie, nous a laissés sans interlocuteur
officiel. Par chance, nos rapports étaient excellents et anciens
avec le Secteur des Sciences Sociales et Humaines, dont la responsable,
Mme Francine Fournier, a quitté ses fonctions à la date
du 30 septembre, et dont lintérim devrait être
assuré, dans lattente de la nomination de son successeur,
par M. Ali Kazançigil, confirmé à la tête
de la division des sciences sociales. Ces contacts réguliers
ont été complétés, par ceux que Luca Scarantino
a entretenus tout au long de ces derniers mois avec M. Michael Millward,
au Cabinet du Directeur général.
En revanche, le lien très positif établi pendant lhiver
1998-99 avec Mme Françoise Rivière, sur la perspective
dun réaffichage des sciences humaines parmi les priorités
de lUNESCO, sest trouvé provisoirement mis en veilleuse
par la promotion de celle-ci aux fonctions de Directeur du cabinet
du Directeur Général, chargée de définir
le plan de restructuration de lOrganisation internationale.
Dans la mesure où les axes scientifiques et thématiques
de ce plan nont fait lobjet daucune annonce ni officielle,
ni officieuse, nous ne pouvons que souhaiter quil traduise dans
les faits la double décision prise en novembre 1998 de renforcer
la place des sciences humaines dans les activités de lUNESCO,
et selon les termes du C/5 soumis à la Conférence Générale
de novembre 1999, de maintenir et développer le partenariat
entre lUNESCO et la Communauté scientifique et académique
internationale que représente le CIPSH.
Mais il est trop tôt aujourdhui pour pouvoir donner des
assurances sur ce point. Tout au plus pouvons-nous vous garantir que
nous ferons tous nos efforts pour assurer la présence et la
viabilité du CIPSH dans les programmes qui sont appelés
à être définis. Mais nous savons aussi que cet
effort de la petite équipe de direction du CIPSH aura dautant
plus de chances daboutir quil sera amplifié et
relayé par les interventions des fédérations
membres. Merci donc, par avance, pour votre aide et pour vos conseils.
Aujourdhui, il nous faut donc en tout cas nous préparer
à deux échéances. Celle de la négociation
du biennium 2002-2003, qui devra être conduite avec les nouveaux
responsables dès que ceux-ci auront été officiellement
nommés. Celle de limplication du CIPSH, comme partenaire
ou comme opérateur principal ou secondaire, dans nos projets
qui correspondront aux priorités affichées par lUNESCO
et en particulier par la nouvelle division déthique,
philosophie et sciences humaines. Pour faire face à ces deux
échéances, il nous faut avoir présent à
lesprit plusieurs considérations convergentes :
1. La première est que lUNESCO ne voit pas aujourdhui
le CIPSH avec le même regard quil y a cinquante ans. La
création du CIPSH était due à linitiative
de lUNESCO qui souhaitait pouvoir sappuyer sur la communauté
intellectuelle et scientifique organisée. Aujourdhui
lUNESCO est certes contente de pouvoir sappuyer sur les
trois grands Conseils scientifiques représentatifs (ICSU, CISS
et CIPSH). Mais lOrganisation ne se sent plus autant engagée
que par le passé à en soutenir seule le fonctionnement
: si la position de lICSU est plus favorable que celle du CISS
et du CIPSH, ce nest pas seulement parce quil regroupe
les sciences exactes, mais parce quil dispose, en dehors de
la subvention de lUNESCO, dimportants financements propres,
et quil a ainsi la force pour organiser une conférence
aussi importante que la Conférence Mondiale sur la Science
(Budapest, fin juin 1999),conférence à propos de laquelle
nous avons insisté, rappelons-le, que les sciences sociales
et humaines y soient représentées, et à laquelle
jai participé comme membre de la délégation
française, mais sans oublier pour autant mes responsabilités
au sein du CIPSH.
2. LUNESCO cherche à limiter ses engagements permanents,
qui prennent la forme de bureaux, de postes de personnel et de frais
dinfrastructure, et affiche sa préférence soit
pour des soutiens à des programmes conduits par des organisations
autonomes, soit pour de véritables projets dont elle peut confier
la responsabilité partielle à des opérateurs
capables de les mener à bien, ce qui veut dire, en clair, que
le CIPSH doit, bien entendu, continuer à négocier pour
obtenir le maintien de sa subvention à son niveau actuel, ainsi
que des aides en nature que lui apporte lOrganisation (bureaux,
réseau électronique, etc). Mais il doit se donner les
moyens de participer à de tels projets comme opérateur
principal ou secondaire, et mieux encore, daider les secteurs
et divisions concernés à définir ces projets.
À lattitude relativement passive et attentiste qui a
été celle du CIPSH vis-à-vis des demandes de
lUNESCO, le CIPSH ne peut que gagner à substituer une
attitude active de force de proposition et de réalisation.
3. Une telle mutation implique de notre part un certain nombre de
changements. Le premier est celui de notre image de marque. La critique
la plus fréquente qui nous est faite est en effet de représenter
de façon privilégiée :
a) une culture euro-américaine dont la prétention universaliste
est plus que jamais contestée par laffirmation des autres
grandes cultures du monde ;
b) une culture humaniste et savante trop élitiste et trop coupée
des réalités et des besoins des sociétés
contemporaines : le programme MOST, en mettant laccent sur les
applications possibles des sciences sociales, a obtenu au contraire
un accroissement spectaculaire de ses crédits ;
c) une culture trop attachée, dans ses modes de fonctionnement
et de communication, aux formes traditionnelles de production et de
transmission du savoir : colloques spécialisés, publications
dinstruments de travail, de bibliographies, dencyclopédies,
de thesaurus, dactes de rencontres. Il nous est demandé
au contraire daccorder plus dimportance aux nouvelles
technologies de linformation et de la communication (NTIC),
qui permettent, à condition dappuyer dans les pays les
plus défavorisés, la mise en place des infrastructures
indispensables, de rendre les résultats de nos travaux, nos
recherches et nos instruments de travail accessibles plus rapidement
à un public infiniment plus large, et plus également
réparti sur la planète ;
d) une culture qui fait la part trop belle aux pays riches dans lallocation
des ressources financières disponibles.
Sur ces quatre points, je crois dans lintérêt du
CIPSH, et pas seulement pour répondre à la critique,
dessayer non seulement den corriger limage, mais
aussi modifier la réalité.
Louverture de notre bureau à une représentation
effective plus large des différentes cultures du monde mapparaît
essentielle. Pour rendre cette représentation plus effective
et plus large encore, je souhaiterais que ce bureau, dont la composition
est fixée par nos statuts, puisse sadjoindre un certain
nombre de conseillers ou de correspondants.
- sur le plan de lutilisation de nos ressources financières,
je crois nécessaire dencourager de façon systématique
toutes les initiatives en provenance des (ou concernant les) pays
de lEst et du Sud. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, renoncer
à soutenir toute la production scientifique des pays occidentaux
sous le seul prétexte de son origine, mais montrer que nous
savons, à chaque fois quil le faut, faire les choix nécessaires.
- pour les NTIC, nous devons montrer que nous sommes décidés
à en utiliser toutes les possibilités sans céder
pour autant à la facilité et au modernisme. Il est sûr
quune partie de la production que nous soutenons - bibliographies,
encyclopédies, dictionnaires - est appelée à
être publiée et consultée sur support informatique
(qui en facilite laccessibilité, lindexation et
la mise à jour permanente). Ce qui implique quen contrepartie
nous organisions, dans le cadre de nos Fédérations,
la numérisation des corpus extérieurs des mêmes
instruments de travail, qui ont souvent plus dun siècle.
Et que nous sollicitions toutes les institutions susceptibles dintervenir
(UNESCO, agence pour la francophonie ou autre) pour quelles
semploient à mettre en place, là où elles
font défaut, des cellules de consultation et de travail. Diogène
donnera lexemple, du point de vue du CIPSH : nous envisageons
de tenter une première expérience dédition
électronique de la version espagnole de notre revue.
- nous devons enfin saisir toutes les occasions pour manifester notre
ouverture aux autres champs disciplinaires. De même que le CIPSH
a pu être représenté à la Conférence
Mondiale sur la Science, nous avons pris contact avec le CISS pour
manifester notre volonté de coopération : le message
a été, je crois, bien reçu, et je pense que cest
un domaine où mes autres fonctions peuvent servir à
la politique douverture du CIPSH.
Reste lessentiel. Notre image de marque ainsi recentrée
et clairement définie, il nous faut nous préparer à
intervenir aussi comme opérateur de projets, cest-à-dire
à répondre à des demandes extérieures
et, le cas échéant, à aider lUNESCO à
formuler de nouvelles demandes. Je connais suffisamment le CIPSH aujourdhui
pour être assuré que nous en avons les capacités.
Mais ces capacités, nous les connaissons aujourdhui trop
mal, et nous les contrôlons plus mal encore, ce qui limite nos
capacités de réponse. Pour y parvenir, trois démarches
mapparaissent essentielles:
- faire un inventaire détaillé de nos forces, cest-à-dire
de toutes les associations que regroupent nos Fédérations,
avec toutes leurs activités, leurs publications, leurs responsables,
etc. Nous vous avons adressé à ce sujet un questionnaire
ambitieux et précis. Je souhaite que vous puissiez y répondre
et que vous nous fassiez parvenir vos annuaires et votre fichier.
- élargir et diversifier ces forces, en nous ouvrant, soit
directement au sein du CIPSH, soit par lintermédiaire
de nos Fédérations, à un ensemble dassociations
savantes souvent puissantes et représentatives qui, pour linstant,
ne figurent pas dans nos rangs. Jean-Luc De Paepe ma cité
le Conseil international des Archives : je prendrai contact avec lui
dès mon retour. Même chose pour lUnion internationale
dHistoire et de Philosophie. Ce qui importe, cest que
cette ouverture en direction de nouveaux membres se fasse en plein
accord avec nos Fédérations, sans concurrence ni surenchère.
Je crois par ailleurs que, dans notre perspective douverture
au reste du monde, nous aurons intérêt à prendre
contact avec des institutions qui jouent le rôle de fédérations
à léchelle non des disciplines, mais des grandes
aires régionales. Lexpérience a été
tentée pour lAfrique. Elle gagnerait à être
reprise dans dautres directions.
- faire connaître et valoriser nos forces, en direction de lUNESC0
comme de lextérieur. Ce qui implique, en dehors des annuaires
évoqués précédemment, la création
dun site web qui nous permette de présenter nos réseaux
et de faire connaître nos activités et nos possibilités.
Il sagit dun investissement vital relativement lourd.
Mais nous devons en faire notre priorité.
Dautres choix nous resteront ensuite à faire. Et plus
particulièrement celui de partenariats. Le CIPSH a été
créé pour collaborer avec lUNESCO et reçoit
de lui, en dehors de vos cotisations, lessentiel de ses ressources.
Celles-ci ont fortement diminué au cours notamment de la dernière
décennie. La baisse de 20 % de ce biennium a eu des effets
plus que proportionnels sur nos activités et sur le volume
des fonds que nous pouvons redistribuer.
Car les dépenses de secrétariat, même réduites
au minimum, sont incompressibles. Et il nous a fallu combler le déficit
de Diogène qui est notre carte de visite. La baisse appliquée
aux activités scientifiques a donc été plus que
proportionnelle. Nous nous retrouvons aujourdhui devant la même
situation, car nous devons faire pour le biennium 2002-2003 deux hypothèses
: lune basse (-20 %), lautre haute. Mais il est clair
quil nous faut inverser la tendance, et tout faire pour accroître
nos financements. Nous devons chercher du côté de lUNESCO,
mais aussi dautres institutions internationales, mais nous ne
pourrons le faire que dans le cadre de contrats dans lesquels il nous
faudra réaliser un apport scientifique réel. Et, pour
être capable de faire face à nos engagements, renforcer
aussi notre secrétariat, qui doit devenir une structure plus
opérationnelle.
La voie quil nous faut prospecter est étroite. Je souhaite
quelle fasse lobjet dune discussion approfondie,
suivie dun accord entre nous. Une fois fixés les objectifs,
nous aurons plus que jamais besoin de votre soutien.
Le
PRÉSIDENT remercie le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
pour son rapport et donne la parole à la TRÉSORIÈRE,
pour quelle illustre le rapport financier.
Mme
DELBAERE-GARANT
Le
CIPSH continue à subir le contrecoup des changements de subsidiation
de l'UNESCO à partir du biennium 1996-97, lorsque les subventions
octroyées aux ONG ont été supprimées et
remplacées par un accord-cadre. Il a néanmoins réussi
à remonter la pente mais la situation financière de
Diogène reste préoccupante. L'accord-cadre pour le biennium
1998-99 portait sur les mêmes montants qu'au biennium précédent,
à savoir $350.000 pour le CIPSH et $165.000 pour Diogène.
Le CIPSH a également bénéficié d'un contrat
séparé de $40.000 pour l'Assemblée Générale
et de deux programmes de participation pour les Langues en Danger.
Le rapport financier pour 1996 et 1997 a été soumis
à l'Assemblée Générale de Naples.
Les comptes annuels du CIPSH pour les exercices 1998 et 1999 ont été
établis et dûment certifiés par le Cabinet d'experts-comptables
"F.E.N.E.C." Ils portent sur les sommes suivantes :
| CIPSH |
Année |
Recettes |
Dépenses |
|
|
1998 |
US$299.910 |
US$290.648 |
|
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1999 |
US$189.784 |
US$189.691 |
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|
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|
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| Total
pour le biennium |
US$489.694 |
US$480.339
|
|
Même si l'actif de $9.355 n'est pas encore énorme, il
constitue une nette amélioration par rapport au déficit
de $47.771 du biennium précédent.
| Diogène |
Année |
Recettes |
Dépenses |
|
|
1998 |
US$98.370 |
US$122.600 |
|
|
1999 |
US$94.183 |
US$105.228 |
|
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| Total
pour le biennium |
US$192.553 |
US$227.828 |
|
Total pour le biennium $192.553 $227.828Ici , par contre, le déficit
total ($35.275) s'est encore accru par rapport à celui, déjà
élevé ($20.875), du biennium précédent.
Contrairement à ce qui avait été le cas en 1996-7,
Diogène n'a obtenu aucun des programmes de participation demandés
à l'UNESCO pour 1998 et 1999. Ceci est d'autant plus surprenant
que certains de ses numéros thématiques comme le numéro
187 sur les religions étaient très proches des programmes
de l'UNESCO. On ne voit pas très bien, dans un proche avenir,
comment la situation financière de la revue pourrait s'améliorer.
En effet, aux sommes reprises ci-dessus dans les dépenses viennent
encore s'ajouter les sommes dues aux éditions étrangères
pour un total de $ 34.950. Devant cette situation particulièrement
alarmante, un certain nombre de mesures d'économie ont été
prises (informatisation de la revue, réduction des frais pour
les éditions étrangères, changement d'éditeurs,
suppression de certaines anthologies) mais elles sont nettement insuffisantes
et des solutions plus radicales semblent maintenant devoir s'imposer.
En tant que trésorière, je me vois obligée à
ce stade de tirer la sonnette d'alarme. Il y va de la survie de Diogène
et peut-être, à moyenne échéance, de celle
du CIPSH qui se trouverait sérieusement diminué sans
un organe de diffusion qui assure son rayonnement international.
Toutes les organisations membres à l'exception de l'UISAE sont
en règle de cotisation pour 1998 et 1999. Dans l'ensemble,
les associations qui ne l'avaient pas encore fait ont augmenté
leur cotisation en 1999, répondant ainsi positivement au souhait
du Bureau de remonter à $400 le minimum de $250 inchangé
depuis 1982. Nous les en remercions. Nous nous permettons d'insister
encore pour que les associations qui comptent un nombre important
de membres fassent un effort supplémentaire de solidarité
vis-à-vis du Conseil. Nous leur rappelons que le montant de
la cotisation doit correspondre à au moins 7% de leurs recettes.
Pour le biennium 2002-3, les demandes de subvention des organisations
membres du CIPSH sont parvenues au Secrétariat pour un total
de $362.617. Certains projets ont dû être rejetés
comme irrecevables ; les sommes demandées dépassent
largement les montants maximums fixés par les conditions d'attribution.
Le détail des demandes figure dans les documents de travail
destinés au Comité du Budget. Une première évaluation
de la recevabilité des projets a conduit à un total
de 80.500 US$ et 108.800 Euros.
Comme le Bureau l'a signalé dans une lettre envoyée
le 14 juin 2000 aux Présidents et Secrétaires généraux
des associations membres, l'UNESCO a décidé pour le
prochain biennium d'amputer de 20% les subventions accordées
à toutes ses activités de programme, y compris les accords
avec les organisations non gouvernementales. L'accord-cadre du CIPSH
subit de ce fait une coupure de 20%, soit $70.000, pour le biennium
2000-1. Afin de réduire la perte subie par les associations
membres le Bureau a décidé, comme il l'explique dans
la même lettre, de procéder à une équivalence
en euros des subventions votées à Naples pour les associations
qui se trouvent dans la zone euro. Ceci devrait permettre de maintenir
les sommes effectivement versées à un niveau aussi proche
que possible des montants reçus au cours de l'exercice 1988-99.
En ce qui concerne le contrat de l'UNESCO pour Diogène, la
coupure de 20% constitue une diminution de $33.000, ce qui ramène
à $132.000 (contre $230.000 avant l'accord-cadre et $165.000
depuis d'accord-cadre ) la somme totale allouée pour les deux
années, somme qui ne permet même plus de couvrir les
frais de fonctionnement de la revue.
D'après les informations reçues de l'UNESCO, cette coupure
exceptionnelle ne devrait pas être reconduite pour le biennium
2002-2003. La survie du Conseil et surtout celle de Diogène
dépendront donc en grande partie de la manière dont
ils franchiront le cap du prochain biennium.
Le PRÉSIDENT remercie Mme DELBAERE-GARANT pour ce rapport.
Comme convenu au début des travaux de lAssemblée,
avant dentamer la discussion générale sur la
situation et les prospectives du CIPSH à partir des deux
rapports présentés, il convient de procéder
au renouvellement du Bureau. Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
propose que lon écoute tout de suite le rapport du
Comité de candidature et que lon passe ensuite aux
procèdures de vote. La parole est donc à M. DE PAEPE,
rapporteur du Comité de candidature.

M.
DE PAEPE
Le Comité de Candidature sest réuni à Buenos
Aires le 1er octobre 2000, de 8h30 à 9h30.
Il a procédé à lexamen dans le détail
des candidatures qui ont été introduites par le biais
du Secrétariat du CIPSH. Sur la base de cet examen, le Comité
propose à lattention des membres de lAssemblée
générale les recommandations suivantes :
a) Pour le poste de Président, la candidature de Mme Madeline
Caviness, Professeur à la Tufts University, Présidente
de lUAI. Compte tenu du fait que Mme Caviness ne quittera ses
fonctions à lUAI quau printemps prochain, demande
expresse est faite à lAssemblée générale
de prolonger exceptionnellement et jusquà ce moment le
mandat de M. Julio Labastida, Président du CIPSH, ceci afin
de respecter formellement larticle 30 du Règlement dintérieur
du CIPSH qui dit "Les Présidents et Secrétaires
généraux des Organisations membres ne peuvent pas être
élus membres du Bureau du CIPSH".
b) Pour les quatre postes de Vice-président, le renouvellement
dabord de la candidature de M. Paulin Hountondji, Professeur
à lUniversité Nationale du Bénin à
Cotonou ; les candidatures ensuite de Mme Fatima Mernissi, Professeur
à lUniversité Mohammed V à Rabat, Maroc,
et de M. Zhou Xinping, Professeur à luniversité
et Directeur de lInstitut des Religions du Monde de lAcadémie
chinoise des Sciences sociales ; enfin de M. In-Suk Cha, Professeur
émérite au Département de Philosophie de lUniversité
Nationale de Corée à Séoul.
c) Par ailleurs, en conclusion de ses discussions, le Comité
de Candidature, sinspirant de larticle 25 du Règlement
intérieur de lAssemblée générale,
à savoir "LAssemblée générale
peut désigner tout comité utile au travail du Conseil",
recommande à lAssemblée générale
de désigner M. Abdeljelil Temimi, Professeur à lUniversité
de Tunis et ancien Vice-président du CIPSH de 1992 à
1996, comme conseiller spécial auprès du CIPSH, étant
entendu quil appartiendra au Bureau et à lAssemblée
de rechercher encore au cours de la prochaine année quelques
personnalités représentatives des grandes régions
culturelles du monde.
Le
PRÉSIDENT remercie M. DE PAEPE et demande si quelquun
parmi les délégués souhaite intervenir à
propos de ce rapport avant que lon passe aux opérations
de vote.
Mme KUÇURADI souhaite que les délégués
puissent recevoir à lavance les CV des candidats aux
différents postes du Bureau, afin quils soient mieux
informés sur lensemble des personnes quils sont
appelés à voter. M. WELLS se dit tout à fait
daccord sur ce point. Les CV des candidats doivent être
distribués à tous les délégués,
et non pas seulement aux membres du Comité de candidature.
M. AYMARD se dit daccord sur ce point et propose que lAssemblée
confie à M. DE PAEPE, en tant que rapporteur du Comité
de candidature, le soin de veiller à ce quune procédure
de ce type soit mise en place pour la prochaine fois. Le Secrétariat
veillera à solliciter, à recueillir et à diffuser
les propositions de candidature selon une démarche fixée
en consultation avec lui.
Le problème se pose par ailleurs de bien définir les
règles de présentation des candidatures. Certains
délégués (MM. PASCHOUD, HAZAI) signalent quil
nest pas clair si les membres du Bureau ont le droit dintroduire
des candidatures et sils peuvent le faire à titre individuel.
M. PASCHOUD insiste sur le fait que le canal principal de présentation
des candidatures devrait être celui des Organisations. Par
ailleurs, il est signalé que les seules candidatures reçues
des différentes organisations, bien que sollicitées
dans le courrier du CIPSH du 28 janvier 2000, nauraient pas
été suffisantes à assurer un renouvellement
complet du Bureau.
La discussion portant sur le rapport du Comité de candidature,
Mmes CAVINESS et DELBAERE et MM. AYMARD et CHA quittent la salle.
Le PRÉSIDENT fixe les procédures du vote, qui devra
procéder au renouvellement du Bureau dans son ensemble, y
compris les fonctions renouvelables (Secrétaire général,
Trésorière et Vice-présidents renouvelables).
Après distribution des bulletins de vote et scrutin de ceux-ci,
le Président demande au Secrétaire général
adjoint de lire les résultats des élections:
| Présidence |
Mme
Madeline Caviness |
17
voix |
|
|
|
| Vice-présidences |
M.
Cha In-Suk |
17
voix |
|
M.
Paulin J. Hountondji |
17
voix |
|
M.
Zhuo Xinping |
15
voix |
|
Mme
Fatima Mernissi |
14
voix |
|
M.
Abdeljelil Temimi |
3
voix |
|
|
|
| Secrétaire
général |
M.
Maurice Aymard |
16
voix |
|
|
|
| Trésorière |
Mme
Jeanne Delbaere-Garant |
16
voix |
|
|
|
Le
PRÉSIDENT invite tout le monde à regagner la salle
et procède à la proclamation des élus. Il félicite
tout particulièrement Mme CAVINESS, nouvelle présidente
élue du CIPSH.
Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL se dit également
heureux pour le choix des nouveaux membres du Bureau et insiste
sur limportance délargir encore la représentation
géographique et culturelle du CIPSH par la constitution dun
comité international dexperts sur qui le secrétariat,
le Bureau et les mêmes Organisations membres pourraient sappuyer
pour ouvrir et développer de nouvelles initiatives. Il propose
que ce comité, dont il est déjà question dans
le rapport du Comité de candidature, soit composé
dau maximum cinq membres. La proposition est retenue par lAssemblée.
MM. DARMS et TEMIMI sont proposés pour intégrer
ce comité, le Secrétaire général étant
chargé de repérer dautres personnalités
possibles, en accord avec le Bureau. Mme KUÇURADI avance
le nom de M. CHATTOPADHYAYA, Professeur à lUniversité
de New Delhi, sous réserve de laccord de celui-ci.
Le Secrétaire général considère quil
serait important de compter un Indien parmi les membres du comité.
Mme KUÇURADI souhaite présenter quelques points concernant
lactivité de la FISP et avancer des suggestions quant
aux modes de fonctionnement du CIPSH. Le Président lui donne
la parole.

Mme
KUÇURADI
FISP
has cordially welcomed the recommendation of the last General Conference
of UNESCO, that philosophy and humanistic studies should occupy a
more important place in the activities of UNESCO, as well as the decision
of this Conference "to organize a series of intramural colloquia
on the fundamental ideals of UNESCO" and "a series of intramural
discussions on the values underlying different UNESCO programmes".
In connection with this new trend in UNESCO, FISP wishes to contribute
more to the work of CIPSH. For this, FISP submits the following suggestions
to the attention of the Bureau to be elected in this General Assembly
- suggestions which are preconditions of the possibility of collaboration
of CIPSH with its member Federations and which will secure transparency
to the work of CIPSH.
- The minutes of the meetings of the General Assembly should be sent
to the member Federations within one year from these meetings.
- The provisional agenda and the other documents of the General Assembly
meetings should be communicated to the member organizations not less
than one month before the meeting of these Assemblies (Statutes of
CIPSH, V 4).
- The names of the candidates for the Bureau, as well as the names
of the Nominating Committee should be communicated in advance to the
member organizations of CIPSH (Règl. 26).
- The "Rules of Procedure for the Board" (Règlement
interieur du Bureau) mentioned in art. X, 3 of CIPSH Constitution
should be drawn up and submitted to the approval of the General Assembly.
- The Bureau should send each year a report on its work to the member
organizations (Statutes of CIPSH, VI, 3).
It would be good that the activity reports of CIPSH member organizations,
which are now presented orally during the General Assemblies, be submitted
in a written form and distributed together with the other documents
of the General Assembly.
Two Proposals:
1. In the Framework Agreement (A.4e) we read that CIPSH shall (among
other things) facilitate communication and transfer of knowledge and
expertise, as well as contribute towards capacity building in philosophy,
ethics and other related studies in developing countries by (among
other things) developing an exchange center for books in philosophy,
ethics and related humanistic studies. We propose that such a project
be developed and carried out by CIPSH in collaboration with its member
Federations.
2. In the report of the Secretary General in Naples, we read that
one of the challenges for CIPSH is to promote the will of UNESCO to
help humanity to progress. Such a progress could be the abolishment
of death penalty worldwide. FISP, in its General Assembly in Boston,
in 1998, declared itself as an NGO against death penalty. Perhaps
other Federations members of CIPSH would like to join FISP in this
respect. (The relevant resolution was published in FISP News-Letter
Winter 1998-Summer 1999.)
Le
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL remercie Mme KUÇURADI
pour ces propositions et assure que le secrétariat est prêt
à uvrer pour établir des procédures qui
aillent dans la direction souhaitée. Lintervention
de représentants des associations locales étant maintenant
prévue dans lordre du jour, il donne la parole à
M. César GARCÍA BELSUNCE, représentant de lAcadémie
argentine dhistoire et membre du Bureau de lUnion Académique
Internationale.

M.
GARCÍA BELSUNCE (Academia Nacional de Historia)
Señor Presidente, señores delegados,
La urgencia de definir un título para esta breve exposición,
dió como resultado que fuera demasiado vasto en su enunciación.
En rigor me referiré a las academias dedicadas a la historia
en el continente hispanoamericano en general y a la de la Argentina
en particular.
El transplante español a estas tierras generó una nueva
cultura, la hispano-americana, caracterizada por una comunidad de
lengua, religión, derecho y costumbres, que en cada reino o
provincia de estas Indias fue adquiriendo caracteres propios, que
en buena medida fueron consecuencia de la absorción de otros
caracteres culturales, indígenas o africanos. Esta herencia
española incluía a las sociedades doctas, donde se cultivaban
una o varias ramas del saber, pues en una época tan remota
como 1575 se había formado en Madrid la Academia de Ciencias
Matemáticas. Pero hubo que esperar hasta el siglo XVIII para
que florecieran en España las academias humanistas: la Academia
de la Lengua en 1713, la de la Historia en 1735 y la de Bellas artes
en 1752. Estas instituciones no hacían sino reflejar, dentro
de lo que podríamos calificar como el "giro borbónico"
de la sociedad española, el impulso renovador europeo de ese
siglo substancial que fue el Diecisiete y que había producido,
entre otras, la Accademia dei Lincei en Roma (1603), Die Fruchtbringende
Gesellschaft en Weimar (1617), la Académie Française
en París (1635), The Royal Society (1662), que recogían,
con un nuevo estilo, una expresión cultural del Renacimiento
que tuvo ricas manifestaciones en Italia.
Los grupos más cultos de los recién nacidos estados
americanos, siguiendo el modelo español, aspiraron a constituir
sociedades para el cultivo y la promoción de las humanidades,
entre las que la historia fue una de las predilectas, pues aquellos
hombres fueron observadores críticos del pasado colonial y
de los más inmediatos y turbulentos años de la emancipación
y de la organización política. Así nacieron,
en la cuenca del Plata, el Instituto Histórico y Geográfico
del Uruguay, fundado por andrés Lamas en 1843 y el Instituto
Histórico-Geográfico del Río de la Plata, creado
en Buenos Aires en 1854 por Bartolomé Mitre. El primero perduró
y el segundo desapareció para ser recreado en 1893 por el mismo
Mitre como Junta de Historia y Numismática Americana, la que
cambió su nombre por el de Academia Nacional de la Historia
en 1938.
Esta breve introducción histórica al tema no tiene otro
fin que subrayar cómo fueron constituidas estas academias.
Generalmente, como en los dos casos citados, fueron entes privados.
El Estado no hizo otra cosa que oficializar una realidad que se gestaba
sola y a la que, con inteligencia no exenta de lentitud, dio su apoyo.
Existen curiosas analogías en la génesis de las academias
a través del tiempo. Nuestra Academia de la Historia se origina
en la tertulia que hacia 1892 se realizaba en la casa de Enrique Peña,
a la que concurrían Bartolomé Mitre, José Toribio
Medina, Alejandro Rosa, Adolfo Saldías, Ernesto Quesada, Manuel
Mantilla y otros. La tertulia de Peña se trasladó luego
a lo de Alejandro Rosa y mantuvo este estilo informal hasta que en
1901 se dio su estatuto, su nombre y fijó su fecha de nacimiento.
Más de cuatro siglos antes, no fue muy diferente el origen
del Pórtico Antoniano, en Nápoles, donde, hacia 1444,
Antonio Beccadelli, llamado el Panormita, se reunía con sus
colegas Lorenzo Valla, Bartolomeo Fazio y Giovanni Pontano, veladas
que con la influencia de éste último y el soporte del
rey Alfonso V se transformaron en Academia Pontaniana. Similar desarrollo
tuvo en Florencia la Accademia della Crusca, donde en 1582 Leonardo
Salviati reunía un grupo de virtuosos de la lengua toscana
para redactar su diccionario. Y si miramos hacia la Academia por antonomasia,
la Francesa, veremos que, aunque rápidamente puesta bajo la
férula real por la decisión invasiva de Richelieu, comenzó
también siendo una reunión de eruditos que desde 1629
se encontraban periódica y libremente en la residencia de Valentin
Conrart, donde concurrían entre otros Jean de Sérizay,
Claude de Malleville y Antoine Godeau.
Erudicción y libertad aparecen pues en el nacimiento de las
Academias. Las argentinas, incluída la de la Historia, fueron
siempre instituciones privadas y cuando en un momento de autoritarismo
republicano fueron disueltas por el poder público, sospechadas
de opositoras, fueron restablecidas por el decreto-ley N. 4362 del
30 de noviembre de 1955 con el carácter de asociaciones civiles
ccon personería jurídica, que recibían -y reciben-
una contribución económica del Estado que administran
libremente.
La evolución y la situación actual da las academias
dedicadas a la Historia en el área hispanoamericana es diversa,
como diversos han sido los vaivenes económicos y políticos
que han afectado al continente, pero ofrecen dos características
predominantes: inestabilidad y escasez de recursos. Pese a estos duros
condicionamientos, las academias han seguido adelante con su obra,
unas con marcado vigor, otras con un ritmo más lento, cumpliendo
plena o parcialmente su misión respecto del conocimiento histórico.
Lamentablemente, hay unas pocas que han quedado en esqueleto, por
así decir.
Es oportuno recordar en este lugar y momento cuál es esta misión.
Ya en 1965, al cumplirse una década del restablecimiento de
las academias, Atilio DellOro Maini la sintetizó así:
el diálogo, la investigación y el estímulo de
las ciencias y artes. En otros términos se podría sintetizar
así esta triple función:
En primer lugar una academia debe ser conservadora del conocimiento.
Por lo tanto debe revivir, comparar y discutir los conocimientos ya
adquiridos. Como diría Pierre Nora, es un lieu de mémoire.
Pero de una memoria viva. No es un monumento, un museo, ni siquiera
equivale a una biblioteca. Sus miembros profesan su ciencia con la
satisfacción del intercambio recíproco, mantienen la
llama del saber adquirido, que no es estático porque requiere
la exegésis, la crítica, en terminos de hoy la decodificación
permanente.
En segundo lugar una academia es creadora del conocimiento. La investigación
es la actividad emblemática del cuerpo académico y de
cada uno de sus miembros. Éstos se ven impulsados a descubrir
nuevos campos, a plantear nuevas cuestiones, a rexaminar con ojos
nuevos los conocimientos que creía adquiridos, a revisar la
tradición conservada. Su misión es pensar y repensar
y al hacerlo se compromete con la ardua tarea de ir hacia atrás
en busca de nuevas evidencias, y hacia adelante en su tarea de comprender
los hechos o de explicar los procesos. Como custodios del conocimiento
las academias son conservadoras y por su faz creadora son renovadoras
y vanguardistas, y de esta doble tarea de conservar y renovar surge
una tensión, una suerte de pathos, que es propio de una vida
académica sana. Como André Malraux decía del
arte, el mundo de la historia no es el de la inmortalidad sino el
de la metamorfosis.
Ninguna de estas dos misiones de las academias estaría completa
si no se cumpliera con la tercera que es la transmisión del
conocimiento. Ésta es la función docente de las academias.
No se trata ya de la transmisión ad intra, entre colegas, sino
de la ejercida a través de la cátedra, los libros, las
publicaciones seriales, los congresos, las celebraciones, exposiciones,
simposios, cursos y muchas formas más, incluyendo las últimas
tecnologías de la información. Pero esta transmisión
no sólo tiene por objeto la formación de los estudiantes
y por extensión de la ciudadanía en general, sino que
debe adoptar formas de aproximación y de integración
progresiva, especialmente dirigidas a los más jóvenes
que constituirían la "generación de reemplazo"
cuando el paso del tiempo vaya raleando las filas de los actuales
académicos. En este sentido, los congresos representan un contacto
que, aunque apreciable, es generalmente efímero. Nuestra Academia,
y otras de nuestro país, han creado instituttos o grupos de
trabajo, donde los académicos trabajan de consuno con investigadores
o académicos, habitualmente más jóvenes, a quienes
enseñan y con quienes aprenden. De este modo se conjuga la
creación con la transmisión y también, para los
estudiosos jóvenes, una visión de las academias que
desplaza la muy arraigada de que son "el mausoleo de los inmortales".
¿De dónde proviene esta idea de las academias estáticas,
que casi las asimila a monumentos funerarios? Precisamente de la pérdida
de la función transmisora del conocimiento y del divorcio con
la otra gran transmisora del conocimiento que es la Universidad. Es
innegable que esta fractura ocurrió en algún momento
entre nosotros, y en forma más prolongada en otros países
hermanos; que el envejecimiento exagerado de los académicos
les impuso apartarse de la enseñanza universitaria, transformándolos
en referencias bibliográficas más o menos lejanas; que
en algunos momentos y en algunas naciones se concibió el acceso
académico como el "laudo máximo", obtenido
el cual se había ganado un merecido descanso, comi si pensar
y escribir no fuera inherente a la condición del intelectual.
Hoy, felizmente, esta situación está superada entre
nosotros y tiende a superarse en otros lugares. Los académicos
son - o han sido hasta muy poco - profesores universitarios, continúan
publicando, la Academia recluta sus nuevos miembros en las universidades
y muchos de sus numerarios trabajan codo a codo con los jóvenes.
Se responde así la inquietante pregunta de en qué medida
el progreso del conocimiento histórico pasa por las academias.
Nuestra respuesta es positiva. En misión compartida con las
universidades - que unas y otras ejercen en forma similar pero distinta,
con concepciones a veces divergentes que generan saludables controversias
- sabemos que estamos aportando lo mejor de nosotros para el progreso
de la ciencia histórica.
Ahora bien, ¿puede la historia, y las demás ciencias
del hombre, hacerse oir en este mundo en el que, como dice George
Steiner, "nuestros espacios interiores han enmudecido o están
obstruidos por estridentes trivialidades", en un mundo donde
"la amnesia ha sido planificada"? Hoy predomina la oferta
de paraísos efímeros que al día siguiente han
caducado, faltos de substancia, oferta que es lo contrario de la historia,
que representa la continuidad del mundo, del devenir humano, donde
cada presente tiene su raíz y aspira a tener un vigoroso tallo.
Esa es la dificultad, pero al mismo tiempo la oportunidad, el desafío
con sabor a aventura.
En la América española, sometida a un proceso de aculturación
globalizadora, esto es una necesidad. En nuestra sociedad instalada
en la inmediatez y puerilidad, las academias tienen una nueva misión:
hacer de la historia la imago mundi donde los hombres puedan enlazar
pasado y futuro, recuperar el hilo salvador del tiempo y encontrar
un sentido a su presente.
Le
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL remercie le Professeur GARCÍA
BELSUNCE pour son exposé et lui renouvelle au nom de toute
lAssemblée les remerciements pour laccueil que
lAcadémie a réservé au Bureau du CIPSH
lors de sa réunion du lundi 25 septembre.
La parole est maintenant à Mme Patricia MOREY, Secrétaire
générale de lAssociation Philosophique de la
République Argentine (AFRA).

Mme
MOREY (Asociación Filosófica de la República
Argentina)
The
Asociación Filosófica Argentina (Argentinean Philosophical
Association- AFRA) is an academic, non profit entity created for the
purpose of promoting and developing the practice of philosophy, according
to pluralistic and rational approaches, and following rules of academic
and professional excellence. It intends to group those who are devoted
to philosophical activity, and to represent internationally our country.
Its aim is to contribute to improve the level of philosophical investigation
and discussion, promoting the exchange of ideas between philosophers
of different orientations and specialities. It seeks the formation
of graduate and post-graduate students with a high academic level.
Created in 1985 as a civil association, the organisation has been
directed by the most noted intellectuals in the country in commitment
with the democratic life of the Argentinean institutions. It is not
casual that AFRA was founded coincidentally with the return of democratic
government to Argentina.
AFRA has grown quickly from its foundation and it counts today with
several hundred members of different categories, who represent a high
percentage of philosophical teaching and research. The founders and
personalities of the institution, are all members of the most noted
associations, such as Sociedad Argentina de Análisis Filosofico
(Society of Philosophical Analysis, SADAF), or Centro de Investigaciones
Filosóficas, (Center of Investigations in Philosophy, CIF),
as well as other societies in the interior of the country. Many of
the members are also in charge of specialised philosophical events,
as the Epistemology and History of the Science Annual Colloquia in
Córdoba, and the bi-annual Bariloche Colloquia, and periodical
meetings of the mentioned societies. It is recognized as the representative
association of the Argentinean philosophers by the Interamerican Society
of Philosophy.
There are differences in the development of philosophical areas in
the country. Some specialities show wider development as those concerning
epistemology, ethics, and practical philosophy, with an important
tradition in analytic philosophy. This organisation specially promotes
the incorporation of pluralistic perspectives in the field, with a
high academic level. Such quality is relevant given the unstable political
history of the country, and its incidence in the philosophical activity.
The authorities are periodically renewed through a democratic participation
of members of the whole country. Today, the head council is in Córdoba,
and different regions of the country are represented. There are members
from La Plata, Tucumán, Salta, Mar del Plata, Buenos Aires,
and Neuquén. It is an aim of this administration to accompany
the growth of the institution, reinforcing a national net that can
reflect the intellectual distribution of the field in the whole country.
AFRA participates regularly in the meetings of the Forum of Scientific
Societies of Argentina, which has had a leading role in the last years
in matters of great importance referred to the promotion, administration
and control of quality of research. It is concerned with the defence
of the rights of scientific culture and societies.
This association co-organises together with most national universities
of the country, bi-annual congresses with the purpose of achieving
the exchange and diffusion of investigation and production in Philosophy.
AFRA has organized the XII Interamerican Congress of Philosophy and
ten Congresses since its foundation. In the last meeting more than
two hundred papers were presented, and it received numerous guest
professors from England, Spain, Mexico, Brazil and Uruguay. It is
also important to highlight the participation of many students from
all over the country in these academic events.
In short, we believe that the aims and purposes of this Association
have been fulfilled through these fifteen years of existence. We hope
that the important objectives that their founders aspired can increase
and serve the Argentinean society and the international community
in a frame of mutual respect and recognition. I wish to emphasise
that in recent years many members have reinforced a great number of
international contacts both at individual and at institutional levels,
increasing their participation in relevant philosophical events. In
this respect, the present administration has the purpose of consolidating
and intensifying the presence of AFRA at international level and especially
in the International Council for Philosophy and Humanistic studies.
Le
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL remercie Mme MOREY. Mme
KUÇURADI tient également à exprimer sa satisfaction
pour le fait que cette association ait pu sexprimer et formule
le vu que dans lavenir la FISP soit tenue informée
de façon régulière des activités menées
par lAFRA et des changements éventuels dans sa composition.
La session est levée. Le début de la session de laprès-midi
est fixé à 14h30.Après-midi, à 14h30Le
PRÉSIDENT ouvre la session de laprès-midi et
donne la parole à Mme Susana FRÍAS, Secrétaire
générale du Comité argentin de sciences historiques.
Mme
Susana FRÍAS
[Les
textes de cette intervention et de celle du Président du Comité
argentin de sciences historiques ne sont pas parvenus au CIPSH].
Le
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL remercie Mme FRÍAS
et le Président du Comité argentin de sciences historiques
et souligne quau moins cinq Organisations (UAI, FIEC, FISP,
CISH, FILLM) ont pu profiter de cette Assemblée générale
pour renforcer leurs liens avec les associations locales et pour
prendre directement contact avec leurs interlocuteurs respectifs.
M. SÉNÉCHAL annonce la constitution dun Comité
argentin dhistoire de lart et souligne que, de ce fait,
ce voyage a été extrêmement fructueux pour le
CIHA. Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL exprime toute sa
satisfaction pour ce fait et propose de passer au point sur les
droits de reproduction. Il donne la parole à M. SÉNÉCHAL,
qui en avait demandé linscription à lordre
du jour.

M.
SÉNÉCHAL
Dans cette très brève intervention, je n'ai pas la prétention
de proposer des solutions-miracles à des difficultés
qui pèsent sur bon nombre de publications scientifiques et
culturelles, d'une part le coût croissant des droits de reproduction
d'oeuvres d'art, d'autre part, les limitations apportées à
la divulgation par l'image par certains artistes eux-mêmes.
Je voudrais simplement rappeler un certain nombre de faits et de démarches
entreprises depuis moins de dix ans par diverses organisations ou
divers cercles de réflexion et tracer quelques pistes de réflexion
et de réaction collective.
Le 19 juillet 1992, l'Assemblée générale du Comité
international d'histoire de l'art, réunie à Berlin,
votait la motion suivante :
" [...] constatant avec une vive inquiétude l'élévation
constante des droits de reproduction des photographies d'oeuvres d'art,
- demande à toutes les autorités et entreprises compétentes
de distinguer dans leurs exigences entre les publications purement
commerciales et les publications scientifiques ;
- estime que tous les ouvrages de recherches et d'études d'histoire
de l'art, généralement imprimés en petit nombre
d'exemplaires (mille au maximum en Europe, trois mille aux États-Unis),
avec le plus souvent l'aide de subventions, devraient être totalement
exonérés de droits de reproduction ;
- demande aux autorités gouvernementales de veiller à
ce que de telles exonérations soient effectives, tant par des
instructions auprès des services dépendant directement
de leur autorité (collections publiques) que par des instructions
et recommandations plus générales ;
- demande aux organisations internationales (Conseil de l'Europe,
UNESCO) de se pencher sur le problème et d'intervenir activement
auprès de tous les gouvernements dans le sens souhaité
par cette motion ".
Ladite motion n'a pas été suivie d'effets. Pourtant,
depuis huit ans, le problème s'est encore aggravé. Les
différents types de droits qui s'empilent, droit de l'artiste,
droit du propriétaire de l'oeuvre, droit du photographe reproduisant
l'oeuvre, rendent les publications de plus en plus onéreuses.
Dans le cas de l'art contemporain, les revues les plus prestigieuses
sont en butte à de graves difficultés. Les associations
ou les fondations gérant les droits des artistes sont souvent
intraitables et, si l'on veut obtenir une exonération, il faut
l'accord de l'ensemble des ayants-droits, ce qui relève souvent
du parcours du combattant. Comme le soulignait en juin 2000 l'historien
de l'architecture Gérard Monnier : " nous nous faisons
un devoir de constater l'absence d'équivalent du droit de citation
littéraire pour la mention photographique des uvres plastiques
et architecturales. Nous demandons pour ces domaines une franchise
équivalente au droit de citation pour les images qui sont nécessaires
aux manifestations et publications scientifiques, culturelles et critiques
". Ne pourrait-on pas explorer cette piste juridique ?
D'autre part, la période récente a vu le développement
rapide des banques de données informatique, en interne ou en
ligne. Nous savons tous que bon nombre d'entre elles, d'une utilité
scientifique indéniable, naissent presque clandestinement dans
des centres de recherche qui repiquent sans le déclarer des
images dont ils ne pourraient jamais acquitter les droits. Ce piratage
pour la bonne cause peut-il durer longtemps ? Bien malin qui peut
le dire. Il semble en tout cas que les chercheurs s'abritent derrière
le raisonnement suivant : traquer les documents sur le web à
la recherche de contrevenants risque pour les détenteurs des
droits de prendre tant de temps et d'énergie qu'il n'est pas
sûr que les coûts de l'amende hypothétiquement
levée couvrent les coûts du recouvrement. Il serait beaucoup
plus sain d'établir des procédures internationales claires
pour les produits documentaires électroniques à fins
scientifiques, une sorte de charte des droits et devoirs, où
plus que la propriété des objets reproduits en question,
c'est la finalité du produit qui serait au centre de l'attention.
De tous ces soucis, l'Union Académique Internationale s'est
fait l'écho récemment, en lançant une enquête
auprès de ses membres. Sa motion votée en août
1999 à Cracovie appelle à une réaction face à
" l'érosion des pratiques traditionnelles équitables
assurant la copie à des fins de recherche, d'enseignement et
d'étude ainsi que d'édition savante " et il importe
de la relayer ici-même. Parmi les contributions, je relève
une suggestion émise dans le rapport soumis par l'Académie
royale de Belgique, " comme il est difficile de tracer une distinction
nette entre les publications scientifiques et celles qui poursuivent
une finalité purement économique, il est suggéré
de subordonner l'autorisation au paiement d'une redevance proportionnelle
au profit procuré par la publication. Le paiement d'une redevance
fixe paraît moins recommandable car son montant risque d'être
excessif pour un chercheur et insuffisant en cas de publication bénéficiant
d'une diffusion étendue ". Cette approche pragmatique
me paraît neuve et mérite d'être examinée.
Elle permet en particulier de distinguer dans les faits, a posteriori,
et non sur la base d'une déclaration d'intentions, entre grande
édition commerciale et publications de moindre ampleur économique.
Le CIPSH doit aussi se pencher sur la dimension éthique du
droit de l'auteur, né aux XVIIIe et XIXe siècles du
souci légitime de protéger les créateurs des
plagiaires ou des contrefacteurs. Mais, comme l'ont bien souligné
Peter Jaszi et Martha Woodmansee dans un article publié à
l'automne 1996 dans le South Atlantic Quarterly ainsi que les signataires
de la déclaration de Bellagio en 1993, ces dispositions juridiques
se fondaient sur une conception unipersonnelle de l'auteur, et ne
rendaient pas compte des oeuvres créées dans des sociétés
traditionnelles et n'intégraient pas la dimension de création
et de patrimoine collectifs d'une communauté. Or les objets
qui sont nés de ces cultures sont entrées dans le circuit
marchand et muséal. Les droits de reproductions de ces oeuvres
reviennent à ces propriétaires, publics ou privés,
mais les communautés qui les créent en restent exclues.
Une extension de la notion de " domaine public " pourrait
être envisagée ; en tout cas, il paraît indispensable
d'associer aux réflexions sur ces questions des représentants
des communautés traditionnelles et des juristes spécialisés
dans la défense de leurs intérêts culturels et
matériels.
Sur la question des droits de reproduction, je crois que le moment
est venu d'engager l'ensemble du CIPSH dans une démarche volontariste
auprès de l'UNESCO. Certes, le débat est compliqué
par des disparités locales, par les différences entre
les pays de tradition anglo-saxonne liés au copyright et à
la notion de déclaration ou d'enregistrement de l'oeuvre auprès
d'une instance compétente, et les autres pays où le
droit d'auteur est lié à la notion de création
sans nécessité absolue de déclaration. Néanmoins,
pourquoi ne pas mettre sur pied une commission comprenant des juristes,
des membres du CIPSH, des représentants du monde des musées
et des bibliothèques publiques, et donc des membres de l'ICOM
et de l'IFLA, des éditeurs, gros et petits, des représentants
des associations de droits d'artistes, comme ADAGP, et des représentants
des communautés traditionnelles ? Cette commission serait chargée
d'émettre des recommandations qui devraient être transmises
ensuite par les voies les plus officielles et mises à l'ordre
du jour d'une prochaine Assemblée générale de
l'UNESCO.
Après avoir lancé cette suggestion, je voudrais à
présent tirer une autre sonnette d'alarme, au sujet de la reproduction
par l'image des oeuvres architecturales. Un exemple récent
montre que le droit à l'image n'est pas toujours garanti. Comme
l'a montré un récent bulletin de la section française
de do.co.mo.mo (l'association pour la documentation et la conservation
des édifices, sites et ensembles urbains du mouvement moderne),
il a été impossible au journal Le Monde d'illustrer
un article sur le palais de justice de Bordeaux, édifice pourtant
payé par des deniers publics, " en raison de l'opposition
de l'architecte du bâtiment, Richard Rogers, au nom du droit
d'auteur, et sous peine de poursuites judiciaires ". Il faut
dire que la construction aurait été entachée
de malfaçons, qui n'étaient pas du fait de l'architecte,
mais qui avaient suscité des polémiques. Il n'en reste
pas moins qu'il nous semble qu'aucun droit extrapatrimonial ne peut
venir limiter la liberté de reproduire l'image d'un bien",
pour reprendre les termes employés par Jean-Michel de Kermadec,
quand il s'agit de fins culturelles ou dans un but d'information au
public. Que des journaux pratiquent l'auto-censure et empêchent
de faire connaître correctement un bâtiment public à
l'occasion de son inauguration, que la mainmise d'un architecte sur
l'image de son oeuvre dépasse le stade de l'autorisation de
reproduction à des fins commerciales pour contrôler toute
publication, même à des fins non-lucratives, semble une
dérive dangereuse. Il importe dans une assemblée comme
la nôtre de réprouver solennellement de telles pratiques.
Le
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL souligne limportance
de ce problème et propose que lAssemblée générale
constitue un comité ad hoc pour soccuper de ce problème
et qui serait chargé détudier les termes de
la question, délaborer des propositions et denvisager
des formes éventuelles de les soumettre aux différentes
instances internationales concernées. M. AYMARD se dit lui-même
disponible à intégrer ce comité.
Le Président LABASTIDA donne la parole à MM. ANATI
et CHA qui ont demandé dintervenir.
M. ANATI témoigne du fait que la législation et la
pratique du copyright est désormais tellement répandue
que même les aborigènes australiens ne permettent plus
aux chercheurs de publier les photographies des sites dart
rupestre. Un cas éclatant a surgi lorsquune photo du
drapeau aborigène a été reproduite sur une
brochure et les aborigènes ont demandé un dédommagement
pour cette publication non autorisée. Il sagit de trouver
un point déquilibre entre le droit des propriétaires
et lexigence de permettre laccès à linformation.
M. CHA soulève la question inverse et indique que pour la
première fois en Corée il existe un mouvement parmi
les savants pour protéger le copyright de leurs travaux.
Cest un phénomène plutôt nouveau en Corée
et qui a déjà acquis une certaine vigueur.
M. DE PAEPE souligne limportance que revêt cette question
pour lUAI, qui a fait circuler sa motion de Cracovie parmi
ses membres et a reçu une série de réponses
très variées, surtout à cause de la diversité
des situations locales. Cela montre que seul un organisme à
structure largement internationale peut avoir quelques espoirs de
succès sur ce point. LUAI supporte donc fortement cette
initiative et exprime le vu que Mme CAVINESS fasse partie
du Comité ad hoc.
M. MARAZZI se dit également daccord, mais invite à
distinguer entre cette question et lexigence des différentes
cultures de voir respectés leurs conceptions et leurs usages
des images. Mme HACKETT évoque la possibilité quune
table ronde à ce sujet soit organisée lors de la prochaine
Assemblée générale. M. WELLS considère
que ce problème est extrêmement important. Il suggère
que les Secrétaires généraux des Organisations
membres soit tenus au courant des travaux et des résultats
de ce Comité, afin de pouvoir les diffuser parmi leurs associations.
Il signale également le problème complémentaire
des reproductions sauvages des ouvrages, par exemple par la pratique
des photocopies, ce qui pose énormement de problèmes
aux éditeurs.
M. ROBERT rejoint les autres participants quant à limportance
de la question. Il souligne également un problème
qui touche tout particulièrement les historiens et qui est
le blocage du droit de reproduction des archives, p.ex. en ce qui
concerne les correspondances privées. Ceci est en train de
devenir un problème majeur pour les historiens. M. DE PAEPE
rappelle la disposition du Conseil de lEurope relative à
la communication des archives et insiste sur limportance daborder
la question dans son ensemble et de manière globale.
M. AYMARD propose que le CIPSH fasse de cette question une priorité.
Il insiste sur limportance dintervenir auprès
des différentes instances internationales ainsi que dagir
au niveau des Commissions nationales, car chaque pays a des problèmes
différents. Par exemple en France existe le problème
des rapports entre les éditeurs et la Réunion des
Musées Nationaux, qui a une sorte de monopole à ce
sujet.
Le Comité ad hoc est donc constitué. Il sera formé
par MM. SÉNÉCHAL, AYMARD et CHA et par Mme CAVINESS.
Dautres pourront sy joindre ultérieurement.
Diogène
Le
Président donne la parole à Mme Paola COSTA, rédacteur
en chef de la revue Diogène.
Mme COSTA signale que deux points doivent être intégrés
au rapport qui figure dans les documents de travail distribué
aux intervenants.
1) La possibilité de mettre sur le web lédition
espagnole de Diogène a été évoquée
lors de la réunion du Bureau. Elle pourrait être hébergée
sur le serveur de lUNAM ou même de lUNESCO; ces
deux possibilités restent à explorer.
2) Un numéro thématique consacré à "Art
et politique", proposé par M. Sénéchal,
pourra être programmé pour le biennium prochain. M.
Sénéchal proposera un guest editor possible.
Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL souligne que le passage
de lédition française aux PUF saccompagne
dun déficit imprévu relatif au nombre dabonnés
et qui sétalera sur 2/3 ans. Tout dépend de
léventualité que la coupure de 20% imposée
par lUNESCO pour 2000-2001 soit maintenue ou pas. Si elle
est maintenue, Diogène et le CIPSH se trouveraient dans une
très grosse difficulté. Il informe lAssemblée
quil fera du rétablissement des crédits pour
Diogène une priorité dans sa négotiation avec
lUNESCO.
À une question de M. DE PAEPE, Mme COSTA répond que
les différentes éditions de Diogène ne donnent
aucune retombée économique, car traditionnellement
la revue na pas été conçue de cette manière.
Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL observe que tout ce que
lon peut espérer, cest de diminuer ce que lon
donne aux éditeurs et quon na toujours pas réussi
à trouver les 3000 dollars nécessaires pour lédition
russe. M. DE PAEPE remarque quil existe en Chine un véritable
intérêt pour une approche disciplinaire large. Il serait
donc bien que le CIPSH et Diogène puissent prendre part à
la session de lUAI qui aura lieu à Pékin en
mai-juin 2001.
M. ANATI souligne que la distribution de la revue reste limitée.
M. MARAZZI évoque la possibilité de sonder auprès
de lUnion européenne, qui accorde des contributions
pour lédition. M. PASCHOUD observe que le prix de labonnement
paraît excessivement faible.
À cela, le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL souhaite
répondre tout dabord en sa qualité de bibliothécaire.
Diogène est perçu comme une revue de culture et non
pas comme une revue spécialisée qui pourrait bénéficier
dune action de regroupements de chercheurs auprès de
leurs bibliothèques respectives. Devant des augmentations
éventuelles de prix, il serait donc facile pour les bibliothèques
de réaliser des économies sur Diogène, car
dautres revues seraient mieux défendues; cela dautant
plus que les bibliothèques se trouvent à présent
sous le feu croisé des abonnements qui montent et du fait
que la plupart des abonnements sont en dollars, dont la montée
constitue un surcoût important. Le problème que le
Secrétaire général pose à lAssemblée
est de savoir jusquà quel point le CIPSH doit prendre
sur soi le déficit de Diogène. Il considère
que, si la coupure de lUNESCO nest pas reconduite, cela
devient jouable; autrement, ce sera beaucoup plus difficile. Dans
ces conditions, dailleurs, la tâche de préparer
la revue savère particulièrement lourde et il
faut remercier toute léquipe qui prépare la
revue, et Mme COSTA en particulier.

Rapport
du Comié du Budget
Aucune
autre intervention nétant sollicitée, le PRÉSIDENT
propose que lon passe au point suivant et donne la parole
à M. WELLS, rapporteur du Comité du Budget.
M.
WELLS
The
Budget Committee of the XXVth session of the General Assembly of the
ICPHS met in Buenos Aires on Tuesday 26 September 2000. The Committee
was composed of Mr David Wells, FILLM (Chairman), Mr György Hazaï
(UIEOA), Mr Antonio Marazzi (UISAE) and Mr Philippe Sénéchal
(CIHA). Mr Maurice Aymard, Secretary-General, was present, and Mme
Janette Arnulf, Administrative Assistant, Mme Jeanne Delbaere-Garant,
Treasurer and Mr Luca Scarantino, Deputy Secretary-General, were present
exofficio and in an advisory capacity.
The Secretary General, Mr Maurice Aymard, welcomed the members on
behalf of the Board. Referring to the financial problems of UNESCO
in the current and political context, he emphasized the importance
of introducing an innovatory dimension into projects presented for
support.
The Officers advised that, once allowance had been made for general
administrative charges and the cost of supporting a maximum of 192.000US$
could reasonably be expected in respect of the programme activities
of the member organisations for the 2002-2003 biennium, the same as
for the previous biennium. The Committee noted that applications for
a total of 362.617US$ had been received from the member organisations,
a substantially higher sum than on the previous occasion. Over 30%
of the applications were attributable to the UAI.
The Committee examined the requests in detail and was satisfied that
the very high scholarly standard of projects proposed had been maintained,
notwithstanding current pressures on humanities disciplines on a global
basis. By applying reductions as equitably as possible across the
different subject-areas the Committee reduced the global sum to 80.500
US$ & 108.800 Euros.
Decisions were facilitated by the recognition that many of the sums
applied for exceeded the limits permissible under the regulations;
by awarding grants in Euros rather than in US dollars, depending on
the location of the congress/event or the place of publication; and
by considering factors such as the financial support already obtained
for some projects by major international trusts, and an evidently
exaggerated perception of the intended print run of some publications.
With regard to publications, the Committee reiterated its view, expressed
at its meeting in Naples (October 1998), that some member organisations
should pay more attention to financial savings available in consequence
of the new printing technology and, instead of relying on traditional
sources of funding, should consider moving to on-line and/or CD-ROM
publication of works such as bibliographies.
M.
WELLS remarque ensuite que, le Conseil international des études
africaines (CIAF) étant en veilleuse, ceci constitue une
difficulté supplémentaire pour lattribution
dun plus grand nombre de subventions à des activités
en Afrique.
M. DE PAEPE souhaite aborder plusieurs points.
1) Le nombre relativement important de demandes de subventions présentées
par lUAI sexplique moins par des raisons strictement
financières que par un choix politique de la part de lUAI,
plutôt discrète dans le passé. Lidée
est dinterpeller le CIPSH sur un nombre élevé
de projets à la fois comme marque dattention de la
part de lUAI vis-à-vis du CIPSH et pour souligner les
initiatives de ce dernier, avec lespoir quà terme
lon puisse atteindre lUNESCO;
2) Il est souhaitable que les éléments précis
contenus dans le rapport du Comité du Budget puissent être
pris en compte dans les réunions ultérieures;
3) Les demandes de subventions qui parviennent au CIPSH sans être
passées par les Organisations membres devraient être
redirigées vers celles-ci;
4) Il serait souhaitable que les recommandations du Comité
du budget soient distribuées dans leur ensemble aux délégués
afin que ceux-ci puissent disposer dune vue globale sur le
budget.
Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL adjoint observe que les
recommandations du Comité du budget sont à la disposition
de tous les délégués. Elles ont été
ventilées séparément suivant lusage adopté
à Naples. Un jeu aussitôt circule parmi les délégués.
Il est clair que dès la prochaine Assemblée générale
on procédera directement de cette façon. M. PASCHOUD
est aussi daccord sur lutilité davoir une
vue générale sur les chiffres. Il souligne aussi la
modération dont a fait preuve la FIEC, en particulier en
ce qui concerne la demande pour lAnnée Philologique.
Ceci est dû entre autres au fait quil existe désormais
une version éléctronique de lAPh. Un projet
semblable existe aussi pour le Thesaurus linguae latinae.
Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL remercie les délégués
pour ces observations et assure quelles seront prises en compte
à lavenir. On sefforcera désormais de
préparer un projet de budget global prévoyant différénts
cas de figure et différentes hypothèses. Concernant
les moyens électroniques, on constate que, en dépit
de lattitude quelque peu conservatrice présente parfois
dans le milieu des sciences humaines, les choses sont bien en train
dévoluer. Il faut rappeler dailleurs que le coût
de limpression devient de plus en plus lourd. Ce point a été
soulevé par le Secrétaire général lors
dun récent colloque à Rio de Janeiro, où
il avait été invité en tant que Secrétaire
général du CIPSH. Par ailleurs, il existe un nombre
croissant de revues scientifiques publiées directement sur
le Web; le cas de Cybergeo, qui est devenue une revue respectée
dans la profession, est éloquent.
Questions
diverses - Date et lieu de la prochaine Assemblée générale
Concernant
la discussion plus générale de points abordés
dans le rapport moral, le Secrétaire général
veut insister sur limportance dintensifier davantage
les relations avec les Organisations membres. Cela doit également
se faire par des projets communs. Il cite lidée, discutée
depuis un certain temps avec lUNESCO, dun colloque portant
sur les "classicismes" propres aux différentes
cultures et sur le rôle que ces différents points de
repères culturels jouent dans la définition des systèmes
éducatifs.
M. SÉNÉCHAL appuie totalement lidée,
contenue dans le rapport du Secrétaire général,
douvrir le CIPSH à dautres Organisations. En
même temps, cette démarche doit saccompagner
dun travail de "repêchage" des Organisations
moins actives. Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL souligne
quon touche là à la question de la structure
du CIPSH, qui est composé dorganisations spécialisées
à structure internationale, avec lexception du CIAF,
qui na pas réussi, et de lUAI. Lidée
est délargir la base dappui du CIPSH à
la dimension régionale en sappuyant sur des centres
régionaux. La structure spécialisée internationale
actuelle doit ainsi être intégrée à deux
niveaux: lincorporation de nouvelles organisations et lappui
sur des centres à rayonnement régional.
M. HAZAI souligne quil serait très utile de mettre
rapidement en application la proposition du Secrétaire général
de reconstituer un annuaire à jour des Organisations membres
et de leurs associées, afin davoir un cadre densemble
des organisations affiliées au CIPSH.
Plusieurs délégués (DE PAEPE, WELLS, PASCHOUD)
insistent sur le fait que le rapport de lAssemblée
générale doit être préparé et
envoyé très rapidement. M. DE PAEPE ajoute quil
est important que le Président ou le Secrétaire général
soient présents aux grandes réunions périodiques
des Organisations membres; ceci est capital pour la "visibilité"
du CIPSH à lintérieur même des Organisations.
Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL se dit daccord
sur ces points. Le rapport de lAssemblée sera établi
et envoyé avant la fin de lannée. Il invite
les Organisations qui souhaitent présenter des textes faisant
état de leurs activités à les envoyer au secrétariat,
pour quils soient annexés au procès-verbal.
Il formule également le vu que chaque responsable dOrganisation
envoie les principaux textes de synthèse de ses activités
aux autres Organisations. Il assure que le CIPSH fera le possible
pour être présent aux réunions des différentes
Organisations et évoque notamment la possibilité de
participer à lAssemblée de lUAI à
Pékin.
Deux propositions ont été reçues pour la prochaine
Assemblée générale: lune présentée
par lAcadémie chinoise des sciences sociales, lautre
par M. HOUNTONDJI pour le Bénin et qui avait déjà
été avancée à Naples. Celle-ci se ferait
en liaison avec le colloque "Rationalité" déjà
prévu à cette époque, ce qui permettrait une
ouverture considérable sur le milieu spécialisé
africain. La proposition financière apparaît également
jouable. Linvitation chinoise nayant pas répondu
de manière précise sur le plan des engagements financiers,
il est donc proposé de retenir la proposition béninoise,
sous réserve de vérification des engagements financiers,
et détudier avec la CASS la possibilité de reporter
leur invitation à lAssemblée générale
de 2004. Pour les dates, on indique la période août-septembre,
avec une préférence pour le début du mois de
septembre.
Clôture
& fin
Le
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL remercie lAssemblée
pour laide reçue et rend la parole au Président.
M. LABASTIDA se dit très content de latmosphère
dans laquelle sest déroulée lAssemblée.
Il est évident quun dialogue soutenu a recommencé
entre le Bureau et les Organisations membres. Il faut que cet engagement
mutuel entre le secrétariat, le Bureau et les Organisations
continue. Cest bien cela qui permettra davoir une présence
réelle au sein de lUNESCO, dont la politique générale
nest pas encore définie et où il faut assurer
une présence intellectuelle forte. Le PRÉSIDENT remercie
les délégués et lève la séance.
La séance est levée à 17h45.