Le Comité Culture de la CNF  


Ses fonctions...  Le patrimoine mondial  Le patrimoine français
Rapports et Documents


COMITE CULTURE

Le comité culture est l'un des comités spécialisés grâce auxquels la Commission nationale organise la contribution de ses membres aux travaux de l'UNESCO. Il est composé d'environ soixante-dix personnes, professionnels de la culture, responsables d'institutions culturelles et représentants des ministères de tutelle dont, en premier lieu, le ministère de la Culture. Il est ouvert dans son fonctionnement, faisant appel ponctuellement à des experts non-membres de la Commission nationale sur certaines questions de leur compétence.

Partie intégrante de la Commission nationale, il se conforme étroitement à sa mission d'interface entre l'UNESCO et les milieux institutionnels et intellectuels français.


Ses fonctions comportent deux volets principaux :


Assurer l'apport français en réflexion et en expertise aux programmes et projets de l'UNESCO dans le domaine de la culture. Ceci implique notamment de participer aux consultations des Etats membres dans le cadre du processus d'élaboration du Projet de programme et de budget de l’Organisation, ainsi qu'aux réunions, conférences intergouvernementales et rencontres thématiques, qui relèvent de son fonctionnement statutaire ou d'initiatives ponctuelles.
Quelques exemples pour illustrer cette contribution : le Comité culture a participé aux réunions d’experts gouvernementaux chargés d’élaborer la Convention internationale pour la protection du patrimoine culturel subaquatique (26 mars-6 avril, 2-7 juillet 2001). Il a également participé aux travaux du groupe de rédaction constitué dans ce cadre. C’est également en relation avec ce Comité qu’a été assurée la participation française au salon du livre et au Colloque international sur les identités autochtones organisé par la division du pluralisme culturel de l’UNESCO (15-18 mai 2001). Deux experts ont contribué à cette manifestation : le premier, représentant la langue et la culture Kali’na de Guyane, a présidé une table ronde sur la coopération pour la protection de l’identité culturelle, l’action des réseaux autochtones et non-autochtones ; le second, dramaturge Kanak de Nouvelle-Calédonie, a été interviewé dans le cadre du salon du livre. Le comité culture a également lancé une campagne de prospection (été 2001) en direction de communes françaises en vue de recueillir la candidature des « géants portés du nord » dans le cadre de la prochaine « Proclamation de chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’UNESCO » (dépôt des dossiers : juin 2002).

Manifester la présence française par l’organisation de rencontres lancées sur notre initiative et/ ou auxquelles notre pays est étroitement associé. Ainsi, le colloque d’experts « Vivre le patrimoine » organisé en juin 2001 par la Commission nationale et la Maison des cultures du monde, en collaboration avec l’UNESCO et avec le soutien du ministère de la Culture et de la Fondation EDF. Cette rencontre, qui a réuni une quinzaine d’experts internationaux, a décliné le thème du patrimoine vivant en trois tables rondes : patrimoine et diversité culturelle ; économie du patrimoine et patrimoine matériel/ patrimoine immatériel. Les actes de cette rencontre sont en cours de préparation.

Le comité culture a également pris l’initiative d’organiser une rencontre amicale en hommage à Gao Xinjian, prix Nobel de littérature 2000, réunissant autour de lui des personnalités qui lui sont proches et qui ont éclairé les différentes facettes de son œuvre et de sa personnalité (10 mai 2001).

Parmi les activités prévues en 2002 : le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle et la participation aux réflexions en cours à l’UNESCO dans le cadre de l’élaboration d’un instrument international pour la protection du patrimoine culturel  immatériel. Une réunion d’expert européens, organisée par la Commission nationale le 2 juillet, aura pour but de définir les axes d’une position commune sur cette question.

 


 


Le patrimoine mondial 
  • Le patrimoine est l'héritage du passé dont nous bénéficions aujourd'hui et qu'il nous appartient de transmettre aux générations futures. L'appellation "patrimoine mondial" repose sur la notion de "valeur universelle exceptionnelle" : chaque site du patrimoine mondial est un bien commun à tous les peuples du monde indépendamment du pays où il est situé. Ainsi, chaque pays reconnaît qu'"il incombe à la communauté internationale tout  entière de participer à la protection du patrimoine culturel et naturel de valeur universelle exceptionnelle". 
Procédures pour l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial
  • L’inscription de biens culturels ou naturels sur la liste du patrimoine mondial s’effectue selon une procédure bien définie, qui implique tout d’abord l’établissement, par chaque Etat partie à la Convention du patrimoine mondial, d’une liste indicative des biens à inscrire, réactualisée périodiquement. Cet «inventaire» des biens prétendant à une reconnaissance internationale en raison de leur valeur universelle exceptionnelle est déposé officiellement auprès du Centre du patrimoine mondial. 


  • Il appartient ensuite aux autorités nationales de déterminer un ordre de priorité, en fonction duquel elles constitueront les dossiers d’inscription sur la base des recommandations qui figurent dans les «Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial». En France, les autorités compétentes sont le ministère de la Culture pour les biens culturels et le ministère de l’Environnement pour les biens naturels. Les dossiers sont ensuite déposés au Centre du patrimoine mondial avant le 1er juillet pour soumission au Comité du patrimoine mondial à sa session de l’année suivante (première semaine de décembre). 


  • C’est alors au tour des organes consultatifs d’entrer en scène: l’ICOMOS -Conseil international des monuments et des sites- et l’UICN -Union internationale pour la conservation de la nature- interviennent grâce à leur réseau d’experts pour évaluer in situ chaque proposition d’inscription au regard des critères régissant l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial (six critères culturels, quatre critères naturels) et des plans de protection et de gestion mis en oeuvre par l’Etat partie. Les rapports d’experts sont étudiés une première fois par le Bureau du Comité du patrimoine mondial lors de sa session de juin; celui-ci peut décider de recommander au Comité l’inscription du bien ou de renvoyer le dossier à l’Etat partie pour complément d’informations. Une session extraordinaire du Bureau, qui se tient les deux jours précédant la session du Comité en décembre, permet éventuellement de compléter les propositions d’inscription, si les Etats parties ont fourni des informations complémentaires en temps utile et si celles-ci sont jugées suffisantes. 


  • Le Comité du patrimoine mondial décide enfin ou non d’inscrire les biens proposés. Ce Comité est une émanation des Etats parties à la Convention du patrimoine mondial : composé de 21 membres élus pour six ans, il est renouvelable par tiers tous les deux ans.

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Echange de vues sur la sauvegarde
du patrimoine culturel immatériel

Après une série de rencontres informelles d’experts internationaux commencées en 2001 et qui se sont multipliées au cours du premier semestre 2002, l’UNESCO a lancé officiellement le processus d’élaboration d’une convention internationale pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en organisant une réunion intergouvernementale d’experts fin septembre.
Cette première réunion à caractère représentatif a donné lieu à une approche générale du sujet et permis aux délégations présentes de se familiariser avec les enjeux relatifs à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. L’essentiel des débats a porté sur deux questions-clé de cet exercice : la définition du patrimoine culturel immatériel et le champ d’application de la convention, sans pour autant parvenir à un consensus tant ces questions sont complexes et déterminantes. A ce stade, il est permis de penser que la définition sera large et demeurera ouverte, incluant des catégories aussi différentes et riches que les arts de la scène et les pratiques sociales. Un accord général s’est exprimé sur le fait que la convention s’appliquerait exclusivement aux éléments du patrimoine culturel immatériel qui sont conformes aux droits de l’homme tels que reconnus par les instruments internationaux pertinents. Quant au champ d’application, il a révélé l’écueil d’une impossible exhaustivité : il est en effet irréaliste de prétendre sauvegarder tout le patrimoine culturel immatériel. Irréaliste et inutile, si l’on considère que de nombreuses formes de ce patrimoine se perpétuent harmonieusement. La position de notre pays va donc dans le sens de faire porter l’effort de sauvegarde sur les éléments du patrimoine culturel immatériel qui sont en situation de danger immédiat ou prévisible, ou sur ceux qui ont disparu brutalement et dont les détenteurs déplorent la perte. Compte tenu par ailleurs de la nature vivante de ce patrimoine, il semble opportun d’envisager que la future convention soit un instrument simple, souple et évolutif, de nature plus incitative que contraignante. Elle prévoirait des mesures d’urgence pour garantir la sauvegarde de patrimoines menacés et reposerait par ailleurs sur le recensement, l’échange et la promotion de projets-pilote, d’expériences originales et de meilleures pratiques relatifs à cette sauvegarde, sous l’égide de l’UNESCO. Cette convention serait donc à la fois un instrument d’assistance technique et de transfert d’expertise, dans le cadre duquel la contribution de tous les acteurs concernés par le patrimoine culturel immatériel serait requise. Le processus de négociation de cet instrument se poursuivra fin février 2003 avec une seconde réunion d’experts intergouvernementaux.


Pour les dernières questions d'actualité voir aussi la
lettre d'information
 


RAPPORTS ET DOCUMENTS


CONVENTION INTERNATIONALE POUR LA SAUVEGARDE
DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL

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DECLARATION UNIVERSELLE SUR LA DIVERSITE CULTURELLE



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