Comité de l'Éducation et de la Formation
|
Le Comité de l’éducation et de la formation, présidé par Madame Suzy Halimi, a pour mission, comme les autres comités spécialisés de la Commission nationale, de suivre l’activité de l’Unesco et de formuler des propositions pour le développement de l’activité internationale en éducation et pour l’implication de notre pays dans cette action.
Pour mener à bien cette tâche, le Comité a pris l’initiative d’accompagner ses réflexions en séances plénières de travaux spécifiques dans des groupes de travail restreints, sur des thèmes correspondant soit aux activités en cours de l’Unesco (préparation de grandes conférences par exemple) soit à des préoccupations majeures de la France et/ou de la communauté internationale. Actuellement trois groupes de travail fonctionnent : • Enseignement supérieur Dans le contexte actuel de mondialisation et de commercialisation des biens éducatifs, le groupe de travail a entamé une réflexion sur l’éducation comme bien public à défendre et à préserver et sur le droit de tous et de tous les pays à un enseignement supérieur de qualité. Le groupe de travail souhaite aussi mettre en valeur la place de l’enseignement supérieur au cœur de tout le système éducatif et travailler sur le rôle de l’enseignement supérieur dans la formation des enseignants ainsi que sur les questions liées à la qualité et son évaluation. Du 26 au 29 juin 2003, s’est tenue au siège de l’Unesco, la Conférence mondiale de l’enseignement supérieur +5. Cette réunion des partenaires de l’enseignement supérieur a eu pour objet de dresser un bilan à mi-parcours du plan d’action adopté en 1998 lors de la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur (CMES). Compte rendu téléchargeable en PDF • Validation des acquis de l’expérience et éducation informelle Ce thème s’inscrit dans les travaux de l’Unesco et notamment dans le sillage de son groupe de travail présidé par Jacques Delors : « pour une éducation au XXIème siècle ». Face à l’évolution très rapide des connaissances, des technologies et des attentes professionnelles, l’éducation et la formation tout au long de la vie sont devenues des exigences pour une mise à jour et un développement des connaissances et des compétences, en utilisant les acquisitions professionnelles. En partant d’un état des lieux français pour aller vers une vision internationale, le groupe de travail s’était fixé comme premier objectif, pour la Conférence générale de l’Unesco à l’automne 2003, l’élaboration des quelques propositions et axes d’actions. Ainsi la Conférence générale a adopté la résolution proposée par la France sur lancement d’une étude internationale sur la validation des acquis de l’expérience. Ce travail est confié à l’Institut de l’Unesco pour l’éducation (Hambourg, Allemagne) et le groupe de travail s’y verra étroitement associé dans les mois à venir. Rapport intérimaire sur les premiers travaux du groupe téléchargeable en PDF • Enseignement des sciences Le groupe enseignement des sciences est un groupe de travail transdisciplinaire créé par le Comité des sciences avec la collaboration du Comité éducation. Il mène une réflexion sur la crise des vocations scientifiques et s’inscrit ainsi dans parfaitement dans le cadre du programme Unesco 2004/2005 dont l’une des priorités est l’enseignement des sciences pour tous. Le groupe s’intéresse non seulement au cas de la France mais également à la dimension internationale de ce phénomène qui touche tous les pays industrialisés. Les travaux de ce groupe ont déjà abouti à l’élaboration et la publication d’une note de synthèse ainsi que d’une bibliographie analytique sur la crise des vocations scientifiques. note de synthèse Ces dernières années, les thèmes suivants ont été abordés par des groupes de travail : • L’éducation des adultes L’éducation des adultes n’est pas encore en mesure de réduire les inégalités initiales. Elle devrait transmettre les compétences nécessaires à l’exercice de la citoyenneté et aux choix professionnels. Malgré des tentatives novatrices et des programmes généreux, elle ne représente toujours pas cette seconde chance dont rêvaient les initiateurs de l’éducation populaire. L’éducation des adultes ne devrait jamais être réduite ni au court terme, ni au champ strictement professionnel. Elle ne doit non plus être détournée par les marchands de miracles. La dynamique internationale doit aider à trouver des solutions associant l’intérêt général et les aspirations individuelles. Par ailleurs les temps libérés et la durée de vie s’allongent, les techniques d’information et de communication facilitent les échanges. L’offre d’éducation pourrait donc intervenir « tout au long de la vie » selon la formule de l’Unesco. Ce groupe de travail a été mis en place à la suite de la Conférence mondiale sur l’éducation des adultes organisée par l’Unesco à Hambourg en 1997. Les travaux du groupe ont été édités par la Documentation française en 1999 sous le titre : Regards sur l’éducation des adultes en France, évolutions et perspectives (en vente à la Documentation française). En septembre 2003, l’Unesco a organisé à Bangkok une conférence de suivi pour faire un bilan sur l’éducation des adultes six en après la conférence de Hambourg. A cette occasion la Commission a publié un dossier sur la situation de l’éducation des adultes en France. (disponible sur demande auprès du secrétariat de la Commission). • L’enseignement supérieur à distance L’éducation à distance existe depuis plus d’un siècle, elle n’a cessé de se développer et de se transformer, évolution accélérée aujourd’hui par l’effet des multiples contraintes de la mondialisation. Ce nouveau paysage technico-pédagogique recèle de nombreux dangers comme autant de questions inquiétantes : les coûts vont-ils accroître le fossé entre riches et pauvres ? Qui garantira la qualité des services ? Les systèmes nationaux sont-ils menacés ? On ne saurait sous estimer la gravité de telles inquiétudes, mais on ne peut plus ignorer les avantages réels des formes actuelles de l’enseignement à distance : élargissement et libéralisation de l’accès à l’enseignement supérieur, diversification de l’offre de formation, flexibilité de l’usage, coopération entre institutions, entre enseignants, entre étudiants… Les conclusions du groupe de travail ainsi que la synthèse de l’atelier sur l’enseignement à distance de la Conférence du Conseil de l’Europe sur « l’éducation tout au long de la vie au service de l’équité et de la cohésion sociale : un défi pour l’enseignement supérieur »(Paris, 15, 16, 17 novembre 2001) ont été publiées en mars 2002 par la Commission française. Ce Dossier enseignement supérieur à distance est disponible sur demande auprès du secrétariat de la Commission. • Le nouveau métier d’enseignant En 1997, le Comité a lancé une réflexion portant sur l’émergence d’un nouveau métier d’enseignant. Il apparaît que le métier d’enseignant est en pleine évolution, et continuera sans doute d’évoluer sous l’influence de plusieurs facteurs qu’il convient d’identifier et de préciser. Ce sont par exemple les technologies de l’information et de la communication, qui modifient les savoirs et la manière dont on peut y accéder, et donc changent profondément le rôle de l’enseignant ; ce sont les difficultés de l’enseignement dans des établissements où la violence et les problèmes économiques et sociaux sont particulièrement importants. Anticiper ce que sera le métier d’enseignant au XXIème siècle et formuler des recommandations quant à l’exercice de ce métier, tels étaient les objectifs principaux cette réflexion, qui a conduit à une publication éditée par la Documentation française en 2000, et s’est poursuivie par l’organisation d’un colloque européen en 2001 et d’un colloque euro-africain en 2003. Le nouveau métier d’enseignant, colloque européen, Strasbourg, 18 et 19 juin 2001. Ce colloque, organisé conjointement par la Commission nationale et le Conseil de l’Europe, a réuni une soixantaine de participants, experts nationaux, membres des ONG, représentants d’organisations internationales intergouvernementales : Conseil de l’Europe, Unesco, OCDE, Communauté Européenne, Agence de la Francophonie. La rencontre a permis de partager des points de vue et un certain nombre d’approches concernant les changements et les conséquences de ceux-ci dans la profession enseignante. Si, partout en Europe, la révolution de l’information et de la communication est venue bouleverser la profession d’enseignant, d’autant plus que cette mutation s’inscrit dans une transformation globale de la société, il apparaît que, dans chaque pays, notamment en Europe centrale et orientale, des préoccupations spécifiques se font jour comme l’ont montré les discussions en plénières et en ateliers. L’enseignant devient une « agent de changement » dont les compétences exigées sont de plus en plus nombreuses, complexes et évolutives. Il convient de définir un « nouveau professionnalisme », de faire le choix du partenariat, de transposer des médiations réussies, de mettre l’accent sur la formation initiale et continue de tous les enseignants, enfin de développer des politiques depuis le niveau de l’établissement jusqu’à l’échelon international. Les actes de ce colloque, édités par la Commission, sont disponibles auprès du secrétariat. Le nouveau métier d’enseignant à l’heure de l’éducation pour tous, colloque euro-africain, Dakar, 16-19 juin 2003 En 2003, la Commission a poursuivi ses réflexions en élargissant son horizon au continent africain. Ainsi en juin dernier, conjointement avec la Commission sénégalaise pour l’Unesco, la Commission française a organisé un colloque à Dakar sur le « nouveau métier d’enseignant à l’heure de l’éducation pour tous ». Compte rendu téléchargeable en PDF |
|
Article sur la Commission Française et les activités du Comité éducation paru dans Canal Éducation, le magazine du CNED, en mars 2004 Contribution de la Commission au débat national sur l'avenir de l'école Sur ce sujet vous pouvez également consulter le site du débat nation sur l'avenir de l'école: www.debatnational.education.fr |