Comité
des sciences exactes et naturelles
Comité des sciences humaines et sociales
Rapports et Documents
Les questions traitées par les deux comités recouvrent
les sciences exactes et naturelles, les sciences sociales et humaines,
la philosophie et l'éthique. Les comités spécialisés
étudient les questions relevant des programmes de l'UNESCO en réunions
plénières ou au sein de groupes de travail constitués
en tant que de besoin (Conférence générale, Conférences
mondiales). Les comités s'impliquent également dans la préparation
et le suivi de manifestations, de colloques et de séminaires.
Jusqu'au printemps 1999, les réunions des deux comités
ont été essentiellement consacrées à la contribution
de la France à la "Conférence sur la science pour le XXIème
siècle : un nouvel engagement" que l'UNESCO organisait à
Budapest (Hongrie) en juin 1999. Plusieurs groupes de travail transdisciplinaires
ont mené des réflexions sur "Femmes, sciences et technologie",
"Sciences et développement", et "Science et éthique" et,
dans le cadre d'une collaboration avec l'Association Descartes, sur "Science
et politique", "Sciences et culture" et "Éducation et science".
Les textes résultant de ces travaux ont été réunis
en un document présenté en français et en anglais
à la Conférence de Budapest.
Toujours dans le cadre d'un travail transdisciplinaire réunissant,
outre les deux comités des sciences, ceux de l'éducation
et de la communication, le colloque "L'Éducation à la science",
prévu en octobre 2000 au Palais de la découverte à
Paris, a pour objectif, après le tenue de la Conférence mondiale
sur l'enseignement supérieur et de la Conférence mondiale
sur la science, de réfléchir à l 'enseignement des
sciences. Il réunira des spécialistes de l'éducation
scientifique, des enseignants, des responsables de musées, des journalistes,
des éditeurs...
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Centre International de Mathématiques
Pures et Appliquées
International Center for Pure
and Applied Mathematics
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Activités propres au Comité
des Sciences humaines et sociales:
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"L'inscription sociale de la Science" a réuni en novembre 1998
à Paris une centaine de participants représentant vingt-trois
commissions nationales européennes. Le rapport général
a constitué une contribution importante à la préparation
de la Conférence de Budapest. Les objectifs étaient d'analyser
le renouvellement du débat autour du rapport recherche/société,
en prenant en compte les dimensions actuelles de ce rapport (contractualisation
et médiatisation de la recherche ; effets de l'internationalisation),
et en se montrant attentif à la diversité de ses formes,
selon les disciplines comme selon les pratiques nationales.
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Le colloque sur "Les sciences sociales en Afrique sub-saharienne : bilan
et perspectives" s'est tenu en juin 1999 à Libreville (Gabon). Il
a été réalisé en collaboration avec la Commission
nationale gabonaise. Plus de 200 personnes venues de 19 pays africains
et européens y ont participé. Les objectifs étaient
de renforcer les capacités de la recherche africaine, par une meilleure
circulation de l'information entre les trois univers linguistiques, francophones,
anglophones et lusophones, de contribuer à la formation de jeunes
chercheurs et d'élaborer des réponses aux problèmes
sociaux rencontrés par les décideurs africains, principalement
au niveau des pouvoirs locaux.
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Le Colloque international "Les sciences sociales dans le monde arabe
d'aujourd'hui" s'inscrit dans la continuation du colloque de Libreville
et s'efforcera de comparer les expériences, de favoriser les échanges
et de susciter des projets communs dans la problématique de l'articulation
entre la demande sociale et les connaissances élaborées.
Véritable rencontre de travail et prélude à des échanges
réguliers et fructueux, il sera organisé en collaboration
avec la Commission nationale marocaine et rassemblera une centaine de participants
en mai 2001 à Rabat.
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Les programmes scientifiques de l'Unesco
L'Unesco a mis en place depuis 1960 cinq programmes scientifiques, internationaux
et pluridisciplinaires, situés à l'interface de l'environnement
et du développement et conjuguant la recherche, la formation de
chercheurs et l'information des décideurs politiques : la Commission
océanographique intergouvernementale (COI),
le Programme sur l'homme et la biosphère (MAB),
le Programme Gestion des transformations sociales (MOST),
le Programme hydrologique international (PHI)
et
le Programme international de corrélation géologique
(PICG).
Les comités français de ces programmes ont la charge
de proposer des thèmes de travail et de coordonner les projets adoptés
par l'Unesco avec les politiques nationales de recherche. Les liens unissant
la Commission nationale aux comités français des programmes
scientifiques sont forts : les présidents sont membres de droit
de la Commission et la gestion des comités est assurée par
l'Association pour l'éducation, la science et la culture, support
juridique de la Commission française.
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Les comités français de ces programmes proposent des thèmes
de travail et coordonnent les projets adoptés par l'UNESCO. Ils
ont réalisé en commun en 1997 un "Guide méthodologique
de gestion intégrée des zones côtières": si
le volume 1 était avant tout un guide pour l'organisation des données
naturelles, le volume 2, qui sera publié en 2001, prendra en considération
les aspects sociologiques et économiques des zones côtières.
Dans le souci de renforcer encore la transversalité entre les programmes,
garante d'une action efficace dans la perspective d'un développement
durable, la Commission française a organisé le 27 mars 2000
une rencontre afin de définir, à partir des activités
des comités, de nouvelles actions dans le domaine de la coopération
internationale et intersectorielle.
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La
Commission océanographique intergouvernementale (COI))
La Commission océanographique intergouvernementale est chargée,
en plus des recherches concernant les sciences de la mer, de la mise en
valeur et de la protection des zones côtières et de la gestion
des ressources marines. Elle dispose d’une autonomie plus grande que les
autres programmes de l’Unesco pour ce qui concerne la définition
des projets et la gestion de leur financement. L’intérêt des
travaux de la Commission n’est pas à démontrer pour la France,
deuxième superficie maritime mondiale. Nous avons été
réélus en 1999 pour deux ans au conseil exécutif en
recueillant le plus grand nombre de voix. L’assemblée générale
de juillet 1999 a également élu un nouveau Président,
M. Su Jilan (Chine).
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L'objectif du Comité français de la COI est que la Commission,
au sein de l'UNESCO et dans ses domaines de responsabilité, puisse
fédérer tous ceux qui ont la capacité et la volonté
d'apporter des réponses scientifiques et techniques aux besoins
exprimés dans le domaine de l'océanographie. Il poursuivra
son travail sur les besoins intersectoriels, les zone côtières
en particulier, et veillera par ailleurs à soutenir les pays africains
francophones, ceux-ci étant absents d’un conseil exécutif
quasiment totalement anglophone.
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Le
programme sur l'Homme et la biosphère (MAB)
Programme centré sur l’aménagement
durable des écosystème terrestres, le MAB met depuis plus
de trente ans l’accent sur la protection et l’exploitation de la diversité
biologique et développe des relations homme-nature dans une perspective
humaniste et ouverte. Sa force principale réside dans son réseau
de plus de 350 réserves de biosphère réparties dans
90 pays (la France en compte dix), qui s’efforcent de constituer des sites
modèles d’étude et de démonstration des approches
de la conservation et du développement durable au niveau régional
en combinant la conservation, le développement et l’appui logistique.
La fonction du Conseil international est de poursuivre la création
de réserves sur des bases de plus en plus strictes et de procéder
à leur évaluation périodique au bout de dix ans d’existence.
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Le Comité français du MAB
joue un rôle majeur dans les activités du Programme. Il oeuvre
activement avec la division des Sciences écologiques pour faire
de la réserve de Fontainebleau (créée en 1998) une
vitrine du programme dans notre pays. La "Méthode d’élaboration
de guides à la gestion pour les réserves de biosphère",
réalisée par le Comité français et publiée
par l’Unesco en français et en anglais connaît un vif succès.
Les préoccupations du comité français du MAB rejoignent
celles de son homologue de la COI qui souhaite renforcer les actions dans
le domaine des domaines continentaux et de la biologie marine.
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Le
programme Gestion des transformations sociales (MOST)
Créé en 1993, le programme MOST a pour objectif de
soutenir une recherche internationale, interdisciplinaire et comparative
pour l’élaboration de politiques dans le domaine des transformations
sociales contemporaines. L’enthousiasme suscité par la création
du Programme a peu à peu laissé place à l’inquiétude
devant la faiblesse des ressources disponibles. Suite à une évaluation
à mi-parcours, un nouveau plan d’action a été proposé
pour 1999-2002. Celui ci propose en particulier « une meilleure exploitation
des résultats de la recherche en sciences sociales sur l'élaboration
des politiques publiques et la prise de décision », ce qui,
selon le comité français, suppose résolu le problème
de l'absence d'interférence entre les sphères autonomes du
politique et de la recherche. La France estime donc qu’une réflexion
en amont serait nécessaire, et approuve également l'idée
d'une étude sur le concept même de transformations sociales,
ainsi que sur les modalités régionales de gestion et de régulation
de ces transformations.
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Les activités du MOST,
principalement sur le thème de la gouvernance, sont à l'interface
de tous les programmes scientifiques. Au sein de l'UNESCO, une des
tâches du comité sera de recentrer vers des projets
en provenance d'Afrique et d'autres pays en voie de développement
un programme qui semble attirer exclusivement le monde occidental.
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Le
programme hydrologique intergouvernemental (PHI)
Le PHI a fondamentalement pour objectif l’approfondissement
des connaissances en matière d’hydrologie, et la mise à disposition
de la société de ces connaissances en vue de la satisfaction
des demandes sociales liées à l'eau (en particulier comme
matière première) et aux milieux aquatiques.
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Un des principaux sujets d'inquiétude du comité français
du PHI, qui entretient
des relations étroites avec l'Association
Internationale des sciences hydrologiques,est
la prise en charge de la gestion de l'eau par les hydrologues alors que
la partie scientifique du programme s'amenuise. Devant les défis
de l'eau dans les prochaines années, le comité considère
nécessaire de créer une interface avec des disciplines plus
liées à l'environnement.
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Le
Programme international de corrélation géologique (PICG)
Créé en 1972 à l’initiative de l’Unesco et de
l’Union internationale des sciences géologiques,
le Programme international de corrélation géologique est
centré sur la recherche concernant les ressources naturelles énergétiques
et minérales non renouvelables et sur l’accroissement des connaissances
des processus et des concepts géologiques. Programme interdisciplinaire
couvrant toutes les branches des sciences géologiques, le PICG entretient
des rapports étroits avec les sciences de la biosphère et
de l’hydrosphère.
Le
PICG est un programme non-gouvernemental, géré par un
Comité scientifique de 16 membres (dont un français), qui
approuve les projets scientifiques lors de sa réunion annuelle.
Le PICG n’étant pas un organisme de financement, les chefs de projet
disposent de crédits restreints alloués par le programme
pour les aider à tenir des réunions d’organisation. Les fonds
destinés aux activités de recherche sont fournis aux chercheurs,
à titre individuel, par les organismes de financement de chaque
pays.
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Pour le Comité français du PICG, les projets en coopération
(avec le MAB par exemple) n'ont
un effet porteur sur les instances que s'ils reposent sur des choses concrètes.
Une intensification de la coopération impliquera, comme pour d'autres
actions, d'attirer de jeunes géologues vers le programme.
Par ailleurs, alors que la France est quasiment absente des programmes
de l'UNESCO sur les risques naturels, il conviendrait de remédier
à cette situation.
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Les actions à envisager impliquent des questions fondamentales
touchant aux relations Nord-Sud, aux relations au sein de l'UNESCO et à
la construction d'une société civile européenne. Elles
seront dans les prochains mois la priorité du comité des
sciences exactes et naturelles de la Commission française, qui
agira en étroite coopération avec le comité des sciences
humaines et sociales.
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RAPPORTS ET DOCUMENTS
Sciences Exactes et Naturelles
"35ème session du Comité exécutif de la Commission Océanographique Intergouvernementale"
4-14 juin 2002 -UNESCO, Paris
"15ème session du Conseil du Programme Hydrologique Intergouvernemental"
17-22 juin 2002
"Réunion du Comité International de Bioéthique pour l’élaboration d’un instrument international sur les données génétiques"
1er-2 juillet 2002-UNESCO, Paris
Suivi des Programmes
Sciences Humaines et Sociales
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