RESEAUX ET PARTENARIATS

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Les Ecoles Associées

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L'un des principaux objectifs de l'UNESCO a toujours été de promouvoir la paix et la coopération internationale par l'éducation.

L'acte constitutif de l'UNESCO signé en 1945 et ratifié par 20 Etats membres le 4 novembre 1946, proclame : " l'Organisation a comme objectif de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant par l'éducation, la science et la culture la collaboration entre nations, afin d'assumer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion".

Le système des écoles associées de l'UNESCO (SEA) lancé en 1953, est un réseau créé pour favoriser la prise de conscience par les jeunes des valeurs fortes de respect des droits de l'homme, de tolérance, de résolution non violente des conflits, d'éveil à la compréhension internationale et de respect de l'environnement.

Aujourd'hui plus de 6305 écoles dans 164 pays appartiennent à ce réseau.

  • Les Ecoles associées ne sont pas distinctes des autres.
Ce sont des écoles pleinement intégrées au système national d'éducation qui sont à même, grâce à leurs projets pilotes et à leurs rapports avec l'UNESCO, de contribuer à améliorer les programmes, les méthodes et les matériels pédagogiques aux fins de la paix, de la compréhension et de la coopération internationale.

La France, l'un des premiers pays à adhérer au Système des Ecoles associées, possède un réseau comprenant actuellement 115 établissements répartis dans une quarantaine de départements (y compris les départements d'Outre-Mer).
         Tous les niveaux scolaires y sont représentés. On compte :

  • 25 écoles maternelles
  • 43 écoles primaires
  • 25 collèges
  • 22 lycées dont plusieurs lycées techniques et professionnels.
Le réseau national reflète une grande variété d'écoles telle qu'elle existe dans l'ensemble du système des écoles associées. En effet, aux écoles publiques qui composent la majorité du réseau, s'ajoutent quelques écoles privées et expérimentales, des écoles internationales et des écoles à caractère religieux ainsi que 2 I.U.F.M, 1 C.D.D.P, 1 I M P R O, 4 associations (Scouts de France et U Marinu ainsi que 2 associations de professeurs d'histoire et géographie) et 1 centre d'initiation aux droits de l'homme.

Le réseau vise surtout à mobiliser les établissements afin d'entreprendre des projets pilotes renforçant le rôle de l'éducation dans la promotion d'une culture de la paix et de la tolérance, les jumelages entre écoles participantes ainsi que des échanges de matériel, d'enseignants et d'élèves.

  • Les établissements qui participent au réseau agissent autour de 4 thèmes principaux:
les problèmes mondiaux et le rôle du système des Nations unies dans la recherche de solutions
les droits de l'homme, la démocratie et la tolérance
l'apprentissage interculturel
les questions d'environnement

     De plus des projets pilotes sur des thèmes spécifiques appelés "projets phares" lancés à l'intérieur du SEA, au niveau régional et interrégional, ont pour but d'expérimenter de nouvelles approches et méthodes éducatives afin de les inclure dans les systèmes éducatifs nationaux. Tel est le cas, par exemple, du projet éducatif sur le traite négrière qui mobilise d'une part des écoles d'Europe, des Caraïbes et d'Afrique et d'autre part des établissements de différents pays de l'Océan indien.


« Rencontre de la fraternité »

"Le Sport au service de la Culture et de la Paix" Dinard et Saint Malo
12 au 17 Juin 2001








Le pari était hasardeux. Réunir cinq cents jeunes, filles et garçons, de soixante pays pour ouvrir les voies d'une prise de conscience de la fraternité à travers une rencontre sportive était parmi les activités de l'UNESCO une expérience très nouvelle. Bravant les obstacles que multiplient les antagonismes politiques, voire les incompatibilités linguistiques, ces jeunes ont su montrer que la compétition n'est pas l'hostilité, que le dépassement de soi l'emporte sur le dépassement d'autrui, que la tolérance porte ses fruits au bénéfice de chacun, que le respect de l'autre et celui des règles librement acceptées sont aussi nécessaires dans la vie sociale que dans le déroulement des jeux, et qu'on ne perd jamais son temps quand on cherche à comprendre les autres.

Par la rigueur qu'il exige de chacun, le sport ne rappelle pas moins qu'il n'est aucun droit sans devoir, et que le droit d'autrui est assuré par les devoirs que l'on se reconnaît.

La Commission nationale française est heureuse d'avoir eu sa responsabilité dans cette grande fête de la fraternité. Si les jeunes savent intégrer cette vertu dans les enthousiasmes de leur âge, les adultes qu'ils seront bientôt auront compris, on peut l'espérer, que les droits de l'homme ne sont pas une abstraction et qu'il revient à chacun d'en prendre sa part à chaque instant du jeu social.

On parle toujours des droits de l'homme, au pluriel, et c'est à juste titre. Leur diversité rend singulièrement difficile leur approche, mais cette diversité même fait qu'ils sont et doivent être la préoccupation de tous et à tous les instants. Rien ne serait pire que de les cantonner dans un domaine particulier, qu'il soit philosophique ou juridique. La Commission nationale française s'attache très fortement à cette vue transversale grâce à laquelle les droits de l'homme sont un enjeu en soi, non pour soi.



« Activités »

Rencontre inter-académique du “Grand-Est”
Saline royale d’Arc et Senans
12 avril 2001


Organisée par la Commission nationale, en coopération avec la Délégation académique aux relations internationales et à la coopération (DARIC) de l’Académie de Besançon et placée sous la haut patronage de Mme le Recteur, cette rencontre a réuni une cinquantaine d’enseignants issus des écoles associées des académies de Besançon, Dijon, Reims et Strasbourg.
L’objectif de cette rencontre était de contribuer à mutualiser les actions éducatives à dimension internationale, de favoriser le croisement des réseaux afin de développer les innovations et de faire des propositions en faveur de la formation des maîtres à l’interculturel.
Dans la matinée des exposés intitulés respectivement : - éduquer au développement et à la solidarité internationale comme contribution à l’apprentissage de la citoyenneté - mettre en place des dispositifs de formation favorisant la création d’un profil d’enseignant médiateur culturel - éduquer à l’environnement et au développement durable - faire connaître, soutenir, nourrir et piloter les innovations pour qu’elles se développent et qu’elles soient utiles à tous - ont permis de lancer la réflexion des trois ateliers qui ont suivi.
Cette journée a été l’occasion d’observer la progression de l’interculturalité dans l’enseignement en France et de faire un état des lieux des projets associant des écoles de part et d’autre de la Méditerranée. Par ailleurs le profil des enseignants, médiateurs culturels, préparés pour intervenir auprès de publics hétérogènes a été évoqué.
Les participants ont convenu de l’intérêt de la mise en place de relations avec un partenaire tiers de l’étranger comme facteur d’intégration de ces publics et ont souhaité que les écoles s’inscrivent dans une dynamique de coopération décentralisée.
De plus, ils se sont posé la question de savoir si plutôt que de former à l’interculturel, il ne vaudrait pas mieux former par l’interculturel.



Créer une école associée

 Pour participer au réseau, un établissement scolaire doit remplir un certain nombre de critères:
 - contribuer de manière active au renforcement des buts et principes établis par l'Acte constitutif de l'UNESCO,
 - développer l'idée d'un apprentissage interculturel,
 - construire un réseau en cherchant à coopérer avec différents partenaires (ONG, médias, entreprises ainsi qu'avec l'ensemble des autorités éducatives) et d'autres réseaux,
 - porter toute son attention à apprendre à vivre ensemble.

Les demandes de participation au Système des Ecoles Associées sont à adresser à la Commission française qui est chargée de la coordination nationale

  • Commission française pour l'UNESCO-
  • 57 Bd des Invalides 75700 Paris 
  • Tel : 01 53 69 30 05
  • Fax : 01 53 69 32 23
  • Mél : marie-paule.belmas@diplomatie.fr

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