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L'économie de l'immatériel Les idées, c'est capital En revanche, la copie de l’original d’un logiciel n’a qu’un coût marginal, celui de son support physique ou de son transfert. Des internautes séparés par des milliers de kilomètres peuvent le «consommer» simultanément. Et il ne s’use pas si l’on s’en sert, bien au contraire. Cette métaphore schématise toute la différence entre l’économie industrielle et l’économie de «l’immatériel», dite aussi du «savoir», de «l’information», du «flou» — elle reste très difficile à cerner. Les idées, les images, les connaissances y prennent le pas sur les produits, les machines, les matières premières. La maîtrise de l’énergie avait accouché de la société industrielle, la maîtrise du traitement et de la circulation de l’information a lancé l’économie de l’immatériel. Elle s’affirme dans quatre secteurs phares: les technologies de l’information et de la communication; la propriété intellectuelle: brevets, marques, publicité, services financiers (mais ils mériteraient un dossier complet à eux seuls); les banques de données et les jeux; les biotechnologies. Les règles traditionnelles de l’économie sont-elles désormais enterrées, comme l’affirment les gourous de cette «nouvelle» économie? Sur le plan mondial, ces nouveaux outils technologiques vont-ils creuser ou au contraire combler les inégalités? Et un travail plus riche en savoirs deviendra-t-il personnellement plus enrichissant? L’ampleur et les conséquences de la montée de cette économie de l’immatériel, voire sa réalité même, restent âprement débattues. |