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«S’amuser encore et encore» aux États-Unis Amy Otchet, à West Chester, Etats-Unis. |
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Les retraités
américains aisés affluent dans des «villages» dont les
jeunes sont exclus. Nouveaux «ghettos» ou paradis?ême où les structures
desrandes famillee où les s des grandes famillestrationnelles A première vue, on se croirait dans un quartier ordinaire de la classe moyenne américaine. Mais en ce mardi matin, la plupart des autres banlieues sont désertes parce que les enfants sont à l’école et les adultes au travail. Celle-là est très active: des joueurs de golf s’en vont vers leurs 18 trous, des joggers transpirent et des couples se dirigent vers un restaurant pour une conférence sur l’histoire de l’art. Dans ce «village» où les escaliers sont rares, tout est conçu pour des personnes âgées, jusqu’aux deux boutons «anti-panique» — l’un dans le salon, l’autre dans la chambre — pour alerter les gardiens en cas d’urgence médicale ou de vol. «C’est ça l’Amérique!», s’exclame en riant Michael Skyes, constructeur à Hershey’s Mill. «On vend à la fois une maison et un style de vie. Nos clients sont des “baby boomers” de l’après-guerre. Ils estiment qu’ils ont assez travaillé pour mériter une vie sans souci». Outre le tennis et la piscine, quantité d’activités sont organisées, du cours de yiddish au bingo. Pendant ce temps, les équipes d’entretien s’occupent des massifs de fleurs et les gardiens patrouillent. Les murs de béton dressés autour de ce «village» donnent à ses habitants un sentiment de sécurité et de prestige. Ici, pas d’adolescents avec leur musique à fond. La loi fédérale qui s’applique à tous les «villages de vieux» énonce que 80% des maisons doivent être occupées par au moins une personne de plus de 55 ans. Les 20% restants sont accessibles aux plus de 43 ans, mais aucun résident ne doit avoir moins de 18 ans. «Vivre à mon âge, c’est s’amuser, encore et encore, dit Tom Carroll, âgé de 62 ans. Fini les enfants à aider et les listes de choses à acheter! Ici, les trois quarts des gens sont retraités. Mais ça ne veut pas dire qu’on est inactif». Tom conduit le visiteur vers l’atelier du village, où il dévoile fièrement la maison de poupée qu’il bricole pour ses petits-enfants. «Nous en avons 10, et huit d’entre eux vivent dans un rayon de 30 km. On ne peut rêver mieux.» L’emplacement des pots de fleurs Beaucoup de gens préfèrent s’installer non loin de leurs enfants plutôt que dans des maisons de retraite au soleil de la Floride. Au total, près de 10% des Américains de plus de 55 ans vivent dans ces «villages» qui se multiplient. Bill Hoffman, lui, a décidé de ne pas s’installer à Hershey’s Mill: «ça peut être déprimant de n’être entouré que de vieux». Chuck Hennessy, de son côté, vient de contracter un crédit pour y acheter une maison. «Là où j’habite en ce moment, dit-il, j’ai des voisins de toutes les couleurs, des couples ou des célibataires. J’aime ce mélange mais, à part une fête par-ci par-là, on ne se rencontre guère.» A Hershey’Mill, son nouveau voisinage sera blanc, à une écrasante majorité. «Mon mari et moi avons emménagé ici parce que nous savons que, si l’un d’entre nous meurt, l’autre sera intégré dans une communauté de gens de notre âge, avec des activités à sa portée», déclare quant à elle Lucille Jorgenon. L’envers de la médaille, ce sont les nombreuses règles à respecter: rideaux blancs aux fenêtres ou aires de jeux spéciales pour les enfants par exemple. «Le problème se pose quand nos petits-enfants nous rendent visite, admet Mary Turney. J’ai le droit de faire du roller mais pas mon petit-fils de six ans». Son mari Bob ajoute: «Beaucoup de gens ont du mal à se plier aux règles de groupe, mais ils y arrivent. Il y a aussi ceux qui adorent chipoter sur des détails, comme l’emplacement des pots de fleurs. Ceux-là n’ont rien d’autre à faire»... |
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