Sols au bord de l’épuisement

Sophie Boukhari

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Les méfaits de l’érosion
au Burkina Faso.

Qu’est-ce qu’un sol?

Le sol est l’épiderme, la couche superficielle de la Terre, épaisse de quelques millimètres à plusieurs dizaines de mètres. Il recouvre les deux tiers des terres émergées mais seules 22% de ces dernières sont cultivables (soit seulement 5,5% de la surface totale de la planète).
Le sol se constitue à partir d’une roche-mère, qui s’altère et se transforme sous les effets conjugués de la vie animale et végétale, de l’eau et de l’air. «Au départ, raconte le naturaliste français Yves Coineau, il n’y a que de la roche; puis un lichen s’installe dessus, des animaux viennent le manger et des poussières continuent de s’accumuler. Alors, une graminée peut apparaître, qui va attaquer un peu la surface de la roche avec ses racines. Elle va fabriquer de la matière organique, qui se décomposera sur place et se mélangera aux débris de la roche. Petit à petit, une petite plaque de terre va se constituer. C’est un processus très lent.» Pour atteindre un centimètre d’épaisseur, un sol peut mettre entre 50 ans et 1 000 à 2 000 ans, suivant sa localisation. C’est donc une ressource difficilement renouvelable.
Le sol est le plus méconnu des grands milieux de la planète. «99,9% des gens, qu’ils soient enseignants ou décideurs, ne savent pas définir un sol», déplore l’ancien président de l’Union internationale des sciences du sol, Alain Ruellan. D’abord parce qu’il n’est pas visible. Il faut faire un effort pour le regarder, se baisser, creuser des trous. Et surtout, «le sol, source de vie, est identifié à la mort, puisqu’on y enterre les cadavres.»






«Le sol est un patrimoine qu’il faut protéger, entretenir, comme l’eau, la forêt, l’air. Son rôle environnemental devrait être mieux apprécié»







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La dégradation des sols due aux activités humaines





La faim et la terre

La dégradation des terres menace-t-elle notre alimentation? A première vue, non. A l’échelle de la planète, seule la moitié des terres cultivables est encore exploitée. Mais cette réalité n’est que faussement rassurante. Rien ne sert en effet de disposer de bons sols s’il est impossible de les mettre en valeur. Or, l’eau et la population font souvent défaut là où les sols sont riches.
Au Moyen-Orient, en Asie du Sud et de l’Est, là où la pression démographique est forte, il n’y a plus de nouvelles terres à conquérir et les risques de dégradation ne font qu’augmenter. En revanche, en Amazonie, en Sibérie, dans certaines parties d’Afrique comme le Zaïre, il y a quantité de terres vierges mais quasiment personne pour les exploiter. Pour combler le décalage entre l’offre et la demande, certains Etats ont tenté de déplacer leurs populations. Ces opérations se sont généralement soldées par des échecs cuisants. «Des agriculteurs se sont ainsi retrouvés à mendier dans les villes, constate le pédologue algérien Rabah Lahmar. Dans son récent ouvrage, Des sols et des hommes1, il raconte la désastreuse expérience tentée par les autorités indonésiennes, qui ont envoyé certaines populations de Java défricher et exploiter l’île de Bornéo.
Que faire de terres fertiles sans eau? On mesure l’ampleur du problème quand on sait que les surfaces irriguées n’augmentent plus que de 1% par an, tandis qu’elles croissaient de 10% dans les années 60 et 70.
Le cocktail croissance démographique/
dégradation des sols pourrait donc devenir explosif et entraîner une multiplication des conflits sur les terres utiles. Alors que les besoins en nourriture ne vont cesser d’augmenter, la disponibilité en terres arables par habitant dans les pays en développement devrait diminuer de près de moitié d’ici 2010, prévient la FAO. Elle passera de 0,85 à 0,4 hectare par tête. La question agricole ne fait donc qu’apporter de l’eau au moulin des experts les plus alarmistes.

1. Editions Charles Léopold Mayer, Paris, 1998.


Vers une convention internationale

«En raison de la longue période nécessaire au processus de formation des sols, il est essentiel de ne pas continuer à perdre un temps précieux avant de procéder à une réorientation concrète vers une gestion durable des sols. Il est pour cela impératif d’élargir la convention sur la désertification et de la faire déboucher sur une convention générale sur les sols.» Le petit texte introductif à la proposition de convention sur l’utilisation durable des sols annonce clairement la couleur. La convention sur la désertification, adoptée dans la foulée du Sommet de la Terre (Rio de Janeiro, juin 1992) et entrée en vigueur en décembre 1996, n’est pas à la hauteur des enjeux. Cette «convention pour l’Afrique», comme on l’avait un temps surnommée, ne concerne en effet que les zones arides ou semi-arides. Ce n’est qu’une étape. «La désertification est un problème localisé alors que la dégradation des sols touche toute la planète», résume Alain Ruellan, ancien président de l’Union internationale des sciences du sol (UISS).
Les scientifiques se sont donc mobilisés. Un premier texte a été publié en juillet 1998 par les fondateurs du Projet Tutzing «Ecologie du temps». L’idée de rédiger une nouvelle convention était dans l’air depuis la conférence de Rio, explique Martin Held, qui dirige ce groupe de réflexion multidisciplinaire basé à l’Académie évangélique de Tutzing, dans la banlieue sud de Munich (Allemagne). «Puis des grands spécialistes de l’environnement, comme l’Américain David Pimentel, de l’Université Cornell de New York, et Hartmut Grassl, directeur du Programme mondial de recherche sur le climat, nous ont demandé de rédiger un projet de convention».
Lors d’une rencontre qui s’est tenue à Tutzing du 22 au 25 novembre 1998, l’UISS a été chargée de lancer une vaste consultation internationale sur le texte, notamment auprès de tous les utilisateurs du sol: agriculteurs, urbanistes, ONG, etc. Le processus en vue de son adoption par les Nations unies ne fait donc que commencer. S’il devait durer aussi longtemps que celui qui a mené à la convention sur la désertification, le nouveau traité pourrait sortir de terre aux alentours de… 2015.

Qui se soucie du sol? Ce grand malade est pourtant très précieux: non seulement il nous nourrit, mais il assure aussi maintes fonctions vitales pour les écosystèmes et l’équilibre climatique de la planète.

«On boit l’eau, on respire l’air mais on ne mange pas le sol. Il ne nous nourrit qu’indirectement.» C’est sans doute ce qui en fait le grand oublié de l’environnement, estime le pédologue1 autrichien Winfried Blum, secrétaire général de l’Union internationale des sciences du sol (UISS). Comme la plupart de ses collègues, il pense qu’il est temps d’arrêter le massacre. «Il faut alerter l’opinion. Nous sommes en train de détruire notre base de vie.»
En l’absence de données régulièrement mises à jour, le rythme et l’intensité de la dégradation des sols sont sujets à controverse. Pour une même région, signale l’Institut français de recherche pour le développement, les estimations peuvent varier du simple au double.

Un diagnostic quasi unanime
En Afrique par exemple, le phénomène est particulièrement surestimé car il est associé à la désertification. Or, dans les territoires situés au sud du Sahara, les sols ne sont pas forcément abîmés. La désertification peut être la conséquence d’une série d’années de sécheresse, explique Alain Ruellan, ancien président de l’UISS. «Le sol n’attend parfois que la pluie et les agriculteurs pour renaître à la vie.»
Reste que le diagnostic des scientifiques est quasi unanime: la dégradation des sols sous l’effet des activités humaines ne cesse de s’accentuer dans le monde. Les sols sont des milieux vivants et fragiles, qui abritent d’intenses échanges biologiques et physico-chimiques. Ils se dégradent quand l’érosion entraîne plus de terre et de matière vers les rivières ou les mers que ce que la nature produit. Les sols s’épuisent aussi lorsque leurs propriétés n’ont pas la possibilité de se régénérer naturellement ou grâce à des apports externes, de fumier par exemple.
Sur le plan mondial, une superficie équivalant à celle du Royaume-Uni, soit plus de 200 000 km2, s’érode chaque année, rappelle W. Blum. «Mais l’érosion n’est pas le problème principal», ajoute A. Ruellan. Il souligne la gravité des phénomènes de tassement des sols, qui modifient leur activité biologique et la circulation de l’eau. De manière plus générale, le bilan de la dégradation des sols dressé par l’International Soil Reference and Information Centre (ISRIC), basé aux Pays-Bas, n’est guère rassurant. Le phénomène touche actuellement plus de 20 millions de km
2. Au moins 12 millions, soit une superficie supérieure à celle de la Chine, se sont dégradés sous l’effet d’activités humaines depuis 50 ans, estime la FAO. Le surpâturage en aurait endommagé 6,8 millions (dont 2,4 en Afrique et deux en Asie) et la déforestation près de six millions. Ces deux phénomènes entraînent un appauvrissement du sol en le privant notamment de la matière organique que lui apportait le couvert végétal et en supprimant les obstacles à l’érosion. Par ailleurs, la mauvaise gestion agricole a malmené 5,5 millions de km2 et la collecte de bois de feu 1,4 million. Quant aux villes et à l’industrie, elles se sont étendues au détriment de plusieurs centaines de milliers de km2 de bons sols. Aux Etats-Unis, 30 000 km2 de terres agricoles ont été perdues entre 1967 et 1975 du fait de l’urbanisation, de la construction de routes et de l’exploitation minière.

Brésil: les ravages des cultures d’exportation
L’avenir s’annonce encore plus sombre. Au rythme actuel de la dégradation, prévient la FAO, 2,5 millions de km
2 de terres cultivables pourraient devenir improductifs d’ici 2050. Selon l’ISRIC, l’érosion par l’eau est de loin le principal facteur de dégradation des sols. Elle concerne environ 11 millions de km2. Puis viennent l’érosion par le vent (5,5 millions de km2) et l’effet des produits chimiques (2,4 millions de km2). Les sols affectés par la pollution ne couvriraient que 220 000 km2, dont près de 90% en Europe.
Depuis plusieurs décennies, le monde en développement a emboîté le pas des pays industrialisés en intensifiant ses pratiques agricoles. Le cas du Brésil est éloquent. L’histoire de la dégradation des sols a commencé il y a quatre siècles, avec l’arrivée des Européens et les premières vagues de déforestation, explique le pédologue José Pereira de Queiroz Neto. Elle s’est accélérée au xixe siècle avec l’extension des plantations de café et de canne à sucre. A partir des années 70, le passage aux cultures d’exportation a provoqué de véritables ravages. En cinq ans, entre 1975 et 1980, le Brésil s’est notamment hissé au rang de troisième producteur mondial de soja, derrière les Etats-Unis et la Chine. Il est du même coup devenu l’un des pays où l’on applique les plus grosses quantités de produits agrotoxiques à l’hectare. «On est passé de la petite propriété pratiquant une agriculture de subsistance à la grande propriété hautement mécanisée — les achats de machines agricoles ont crû de 2 000% entre 1975 et 1995. Cette évolution a bouleversé la structure et l’activité biologique du sol et multiplié l’érosion des terres par quatre ou cinq», estime le chercheur brésilien. Aujourd’hui, le seul Etat de São Paulo perd, selon lui, 200 à 250 millions de tonnes de terres par an, un chiffre qu’il faudrait multiplier par 30 pour obtenir une estimation à l’échelle nationale.

Des puits de gaz à effet de serre
Jusqu’ici, les sols ont été essentiellement considérés comme un support pour d’autres activités, explique le Français Marc Latham, directeur du Centre national d’études agronomiques des régions chaudes. A tort. Car la ressource est limitée. «Le sol est un patrimoine qu’il faut protéger, entretenir, comme l’eau, la forêt, l’air. Son rôle environnemental devrait être mieux apprécié.» Et il n’est pas mince. L’épiderme de la Terre est un formidable et fragile réacteur biologique qui alimente le garde-manger des plantes. Il sert aussi d’habitat à la plupart des espèces animales terrestres et garantit la qualité de l’eau, qui est filtrée lorsqu’elle le traverse. Il participe enfin aux grands équilibres climatiques.
Les sols ont récemment fait irruption dans le débat scientifique sur le réchauffement de la planète. «Ils sont à la fois une source et un puits de gaz à effet de serre», explique W. Blum. Les sols rejettent de grandes quantités de gaz carbonique. Quand l’activité humaine provoque l’érosion ou la perte de sols, ils ne sont plus assez profonds ni riches pour stocker le carbone. Le CO
2 est relâché dans l’atmosphère ou transporté directement vers la mer. Le sol est par ailleurs responsable du tiers des émissions totales de méthane, en particulier dans les rizières des pays tropicaux. Il produirait aussi 70% des rejets de protoxyde d’azote, dans les zones de culture intensive où les rendements sont dopés à grands coups d’engrais azotés. Les sols sont également un fabuleux réservoir de gaz à effet de serre. Ils contiennent surtout deux fois et demie plus de carbone, retenu dans leur matière organique (humus et biomasse), que toute la végétation de la planète, affirme W. Blum. La teneur des sols en carbone peut considérablement varier selon leur nature. Un sol désertique, qui contient 0,1% à 0,2% de matière organique, en piège beaucoup moins qu’un sol forestier (2% à 8% de matière organique) ou qu’une tourbière (jusqu’à 90%).
La question, encore sans réponse, est de savoir si les sols absorbent plus de gaz à effet de serre qu’ils n’en produisent. Autrement dit, peuvent-ils fixer et stocker l’excédent de gaz carbonique produit que les activités humaines, qui contribue au réchauffement de la planète? «Cela dépend beaucoup des conditions locales, répond W. Blum. Les plus favorables sont les sols profonds sous forêt dans les zones tempérées d’Europe ou dans certaines régions tropicales.» On pourrait également recréer des puits de carbone, en reboisant le plus de surface possible, en priorité dans les zones dégradées devenues inexploitables pour l’agriculture.
Les conséquences du réchauffement de la planète sur les sols sont également très difficiles à cerner. Aux abords du Sahara, estiment les scientifiques, le désert va sans doute gagner. Mais au même moment, de vastes territoires vont dégeler dans les régions périarctiques suite à la fonte des glaces. Dans quelques dizaines d’années, on devrait ainsi pouvoir cultiver du blé dans le Nord du Canada et en Sibérie.


1. Spécialiste des sciences du sol



plus

ISRIC. Tél.: 31 317 47 17 11. Internet: www.isric.nl
Union internationale des sciences du sol. Internet: www.cirad.fr/isss/aisse.html
FAO. Tél.: 39 06 570 51. Internet: www.fao.org






Un «trou» record dans la couche d’ozone

Le trou qui se forme chaque année dans la couche d’ozone de l’Antarctique pendant le printemps austral a atteint une dimension record durant la seconde quinzaine de septembre 1998. D’après les images-satellites prises par la météo américaine, ce trou s’est étendu sur 25 millions de km2, l’équivalent de deux fois et demie la superficie de l’Europe (de l’Atlantique à l’Oural). Le précédent record datait de septembre 1993, avec 22 millions de km2.
La couche d’ozone protège la terre des rayons ultraviolets du Soleil. Son trou, qui a atteint en septembre la pointe sud de l’Argentine et du Chili, expose les êtres humains à des risques accrus de coups de soleil, de cancers de la peau et de cataractes notamment.
La situation aurait été bien plus grave si 165 Etats ne s’étaient pas engagés, en 1987 à Montréal, à cesser progressivement la production et l’utilisation des chlorofluorocarbones (CFC). Ces gaz, contenus dans les réfrigérateurs et les bombes aérosols notamment, détruisent la couche d’ozone au pôle sud et, dans une moindre mesure, au pôle nord. Le protocole de Montréal est entré en vigueur en 1995 pour les pays industrialisés, les autres Etats devant s’y conformer en 2005. Ces derniers sont invités à devancer leur engagement: les CFC mettent au moins 60 ans avant de disparaître complètement.
Selon plusieurs spécialistes, l’élargissement récent du trou au-dessus de l’Antarctique serait dû au froid exceptionnel (jusqu’à moins 90 degrés) qui a sévit pendant l’hiver austral dans la stratosphère. Les très basses températures favorisent en effet la formation de nuages polaires qui détruisent aussi la couche d’ozone.
D’après trois chercheurs de l’Institut Goddard de la NASA, ce refroidissement serait en partie dû aux... gaz à effet de serre. Ceux-ci contribuent au réchauffement du climat dans les basses couches de l’atmosphère mais, dans la stratosphère (entre 12 et 27 km du sol), ils favorisent au contraire les baisses de températures, affirment ces chercheurs. Les quelque 150 ballons qui seront lancés au-dessus de l’Antarctique à partir d’octobre 2 000, dans le cadre du programme international Stratéole, devraient aider à mieux comprendre les facteurs intervenant dans la très complexe «chimie du trou».









Pollution:
un gros effort demandé aux entreprises

Pour la deuxième année consécutive, un sondage mondial a été réalisé sur les questions environnementales. Coordonné par Environics International, un institut privé basé à Toronto (Canada), il a notamment porté sur les attentes du public à l’égard de l’engagement «vert» des entreprises et des gouvernements. Début 1998, 34 475 personnes ont été interrogées dans 30 pays1 représentant 68% de la population des cinq continents.
Dans 19 des 30 pays concernés, la majorité des sondés considère qu’entreprises et industries «ne font pas un gros effort pour assurer un environnement propre» . Les plus forts taux de mécontents se retrouvent en Grèce, (88% des sondés), en Argentine (76%), en Turquie (73%) et en Russie (72%), et les taux les plus faibles en Allemagne et en Indonésie (39%), en Chine (36%) ainsi qu’en Afrique du Sud (35%).
Face à cette situation, les pouvoirs publics sont invités à réagir. Dans tous les pays, sauf la Finlande, le Nigeria et l’Indonésie, plus de 50% des personnes interrogées souhaitent l’adoption de lois et de réglementations plus coercitives. Et dans deux pays sur trois (Grèce, Argentine et Colombie en tête), plus de 70% des sondés estiment que le cadre existant «ne va pas assez loin ou est vraiment très insuffisant».
Doit-on privilégier d’autres alternatives pour obliger les entreprises et les industries à moins polluer ou à dépolluer? L’idée de réduire les taxes ou d’augmenter les incitatifs financiers pour avantager les entreprises «propres» est retenue comme une bonne solution aux Etats-Unis, au Canada, en Allemagne et en France. Les Japonais, les Colombiens et les Finlandais penchent plutôt pour la publication des taux de pollution atteints par les entreprises, de manière à ce que s’exerce la pression de l’opinion publique.
L’enquête précédente, qui touchait 24 pays, avait fait ressortir que le niveau de sensibilisation à l’environnement y était très élevé (70% à 90% des personnes se disant très ou assez concernées), y compris dans les pays en développement.


1. Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Chine, Colombie, Corée du Sud, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Royaume-Uni, Grèce, Hongrie, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Kazakhstan, Mexique, Nigeria, Nouvelle-Zélande, Pologne, Russie, Turquie, Uruguay et Venezuela.

Le Courrier de l'UNESCO