Tourisme et culture:un mariage d’intérêts

Sommaire
Plaidoyer pour un tourisme culturel
Du voyageur d’antan au «nouveau» touriste
De beaux jours en vue pour le voyage
Peuples et tourisme
Himalaya: jeux de masques pour tous
Indigène et maître chez soi
Des Amérindiens optent pour l’écotourisme
À la rencontre des paysans du Pérou
Sauver le patrimoine
Culture et tourisme: vers une économie de marché
Remise en ordre à Pompéi
Petit guide des vacances studieuses
Pétra et les nouveaux envahisseurs
Venise: la fin du tout-tourisme
Le réveil culturel de Luang Prabang
Maroc: la lente renaissance des qsar
Europe centrale: les châteaux se lancent en affaires
Compostelle sur le bon chemin
Points de vue
Club Med: un empire bâti sur du sable
La philosophie d’un grand guide
Vers une éthique du tourisme


© Jobard, Sipa Press, Paris
Secteur économique majeur, le tourisme se diversifie et propose de plus en plus de produits «culturels», qu’il s’agisse de visiter des monuments ou de découvrir des modes de vie singuliers. Cet engouement peut aider à la restauration du patrimoine et à la survie des traditions. Mais un tourisme débridé produit l’effet inverse.
    D’où le dilemme: l’essor du tourisme culturel est tout bénéfice pour ses pratiquants et ceux qui les accueillent; mais un trop-plein de visiteurs finit par dégrader la culture, au point qu’elle peut aussi en perdre tout attrait à leurs yeux.
    
L’introduction de ce dossier aborde cet essor et ce dilemne. La première partie présente ensuite des cas précis où voyagistes et populations locales ont cherché à conclure un mariage d’intérêts, cependant harmonieux et stable. La même ambivalence se retrouve dans la deuxième partie, avec des projets - réussis ou inquiétants - d’exploitation touristique du patrimoine monumental ou traditionnel. Enfin, deux figures de proue du tourisme de masse plaident en faveur de cette industrie, qui progresse par ailleurs dans l’élaboration d’un code universel de conduite touristique.