| Pays en transition: la loi en marche | ||
Dans l’ancien bloc de l’Est, la tentative de transposer les systèmes juridiques de l’Ouest a largement échoué (pp. 19-20). L’histoire, récente et lointaine, pèse très lourd, comme en témoigne l’ancien ministre de la Justice d’Ukraine (pp. 24-25), mais ce poids n’est pas rédhibitoire: à preuve, l’évolution du Kirghizstan (pp. 21-23). La tradition a aussi un effet contrasté dans divers pays du tiers monde, où ignorer la justice coutumière peut créer de nouvelles formes d’injustices (pp. 28-30). L’Afrique du Sud tente de la réhabiliter, après que l’apartheid l’eut désavouée (pp. 33-34). Le Bénin, à travers l’indépendance de la Cour constitutionnelle, renoue avec le «rôle de pionnier de la démocratie» que jouait ce pays (p. 31). En Chine, un reportage explique que les Chinois commencent à saisir les tribunaux, par exemple pour les atteintes au droit des affaires et du travail: la toute-puissance juridique du pouvoir politique est érodée (pp. 34-35). Mais, partout, dans un monde où les systèmes juridiques restent si divers (pp. 26-27), les moyens manquent. Cette carence explique aussi pourquoi la «mondialisation» de l’état de droit fait des gagnants et des perdants (p. 36). |
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