| Éducation
pour tous Quand l'école sort de ses murs |
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Ce dossier s’ouvre sur cinq expériences qui illustrent la «révolution copernicienne» que prône Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO. L’Ouganda a multiplié par trois ses effectifs dans le primaire en combinant mobilisation au sommet et délégation vers la base. Au Salvador, les parents co-dirigent des écoles rurales. Une ONG du Bangladesh réussit à scolariser plus d’un million d’enfants, surtout des filles. En Inde, 10 millions de volontaires donnent un nouveau souffle à l’alphabétisation. La radio mongole dispense une formation professionnelle à une population dispersée. «Donnons plus de responsabilités, d’espace, de liberté aux bonnes volontés», demande l’Indien Sanjit Roy, le fondateur des «collèges aux pieds nus». Le bilan global est mitigé. L’alphabétisation demeure le parent pauvre des budgets, souligne Mohamed Maamouri, de l’Université de Pennsylvanie. Sans une vraie réciprocité, les partenariats restent un concept creux, au niveau national (Mark Bray, Université de Hong Kong) comme entre donateurs du Nord et pays du Sud (Kenneth King, Université d’Edimbourg). Si bien que, à moins d’innovations radicales, l’éducation ne réduira pas mais creusera les inégalités entre riches et pauvres, conclut Fernando Reimers, de Harvard. |
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