| Guerre et paix des langues | ||
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Dans cette «guerre» aux multiples raisons, l’anglais, au niveau mondial (pp. 23-24), et d’autres langues au niveau régional cherchent à s’imposer au détriment de langues «minoritaires». Sans toujours réussir, comme le prouvent les luttes du basque, du berbère ou du kikouyou (pp. 24-28) pour assurer leur survie. Mais la «paix des langues» reste possible (pp. 29). A travers une coopération internationale qui vise la promotion du bi ou du trilinguisme, notamment dans l’enseignement (pp. 30-31); grâce à des politiques linguistiques nationales, à l’exemple de l’Inde (pp. 33-34); par des initiatives venues de la base, comme celles des Shuars en Equateur, qui ont fait de la renaissance de leur langue le moteur d’une accession maîtrisée à la modernité (pp. 32-33). Le cas des Zaparas (pp. 19 et 22), dans ce même pays, illustre un mouvement opposé: en raison de leur mobilisation trop tardive, leur langue semble condamnée à disparaître et, avec elle, l’existence même de ce groupe. Car le sort d’une langue dépend avant tout de l’intérêt que lui portent ses propres locuteurs, souligne le dernier article de ce dossier (pp. 35-36). Mais il conclut que, au cours du XXIe siècle, la disparition de langues «rares» pourrait s’accompagner de l’émergence de nouvelles langues métissées ou nées de la diversification de langues dominantes. |
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