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La laïcité, loi suprême

Née au Bangladesh, Taslima Nasreen a mené une double carrière de médecin et d’écrivain. Ses nombreux ouvrages (romans, poèmes et essais) ont été traduits dans une dizaine de langues. Deux de ses romans, Ladja (Stock, 1997) et Enfance au féminin (Stock, 1998), ont été interdits dans son pays, où les fondamentalistes islamiques ont lancé une fatwa contre elle, qui l’a contrainte à l’exil en 1994. Elle a reçu de nombreuses récompenses, dont le prix Andreï Sakharov du Parlement européen.
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Taslima Nasreen





Tant qu’une société
sera basée sur la religion,
tant que la loi ne reconnaîtra pas l’égalité des sexes, la politique ne pourra pas faire avancer la cause des femmes





Celui dont la femme meurt a de la chance. Mais celui dont
la vache meurt
n’a pas de chance.

Proverbe bengali

Lorsqu’il était étudiant, si on avait demandé à José Antonio López Tercero de bien vouloir aller dénicher sur l’étagère du haut la vitesse et l’énergie potentielle, il se serait exécuté sans broncher. A cette époque, on aurait pu lui faire croire n’importe quelle absurdité. Son innocence ne tenait pas tant au réalisme magique des œuvres de l’écrivain Gabriel Garcia Marquez qu’aux abstractions soporifiques qu’on lui infligeait en cours de physique. «Ces leçons étaient éprouvantes», se souvient ce professeur de chimie du lycée Escuela del Sur de Mexico.
José Antonio essaie aujourd’hui d’enseigner les sciences comme il aurait souhaité qu’on les lui apprenne. Il fait le plus possible appel aux objets du quotidien pour faciliter l’assimilation de notions abstraites. Une machine à laver sert à illustrer la séparation des éléments au moyen de la force centomme l’Argentine, le Brésil et le Chili, ont opté pour la spécialisation. Au Chili, les élèves reçoivent dans les premières années de collège une formation générale commune dont l’unique but est de donner à tous les bases d’un développement personnel et citoyen. Au cours des deux dernières années d’enseignement secondaire, une spécialisation s’opère qui sépare les effectifs en deux groupes. La première option est dite technico-professionnelle parce qu’elle vise à préparer ceux qui la suivent aux contraintes du marché mondial. La deuxième spécialisation s’intitule scientifico-humaniste et tend volontiers à développer les capacités analytiques, à approfondir les questions abordées afin de permettre aux élèves d’atteindre un niveau supérieur d’élaboration intellectuelle. C’est à compter de cette deuxième option que l’on oriente les étudiants vers une formation scientifique. De cette façon, le système chilien tente de garantir la formation d’une force de travail hautement qualifiée tout en favorisant l’émergence d’une communauté scientifique.
ant avec le matériel qu’avec les méthodes du programme. Ces stages leur ont aussi permis d’apprendre des formes plus fines d’évaluation de l’élève afin de déterminer si celui-ci avait bien assimilé les concepts et savait les appliquer ou s’il n’avait fait que les apprendre par cœur.
Assurer cette formation suppose de la part des Etats un énorme investissement et une volonté politique inébranlable sur le long terme. Au Mexique, le réforme de l’enseignement scientifique, entamée il y a à peine sept ans, a touché 200 000 professeurs dans le secondaire et plus de 600 000 dans le primaire. Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui est que les changements que tout le monde espérait ne sont pas près de se faire sentir.