
© Elise Amendola/AP/Boomerang, Paris

Apprentissage
du Web dans un bidonville de Dakar. L’utilisation du Net en Afrique est un luxe:
3,5 pour 1000 habitants y ont accès, contre 14,1 en Asie, 88 en Europe, 160,3
sur l’ensemble du continent américain et 224,5 en Océanie, selon l’Union
Internationale des Télécommunications (UIT).

I love you!
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Citizen Tim
Dans un secteur qui fournit
chaque semaine son lot de cybermillionnaires, Tim Berners-Lee est un cas. Il lui
suffirait de se mettre au service d’un géant de l’informatique pour devenir
l’un des hommes les plus riches du monde. Mais il préfère se consacrer
à faire de la Toile un outil universel.
Né à Londres, où il a passé toute sa jeunesse, Tim Berners-Lee
est diplômé de physique de l’Université d’Oxford. En 1980, il
entre au CERN (Organisation européenne pour
la recherche nucléaire), à Genève. Il y écrit un programme
baptisé “Enquire”, capable de stocker et de récupérer des informations
organisées de manière aléatoire.
Fin 1990, Tim Berners-Lee met au point la norme HTTP (Hyper Text Tranfer Protocol
et le langage HTML (HyperText Mark-up Language) qui permet de combiner en fait Internet
et les liens hypertextes, ce qu’on appelle le World Wide Web. Il imagine un système
d’adresses attribuant un emplacement unique, ou URL (Universal Resource Locator),
à chaque page. En 1991, il met gratuitement ces programmes à la disposition
des internautes du monde entier. Il passe ensuite deux ans à améliorer
la Toile en fonction des réactions des utilisateurs.
En 1994, il quitte le CERN pour le Laboratoire d'informatique
du Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Boston, où il dirige
le Consortium du World Wide Web (W3C). Cet organisme regroupe plus de 300 membres
du secteur, dont des géants comme Microsoft et IBM, et supervise les normes
techniques de la Toile.
Salué par la revue Time comme l’un des 100 cerveaux du xxe siècle,
Tim Berners-Lee reste, à 45 ans, un modèle de modestie, en dépit
de l’extraordinaire succès de son invention. Il affirme même que le
Web n’en est qu’à ses premiers pas. «Le but ultime est d’encourager
et d’améliorer la mise en réseau de l’humanité, dit-il en expliquant
que le Web représente une chance sans précédent de gagner en
liberté et en bien-être social. Nous sommes loin d’avoir pris conscience
de tout son potentiel.»

Tim Berners-Lee, avec la contribution de Mark Fischetti, Weaving the Web: The
Past, Present and Future of the World Wide Web by its Inventor (Tisser la Toile,
le passé, le présent et le futur du World Wide Web, par son inventeur);
Orion Business Books, 1999.
http://www.w3.org
http://www.CERN.ch/CERN
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Internet et le
Web
Comme Tim Berners-Lee l’a
souligné, le Web n’aurait jamais existé si le Département américain
de la défense n’avait pas créé le protocole TCP-IP dans les
années 60, à l’origine dans un but militaire. En permettant de connecter
virtuellement des réseaux de conceptions différentes, cette nouvelle
norme technique a permis le développement d’Internet. Ce terme désigne
aujourd’hui, par extension, les millions d’ordinateurs reliés entre eux par
les lignes téléphoniques, le câble ou le satellite.
Le Web, qui est un prolongement d’Internet, était aussi une norme à
l’origine: le protocole de transfert de documents (HTTP) créé en 1990
au CERN (Organisation européenne pour
la recherche nucléaire, voir encadré p. 47) pour rendre rapide et bon
marché le partage des données scientifiques à l’échelle
internationale. Pour lancer ce système, le CERN
a développé un nouveau langage (HTML), qui permet aux utilisateurs
de se connecter facilement à une infinité de sites et de services en
ligne. Dans le langage courant, on parle désormais du Web pour désigner
cette collection mondiale de textes et de fichiers interconnectés.
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Comment expliquez-vous
la formidable croissance du Web au cours des 10 dernières années?
Au départ, le réseau s’est étendu grâce à l’infrastructure
existante d’Internet, mise en place dans les années 70. Lorsque j’ai eu l’idée
du Web, à la fin des années 80, les ordinateurs de nombreuses universités
et instituts de recherche aux Etats-Unis et en Europe étaient déjà
reliés les uns aux autres pour échanger des informations. Il faut donc
rendre hommage aux pionniers qui ont créé ce réseau avant l’arrivée
du Web.
Le réseau s’est étendu très rapidement parce qu’il était
décentralisé et que personne ne contrôlait sa croissance. N’importe
qui pouvait créer un serveur ou un navigateur sans avoir à déposer
la moindre demande auprès d’une autorité centrale. Sur toute la planète,
des passionnés ont compris que le Web allait changer la face du monde et se
sont employés à le développer.
Le fait que la Toile soit un espace ouvert est très attractif. On peut non
seulement lire ce qui s’y trouve mais aussi y ajouter sa contribution. Tout le monde
part à égalité en quelque sorte. Cette impression d’avoir des
opportunités sans limite a beaucoup joué.
Le Web peut-il profiter aux exclus de l’innovation technologique?
Il est évident que les inégalités actuelles sont malsaines
pour tout le monde. Mais les innovations techniques ne peuvent pas résoudre
à elles seules les problèmes globaux. C’est aux gens de décider
pour eux-mêmes, et il faut faire de grands efforts dans tous les domaines pour
trouver des solutions. Nous avons eu de nombreux outils dans le passé. Internet
est un instrument de plus qui peut aider à relever ces défis.
L’idée du Web est de créer un espace d’information où les gens
peuvent communiquer, et d’une façon bien précise: en partageant leurs
connaissances. Le Web est bien plus une innovation sociale que technique. Il n’a
rien changé de fondamental dans la manière de penser, de lire et de
communiquer des êtres humains. Mais il a considérablement élargi
leurs choix en fournissant de l’information. Le Web permet un tas de choses, depuis
la simple lecture d’un journal quelque part dans un village isolé jusqu’à
des collaborations accrues entre des individus de pays différents.
Mais, malgré ce large éventail de choix, nous ne savons toujours pas
comment en profiter au mieux. J’espère que cette diversité d’options
offerte à chacun pourra aider à réformer la société.
Dans votre ouvrage Weaving the Web, vous évoquez le danger de voir
la Toile tomber sous le contrôle d’un petit groupe d’entreprises, ou sa croissance
bloquée par des actions commerciales. Quelles en seraient les conséquences?
Il y a danger lorsque de grandes entreprises qui vendent des ordinateurs et des
logiciels commencent à contrôler l’information que vous recevez par
Internet. En distribuant des ordinateurs ou des navigateurs gratuits, certaines sociétés
peuvent empêcher les usagers d’accéder aux programmes de leurs concurrents.
Les fournisseurs d’accès à Internet peuvent même passer des accords
commerciaux avec certains sites pour les rendre plus accessibles que d’autres. Cela
commence déjà à se faire.
D’un côté, les gens trouvent logique qu’une entreprise influence leur
accès à Internet si elle leur procure des ordinateurs et des logiciels
gratuits. Mais, de l’autre côté, il faut absolument garantir le droit
de chacun d’accéder librement à l’information. L’un ne devrait pas
l’emporter sur l’autre.
Je ne sais pas dans quelle mesure les gens se rendent compte que leurs chances d’accéder
aux différents sites du Web sont influencées par des intérêts
commerciaux. Et il est très difficile de trouver l’équilibre entre
le droit des entreprises d’offrir des services gratuits ou très peu chers
et le respect de la liberté d’accès des individus. Nous n’avons pas
encore trouvé le meilleur compromis pour la société.
Il y a un autre danger: quand une entreprise se retrouve en situation de monopole,
elle commence à modifier arbitrairement les normes informatiques universellement
acceptées. Ce qui force les concurrents à s’aligner sur ces nouvelles
normes au lieu de produire des idées novatrices pour améliorer le produit.
Le développement du Web peut s’en trouver affecté.
Le Web a permis la circulation d’un flot d’informations que certains pays cherchent
à réguler et à contrôler. Qu’en pensez-vous?
Je sais que certains pays envisagent ou essayent en effet de contrôler
le Web. Mais c’est très difficile car Internet permet à l’information
de circuler de nombreuses façons. Chacun n’est qu’un point minuscule dans
ce vaste système. De plus, le contrôle de l’information nuit aux relations
entre le gouvernement et sa population, et, à long terme, à la stabilité
du pays.
Des appels ont également été lancés pour instaurer une
censure sur le Net. Mais, dans la plupart des pays occidentaux, la censure est mal
perçue. On admet cependant de plus en plus que les parents aient le droit
ou le devoir d’empêcher leurs enfants d’accéder à certains sites.
Notre consortium a ainsi développé des systèmes comme le PICS (protocole
de sélection des contenus sur Internet), qui permettent aux adultes de maîtriser
l’accès des enfants à différents sites.
Les multiples outils de filtrage disponibles sur le marché sont bien plus
efficaces que la censure gouvernementale. Une loi nationale peut censurer un site
à l’intérieur d’un seul pays, alors que les filtres le font d’où
qu’il vienne. Fondamentalement, c’est aux citoyens de choisir les mécanismes
sociaux et le type de régulation qu’ils veulent.
Les internautes s’inquiètent de plus en plus des atteintes à leur vie
privée. Comment résoudre ce problème?
Le respect de la confidentialité suppose que chacun contrôle l’usage
que l’on peut faire de ses données personnelles. Les usagers du Net s’inquiètent
parce qu’ils pensent qu’une fois qu’ils auront commandé un certain nombre
de produits à des entreprises, celles-ci auront accumulé suffisamment
d’informations sur eux pour leur porter préjudice. Cela peut aller de l’envoi
abusif de messages publicitaires dans leur boîte aux lettres jusqu’au refus
de leur procurer une assurance vie. C’est grave.
Les internautes devraient savoir comment chaque site utilise ces données personnelles.
Après tout, leurs inquiétudes sont un obstacle majeur à la croissance
du commerce électronique, et je pense que les sites devraient prendre en compte
le besoin des consommateurs de protéger leur vie privée. C’est pourquoi
notre consortium a élaboré le P3P (protocole pour faire ses choix en
matière de confidentialité). Lorsqu’un internaute va sur un site, cet
outil lui permet de comparer les pratiques de ce site avec ses propres choix. Si
les usages du site ne lui conviennent pas, il s’arrête là.
Un site responsable devrait afficher sa règle du jeu en matière de
confidentialité au bas de la page d’accueil. A défaut, une loi devrait
combler cette lacune en offrant la meilleure protection standard possible à
chacun. Ces problèmes ont été en partie règlés
en Europe: les entreprises doivent garder secrètes les informations sur leurs
clients, et n’ont pas le droit de croiser certaines bases de données, ce qui
est en revanche légal aux Etats-Unis. De nombreux Américains commencent
d’ailleurs à réaliser le besoin d’une plus grande régulation
et d’une meilleure protection de l’individu et de la société.
On a récemment assisté à une multiplication des brevets dans
le secteur du Net. Quelles sont les conséquences pour le Web?
Ces brevets mettent en danger l’universalité du Web et risquent de tuer
les bonnes idées. Il était largement admis, pendant les cinq premières
années de vie du Web, qu’une norme universelle servirait le bien commun. Aujourd’hui,
la Toile brasse beaucoup d’affaires. On peut donc faire une fortune en déposant
des brevets pour en contrôler un morceau. Dans certains cas, il est même
possible de gagner de l’argent ne serait-ce qu’en menaçant d’intenter une
action en justice. Pour ceux qui s’évertuent à créer un réseau
universel, c’est la douche froide.
Les professionnels du Web se rencontrent souvent pour discuter des améliorations
possibles, aussi bien en ce qui conCERNe les systèmes de visioconférences
que l’accès des pays en développement. Des projets de ce type, qui
pourraient bénéficier au plus grand nombre, sont parfois abandonnés
à cause de craintes ou de rumeurs de procès venant d’entreprises revendiquant
un brevet sur telle ou telle technologie. Aux Etats-Unis – contrairement à
beaucoup d’autres pays – il est possible de breveter un morceau de logiciel.
Certains brevets délivrés récemment ont été mis
à l’index par la communauté des internautes. Ils réduisent l’usage
des technologies qui pourraient accroître l’universalité du Net. J’espère
que l’on ne validera bientôt plus que les brevets représentant une véritable
innovation ou des idées vraiment extraordinaires. Je n’en ai pas encore vu
un seul dans ce secteur.
Il n’existe aucun moyen de juger de la fiabilité de l’information en ligne,
ce qui dangereux pour les usagers. Cela peut-il changer?
Certaines technologies, que nous n’utilisons pas assez, sont capables de donner
des indications sur la fiabilité d’un site ou d’un interlocuteur. Des outils
encore plus perfectionnés verront bientôt le jour. Avec les navigateurs
de nouvelle génération et la signature électronique, on sera
bientôt en mesure de vérifier qu’un document ou un site est bien mis
en ligne par la bonne personne. Pour le courrier électronique, les nouveaux
protocoles de communication, plus sûrs, permettent d’être certain que
personne ne s’y est introduit ni n’a altéré le message en cours de
route.
Maintenant, la question reste de savoir si telle ou telle source découverte
sur le Web est fiable ou pas. C’est impossible. Rien ne permet pour l’instant de
le vérifier. Comment croire quelqu’un qu’on ne connaît pas? Il faut
que les gens apprennent à qui se fier sur le réseau.
Prenez un livre. Vous le lisez parce que des gens fiables vous l’ont recommandé.
De même, une personne de votre connaissance peut vous conseiller un site. La
confiance se tisse d’un individu à un autre. Il faut créer un «Web
de la confiance».
Au début, certaines personnes voyaient dans le réseau un espace anonyme,
hors de la réalité et où aucune responsabilité individuelle
n’était engagée. Ce n’est pas le cas. Quiconque envoie un message illégal
existe en chair et en os quelque part, où il est soumis aux lois locales.
Si quelqu’un falsifie une transaction, qu’elle soit électronique ne change
rien à sa responsabilité devant la loi.
On a récemment constaté une recrudescence des attaques de pirates informatiques.
Comment renforcer les défenses des systèmes informatiques?
Bien qu’Internet soit un système décentralisé, le principal
danger qui le menace est le manque de diversité des outils utilisés
pour y accéder. Si vous analysez les récentes attaques de virus [comme
I love you], vous verrez que ce sont les ordinateurs utilisant les mêmes logiciels,
produits par la même firme, qui sont généralement la proie des
pirates. Bien sûr, voir un grand nombre de personnes utiliser le même
logiciel n’est pas sans avantages. Mais il faut avoir des produits alternatifs si
l’on veut être capable de mieux résister aux virus.
Des propositions ont été émises suggérant de taxer les
internautes des pays riches pour connecter le reste du monde...
Les pays développés ont une grande dette à l’égard
des autres. Et leurs problèmes d’accès à Internet alourdissent
encore cette dette. Mais taxer tous les internautes n’est pas forcément une
bonne idée. Mieux vaudrait le faire de façon sélective. On pourrait
imposer les gros utilisateurs d’Internet – comme ceux qui l’exploitent massivement
à des fins commerciales.
D’un autre côté, une taxe risquerait de décourager certains pays
d’investir dans le développement du Net. Le seul pays où l’on pourrait
envisager sérieusement l’introduction d’une taxe est les Etats-Unis, et peut-être
la Finlande. Les autres pays développés, qui essaient de rattraper
leur retard, seraient sans doute réticents.
Dans certains pays du Sud, il est encore difficile de se connecter à Internet
à cause du manque de lignes téléphoniques. Existe-il des solutions?
Dans de nombreux pays en développement, les services de télécommunications
sont bureaucratiques et n’acceptent pas de renoncer à leur monopole, ce qui
faciliterait l’accès à Internet. L’une des solutions est d’utiliser
la technique autrement: il faudrait commencer par répandre les technologies
sans fil pour les communications de base dans les zones rurales. Une fois les réseaux
mis en place, ces émetteurs-récepteurs pourraient converger avec Internet
en contournant les ministères conCERNés. Dans ce système décentralisé,
on n’aurait plus besoin de demander une adresse Internet ni un nom de domaine. La
recherche dans ce secteur se développe déjà et je suis persuadé
que ces technologies seront bientôt commercialisées et répandront
l’usage d’Internet dans le Sud.
Néanmoins, l’expansion de ces technologies dans certains pays pourrait buter
sur les monopoles détenus par des entreprises de télécommunication,
ou sur la volonté des gouvernements de garder la mainmise sur les communications.
Dans ce cas, les Nations unies pourraient intervenir en sensibilisant leurs Etats
membres aux énormes possibilités offertes par ces technologies.
Il faudrait aussi financer la traduction des informations qui circulent sur Internet
dans différentes langues. Il est important que le réseau soutienne
les cultures locales et ne serve pas seulement à répandre la culture
américaine. Même dans les pays européens, le Web a eu du mal
à démarrer parce que les Européens ne formaient pas un énorme
public monolingue et monoculturel. Il sera très difficile de franchir cette
barrière dans les pays qui pratiquent une ou des langues peu parlées.
Pouvez-vous nous parler du «Web sémantique» auquel vous travaillez
actuellement?
J’ai un double rêve pour le Web. D’une part, je le vois devenir un moyen
très puissant de coopération entre les êtres humains. Et dans
un second temps, j’aimerais que ce soit les ordinateurs qui coopèrent. Les
machines deviennent capables d’analyser toutes les données circulant sur le
réseau: contenus, liens et transactions entre les personnes et les ordinateurs.
Le Web sémantique ira chercher l’information dans diverses bases de données,
aussi bien dans des catalogues en ligne que sur des sites météo ou
boursiers, et il permettra que toute cette information soit traitée par les
ordinateurs. Ce n’est pas possible dans l’état actuel des choses parce que
les données en ligne ne sont pas compatibles ni formatées de manière
à être directement analysées par des machines. Les pages Web
sont uniquement destinées à la lecture humaine.
Le Web sémantique répondra aussi aux vœux de tous ceux qui voudraient
disposer d’un moteur de recherche solide. Pour l’instant, les moteurs de recherche
vous livrent des milliers de pages en réponse à une seule demande.
Or, il est impossible d’étudier le contenu de toutes ces pages. Avec le Web
sémantique, le moteur de recherche répondra: «Voilà un
objet dont je peux mathématiquement garantir qu’il répond au critère
souhaité». En bref, les moteurs de recherche deviendront plus fiables
et plus efficaces. Quand mon rêve sera réalisé, le Web sera un
univers où la fantaisie de l’être humain et la logique de la machine
pourront coexister pour former un mélange idéal et puissant.
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