Le Courrier

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Sommaire
Opinion
L’État, un allié
Kidane Mengisteab
1 Lignes de front
Les militants du nouveau millénaire
Julie Fisher
Mondialisation: un impératif «moral»
Jagdish Bhagwati
Demain, une économie humaine
Jean-Louis Laville
Une croissance inégalitaire
2 Les nouveaux citoyens
Loin de Seattle
Jennifer Morrow
Les Igorots dans l’arène
Victoria Tauli-Corpuz
Les Indiens sur le sentier de la mondialisation
Marcos Almeida
La colère des gens de la brousse
Crépin Hilaire Dadjo
Petit pêcheurs contre gros poissons
Propos recueillis par Ivan Briscoe
La lutte des classes vue de la Silicon Valley
Victoria Elliott
Reconstruire la relation
Pierre Calame
3 Le pouvoir réinventé
Gouvernance: le temps de la réforme
Ivan Briscoe
ONG: une pensée et un contre-pouvoir
Candido Grzybowski
L’autre mondialisation: l’éveil citoyen
Dossier conçu et coordonné par Ivan Briscoe et René Lefort, respectivement journaliste au et directeur du Courrier de l’UNESCO.

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© Michel Granger - Acrylique sur papier
Parce que la mondialisation a atteint les coins les plus reculés de la planète, «le monde est devenu mondialisé». Pour le meilleur, affirment les uns, et pour le pire, dénoncent les autres. Ces derniers, face à l’universalité et l’uniformité de cette révolution, ont donné naissance à une sorte d’internationale d’oppositions jusque-là éclatées, car les problématiques locales et mondiales sont désormais inséparables. Seattle a été leur révélateur.
Ce dossier invite à un voyage dans cette constellation de mouvements qui s’opposent au cours actuel de la mondialisation,
dont les ONG sont le fer de lance. Aussi différentes que soient leurs situations, leurs revendications et leurs actions, militants environnementalistes américains, minorités ethniques des Philippines, mouvements indigènes de l’Equateur, paysans burkinabés, pêcheurs indiens ou «techniciens de surface» de la Silicon Valley convergent pour dénoncer les mêmes mécanismes et promouvoir la même aspiration: une nouvelle citoyenneté qui contrebalancerait le poids des affaires, un renouveau du politique face à l’économique. Pour cette opposition, la mise en réseau de ses expériences et la capitalisation de leurs enseignements devient ainsi une arme essentielle .
Quels contours veut-elle donner à une future «gouvernance démocratique mondiale»?
Les projets concrets restent flous, bien que la légitimité de ces ONG ne repose que sur la pertinence de leurs questions et de leurs propositions.