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L'année
2000 est particulièrement faste pour les cinémas d’Orient. Qu’ils viennent
d’Iran, du Japon, de Corée du Sud ou de Chine, ils accumulent honneurs et
récompenses dans les festivals les plus prestigieux, Cannes, Venise, Locarno
(pp.
20-21).
Un succès que ne rencontre plus le cinéma occidental, dominé
par la loi du divertissemento (pp.
22-23).
Chacune de ces nouvelles vagues, souvent inspirées du néoréalisme,
a sa trajectoire propre. Paradoxalement, le cinéma iranien a obtenu droit
de cité depuis la révolution de 1979, mais il lui échappe aujourd’hui
(pp.
26-28).
Au Japon, avec peu de moyens et libérés des grands studios à
l’agonie, les nouveaux réalisateurs montrent souvent une jeunesse en équilibre
au bord de l’abîme (pp.
28-30).
L’explosion d’un jeune cinéma en Corée du Sud a été favorisée
par l’instauration de la démocratie à la fin des années 80 et
par une bataille incessante contre l’hégémonie hollywoodienne (pp.
31-32).
En Chine, la «sixième génération» de cinéastes,
prise entre la censure et l’indifférence du public national, trouve soutien
et reconnaissance à l’étranger (pp. 33-34). Aux antipodes, quelques réalisateurs
sud-américains s’inscrivent dans cette dynamique. Le septième art argentin,
qui descend dans la rue pour filmer le réel, est l’un des plus prometteurs
(pp.
34-36).
Des cinéastes en exil rejoignent aussi ce grand mouvement (p. 37-38), Et les nouvelles technologies
(p.
39),
ne vont-elles pas permettre à ces nouvelles vagues de s’étendre?
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