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Libre opinion
L'agriculture familiale, mais en mieux
Moussa Para Diallo
1. La fin des paysans?
Le bilan d’une vie de fellah
Claude Guibal
Cinq cents millions de paysans à l’épreuve de la mondialisation
Michel Bessières, avec Rolf
Künnemann et Krishna Ghimire
2. Points chauds
Partager la terre, changer le monde
Kintto Lucas
Pas si rose, la Révolution verte!
Kumkum Dasgupta
Bangladesh: la culture bio prend racine
Kamal Mostafa Majumder
«Les paysans du Sud n’ont pas besoin des OGM»
Entretien avec Rafael Mariano
La nouvelle alliance paysans-consommateurs
Michel Bessières
Les remous de la «déruralisation» chinoise
Anne Loussouarn
Biovillages: une révolution vraiment verte?
M. S. Swaminathan
De la faim aux OGM: les paysans ripostent
Dossier conçu et coordonné par Ethirajan Anbarasan et Michel Bessières, journalistes au Courrier de l’UNESCO.
photo
© Yann Arthus-Bertrand/"La Terre vue du ciel"/UNESCO, Paris
Un milliard trois cents millions d’êtres humains travaillent la terre. Mais 500 millions seraient condamnés à disparaître: ils n’ont aucun des moyens nécessaires pour s’engager dans la course à la productivité que leur impose la mondialisation (pp. 20-23). L’«agrobusiness» étouffe ainsi l’agriculture familiale malgré son potentiel de développement durable, décisif pour venir à bout de la faim et des dégâts environnementaux.
Au soir de sa vie, le fellah égyptien Iskandar Khalil fait le constat amer mais résigné que ses fils ne pourront pas lui succéder sur la terre de ses ancêtres (
pp. 18-19). Mais beaucoup d’autres paysans refusent la fatalité et s’organisent pour bâtir une agriculture alternative. Les sans terre brésiliens arrachent la réforme agraire pour en faire le point de départ de nouvelles relations productives et sociales (pp. 24-26). En Asie du Sud, où la Révolution verte montre ses limites, des paysans bangladais se lancent avec succès dans l’agriculture biologique (pp. 27-29). Avec des Philippins — et biens d’autres — ils participent à un large mouvement contre les OGM, au nom de leur indépendance vis-à-vis des multinationales et de la défense de l’environnement (pp. 30-31). Sa dégradation et les risques alimentaires croissants conduisent producteurs et consommateurs bretons à s’allier pour des produits sains et des pratiques moins nocives (pp. 32-33). Même en Chine, la plus grande paysannerie du monde est secouée par les tumultes de la libéralisation (pp. 34-35). Enfin (pp. 36-37), M. S. Swaminathan, un environnementaliste indien qui fut l’un des pères de la Révolution verte, crée désormais des «biovillages» autour de Pondichéry parce qu’«un développement sans emploi est un développement sans joie»...

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