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De
la faim aux OGM:
les paysans ripostent
Dossier conçu et coordonné par Ethirajan Anbarasan et Michel Bessières,
journalistes au Courrier de l’UNESCO. |
Un milliard
trois cents millions d’êtres humains travaillent la terre. Mais 500 millions
seraient condamnés à disparaître: ils n’ont aucun des moyens
nécessaires pour s’engager dans la course à la productivité
que leur impose la mondialisation (pp.
20-23).
L’«agrobusiness» étouffe ainsi l’agriculture familiale malgré
son potentiel de développement durable, décisif pour venir à
bout de la faim et des dégâts environnementaux.
Au soir de sa vie, le fellah égyptien Iskandar Khalil fait le constat amer
mais résigné que ses fils ne pourront pas lui succéder sur la
terre de ses ancêtres (pp.
18-19).
Mais beaucoup d’autres paysans refusent la fatalité et s’organisent pour bâtir
une agriculture alternative. Les sans terre brésiliens arrachent la réforme
agraire pour en faire le point de départ de nouvelles relations productives
et sociales (pp.
24-26).
En Asie du Sud, où la Révolution verte montre ses limites, des paysans
bangladais se lancent avec succès dans l’agriculture biologique (pp.
27-29).
Avec des Philippins — et biens d’autres — ils participent à un large mouvement
contre les OGM, au nom de leur indépendance vis-à-vis des multinationales
et de la défense de l’environnement (pp. 30-31). Sa dégradation
et les risques alimentaires croissants conduisent producteurs et consommateurs bretons
à s’allier pour des produits sains et des pratiques moins nocives (pp.
32-33).
Même en Chine, la plus grande paysannerie du monde est secouée par les
tumultes de la libéralisation (pp. 34-35). Enfin (pp.
36-37),
M. S. Swaminathan, un environnementaliste indien qui fut l’un des pères de
la Révolution verte, crée désormais des «biovillages»
autour de Pondichéry parce qu’«un développement sans emploi est
un développement sans joie»... |
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