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Opinion
Une œuvre à l’encre invisible
Sharon Capeling-Alakija
1. Une émergence planétaire
Les fous de radio
Soledad Vallejos
Les bénévoles, un capital d’avenir
Justin Davis Smith
Les volontaires sur le front de la paix et de l’exclusion
Arthur Gillette
Comment agir
2. Bénévoles de tous les pays
Les dividendes de la gratuité
Entretien avec Fernando Chacón Fuertes
Les jeunes parlent aux jeunes
Ingrig Mager
Des entreprises contre la misère
Jayme Brener
Un ouragan sur roues
Carlo M. Tadiar
L’ashram où la vie repart
Sudha Ramachandran
Une ONG pour futurs dirigeants
Rehana Rossouw
La seconde vie des vieux outils
Glyn Roberts
Le temps des associations
Lester M.Salamon
Le bénévolat, une richesse invisible
Dossier conçu et coordonné par Lucía Iglesias Kuntz, journaliste au Courrier de l’UNESCO.
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Une volontaire en Inde.
Alfredo Olivera, un jeune psychologue argentin, a fondé une radio pour que les pensionnaires d’un asile psychiatrique de Buenos Aires puissent prendre la parole (pp. 18-19). Il n’est pas guidé par la soif de l’aventure ou de l’insolite, contrairement aux idées reçues. Comme des millions d’autres bénévoles dans le monde, il veut être l’une de ces petites mains qui recousent, à leur porte, un tissu social déchiré par l’exclusion et la violence. Ainsi, comme le soulignent les promoteurs de l’Année Internationale des Volontaires, célébrée en 2001, le volontariat apporte une richesse qui, bien qu’invisible, dépasse, et de loin, sa valeur économique (pp. 20-21). Et cette richesse n’a cessé de grossir au fil du XXe siècle (pp. 22-23).
Les volontaires ne vivent pas leur bénévolat comme un don mais comme un échange (
pp. 26). Des jeunes Slovènes sont à l’écoute téléphonique d’autres jeunes en difficulté (p. 27). Au Brésil, les salariés de grandes entreprises se mobilisent comme jamais pour pallier la crise de l’Etat (pp. 28-29). Carmen Reyes Zubiaga donne l’exemple: les handicapés peuvent malgré tout, comme elle, vivre dignement (pp. 30-31). Des femmes indiennes maltraitées se prennent en charge (pp. 31-32). Des étudiants sud-africains passent leurs vacances sur des chantiers dans les régions les plus déshéritées (pp. 33-34). Et, le volontariat ne connaissant pas de limite d’âge, des retraités britanniques recyclent des outils dont manquent tant d’artisans du tiers-monde (pp. 34-35).
A côté de l’Etat et du marché, le «tiers secteur» explose donc. Mais son potentiel ne doit pas être surestimé: il doit se combiner avec l’Etat et le marché plutôt que d’imaginer les remplacer (
pp. 36-37).

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