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Volontaires
en ligne
Une nuit qu’il surfait
sur les pages web des Nations unies, le Nigérian Adedoyin Onasanya s’est arrêté
soudain, fasciné, sur le slogan du site Netaid: «Actions en ligne contre
la pauvreté absolue». «Il y avait une liste de projets auxquels
les personnes intéressées pouvaient participer, et sans bouger de chez
elles!» se souvient-il. Après s’être inscrit et avoir répondu
à quelques questions indispensables portant sur ses compétences, son
expérience et ses centres d’intérêt, Onasanya est devenu un volontaire
en ligne. Parmi ses réalisations les plus marquantes, on relève la
création d’une liste d’échanges électroniques entre responsables
de projets de développement pour le Nigeria. Il a également travaillé
au projet Horizon Communication, qui recherche, renseigne et recense les initiatives
permettant d’apporter une solution satisfaisante aux problèmes de la pauvreté
et du sous-développement.
Netaid.org est né voici deux ans de la coopération entre le Programme
des Nations unies pour le développement (PNUD) et Cisco Systems, numéro
un mondial dans le domaine de la technologie des réseaux Internet. Son originalité
consiste à mettre à profit les nouvelles technologies de l’information
pour s’adapter aussi bien aux limites qu’aux souhaits des nombreux individus désireux
de fournir «un travail volontaire, mais non physique, si ce n’est en ligne»,
comme l’explique la Philippine Chere Castaneda, une volontaire en ligne. Même
si les dons d’argent, transmis sur simple clic, sont acceptés, l’intérêt
majeur de cette organisation repose sur le fait qu’elle établit un lien entre
des personnes qui proposent leur temps et leurs compétences avec ceux qui
ont besoin d’une aide spécifique, afin de développer un projet sur
le terrain. Et cela, sans considération de l’endroit de la planète
où se trouvent les uns et les autres.
Par exemple, l’Américaine Joanne K. Morse — professeur à l’université
d’Hampton, en Virginie, et auteur de romans de science-fiction — a composé
un dictionnaire bilingue pour les enfants des zones rurales du Ghana. Autre activité
courante des volontaires en ligne: la réalisation graphique de pages web.
Le Britannique Jade O’Hanlon a ainsi créé celle du programme d’aide
à l’enfance du Sri Lanka, Help for the Children’s, tandis que la Portugaise
Ana Carvalho réalisait celle d’un projet d’urbanisme aux Philippines, le Rejoice
Urban Development Project. Le Hollandais Peter van der Zee y a collaboré en
traduisant des documents de l’anglais à l’allemand.
La plupart des bénévoles et les personnes avec lesquelles ils échangent
des courriers électroniques ne se retrouveront jamais face à face.
Mais il existe des passionnés prêts à faire le voyage pour rencontrer
leur partenaire. Terry Rosenlund collabore, depuis l’Arizona, à un projet
de prévention du sida au Kenya, le Kenyan AIDS Intervention Prevention Project
Group (KAIPPG). Sa tâche consiste à trouver, aux Etats-Unis, les ressources
nécessaires au traitement des malades du sida et aux jeunes orphelins. Cette
année, il envisage de se rendre en Afrique «pour faire la connaissance
de la famille KAIPPG». Laurie Moy, une autre volontaire en ligne habitant les
Etats-Unis, ira, elle, prochainement en Ouganda pour y rencontrer les handicapés
relevant du projet auquel elle collabore depuis Dallas. La Britannique Judyth Sassoon,
professeur à l’université de Berne, a l’intention de se rendre, elle
aussi, en Ouganda afin de se faire une idée plus concrète de l’aide
nécessaire en matière de protection infantile. En attendant, cette
scientifique travaille, avec Uganda Children’s Fund, à la création
d’une unité itinérante de santé pour les enfants des zones rurales.
Netaid.org part du principe qu’il existe de nombreuses initiatives qui, aussi modestes
soient-elles, peuvent apporter des changements significatifs dans la lutte contre
la pauvreté. Il suffit d’un écran, d’un clavier et… de l’envie d’aider.
Pour plus
de renseignements: www.netaid.org
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Questions
et réponses
Voulez-vous
être volontaire à l’étranger?
Le Comité de coordination du Service volontaire international (CCSVI), crée
en 1948 sous l’égide de l’UNESCO, coiffe aujourd’hui quelque 140 ONG membres,
dans plus de 100 pays. Il accueille des volontaires non-spécialisés,
qui participent à des projets de développement aux côtés
des populations locales. Son rôle consiste à mettre en contact les volontaires
potentiels avec les organisations susceptibles d’avoir besoin de leurs services.
Le CCSVI promeut le «service volontaire» comme un moyen d’œuvrer pour
la paix, la compréhension internationale, la solidarité, la coopération
et la réconciliation parmi les peuples du monde. Les principaux terrains d’action
de ses organisations membres sont l’éducation non-formelle, la préservation
du patrimoine culturel et de l’environnement, les secours d’urgence et la reconstruction.
Le bénévolat appartient-il à vos centres d’intérêt?
Actuellement, le CCSVI coordonne une Campagne Commune – l’Année Internationale
des Volontaires 2001, qui culminera, en janvier 2002, avec un symposium de 4 jours,
où les différents acteurs du volontariat débattront de sujets
comme l’accessibilité du service volontaire aux personnes défavorisées,
le service volontaire et le travail pour la paix, les échanges interrégionaux,
le statut légal et la mobilité des volontaires.
Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser au: Comité de coordination
du Service volontaire international (CCSVI) Maison de l’UNESCO
1, rue Miollis 75732 Paris Cedex 15
France
Tél.: (00.33) 1. 45 68 49 36
Email: ccivs@unesco.org
Internet: http://www.unesco.org/ccivs
Quel est le but de l’Année Internationale des Volontaires 2001?
Ses objectifs sont la reconnaissance, la facilitation, la mise en réseau et
la promotion du volontariat. Elle veut aussi favoriser l’échange des connaissances
et des expériences entre les volontaires du monde entier. L’AIV 2001 est une
occasion unique pour rendre hommage aux millions de volontaires qui, jour après
jour, apportent une aide aux plus démunis et pour encourager les individus
à s’engager dans des activités bénévoles au niveau mondial.
Pour plus d’informations: www.iyv.org
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Les
Volontaires des Nations unies
Le programme
des Volontaires des Nations unies (VNU) a été créé en
1970 par l’Assemblée générale afin d’œuvrer pour l’aide au développement.
Plus de 4 000 personnes, de 150 nationalités différentes, travaillent
actuellement dans le cadre du VNU. Elles accomplissent des tâches techniques,
économiques et sociales dans des pays en voie de développement. Parmi
elles, sept sur dix sont originaires des pays du Sud.
Pour plus d’informations: http://www.unv.org
Evolution
du nombre des Volontaires des Nations unies dans le monde:
| Année |
Nombre
|
| 1971 |
35
|
| 1975 |
376
|
| 1980 |
1
052
|
| 1985 |
1
493
|
| 1990 |
2
637
|
| 1995 |
3
263
|
| 2000 |
4
780
|
Source: www.unv.org
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