Accueil

Sommaire du numéro

Rechercher un article

S'abonner au Courrier

Nous écrire

Le Courrier

sommaire

dossier

d'ici...

Opinion

Notre planete

Education

Droits humains

Cultures

Medias

Entretien

Dossier
Sommaire
Opinion
Que reviennent les fous du roi!
Gillian Evans
1. L’enjeu de l’argent
OPA sur l’université
James L. Turk
Novartis sème la discorde
Vicky Elliott
Les revues corrigées
Jeffrey Drazen
Des barbelés sur le terrain de la recherche
René Lefort
Trop pauvres pour être libres
Ebrima Sall
2. L’emprise des pouvoirs
Le parcours du combattant d’un chercheur afghan
Donald Macleod
Dans l’œil du cyclone
Sam Zia-Zarifi
Taisez-vous, Ibrahim!
Steve Negus
Le piège de la nostalgie
Nick Holdsworth
«L’université doit s’engager»
Entretien avec Brenda Gourley
Pouvoir et argent
Chercheurs sous pression
Dossier conçu et coordonné par Cynthia Guttman, journaliste au Courrier de l’UNESCO.
photo
© Tudor Banus, Paris
Depuis la naissance des premières universités, voilà huit siècles, les intellectuels ont défendu leur droit à enrichir et critiquer le savoir sans subir de contraintes extérieures. Ce droit précieux — les libertés académiques — est, aujourd’hui encore, remis en cause sur plusieurs fronts. Touchées, comme toutes les institutions publiques, par les restrictions budgétaires, les universités cherchent des financements auprès des entreprises. Parfois fructueux (pp. 21-22), les accords qui en résultent favorisent, le plus souvent, les résultats à court terme, au détriment des sciences humaines et de la recherche fondamentale. La récente initiative prise par les grandes revues médicales pour garantir l’indépendance des universitaires chargés d’examiner les articles avant publication, est significative de ce conflit d’intérêts (p. 23). Par le même mouvement, les règles toujours plus strictes protégeant la propriété intellectuelle, freinent l’accès au savoir, que la révolution de l’information devait faciliter (pp. 24-25). En Afrique, des chercheurs marginalisés par les difficultés économiques vendent leurs compétences au plus offrant pour survivre. Dans d’autres régions du monde, les intellectuels sont inquiétés au nom d’orthodoxies religieuses ou ethniques (pp. 30-31). Le professeur afghan Abdul Lalzad (p. 29) n’a pas eu d’autre choix que l’exil. Ailleurs, des chercheurs croupissent en prison (p. 32) ou rencontrent une hostilité plus diffuse. Ainsi, les historiens russes se heurtent aux réticences du pays à se confronter aux aspects les plus sombres de l’ère soviétique (pp. 33-34). Les libertés académiques servent à briser la loi du silence. Elles doivent aussi pousser les universitaires à s’attaquer aux problèmes cruciaux de notre monde (p. 35).

Top