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1948-2001
«Ouvrir une fenêtre sur le monde pour donner à voir ce qui se
passe à l’autre bout du globe comme de l’autre côté de la rue».
C’est le but que le Courrier de l’UNESCO s’était assigné peu
après sa naissance, en 1948. S’ouvrir à l’Autre, à tous les
autres, connaître et comprendre leur identité, dans son universalité
comme dans sa spécificité. Car, plus que les gouvernements, ce sont
les peuples, c’est-à-dire les milliards d’habitants de la planète,
qui ont entre leurs mains l’avènement d’une vraie paix, celle qui repose sur
leur «solidarité intellectuelle et morale», comme le souligne
l’Acte constitutif de l’UNESCO.
C’est ce but qu’ont poursuivi toutes celles et tous ceux qui ont travaillé
à rédiger, traduire, diffuser le Courrier, dans ses 32 éditions
et pour ses lecteurs du monde entier. Aussi, au moment où il s’arrête
dans la forme qui était la sienne depuis des décennies, il est logique
que son dernier numéro mensuel propose un florilège des grands noms
et des grands moments du dialogue entre les peuples, auquel ce titre s’est toujours
consacré. D’autant que les Nations unies ont dédié l’année
2001 au «dialogue entre les civilisations».
Ces penseurs viennent de toutes les parties du monde et de toutes les disciplines.
Précurseurs, ils défrichent les domaines et cernent les enjeux majeurs
de la deuxième moitié du XXe siècle. Mais, d’où et sur
quelque sujet qu’ils écrivent, ils veulent faire partager la même conviction:
seul un dialogue planétaire, démocratique parce que mené par
des acteurs tous égaux en droits et en devoirs, peut répondre au désir
universel de paix, de dignité et de bonheur.
A tous ses lecteurs, à tous ses coéditeurs, à tous ses partenaires,
le Courrier de l’UNESCO souhaite qu’ils puissent continuer à porter
ce message. |
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