| Au camp d'accueil de Gitaza. 50 km plus au sud, à Rumonge, sur les rives du lac Tanganiyka il y a eu une attaque voici une semaine, une conquantaine de morts selon les chiffres officiels. Mme Bancrimisi, de la colline de Rutumo, vient d'arriver, elle a marché plusieurs jours. Elle est veuve, trois de ses quatre enfants sont vivants l'aîné se laisse mourir. | |
| Sur le marché de Gitaza, un fou, autre victime de la crise ? | |
| Mataho, sur la route entre Gitéga et Ngozi. Depuis 4 ans, ce camp de déplacés et de regroupés s'est organisé comme beaucoup sur les anciens marchés ou centre de négoce. La vie du camps est rythmée par les distributions d'aliments, de médicaments ou de couvertures. Certains habitants du camp peuvent voir leur champ dans le creux de la valée ou sur la colline voisine. Ils vont parfois le cultiver : 5 km parcourus avec la peur. | |
| Depuis peu, quelques uns, surpris par la nuit, restent dormir dans leur ancienne maison. Espoir de retour sur sa terre, en sécurité. |