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Penser la
non-violence En disant non à la
violence, qui domine l'histoire de l'humanité, l'être humain a créé l'idée de
non-violence.
Cette notion est plus que jamais au centre de nos débats
actuels, Caractérisée par le courage, l'amour de la liberté et la maîtrise de soi, la
non-violence est à l'opposé d'une attitude statique. Créatrice, agissante, elle peut
accélérer la dynamique sociale, favoriser la justice et la démocratie. Les sociétés
contemporaines ont grand besoin de ce dynamisme-là pour se libérer de l'emprise de
toutes les formes de violence - politique, économique, culturelle et sexuelle - qui
privent les hommes et les femmes de leur droit à la parole, voire à la vie. La réussite
de la non-violence, c'est aussi celle du débat démocratique, c'est-à-dire celle dl un
échange de paroles entre citoyens en vue de décider d'un avenir commun. Pour mieux
comprendre les enjeux éthiques et politiques de la non-violence, il faut se reporter à
son histoire et aux différentes figures qui lont incarnée d'une culture à l'autre
durant les trente derniers sSiècles, de Lao-tseu à Mère Teresa, en passant par Socrate
et Gandhi.
R .J. |
Ramin Jahanbegloo
Philosophe iranien, spécialiste de Gandhi, Ramin Jahanbegloo
a été chercheur à l'Université de Harvard et enseigne actuellement la philosophie
politique à l'Université de Toronto (Canada). Il a publié de nombreux livres, notamment
Gandhi, Aux sources de la non-violence (Félin, 1998). Les Modernes
(Nashr Markaz, 1997), Schopenhauer et la critique de la raison kantienne (Nashr
Ney, 1998), Tolérance, jécris ton nom (collectif, Seurat-UNESCO, 1995)
ainsi que plusieurs Entretiens, avec Isaiah Berlin (1991), George Steiner (1992)
et Daryush Shayegan (1992), parus aux éditions du Félin.
Pour le demander: Veuillez contacter avec le Département de Droit
de l'Homme pour la paix, la Démocratie et laTolerance.
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