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Les principaux jalons de l'action entreprise pour
promouvoir une nouvelle approche de la sécurité (1994-1999)

Alors même que l'Organisation poursuivait ses travaux de recherche sur la paix, sa coopération avec les instituts de la paix et ses efforts pour renforcer les institutions d'enseignement supérieur dans les domaines de la culture de la paix, des droits de l'homme et de la démocratie, notamment par le biais du réseau des Chaires UNESCO, un accent particulier fut mis dès 1994 sur la promotion d'une nouvelle approche de la sécurité.

Les toutes premières pistes de réflexion visant à promouvoir une nouvelle approche de sécurité furent dégagées en 1994-1995 dans le cadre du Séminaire sur le maintien et la construction de la paix, tenu à l'Institut des sciences, des lettres et des arts de Venise en mai 1994, et du Symposium interaméricain sur La Sécurité pour la paix : construction de la paix et maintien de la paix, organisé conjointement par l'UNESCO, l'Organisation des États américains et le Collège interaméricain de défense à Washington D.C. en avril 1995.

Afin d'approfondir la réflexion sur l'ensemble des facteurs, complexes et imbriqués, qu'il nous faut prendre en compte pour élaborer de façon conséquente une nouvelle conception de la sécurité, Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO, décida en juin 1995 de créer au sein de l'Organisation un Groupe informel de réflexion sur ce thème. Les travaux de ce groupe bénéficièrent en 1995 et 1996 des interventions d'éminents spécialistes (P. Delmas, R.-J. Dupuy, J. García Ruiz, P. Hassner, le général C. Jean, R. F. Laird, M. Merle), dont les travaux ont été publiés dans l'ouvrage intitulé Quelle sécurité ? (UNESCO, 1997. Publié en français et en anglais). Les experts abordèrent, à partir de perspectives très différentes, les nouveaux défis à relever et proposèrent de nouvelles voies d'action, en particulier pour l'UNESCO.

L'UNESCO s'est aussitôt largement inspirée de ces contributions en entamant un dialogue inédit avec les instituts stratégiques, les instituts de défense et les représentants des forces armées lors du Symposium international sur le thème Des insécurités partielles à la sécurité globale, organisé conjointement, en juin 1996, par l'UNESCO et l'Institut des hautes études de défense nationale (France), dirigé alors par le général Bernard Norlain, avec le concours du Centro di Alti Studi per la Difesa (CASD, Italie), de l'Institut d'études de sécurité de l'UEO et du Centro Superior de Estudios de la Defensa Nacional (CESEDEN, Espagne). (Les actes de ce Symposium ont été publiés en français en janvier 1997 et en anglais en novembre 1997.) Ce dialogue s'est poursuivi au Forum militaire centraméricain pour une culture de la paix, tenu en juin 1996 à San Salvador,

El Salvador, à l'invitation du Directeur général de l'UNESCO, puis une fois encore en mai 1998 au Guatemala, dans le but de promouvoir la sécurité démocratique et la culture de la paix dans l'isthme centraméricain, en coopération avec la Conférence des forces armées centraméricaines (CFAC), qui réunit les forces armées de El Salvador, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua. Il est prévu qu'un troisième Forum se tienne en l'an 2000 au Honduras. De même, les bases d'une coopération ont été dégagées en 1997 avec le Secrétariat de l'Accord de non-agression et de défense (ANAD) en Afrique occidentale et les forces armées des pays signataires de l'Accord.

L'UNESCO a également participé à diverses réunions régionales et sous-régionales portant sur les nouveaux besoins en matière de formation des forces armées à la paix, aux droits de l'homme et à la démocratie, domaine dans lequel l'UNESCO a déjà entamé l'élaboration de modèles de formation. Ainsi s'est tenue à Moscou, du 21 au 23 avril 1999, une Conférence internationale sur les questions relatives aux droits de l'homme et à la démocratie dans les forces armées, les organes de sécurité et les services spéciaux de la Fédération de Russie, sous l'égide de la Commission des droits de l'homme auprès du Président de la Fédération de Russie. Elle a réuni 170 participants représentant les diverses branches des forces armées, du Ministère de l'intérieur et des services spéciaux de la Fédération de Russie. A la fin de la réunion, les participants ont adopté un document dans lequel il est notamment demandé à l'UNESCO de renforcer son action dans les domaines de la formation aux droits de l'homme et à la démocratie des membres des forces armées et de sécurité, de la prévention des conflits à la racine et du contrôle démocratique des forces armées et de sécurité.

Parallèlement, l'UNESCO a considérablement élargi son action visant à renforcer sa coopération avec des organisations régionales telles que l'OUA, l'OEA, l'ASEAN, l'OSCE, la CEDAO et la SADC, etc., notamment en matière de prévention des conflits et de promotion de la sécurité démocratique des populations. La coopération avec l'ASEAN a ainsi débouché sur l'organisation du Symposium régional sur la paix coopérative en Asie du Sud-Est (Djakarta, Indonésie, septembre 1998), lequel a permis l'établissement d'une coopération durable avec les instituts de défense et d'études stratégiques de la région Asie-Pacifique (ses Actes ont été publiés en anglais en 1999). En juillet 1998, l'UNESCO a apporté son soutien à la conférence qui s'est tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso, dans le but de créer un mécanisme de prévention des conflits au sein de la CEDAO, en Afrique de l'Ouest. Par ailleurs, la coopération avec l'OUA, la SADC et l'OSCE se renforcent, dans le cas des deux premières, par le biais de l'accord signé avec l'Institut d'études de sécurité de l'Afrique du Sud et, dans le cas de l'OSCE, par la création d'études stratégiques dans les Balkans sous l'impulsion du général Carlo Jean, représentant du Président en exercice de l'OSCE en Bosnie.

Depuis 1998, l'UNESCO a entamé une étroite coopération avec les forces de police de divers pays, notamment en Europe et en Amérique latine, dans le cadre de la création de Chaires de culture de la paix (Équateur), du lancement du projet « Police pour la paix » en coopération suivie avec l'association Police et humanisme en France, dont les réseaux européens, notamment dans les pays d'Europe de l'Est, se mobilisent pour promouvoir la sécurité démocratique (4).

4. On trouvera dans les annexes le calendrier complet des actions entreprises.

 
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