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La prévention à la source des conflits et de la violence

Dans le cadre des Nations Unies, des efforts sont aujourd'hui entrepris pour élargir le cadre classique de la prévention des conflits, souvent limitée aux efforts de la diplomatie préventive, à l'action préventive sur le terrain, en s'attaquant aux racines des conflits. Il s'agit là d'une évolution majeure, dans la mesure où, souvent, les ressorts de la diplomatie préventive sont déclenchés trop tard, lorsque sont déjà apparues des fractures profondes (en particulier au sein des États) qu'on ne peut surmonter sans la participation de l'ensemble des acteurs concernés - lesquels, souvent, ne sont pas des acteurs étatiques ou institutionnels.

Mais éradiquer les causes des conflits par l'instauration de conditions politiques et institutionnelles prônant la cohabitation et la tolérance est souvent une gageure, car l'effet conjugué de menaces non militaires et non armées à la paix affecte les structures sociales de façon fort variée selon le degré de développement des sociétés et le niveau de participation démocratique de l'ensemble de la population.

On ne saurait non plus se limiter aujourd'hui à concevoir la prévention des conflits en termes d'intervention humanitaire, avec son corollaire, à savoir le recours à la force. Prévenir les conflits et la violence, tâche reconnue comme la plus urgente, implique une palette d'actions beaucoup plus étendue que la simple logistique. Il faut privilégier le dialogue, les bons offices, la médiation et la négociation tout en s'attaquant aux fondements socio-économiques et environnementaux des conflits, ainsi qu'en recourant à toutes les pratiques traditionnelles, souvent fort riches, pouvant contribuer à la résorption des conflits et de la violence. L'action en amont, notamment à travers la promotion d'initiatives citoyennes, s'impose aujourd'hui si l'on souhaite tirer le meilleur profit de l'ensemble des ressources propres à chaque société et prévenir tant les conflits entre communautés que les manifestations de la violence à l'échelle locale.

En ce qui concerne les manifestations polymorphes de la violence, qui touchent aujourd'hui toutes les sociétés sans exception, le besoin de stratégies globales de lutte contre l'exclusion s'impose aujourd'hui de façon flagrante. En effet, ces manifestations, qui frappent aujourd'hui massivement les périphéries urbaines et affectent jusqu'aux établissements scolaires, ne sauraient être traitées uniquement par un renforcement de la répression :

la violence traduit souvent une absence totale d'espoir et une incapacité à repérer les limites. Dans le cas des sociétés les plus développées, elle s'inscrit dans le contexte d'un chômage croissant affectant surtout les jeunes et d'un émiettement de la participation politique ; dans les moins développées, nous sommes confrontés aux effets conjugués de l'extrême pauvreté, du manque d'accès à l'éducation, des conflits provoqués par la lutte pour des ressources naturelles de plus en plus rares, etc. Dans ce domaine aussi, l'action préventive en amont devient prioritaire et l'ensemble des acteurs doivent y prendre part, surtout au niveau local.

Mettre ces acteurs en réseau, leur fournir des espaces de dialogue, promouvoir l'échange des expériences positives constituent les premiers jalons de cette action en amont : l'UNESCO s'y emploie déjà, en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Europe, dans le cadre de divers programmes.

Mais il reste que ces efforts doivent être davantage systématisés et ciblés, et c'est pourquoi l'une des priorités de l'Unité de la paix et des nouvelles dimensions de la sécurité consistera à promouvoir, par la mise en œuvre de projets pilotes, les cinq projets nationaux qui seront lancés au cours de l'Année internationale de la culture de la paix.

Il importe en effet de concentrer les efforts sur certaines initiatives prises par des États membres de l'Organisation sur la base de larges consultations nationales, afin que celles-ci puissent servir de levain à des programmes semblables lancés dans d'autres pays.

 
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