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PROJET TRANSDISCIPLINAIRE

« VERS UNE CULTURE DE LA PAIX »

 

Que signifie la culture de la paix ? Comment ce concept devient-il réalité ? En d’autres termes, comment transformer les idées et idéaux que renferme l’expression « culture de la paix » en politiques publiques et en actes individuels qui, partout, changent la vie ?

Tout d’abord, la culture de la paix suppose un effort généralisé pour modifier les modes de pensée et d’action afin de promouvoir la paix. Elle signifie transformer les conflits, prévenir les conflits potentiellement violents et restaurer la paix et la confiance dans les populations qui sortent de la guerre. Sa mission s’étend aussi au-delà des situations de conflits armés pour toucher les écoles et lieux de travail du monde entier, les des parlements et les salles de presse, les familles et les cours de récréation.

UN MOUVEMENT MONDIAL ...

Edifier une culture de la paix, c’est faire comprendre et respecter aux enfants et aux adultes la liberté, la justice, la démocratie, les droits de l’homme, la tolérance, l’égalité et la solidarité. Cela suppose le rejet collectif de la violence. Cela implique aussi les moyens et la volonté de prendre part au développement de la société. Le concept de culture de la paix a pris forme sous l’impulsion d’un vaste mouvement sociopolitique associant des partenaires du système des Nations Unies et d’ailleurs. Les menaces qui pèsent sur la paix revêtent de nombreuses formes, du non-respect des droits de l’homme, de la justice et de la démocratie à la pauvreté et l’ignorance. La culture de la paix est une réponse à toutes ces menaces et elle cherche des solutions qui doivent venir de la société elle-même et ne sont pas imposées de l’extérieur.

Les solutions passent par l’intervention d’hommes et de femmes qui, à tous les niveaux de la société, oeuvrent ensemble sur des fronts très variés. La coopération entre les pays dans ces domaines peut apporter la stabilité et l’aide nécessaires à l’obtention de résultats durables. De la sorte, les efforts pour fonder une culture de la paix dépassent tel ou tel secteur, communauté, région ou nation pour devenir universels.

... QUI A LIEU MAINTENANT

La culture de la paix n’est pas qu’une idée. Depuis son lancement, à partir de programmes de consolidation de la paix après conflit dans un certain nombre de pays, c’est devenu un des grands thèmes de la Stratégie à moyen terme de l’UNESCO (1996-2001), qui associe un vaste éventail d’activités de l’Organisation. Des projets sont en cours dans de nombreux pays comme l’Angola, le Burundi, la Côte d’Ivoire, El Salvador, l’Ethiopie, Haïti, le Libéria, le Mali, le Mozambique, les Philippines, la Russie, la Somalie et l’ex-Yougoslavie. Ils prévoient notamment :

- des activités avec des parlementaires et des élus portant sur les éléments fondamentaux de la gouvernance, de la démocratie et de la justice sociale ;

- l’émancipation des femmes pour qu’elles participent aux activités de leur société ;

- la formation et l’insertion sociale des soldats démobilisés ;

- la mise en place et le renforcement de médias qui contribuent à la promotion d’une culture de la paix ;

- des programmes d’éducation civique, une formation à la gestion des conflits et à l’exercice de l’autorité ;

- la promotion des idéaux démocratiques.

COORDONNER UNE CULTURE DE LA PAIX ...

Les activités aux termes du projet de culture de la paix exigent de tous les secteurs et unités de l’UNESCO, tant au Siège qu’hors Siège, qu’ils coordonnent leurs efforts. L’Unité de coordination veille à ce que tous les secteurs - éducation, communication, culture et sciences, notamment sciences sociales - participent aux programmes et apportent une réponse coordonnée aux besoins des Etats membres. De la sorte, elle encourage et met en place de vastes partenariats au sein de l’UNESCO tout en cherchant d’autres partenaires au-delà de l’Organisation. Un système de réseaux et d’information a été conçu pour suivre le mouvement en faveur d’une culture de la paix. Il élargit le plus possible le réseau mondial des protagonistes de la paix et diffuse ses informations sur un site Web au moyen de publications ponctuelles.

... AU SEIN DE l’UNESCO ...

Les secteurs de l’UNESCO participent à la planification de projets nationaux de culture de la paix, tant au Siège qu’hors Siège, à tous les stades des projets, depuis l’identification et la mise en oeuvre jusqu’à l’évaluation. Au-delà du plan national, les partenariats thématiques peuvent s’étendre à de nombreux Etats membres, chaque programme de pays conservant toutefois son individualité.

... ET AU-DELA

L’UNESCO est consciente de la nécessité de dépasser ses propres structures pour chercher d’autres partenaires qui puissent donner leur appui à des initiatives en faveur de la culture de la paix. Ces partenaires peuvent être d’autres organisations intergouvernementales et des groupes non gouvernementaux déjà actifs dans ce domaine. Des projets conjoints sont consacrés à différents groupes de la société : jeunes, femmes, parlementaires, maires, grands médias et médias « parallèles », responsables religieux, chefs traditionnels, forces armées, etc.

L’éducation est la solution !

Pour l’UNESCO, l’éducation est le fer de lance des activités de promotion d’une culture de la paix. Depuis des années, l’Organisation élabore des programmes pour aider les Etats membres et ses partenaires à adopter des politiques et principes d’action favorables à la citoyenneté démocratique et aux droits de l’homme dans leurs activités de planification des programmes d’enseignement formel et non formel. Des programmes d’enseignement spéciaux ont été conçus, qui donnent plus d’importance à l’éducation pour la paix et promeuvent l’enseignement en vue de la tolérance et de la non-violence.

Créé en 1953, le Système des écoles associées (SEA) de l’UNESCO est un réseau d’établissements scolaires du monde entier qui encourage l’éducation pour la compréhension internationale et la tolérance chez les enfants et les jeunes. Le SEA participe activement au projet de culture de la paix en établissant un réseau de projets pilotes qui soutiennent les établissements situés dans des quartiers violents du monde entier. L’objectif est double : promouvoir un enseignement de qualité tout en contribuant au développement d’une culture de la paix et de la non-violence.

LINGUAPAX, autre initiative de l’UNESCO, encourage l’enseignement des langues maternelles et langues nationales et étrangères, apportant une solution spécifiquement linguistique aux problèmes que posent la recherche de la paix et la défense des droits de l’homme.

PROMOUVOIR LE DIALOGUE ENTRE LES CULTURES ...

Il est essentiel d’établir des relations fondées sur la tolérance et la solidarité entre des populations séparées par des différences culturelles. Le projet de culture de la paix vise à armer les populations non pas de fusils mais d’une capacité de dialogue et de compréhension.

Il préconise la justice et l’égalité des chances pour tous, en particulier pour les minorités, les peuples autochtones, les réfugiés et personnes déplacées.

Les pratiques traditionnelles qui contribuent à la paix continuent d’être étudiées, soutenues et considérées comme éléments essentiels de consolidation de la paix et de développement. Les artistes et autres personnes actives dans le domaine culturel sont encouragés à exercer le plus possible leur influence sur les populations en mettant leurs talents au service de la paix.

… PAR LE BIAIS DES PROJETS ACTUELS DE L’UNESCO

Nombre d’activités culturelles de l’UNESCO sont désormais tournées vers le projet de culture de la paix et encouragent le pluralisme culturel ainsi que le dialogue entre les cultures :

  • le projet « Dialogue interculturel Est-Ouest en Asie centrale » appuiera le nouvel Institut international des civilisations nomades (Oulan-Bator, Mongolie), organisera un colloque au Kirghizistan l’année prochaine sur la culture et les religions en Asie centrale et aidera à dresser un inventaire des caravansérails d’Asie centrale ;
  • le programme « Routes de la foi » vise à apprendre aux jeunes des sociétés plurireligieuses à respecter les racines religieuses de chacun et à vivre en paix avec autrui. Il est complété par des initiatives qui insistent sur le dialogue interreligieux et sur la contribution des religions à une culture de la paix ;
  • le projet « Routes d’Al-Andalus » encourage le dialogue interculturel par un réseau de centres.

POUR TRANSMETTRE LE MESSAGE DE PAIX …

Les médias exercent un impact puissant sur les attitudes et comportements en société. Ils contribuent de façon décisive à l’exercice de la liberté d’opinion et d’information ; l’accès à des informations exactes et claires est essentiel à la promotion d’une culture de la paix. Il importe d’aider les médias à atteindre cet objectif, en particulier de soutenir les journalistes qui travaillent dans des zones de conflits armés et dans les régions où les conflits menacent.

Ces journalistes font l’objet de lourdes pressions politiques. Les médias indépendants doivent lutter pour survivre et, de ce fait, il est de plus en plus difficile au public d’accéder à des informations non tendancieuses. Le programme UNESCO SOS MEDIA vise à aider les médias indépendants et à faciliter l’échange d’informations entre les médias présents dans les zones de conflits ainsi qu’avec le reste du monde. Depuis cinq ans, l’Organisation mène à bien un programme pilote qui aide ces journalistes, en fournissant du matériel aux médias électroniques, du papier journal à la presse indépendante et du matériel de bureau aux agences de presse indépendantes, et en accordant une formation aux journalistes de la plupart des républiques et territoires de l’ex-Yougoslavie. L’UNESCO joue un rôle de premier plan dans l’Initiative spéciale des Nations Unies pour l’Afrique « consolidation de la paix, règlement des conflits et réconciliation nationale : communications au service de la consolidation de la paix ».

… IL FAUT ETRE LIBRE DE LE FAIRE

Parmi les autres projets, on citera l’élaboration d’une stratégie pour les médias tant au niveau de l’ONU qu’au niveau local. Essentiellement, il s’agit de créer un lieu d’échange de données d’expérience et d’encourager la non-violence dans les médias. Un système permettant aux communautés de faire connaître leurs besoins et de participer à la prise de décisions est également proposé. L’accent est mis sur la transparence dans les activités des pouvoirs publics et les décisions de nature à faciliter la diffusion d’informations exactes.

Pour ouvrir la voie à la démocratie et à la paix, il importe de susciter les conditions nécessaires à la liberté de la presse. Les projets que l’UNESCO réalise à la demande de journalistes indépendants locaux partent des besoins les plus urgents. L’Organisation travaille aussi en étroite collaboration avec d’autres institutions des Nations Unies et organisations de médias.

PROMOUVOIR LES DROITS DE L’HOMME ET LA DEMOCRATIE …

L’UNESCO continue d’encourager la mise au point de stratégies nationales d’enseignement formel et non formel en vue de la consolidation de la paix et de la sensibilisation de l’opinion à la nécessité de modifier les attitudes et comportements au service de la paix. Au sein de l’Organisation, la Division des droits de l’homme, de la démocratie et de la paix seconde les Etats membres dans ces domaines en les aidant à élaborer et à mettre en oeuvre des programmes nationaux d’éducation aux droits de l’homme. En étroite collaboration avec le Comité consultatif pour l’éducation à la paix, aux droits de l’homme, à la démocratie, à la compréhension internationale et à la tolérance, l’Organisation encourage l’innovation dans les programmes et contenus éducatifs ainsi que l’amélioration des méthodes didactiques.

L’accent est mis sur l’évaluation des plans nationaux d’action pour l’éducation aux droits de l’homme. A cette fin, une enquête est en cours sur les lois, politiques et stratégies nationales en matière d’éducation pour les droits de l’homme au niveau universitaire. Le Bureau international de l’éducation (BIE) de l’UNESCO va organiser des missions d’observation pour encourager la conclusion d’accords nationaux visant à développer l’éducation dans ce domaine. Ces accords pourraient intéresser non seulement les éducateurs, mais les journalistes, producteurs de logiciels didactiques, parlementaires et autres responsables de l’élaboration des politiques.

… EN VUE DE LA PAIX ET DE LA TOLERANCE …

La culture de la paix n’aboutira que s’il y a compréhension mutuelle et conception ouverte et active de la diversité. Dans cet esprit, l’UNESCO se prépare à renforcer les réseaux régionaux de promotion de la tolérance et à en créer d’autres ; elle met au point des matériels didactiques et auxiliaires pédagogiques qui portent sur la tolérance et contribue à les diffuser plus largement, elle forge des partenariats nouveaux dans le domaine de l’éducation à la tolérance, fait en sorte que les programmes sur la tolérance touchent davantage de jeunes et élabore des programmes audiovisuels sur la tolérance avec les médias locaux.

… EN INSISTANT SPECIALEMENT SUR LES FEMMES

Outre que l’élément de sexospécificité a été introduit dans le projet transdisciplinaire « Culture de la paix », les priorités du projet « Les femmes et la culture de la paix » sont les suivantes :

- appuyer les initiatives des femmes en faveur de la paix ;

- émanciper les femmes pour qu’elles puissent participer démocratiquement au processus politique en vue d’accroître leurs moyens et leur efficacité, en particulier en matière d’économie et de sécurité ;

- promouvoir une socialisation sexospécifique et une formation à la non-violence et à l’égalité dans les partenariats, en particulier en ce qui concerne les garçons et les jeunes gens.

l’an 2000

L’an 2000 coïncidera avec l’Année internationale de la culture de la paix. Etant donné qu’il marquera la fin d’un millénaire et le début d’un autre, l’an 2000 fera époque. L’Année internationale de la culture de la paix sera une occasion unique de donner tout son relief au projet « Vers une culture de la paix » et de susciter dans les pays et chez les particuliers le désir enthousiaste de participer activement à la promotion d’une paix durable. L’UNESCO jouera un rôle essentiel en encourageant les Etats membres et organisations extérieures, notamment les membres de la famille des Nations Unies, à lancer des initiatives de paix aux niveaux local, national, régional et international. Comme il est indiqué ci-dessus, ces dernières peuvent être des programmes éducatifs, des activités culturelles, des efforts conjoints avec les médias, etc. L’Organisation contribuera à coordonner ces activités.

... une annee pour la paix ...

L’UNESCO propose que l’Année internationale soit associée à des programmes régionaux et internationaux qui insistent sur les priorités que sont la paix, le développement et la démocratie. En planifiant et en menant à bien les activités, les Etats membres apporteront un soutien et une collaboration très précieux. L’UNESCO consulte actuellement les Etats membres sur les projets pilotes visant à mobiliser une large participation et à associer les organisations intergouvernementales et non gouvernementales.

Un calendrier des activités est en voie d’élaboration. Des suggestions de nouveaux projets pour marquer l’Année pourraient émerger de conférences liées à l’UNESCO, comme les conférences mondiales sur la science (1999) ou la communication (2000), et lors de l’examen du Programme d’action de Beijing prévu en mars 1999. Plusieurs activités spéciales sont programmées pour la 30e session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1999. L’Assemblée du millénaire et le Forum d’ONG qu’il est prévu d’organiser à l’occasion du millénaire pour l’Assemblée générale de l’an 2000 seront étroitement associés aux activités de l’Année internationale.

... une paix qui dure

Pour promouvoir l’idée de paix durable, l’UNESCO se propose de poursuivre les activités de l’Année internationale au-delà de l’an 2000. Des liens étroits se tissent actuellement avec plusieurs partenaires aux niveaux international, national et local. En 2001, l’Année internationale des volontaires offrira de nouvelles occasions pour créer des partenariats et poursuivre des activités. En proposant de faire de l’an 2000 l’Année internationale de la culture de la paix, le Conseil économique et social n’a-t-il déclaré qu’elle permettrait « de stimuler les efforts menés par la communauté internationale pour instaurer et promouvoir une culture de la paix qui ait un caractère de pérennité » ?

 

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