Ennvironnement et développement
dans les régions côtières et les petits îles

Cap sur La Stratégie de Maurice et sa mise en oeuvre

Faire participer les jeunes aux activités du tourisme accès sur le patrimoine culturel dans le "de heart uh", hauts plateaux de la Barbade - l'un des projets de YouthPATH aux Caraïbes.

Réduction de la pauvreté

L'un des projets qui contribuent aux Objectifs du Millénaire pour le développement est YouthPATH (Réduction de la pauvreté par le tourisme et le patrimoine). Il vise à former les jeunes à utiliser des compétences innovantes afin de créer des emplois durables en matière de tourisme sur les sites du patrimoine, emplois consistant en la protection de l'environnement et la sauvegarde du patrimoine. Des sites ont été créés dans six pays insulaires des Caraïbes, dont certains étaient des villages établis par des Africains libérés et rescapés de navires se livrant au commerce illégal des esclaves, d'autres sites autour de bâtiments de plantations sucrières historiques, ainsi que des villages amérindiens comprenant une plage de nidification des tortues de mer.

Communiquer et informer

L'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication et leur utilisation d'une part, et d'autre part la mise en place de centres communautaires multimédias, voilà deux axes d'action de la Stratégie de Maurice qui étaient déjà présents dans les programmes et les projets de l'Organisation. Le coût élevé de la connexion à l'Internet et les problèmes de diffusion des médias imprimés font partie des obstacles auxquels se heurtent les petites îles.

Le Programme international pour le développement de la communication joue un rôle primordial dans le développement des médias. En 2005, 19 nouveaux projets ont été approuvés pour les PEID, pour un total de 497 000 dollars. Ils portent par exemple sur la réforme de la loi sur les médias du Cap-Vert, l'appui à apporter au Centre communautaire multimédias Grencoda de la Grenade, et sur l'amélioration de la qualité technique de l'émission de documentaires télévisés "The Pacific Way".

Faire face au VIH/SIDA

Aux Caraïbes, le bureau de l'UNESCO à Kingston (Jamaïque) joue un rôle de premier plan, afin de permettre au secteur de l'éducation dans la région de renforcer son action devant la pandémie du VIH/SIDA, en étroite collaboration avec l'University of the West Indies et autres établissements régionaux. Dans le cadre du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA, une discussion sur l'Internet et un portail didactique ont été mis en place par et pour les jeunes des Caraïbes. Des représentants de mouvements de jeunesse de huit pays des Caraïbes se sont rencontrés à Trinité-et-Tobago en avril afin de créer le site. Un accord de partenariat a été signé avec l'Agence allemande de coopération technique pour assurer un soutien continu au portail. Le bureau de Kingston donne des informations complémentaires sur l'éducation relative au VIH/SIDA dans le rapport qu'il publie chaque trimestre.

À Bequia, le toit du lieu de réunion de La Voix des petites îles est emporté par l'ouragan Emily le 14 juillet.

Des insulaires parlent de leurs soucis...

Parmi les projets transversaux de l'UNESCO, La Voix des petites îles offre au grand public des îles un "espace de parole". Toutes les deux semaines plus de 40 000 insulaires et autres personnes intéressées par les affaires des îles, mettent en commun leurs expériences sur des questions portant aussi bien sur l'environnement que sur le développement, la société, l'économie et la culture, par le biais d'un forum virtuel (hébergé par Scotland On Line). Ces derniers temps, les débats portaient sur les travaux de planification par les communautés dans un monde ébranlé par le tsunami, sur l'approvisionnement en eau et sa conservation, sur l'épargne en vue de l'avenir et sur les moyens de réagir devant la montée des prix du pétrole.

... et des dispositions à prendre

Au-delà des débats interrégionaux sur l'Internet, La Voix des petites îles apporte son soutien à des actions de développement durable au plan local par "Les communautés en action". Celles-ci encouragent les partenariats et les activités dans des domaines ayant trait, par exemple à la vision de la vie dans les îles et à la planification par les communautés à Palau et à San Andrés, ou à la gestion des déchets en Dominique, à Fidji, aux Maldives et aux Seychelles. La Voix des petites îles aide ainsi les insulaires à mettre en œuvre la Stratégie de Maurice. Une réunion interrégionale s'est tenue en juillet à Bequia (Saint-Vincent-et-les Grenadines) afin de poursuivre la planification des activités de ce type.

… souvent avec la jeunesse pour montrer la voie

Après la manifestation spéciale "Vision des jeunes pour la vie dans les îles" organisée à Maurice (9-13 janvier 2005) et où 94 jeunes insulaires s'étaient réunis pour confronter leurs points de vue sur le développement durable (avec le soutien de la Lighthouse Foundation et d'autres partenaires), des jeunes de 37 nations et territoires issus de petites îles s'emploient actuellement à concevoir et mettre en œuvre des projets concernant aussi bien les relations entre générations que l'usage des langues locales, la sensibilisation à l'environnement ou l'esprit d'entreprise des jeunes.

C.L.R. James (1901-1989), écrivain, intellectuel et politologue militant. Au nombre de ses livres, une étude historique faisant autorité sur la Révolution haïtienne et un ouvrage pionnier sur le jeu de cricket (Beyond a Boundary).
Photo : Bibliothèque nationale de la Jamaïque, tirée du tome 5 (The Caribbean in the Twentieth Century, 2004) de la collection de l'UNESCO "General History of the Caribbean".

Consigner la Mémoire du monde

En juin 2005 le "Fondo José Marti Pérez" de Cuba et la collection C.L.R. James de Trinité-et-Tobago ont été, entre autres, inscrits au fonds documentaire du registre Mémoire du monde de l'UNESCO, conformément aux recommandations d'un comité consultatif international. Le programme et le registre Mémoire du monde ont été créés afin de sauvegarder et de valoriser le patrimoine documentaire, la Mémoire du monde, qui illustre la diversité des langues, des peuples et des cultures. Ils sont nés de la prise de conscience que cette mémoire est fragile et qu'une partie importante de son matériel documentaire se perd chaque jour.

Culture

Sur les cultures insulaires

Nous adoptons l'attitude de consommateurs parce que nous n'avons pas reconnu comme productifs les domaines de notre propre créativité. Ainsi ne pouvons-nous toujours pas considérer les industries culturelles comme des alternatives valables aux industries traditionnelles défaillantes. Pourtant, les plus modestes de nos concitoyens peuvent créer les produits culturels les plus remarquables en s'inspirant de leur identité et des systèmes du savoir traditionnel, qui ne craignent aucune concurrence dans le monde entier. Le plus jeune enfant de Jamaïque ou des Caraïbes peut entrer en compétition même avec Whitney Houston et bien s'en tirer, car sur le plan de la culture nous ne sommes certainement pas un "tiers-monde". Nous n'avons même pas réussi à reconnaître la valeur des systèmes "informels" inventés par notre peuple dans sa lutte pour la survie, et nous ne les avons pas inscrits dans les systèmes de connaissances que nous avons reçus en héritage de l'étranger, pour les honorer dans nos systèmes éducatifs.

Sydney Bartley, Directeur de la culture au ministère de l'éducation, de la jeunesse et de la culture de Jamaïque, dans son allocution devant le Panel d'assemblée plénière sur "Le rôle de la culture dans le développement durable des PEID", pendant la Réunion internationale de Maurice, 11 janvier 2005.

Partout dans le monde il y a une prise de conscience de plus en plus grande de l'importance intrinsèque des cultures locales qui sous-tendent l'ensemble du processus de développement. Dans le cas précis des petites îles, cela s'est traduit par la présence - à l'initiative de l'UNESCO - d'un panel consacré au Rôle de la culture dans le développement durable des PEID pendant l'assemblée plénière de la Réunion internationale de Maurice.

En participant à la mise en œuvre de la Stratégie de Maurice, l'Organisation s'appuie sur la panoplie d'instruments normatifs qu'elle a mis au point : promotion du pluralisme culturel et du dialogue interculturel, protection du patrimoine culturel matériel et immatériel, création d'entreprises culturelles.

Les petits pays insulaires sont encouragés à ratifier la Convention sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (Maurice, les Seychelles et Dominique font partie des États membres qui l'ont ratifiée). Deux réunions régionales ont été organisées à cet effet en février 2005 pour les États du Pacifique et les États des Caraïbes. À remarquer également que les deux premières Proclamations de chefs-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité comprennent des chefs-d'œuvre de Cuba, de la République dominicaine, de la Jamaïque, de Tonga et de Vanuatu.

La mise en place de politiques culturelles est encouragée et soutenue : c'est le cas par exemple d'un projet en cours aux Comores ; des partenariats entre musées sont en cours de création entre pays insulaires de l'océan Indien grâce au bureau de l'UNESCO à Dar-es-Salaam (Tanzanie).

L'exposition itinérante "Devoir de mémoire : le triomphe sur l'esclavage" poursuit sa tournée en 2005 au Cap-Vert, à Maurice, en Jamaïque et à la Barbade.

La mise en place d'un éventuel site transfrontalier entre sites de l'océan Indien de la Route de l'esclave fait l'objet d'une assistance préliminaire. Une mallette "Notre patrimoine du Pacifique" a été préparée afin d'intégrer dans le cursus scolaire l'éducation relative au patrimoine mondial. À sa 29ème session, en juillet, le Comité du patrimoine mondial a approuvé un programme spécifique destiné à renforcer les activités et les projets du Patrimoine mondial dans les PEID. Dans cet esprit, un atelier régional tenu en septembre à Port Vila (Vanuatu) a passé en revue les thèmes et les sites du patrimoine culturel du Pacifique dans leurs aspects thématiques et transfrontaliers.

Les industries culturelles (cinéma, musique, édition, etc.) bénéficient de l'appui de l'Alliance globale pour la diversité culturelle, qui incite à respecter les droits de la propriété intellectuelle et encourage les partenariats entre secteurs public et privé. Des projets de "Réduction de la pauvreté par la création d'emplois" sont mis en œuvre à Fidji et à la Trinité-et-Tobago (en collaboration avec la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, et avec l'Organisation internationale du travail) ; des projets similaires se développent à Cuba, en Haïti et en Jamaïque.

Le savoir traditionnel

Couverture de Knowledges of Nature 1.

Dans de nombreux pays insulaires le savoir local et autochtone constitue une part importante de la culture. Parmi les projets en cours d'exécution dans le Pacifique on peut citer l'élaboration d'un CD-ROM et d'un didacticiel sur la recherche et le partage des connaissances traditionnelles en matière de navigation (The Canoe is the People), la rédaction d'une loi type sur le savoir détenu par les communautés, et un schéma pilote pour intégrer le savoir local au cursus des écoles et des collèges de Palau, des îles Salomon et de Vanuatu.

Parmi les publications récentes on trouve en 2005 une encyclopédie bilingue du savoir local sur les milieux de récifs coralliens et de forêt pluviale du lagon de Marovo aux îles Salomon. L'un des projets récemment lancés porte sur le savoir des femmes sur les plantes médicinales et la médecine traditionnelle à Maurice, à la Réunion, aux îles Rodrigues et autres îles de l'océan Indien. Ces travaux sont pilotés par le projet transversal sur les Systèmes de savoirs locaux et autochtones.

Réagir après le tsunami de l'océan Indien

Vers le milieu des années 1960 la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO (COI) était au centre des opérations pour l'établissement d'un Centre international d'information sur les tsunamis à Hawaï afin d'améliorer les possibilités d'alerte préventive aux tsunamis dans toutes les nations du Pacifique. L'expérience acquise depuis dans le Pacifique a permis d'envisager la création d'un mécanisme comparable dans l'océan Indien, après les effets catastrophiques du tsunami du 26 décembre 2004.

TInstrumentation de détection des tsunamis.

À la suite des discussions officieuses et officielles qui ont eu lieu entre les pays de la région, des organisations régionales et internationales et d'autres partenaires, le Système d'alerte aux tsunamis et d'atténuation de leurs effets pour l'océan Indien a été effectivement lancé en juin 2005 avec la mise en place d'un Groupe intergouvernemental de coordination par la 23ème session de l'Assemblée de la COI. En août les besoins en matière de technique et de science ont été examinés par le Groupe à sa première réunion, tenue à Perth (Australie). Ont été évalués les analyses techniques concernant par exemple la collecte et l'échange des données sismiques, la mesure du niveau de la mer et la pression au fond de l'océan, la modélisation et la prévision des tsunamis, l'élaboration de scénarios, les alarmes et les alertes, le transfert et la viabilité de la technologie. Le Groupe de coordination devra, en sa deuxième réunion d'Hyderabad (Inde), en décembre, évaluer les capacités nationales des pays de l'océan Indien à faire face aux tsunamis. Le système, qui devrait être effectivement opérationnel d'ici juillet 2006 se composera d'un réseau coordonné de systèmes nationaux dont les installations sont possédées et gérées par les États membres dans lesquels ils se situent ou qui en assument la responsabilité.

En élargissant le champ géographique, la 23ème session de l'Assemblée de la COI a adopté des résolutions en vue de créer des systèmes d'alerte comparables pour les tsunamis et autres risques côtiers dans les Caraïbes et les régions adjacentes, ainsi que dans l'Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et ses mers annexes.

Ressources en eau douce

Analyse de la qualité de l'eau par le projet Sandwatch.

La contribution de l'UNESCO à la conception d'approches intégrées en vue d'une bonne gestion de l'eau dans les PEID passe essentiellement par le Programme hydrologique international qui, dans leur cas, met l'accent sur les recherches de terrain et les activités de formation. Dans le Pacifique, en étroite coopération avec les organismes régionaux et les agences de financement, les activités centralisées par le bureau de l'UNESCO à Apia (Samoa) visent à engager les communautés locales et autochtones à gérer les ressources en eau, à organiser des partenariats et à soutenir un programme régional de formation d'une durée de trois ans à l'intention des gestionnaires des ressources en eau. L'état d'avancement du projet est décrit dans un bulletin périodique (Pacific Partnership Initiative on Sustaainable Water Management) publié par la Commission du Pacifique Sud pour les géosciences appliquées (SOPAC). Le numéro d'août 2005 par exemple rend compte d'un stage de formation pour des techniciens en hydrologie de 13 pays insulaires du Pacifique, organisé à Fidji en avril, sur l'hydrologie des eaux de surface et souterraines. Le troisième Dialogue interaméricain sur la gestion intégrée de l'eau se tiendra à Montego Bay (Jamaïque) en octobre, les contributions de l'UNESCO étant canalisées par son bureau de Montevideo (Uruguay).

Ressources de la biodiversité

Les deux premières réserves de biosphère dans des pays insulaires du Pacifique ont été avalisées en juin 2005 par le bureau du programme l'Homme et la biosphère : il s'agit d'Utwe dans les États fédérés de Micronésie, et de Ngaremeduu à Palau. Dans les deux cas les efforts portent sur les approches communautaires à l'égard de la protection et du développement durable des écosystèmes côtiers-marins et des terres de l'intérieur. Avec ces deux nouvelles réserves dans le Pacifique, le Réseau mondial des réserves de la biosphère compte maintenant 482 sites de 102 pays.

Renforcer les capacités

Les PEID ont un rôle particulier à jouer dans la Décennie pour l'Education en vue du Développement durable, comme l'explique l'un des dossiers préparés dans le cadre de la Décennie. Il s'agit de la contribution que les PEID sont en mesure d'apporter à la communauté mondiale en donnant l'exemple d'un mode d'existence durable dans les îles, à savoir un modèle d'existence compatible avec la notion de viabilité. Une stratégie d'éducation en vue du développement durable a été rédigée pour la région Asie et Pacifique, assortie d'une analyse conjoncturelle de 15 PEID du Pacifique, diffusée en juin 2005 par le bureau de l'UNESCO à Bangkok (Thaïlande). Pour la région des Caraïbes, une consultation et une conférence auront lieu en octobre, organisées par le bureau de Kingston avec d'autres partenaires.

Parmi les autres contributions au renforcement des capacités dans les régions de PEID on peut citer des initiatives comme l'Éducation pour tous, la coopération avec le tout nouveau Consortium des universités des PEID et le réseau des Écoles associées (ASPNet), avec ses activités telles que : Projet éducatif du réseau sur la traîte négrière, Sandwatch et Tous égaux dans la diversité. Sandwatch, qui est né il y a quelques années dans les Caraïbes d'une initiative d'ASPNet et de La Voix des petites îles, encourage les étudiants des îles, avec le soutien des enseignants et des communautés locales, à effectuer une analyse critique des problèmes et des litiges propres à l'environnement de leurs plages, et de mettre au point des méthodes viables pour résoudre ces problèmes. Avec d'importantes opérations de mesure et d'observation sur le terrain, Sandwatch vise à rendre vivante la science, tout en conservant un caractère interdisciplinaire dans ses applications, qui vont de la biologie à la menuiserie, de la poésie aux mathématiques. "Introduction to Sandwatch : an educational tool for sustainable development" a été publié en septembre.

Un programme visant à renforcer les capacités de collecte et de diffusion des statistiques a été lancé dans la région du Pacifique par l'Institut de statistiques de l'UNESCO. Les activités des instituts et des centres d'éducation de l'UNESCO prévoient des stages intensifs de formation, comme celui qui s'est tenu à Sainte-Lucie en septembre sur la réforme et la gouvernance de l'enseignement et de la formation technique et professionnelle, sous les auspices de l'Institut international de planification de l'éducation.

Programme de participation

Le Programme de participation de l'UNESCO apporte une assistance financière (y compris en cas d'urgence) à des initiatives prises par les États membres ou des États associés, selon des priorités fixées par les pays eux-mêmes. Si le montant des aides attribuées à chacun des projets reste modeste à l'échelle internationale, elles s'avérent importantes et utiles pour de petits pays. Au cours de la biennale 20042005 plus de 3,7 millions de dollars ont été alloués à plus de 200 projets dans les PEID. Dans l'ensemble, les projets financés au titre du Programme de participation touchent un grand nombre de cibles visées par le Programme d'action des PEID. On peut s'attendre à ce qu'un grand nombre des prochaines demandes en provenance de ces pays entrent dans la cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de Maurice.

Panorama de quelques projets en cours pour les PEID en 2005
Aruba. ‘Buki di Referencia’ series of reference books for children
Bahamas. Exhibitions at Pompey Museum of Slavery and Emancipation
Bahrain. Teaching and training policies in commercial education
Barbados. Training in the monitoring and management of coral reefs
British Virgin Islands. Education in law certification
Cape Verde. Digitizing radio transmission
Comoros. Travelling heritage exhibit
Cook Islands. Oral heritage preservation project
Cuba. Creation of multi-media unit for applying new information technologies
Cyprus. Establishment and operation of Open University
Dominica. Youth mobilization in disaster management and water security
Dominican Republic. Interactive game on Planet Earth for children’s museum
East Timor. Training programme in radio documentary production
Fiji. Capacity building for science teachers
Grenada. Development of Duquesne beach and surrounding heritage sites
Haiti. Emergency assistance for educational infrastructures after flooding
Jamaica. Skills training for high-school drop-outs and slow learners
Malta. Roman Domus conservation project
Marshall Islands. Vocational skills training for at-risk youth
Mauritius. Foundation course for trade certification
Micronesia (Federated States of). Publication of ‘Mehj, Mehj: The Mwoakilloa
Netherlands Antilles. Social skills and personal development for teenagers
Niue. Enhancement of culture and language resources
Palau. Establishing the Palau Herbarium
Papua New Guinea. South Simbu community radio station
Samoa. Bilingual books for Samoan schools
Seychelles. Emergency assistance for reconstruction work at Mahé
Solomon Islands. Language revitalization project
St Kitts & Nevis. Fostering responsible citizenship among children
St Lucia. Training workshop for Caribbean documentalists
St Vincent & the Grenadines. Promoting life-long learning
Tokelau. Feasibility study on internet connectivity and distance education
Tonga. Natural disaster preparedness for primary school children
Trinidad & Tobago. Assessment of watershed aquifer systems
Tuvalu. Development of cultural policy
Vanuatu. Documentation of indigenous languages.

 

Table des matières       Présentation de la brochure

Introduction Activités Publications Recherche
Pratiques éclairées Régions Thèmes