Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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Bilan de la Chaire UNESCO pour 
la gestion intégrée et le développement durable
des régions côtières et des petites îles, Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal

Date du bilan : 18 et 22 décembre 2001.
Bilan validé le : 15 mai 2002.
Bilan réalisé par :

M. Philippe MacClenahan, Consultant UNESCO (sans lien spécifique avec le projet) ; M. Achille Olloy, Bureau régional de l’UNESCO, Dakar ; M. Alioune Kane, responsable de la Chaire UNESCO, Université Cheikh Anta Diop (UCAD) ; M. Amadou A. Sow, Département de géographie, UCAD ; M. Gorgui Ciss, Département de géographie, UCAD ; M. Nicolas Diallo, Département de Biologie végétale, UCAD ; M. Bachir Diouf, Département de géologie, UCAD ; M. Amadou Tahirou Diaw, Institut de Recherche et de Développement, Département de géographie, UCAD ; avec la participation des étudiants de DEA : Melle Marie Fall, Géographe ; M. Amadou Badji, Economiste ; M. Moussa Sane, Géographe ; M. Baye Ibra Gning, Faculté des Sciences Juridiques et Politiques ; M. El Hadji Mamadou Sonko, Sciences Naturelles ; M. Mamadou Moustapha Ndoye, Sociologue ; M. Pessiezoum Adjoussi, Géographe.  

Documentation :
  1. Rapport d’avancement de la Chaire UNESCO/UCAD, juillet 2001, Prof. Mamadou Kandji.
  2. Rapport de sortie pédagogique réserve de biosphère du delta du Saloum, juin 2001.
  3. Amélioration de l’hygiène et de l’environnement d’une ville côtière, Yeumbeul, Sénégal, décembre 1997, Rapport d’avancement.
  4. Aménagement participatif des pêcheries artisanales du Sine-Saloum (Sénégal), décembre 1998, Rapport final 2.
  5. Problématiques de la gestion intégrée du domaine continental de la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum, Aissata Dia, Mémoire de DEA.
  6. Problématiques de la gestion intégrée du domaine insulaire de la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum, Claude Sene, Mémoire de DEA.
  7. Dynamique de la pluviométrie dans la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum et impact sur les activités socio-économiques, Koko Zebeto Houedaakan, 1999, Mémoire de DEA.
  8. Dynamique de l’écosystème des mangroves et contribution à l’élaboration de stratégies de restauration dans les Iles du Saloum (Sénégal), Sada Kane, 1999, Mémoire de DEA.
  9. Conservation et gestion durable des sites historiques et archéologiques des amas coquilliers du Delta du Saloum (Sénégal), Mandiaye Thiobane, 1998, Mémoire de DEA.
  10. Contribution à l’élaboration d’un plan de gestion intégrée de la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum (Sénégal), E.S. Diop, Ed. 1998.
  11. Perceptions et gestion de l’espace dans les Iles Gandoul et Bétenti du Saloum. Marie Fall, 2001, Mémoire de DEA.
  12. Milieu et systèmes de production dans l’Ile de Mar ( Iles du Saloum) Abdoulaye Ndiaye2001, Mémoire de DEA.
  13. Restauration des milieux par le reboisement des sites avec la mangrove. El Hadji Sonko 2001, Mémoire de DEA.
  14. La problématique de l’écotourisme dans le parc naturel du Delta du Saloum et les stratégies d’implication et de développement des populations locales, Affro Bono Dorcas, 1999, Mémoire de DEA.
  15. Enquête sur les différents usages domestiques de l’eau dans la zone périurbaine de Yeumbeul : gestion locale et stratégies d’optimisation, Amadou, Bélal Diawara, Mémoire de DEA.
  16. Les stratégies d’interventions de structures communautaires et administratives dans la protection de la nappe phréatique à Yeumbeul, Sénégal, Marlin Kaspasgoul Gomis, 2000, Mémoire de DEA.
  17. Problématique de l’érosion côtière et la conservation des milieux littoraux : exemple de Yoff, Thieno Ndour, Mémoire de DEA.
  18. Sociétés et sites sacrés, exemples en milieu Lébou, Lansana Djibet, 1998, Mémoire de DEA.  
Activités :
  1. Participation à plusieurs soutenances de mémoires de DEA.
  2. Entretiens libres avec divers enseignants et étudiants.

  3. Visite de sites des projets de Yoff, Yeumbeul et Sine Saloum.  

Contraintes : Les enseignants n’étaient que partiellement disponibles en raison de la période des examens.  

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Bilan de la chaire
 

La présente évaluation discute des activités du projet à ce jour selon plusieurs paramètres ou caractéristiques de « pratiques éclairées » sur le long terme. Les bilans des projets menés par la Chaire sont disponibles dans des documents séparés :  

L’échelle qualitative suivante est utilisée :

Nullement :

les activités du projet de terrain actuellement ne remplissent pas cette caractéristique, et/ou la caractéristique ne s’applique pas à ce projet.

Légèrement :

les activités du projet commencent d’une certaine manière à satisfaire cette caractéristique.

Partiellement ::

les activités du projet satisfont de manière significative la caractéristique.

Entièrement :

les activités du projet remplissent la caractéristique.

Cette évaluation repose uniquement sur les activités entreprises jusqu’à ce jour et n’inclue pas les activités prévues dans le futur.

Les activités du projet ont-elles assuré un bénéfice à long terme ?  

Partiellement

L’enseignement et la recherche appliquée interdisciplinaires favorisent l’émergence d’une véritable collaboration entre les enseignants. Les activités interdisciplinaires de terrain ont démontré le bénéfice d’une telle approche pour les enseignants et les étudiants, et ont permis le transfert de savoirs scientifiques et de méthodologies pratiques aux populations participants aux projets. Les outils méthodologiques acquis par les étudiants dans le cadre des activités de la Chaire leur seront utiles tout au long de leur carrière. Par exemple, un étudiant formé à trouver un emploi dans la structure qui l’avait accueillit pour son mémoire. Une autre étudiante continue en thèse grâce à un financement de la Fondation Ford.

Les activités du projet contribuent au développement des moyens et au renforcement institutionnel ?

Partiellement

Le travail interdisciplinaire encourage le décloisonnement des facultés et met en valeur les connaissances existantes. Certains laboratoires sont en cours de restructuration afin d’offrir davantage d’opportunités de collaboration interdisciplinaire. Cependant, le noyau dur d’enseignants du département de géographie qui héberge la Chaire, est le plus impliqué dans les activités.  

Il y a renforcement des capacités par l’apprentissage et l’application de nouvelles techniques et méthodologies. D’autre part, les contacts avec les clubs UNESCO (des groupes principalement de jeunes qui entreprennent des activités qui s’inspirent du travail de l’UNESCO) contribuent à sensibiliser aux approches interdisciplinaires et à renforcer les collaboration entre l’Université et d’autres institutions telles que le Centre Communautaire de Technologie Améliorés pour la Santé, l’Association pour la Promotion Economique, Culturelle et Sociale de Yoff, la West African Association for the Marine Environment (WAAME), l’Institut de Recherche sur le Développement (IRD). Une certaine demande de formalisation de ces relations apparaît.  

On note un manque de service de placement professionnel des étudiants.

Les activités du projet sont-elles durable ?  Entièrement

Indépendamment du financement de l’UNESCO, les recherches interdisciplinaires de terrain se poursuivent, se succèdent et sont réorientées. Les activités interdisciplinaires font maintenant partie de la « culture scientifique » des universitaires et les collaborations se font plus naturellement, en dehors d’une incitation ou d’un soutien financiers à la démarche.

Les activités du projet ont-elles été transférées ?

Légèrement

Les approches développées dans le cadre de la Chaire n’ont pas fait l’objet d’une application ailleurs ou d’une validation.

Les activités du projet sont-elles interdisciplinaires et intersectorielles ?

Entièrement

L’interdisciplinarité est la raison d’être de la Chaire tant dans les contenus des enseignements que dans l’encadrement des DEA. Par exemple, dans le Saloum, géographes et biologistes travaillent ensemble. A Yeumbeul, des hydrogéologues, des parasitologues et des sociologues collaborent.  

Les activités du projet incorporent-elles un processus de participation ?

Partiellement

Le degré de contact entre les chercheurs et les étudiants et les populations locales dépend de la thématique de recherche. Mais très souvent il faut reposer sur l’adhésion, l’autorisation et les connaissances des populations locales. Par exemple, les études socio-économiques font appel à la méthode active de recherche participative.  

Les activités du projet contribuent-elles à l’établissement d’un consensus ?

Partiellement

La recherche interdisciplinaire entraîne un débat entre chercheurs sur la finalité et les modalités pratiques des interventions scientifiques, tant dans l’enseignement que dans les travaux de terrain. Cependant, des divergences existent entre enseignants et ceci peut avoir un effet sur le travail des étudiants qui reçoivent des conseils parfois contradictoires. Le degré variable de disponibilité des co-tuteurs est aussi un autre facteur contraignant dans le cadre de l’encadrement d’un mémoire interdisciplinaire.  

Les activités du projet intègrent-elles un processus de communication réel et efficace ?

Entièrement

Les chercheurs doivent prendre le temps d’expliquer leur démarche et leurs résultats aux populations impliquées dans les projets. Par exemple lors de travail du terrain à Dionewar dans les îles du Saloum, il faut souvent passer la première journée à faire des visites de courtoisie aux représentants des différents groupes constituant la communauté villageoise (anciens, femmes, chefs).  

Les activités du projet sont-elles respectueuses de la culture ?

Entièrement

Les étudiants doivent respecter les eus et coutumes locaux pour réaliser leur travail de terrain Les chercheurs doivent observer les coutumes locales et entrer en contact avec les habitants pour pouvoir étudier sur leur terres.

Les activités du projet prennent-elles en compte les questions liées aux genres (féminin/masculin) ?

Partiellement

La sélection des candidats au DEA privilégie l’excellence. Dans le cadre des travaux de terrain, les étudiants se chargent d’organiser la logistique, les contacts sur leur zone et réaliser les activités même lorsque les enseignants sont présents. Ils ont l’entière responsabilité et le contrôle de la mission.

Les activités du projet renforcent-elles les identités locales ? 

Entièrement

Les recherches mettent en valeur les modes de vie locaux, leurs transformations face à la modernisation et aux pressions extérieures et locales, et contribuent au renforcement des identités locales.

Les activités du projet façonnent-elles la politique légale nationale ?

Légèrement

Toutes les activités adhèrent aux politiques locales, par exemple par la prise de contact avec les communautés locales, et se conforment à la politique nationale en matière d’éducation. Par contre il n’y a pas d’indications que les activités façonnent la politique légale nationale.  

Les activités du projet intègrent-elles la dimension régionale ?

Entièrement

Les étudiants proviennent de toute la région de l’Afrique de l’ouest et au-delà. La Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO aide à l’obtention de quelques bourses pour les étudiants étrangers.  

Les activités du projet contribuent-elles aux Droits de l’homme ?

Entièrement

Il y a une totale liberté d’expression et d’opinion, et le recrutement des étudiants se fait sur le mérite, Articles 19 et 26 de la déclaration universelle des droits de l’homme [1]

Les activités du projet ont-elles été documentées ?

Partiellement

L’activité est très documentée par les mémoires de DEA et les rapports d’activité semestriels. Mais une vue d’ensemble sur les activités fait défaut, ainsi que sur les réflexions développées sur l’interdisciplinarité.  

Les activités du projet ont-elles été évaluées ?

Nullement

Ceci est le premier bilan.  

[1] Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelques moyen d'expression que ce soit.

Article 26 : Toute personne a droit à l'éducation. l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

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Synthèse des questions principales à l'issue du bilan 

  1. Si l’approche interdisciplinaire semble solidement ancrée dans le département de géographie, celui qui héberge la Chaire UNESCO, il reste nécessaire de renforcer l’approche dans les autres facultés

  2. Les succès et les leçons tirées de cette Chaire, qui a été créée depuis un certain temps, pourraient être partagés avec d’autres Chaires CSI pour leur bénéfice mutuel.

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Activités futures revues   

  1. Rédiger une synthèse sur les activités de la Chaire ciblant un public de bailleurs de fonds.

  2. Accorder du temps et des ressources humaines pour capitaliser sur les expériences des mémoires de DEA en synthétisant les résultats dans des documents concis qui pourraient être utilisés pour susciter des fonds extrabudgétaires.

  3. Organiser une journée d’information et de sensibilisation, avec le soutien de l’UNESCO, pour attirer des fonds extrabudgétaires, tels que ceux apportés par la Fondation Ford qui soutien une étudiante en thèse qui va étudier les problèmes de gestion des ressources dans la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum.

  4. Echanger avec partenaires extérieurs universitaires et réactiver les contacts avec l’Université de Las Palmas sur la base des documents issus du groupe de Santander.

  5. Remise à niveau technique des logiciels Internet et du site web.

  6. Renforcer les échanges entre chercheurs dans le cadre de la Chaire afin d’améliorer les activités des uns et des autres ainsi que la cohérence des enseignements.

  7. Dans le cadre des travaux de terrain, répondre davantage aux demandes des populations associées aux projets à la Chaire. En particulier, une formalisation des relations entre l’UCAD et les organisations communautaires serait opportune afin de tirer des bénéfices mutuels d’un suivi, d’échange d’information et de conseils dans la durée.

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