| Environnement et développement dans les régions côtières et les petites îles |
Bilan du projet
terrain
Amélioration de l'hygiène et des conditions environnementales, Yeumbeul, Sénégal
| Date du bilan : | 19 décembre
2001. Bilan terminé le : 13 mai 2002. |
| Bilan réalisé par : |
M. Philippe MacClenahan, Consultant UNESCO (sans lien spécifique avec le projet) ; M. Alioune Kane, responsable des Diplômes d’Etudes Approfondies (DEA) Chaire UNESCO, Université Cheikh Anta Diop (UCAD) ; M. Tandjia, responsable du projet, Département d’Hydrogéologie, UCAD ; M. Mamadou Moustapha Ndoye, étudiant en DEA de sociologie, UCAD. |
| Documentation : |
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| Activités : |
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| Contraintes : | Le responsable du projet pilote n’a pu participer à la discussion finale à la fin de la visite. Il n’a pas été possible de rencontrer d’autres partenaires, tels que l’ONG Environnement et Développement Tiers Monde (ENDA). |
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Bilan de projet terrain
La présente évaluation discute des activités du projet à ce jour selon plusieurs paramètres ou caractéristiques de « pratiques éclairées » sur le long terme.
L’échelle qualitative suivante est utilisée :
| Nullement : | les activités du projet de terrain actuellement ne remplissent pas cette caractéristique, et/ou la caractéristique ne s’applique pas à ce projet. |
| Légèrement : | les activités du projet commencent d’une certaine manière à satisfaire cette caractéristique. |
| Partiellement :: | les activités du projet satisfont de manière significative la caractéristique. |
| Entièrement : | les activités du projet remplissent la caractéristique. |
Cette
évaluation repose uniquement sur les activités entreprises jusqu’à ce jour et
n’inclue pas les activités prévues dans le futur.
| Les
activités du projet ont-elles assuré un bénéfice à long terme ? |
Partiellement |
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Toutes les interventions visent l’amélioration des conditions de vie et sanitaires des populations du quartier de Yeumbeul. Les populations ont pu bénéficier d’un important programme de branchements sociaux qui a permis à plusieurs concessions d’avoir accès à l’eau du robinet. L’eau est traditionnellement collectée dans des puits qui sont souvent contaminés par les effluents humains. Ces nouveaux branchements contribuent à une alimentation en eau potable plus fiable à long terme. |
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| Les activités du projet contribuent au développement des moyens et au renforcement institutionnel ? |
Partiellement |
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Le projet renforce la capacité de négociation des populations pour
obtenir d’autres programmes comme les branchements sociaux au réseau de
distribution et demander l’extension des systèmes d’assainissement. L’objectif du gouvernement est de fournir « des branchements
sociaux » à l’eau du robinet. Mais pour en bénéficier, les
maisons doivent se situer à proximité du réseau d’adduction et la
population doit apporter une contribution financière. Mais 53% des
habitants connectés ne parviennent pas à honorer correctement leurs
factures d’eau, ce qui entraîne des coupures d’eau et des payements
de pénalités lorsque l’approvisionnement est rétabli. Une étroite collaboration de l’équipe universitaire avec le CCTAS a permis d’améliorer les connaissances sur l’approvisionnement en eau et les conditions environnementales, lui permettant ainsi de mieux cadrer ses interventions. |
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| Les activités du projet sont-elles durable ? | Partiellement |
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En contribuant à la
connaissance de la qualité de l’eau souterraine dans la zone de
Yeumbeul, et en apportant des conseils sur la manière d’améliorer sa
qualité, le projet aide à
prévenir davantage de détérioration des aquifères communicants dans la
zone de Yeumbeul. Ceci assure des réserves en eau aujourd’hui et préservées
pour le futur. L’objectif du CCTAS est que la population gère et entretienne ses
projets et ses structures liés à l’eau. Par exemple, les problèmes de
santé sont autogérés par l’apport de financement de la part des
populations qui deviennent membres de l’association pour bénéficier de
soins médicaux. Le Centre couvre aussi par ses ventes jusqu’au trois-quarts
des besoins en budget de fonctionnement. |
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| Les activités du projet ont-elles été transférées ? |
Nullement |
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Les activités du projet n’ont pas encore été transférées. |
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| Les activités du projet sont-elles interdisciplinaires et intersectorielles ? |
Entièrement |
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La collaboration entre l’Université (UCAD), les ONG, et les
Associations Communautaires a eu lieu petit à petit pendant les
rencontres sur le terrain. Les ONG et l’Université s’adressent aux mêmes
populations et souvent aux mêmes organismes (y compris l’UNESCO). Des résultats
concrets de cette collaboration sont visibles : (1) L’Université, à
travers la Chaire UNESCO, encourage
les étudiants à étudier certains aspects scientifiques comme l’état
de la pollution, la mesure des niveaux de la nappe, le niveau des
parasitoses, ce qui implique au moins trois domaines scientifiques :
hydrogéologie, parasitologie et sociologie ; (2) ENDA a les moyens de réaliser
certaines actions comme les « branchements sociaux » et la
construction de latrines étanches; (3) Les Associations Communautaires
assurent la diffusion des informations lors de séances de restitution et
apportent un soutien matériel en mettant des locaux et équipements de
travail à la disposition des intervenants. Le CCTAS se positionne à l’articulation des savoirs traditionnels et des connaissances scientifiques. Il est coordonné par un conseil scientifique et fonctionne par groupes de travail dont celui sur l’eau qui vise à sensibiliser aux usages et à la qualité de l’eau. D’autres groupes s’intéressent à l’intercommunalité et à l’usage des plantes médicinales traditionnelles. ENDA Economie Populaire (ECOCOP) utilise les résultats des recherches des scientifiques sur l’analyse de la qualité de l’eau pour la mise au point et la construction de latrines, comme par exemple les tranchées et réservoirs étanches. Il y a un bénéfice mutuel dans cette collaboration. |
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| Les activités du projet incorporent-elles un processus de participation ? |
Partiellement |
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Au début du projet, l’équipe a contacté ENDA-ECOCOP qui ensuite a approché les délégués locaux et les communautés. Ces groupes ont aidé les scientifiques a accéder au puits choisis pour l’étude. Les populations participent aussi à l’exécution des travaux de recherche sur le terrain et aident à l’organisation de toutes les réunions. Les conseillers municipaux et les maires sont aussi conviés à toutes les réunions. |
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| Les activités du projet contribuent-elles à l’établissement d’un consensus ? |
Légèrement |
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La population de Yeumbeul est très hétérogène aussi bien du point de vue des groupes ethniques que du niveau de vie. D’où le problème de l’accès à l’eau potable pour les communautés les plus pauvres et qui s’approvisionnent à partir de puits traditionnels dont nombre sont pollués. Les propriétaires les plus riches installent des fosses septiques pour leurs maisons sans prendre en compte les conséquences possibles des fuites sur les puits traditionnels des maisons voisines. Il n’y a donc pas de consensus sur le partage et la bonne gestion des ressources en eau. |
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| Les activités du projet intègrent-elles un processus de communication réel et efficace ? |
Partiellement |
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| Les activités du projet sont-elles respectueuses de la culture ? |
Entièrement |
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Chercheurs et étudiants respectent et acceptent les coutumes et comportements des populations, par exemple comme la visite de courtoisie rendue lors du présent bilan à la famille de M. Yade, le Grand Serinj de Dakar. Les savoirs des tradipraticiens, en particulier en matière de plantes médicinales, sont au coeur de l’économie du Centre, CCTAS, puisque les remèdes sont conditionnés et vendus sur place. |
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| Les activités du projet prennent-elles en compte les questions liées aux genres (féminin/masculin) ? |
Partiellement |
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Les jeunes et les femmes jouent un rôle important dans l’exécution des activités du projet : ils participent à la sensibilisation et aident au transport de petit matériel d’une concession à l’autre, par exemple à l’aide de carrioles pour emporter les déchets lorsque les rues sont inaccessibles aux véhicules. Les femmes jouent aussi un rôle important dans le conditionnement des plantes médicinales. |
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| Les activités du projet renforcent-elles les identités locales ? |
Partiellement |
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En termes d’utilisation des plantes médicinales, les tradipraticiens maintiennent le savoir traditionnel tout en l’incorporant dans la pharmacopée et la pratique de la médecine moderne, renforçant ainsi les identités locales. |
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| Les activités du projet façonnent-elles la politique légale nationale ? |
Légèrement |
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Les chercheurs travaillent directement avec les responsables locaux, qui en raison de la décentralisation sont entièrement responsables des questions environnementales. Toutefois, les activités ne façonnent pas la politique légale nationale. |
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| Les activités du projet intègrent-elles la dimension régionale ? |
Légèrement |
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| Les activités du projet contribuent-elles aux Droits de l’homme ? |
Partiellement |
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| Les activités du projet ont-elles été documentées ? |
Entièrement |
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Les activités du projet ont été entièrement documentées ; voir la liste des documents consultés indiquée au début du présent bilan. |
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| Les activités du projet ont-elles été évaluées ? |
Nullement |
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Ceci est le premier bilan. |
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| [1] Article 25.1 : « Chacun a le droit à un niveau de vie suffisant pour la santé et le bien être de sa personne et de sa famille, y compris la nourriture, les habits, l'habitation et les soins médicaux et services sociaux de base, et le droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'handicap, de veuvage, de vieillesse et autres manques dus à des circonstances en dehors de son contrôle ». | |
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Synthèse des questions
principales à l'issue du bilan
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Activités futures
revues