Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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Résumé de Projet de Terrain
Améliorer la gestion des ressources côtières et des pêches par la participation des parties prenantes, l’utilisation du savoir local et l’éducation à l’environnement Côte d’Arcadins, Haiti

Date de révision : 1 mars 2001.
Titre :  Améliorer la gestion des ressources côtières et des pêches par la participation des parties prenantes, l’utilisation du savoir local et l’éducation à l’environnement Côte d’Arcadins, Haiti. (L’ancien titre : Aller à la pêche aux modes de vie durables autour du Golfe de Gonâve [Haïti]).
Buts : Créer un dialogue entre les groupes locaux de parties prenantes pour améliorer leurs connaissance et les pratiques contribuant à l’utilisation durable des ressources, ceci par une articulation innovante entre connaissances locales indigènes et connaissances scientifiques. 
Lieu : Zone côtière d’Arcadins, Baie de Port-au-Prince, Haïti.
Début : 1997. 
Partenaires : Association des Pêcheurs (Grand Goave, Luly, Cont, Mitan, Leogane), Association des Femmes de l’Archaie, entreprises privées, l’Agence américaine pour le développement international, la Coopération japonaise et autres agences internationales, Commission nationale d’Haïti pour l’UNESCO, UNESCO représentation en Haïti, plateforme Régions Côtières et Petites Îles.
Responsable du
projet pilote
 :
Jean W. Wiener, Directeur, Fondation pour la protection de la biodiversité marine (FoProBiM), P.O. Box 642, Port-au-Prince, Haïti.
Tél: 509 401 7829
e-mail
jwwiener@aol.com, jwiener@compa.net
Description : Le projet suit deux axes principaux d’activités avec des sous-éléments variés :
(1) L’élaboration d’information et de supports éducatif
a) Traduction des lois sur la pêche en créole. Les lois sur la pêche haïtiennes, bien qu’adaptées des autres lois sur l’environnement, et établies finalement en Code des pêches en 1978, sont rédigées en français. Cependant, la majorité des personnes concernées par les lois, c’est-à-dire les membres des communautés littorales et en particulier les pêcheurs, ne parlent que créole. Afin qu’elles puissent servir de guide en matière de recours légal, en cas de non respect des lois, ces lois doivent être compréhensibles et disponibles pour les utilisateurs des ressources.
b) Préparation d’un guide ethno-écologique. Cette publication, qui repose essentiellement sur les connaissances et les pratiques des pêcheurs locaux, incluera un guide créole sur les ressources vivantes locales, des algues au mammifères marins, les conceptions selon les pêcheurs de leurs interactions avec l’environnement et une information sur les pratiques de pêche traditionnelles et modernes. Le guide doit servir de base pour un dialogue concret et dans le respect mutuel entre les gestionnaires et les utilisateurs des ressources.
c) Compilation de documents et mise en place d’un centre de documentation local. Les bibliothèques sont souvent mal organisées dans les institutions en Haïti, et la majorité des recherches scientifiques entreprises en Haïti par des chercheurs étrangers ne reste pas dans le pays. FoProBim s’est attaché a rassembler ces documents ‘perdus’ ainsi qu’à acquérir des documents récents de recherche et des documents de référence de sources locales et internationales afin de mettre en place le premier centre documentaire en Haïti dédié spécifiquement à l’utilisation des ressources côtières et marines.
d) Elaboration d’un livret éducatif pour les 10-16 ans, à utiliser dans les classes et les organisations communautaires. Ce livret incluera informations rassemblées durant le projet. Il sera réalisé de manière à fournir une information générale et spécifique à Haïti sur l’utilisation durable des ressources côtières et marines.
(2) Réunions et ateliers
a) Les rencontres et ateliers locaux sont des activités courantes qui permettent de discuter des besoins et des soucis de groupes variés de parties prenantes ainsi que de leurs intérêts communs. Les discussions ont abordé entre autres les pratiques et lois de pêche et agricoles, la pollution marine, la réhabilitation des pêches, la sécurité en mer, ainsi que les besoins et les soucis locaux.
b) Des visites d’échanges entre pêcheurs de la Jamaïque et de Haïti en 1998 ont été organisées pour échanger des idées sur les ‘pratiques éclairées’ dans chaque pays.

Réalisations
& évaluation
 :

(1) La traduction des lois sur les pêches en créole est achevée et n’attend plus que sa révision finale. Au moins 1000 exemplaires seront nécessaires pour les parties prenantes, publiques et privées. On pense que ce document servira à lancer des discussions, ce qui aidera le présent projet ainsi que les initiatives en gestion de l’environnement en Haïti.
(2) Le guide ethno-écologique en est à sa phase finale de préparation et devrait être prêt pour la révision finale vers le début de 2001.
(3) La compilation des documents et la mise en place d’un centre à la FoProBiM est en cours et plus de 700 documents et références sont déjà disponibles dont près de 75% proviennent de financement liés à des projets ou à des aides. La bibliothèque a été utilisée par des institutions publiques telles que le Ministère de l’environnement, des organisations internationales, des consultants de passage ainsi que par le secteur privé, y compris les pêcheurs.
(4) L’élaboration d’un livret éducatif est en cours, basé sur l’information tirée des lois sur la pêche, du guide ethno-écologique, des ouvrages de référence, des réunions et des ateliers.
(5) Les réunions et ateliers locaux ont réussi à créer un dialogue à l’intérieur et entre les groupes de parties prenantes. Etant donné l’état désastreux actuel de l’environnement en Haïti, l’un des résultats les plus importants de ce dialogue est la prise de conscience croissante parmi les groupes de parties prenantes, que leurs activités, bonnes ou mauvaises, sont toutes fortement enchevétrées et ainsi que, si l’on doit couler ou nager, c’est forcément ensemble. Maintenir ce dialogue est un élément critique pour le succès du projet.
(6) Les visites d’échange entre les pêcheurs de Jamaïque et d’Haïti ont aidé à forger des liens nouveaux entre les deux pays, qui bien qu’à seulement 45 minutes d’avion l’un de l’autre, diffèrent grandement dans leurs approches en gestion des ressources. Ce furent deux semaines mémorables de rencontres et de visites de terrain pour les 34 participants, qui sont rentrés dans leurs communautés respectives pour y partager leur expérience avec les autres dans l’espoir de promouvoir des aspects positifs.
Directions futures : (1) Continuer à déclencher et faciliter le dialogue entre parties prenantes afin de promouvoir des activités concrètes pour l’amélioration de la gestion des ressources, y compris le développement de ‘pratiques éclairées’.
(2) Préparer d’autres documents éducatifs, par exemple des livrets, des brochures et des posters.
(3) Impliquer davantage de parties prenantes et de groupes dans les activités éducatives.
(4) Accroître et renforcer les partenariats avec les secteurs public et privé, y compris une coordination accrue avec l’UNESCO/Haïti (Projet Jalousie), et si possible les programmes avec l’Agence américaine pour le développement international et la Banque interaméricaine de développement..
(5) Réaliser une enquête socio-économique de la zone concernée afin de mieux comprendre les inter-relations entre le secteur des pêches et le secteur privé et le grand public.
(6) De concert avec le projet pilote COSALC, former et apporter un soutien technique pour un programme de suivi des plages.
(7) Mettre à jour le guide ethno-écologique à mesure que davantage d’information devient disponible.
(8) Maintenir et améliorer les documents de référence et le centre de documentation.
  
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