| Environnement et développement dans les régions côtières et les petites îles |
avril 1996-septembre 1996
L'environnement et développement dans les régions côtières et les petites îles (CSI)
Les activités relevant de ce projet sont axées sur l'élaboration et la mise en oeuvre de méthodes fondées sur la coopération interdisciplinaire et intersectorielle et visant à promouvoir l'aménagement et la gestion intégrés des régions côtières et des petites îles par le biais de quatre projets pilotes sous-régionaux portant sur des sujets précis. Outre les actions interdisciplinaires de formation et de renforcement des capacités menées en particulier dans les pays en développement, des travaux de recherche connexes sont entrepris dans d'autres régions afin de promouvoir le progrès et la mise en commun des connaissances scientifiques intéressant les objectifs du projet.
Le premier projet pilote est axé sur la gestion intégrée des ressources en eau douce, en partenariat avec les communautés locales, notamment dans les petits Etats insulaires du Pacifique Sud. Le lancement de ce projet s'est appuyé sur trois études réalisées sur le terrain dans le cadre du PHI, dont les conclusions ont été examinées lors d'une réunion de planification organisée à Suva (Fidji) par les soins du Bureau d'Apia (22-24 avril 1996). Entre autres initiatives connexes mises en oeuvre dans d'autres régions, un atelier de planification a eu lieu à Malmö (Suède) (16-18 juin 1996). Une étude de la qualité des eaux souterraines dans la circonscription de Yeumbeul (Dakar, Sénégal), site du projet sur "Les villes" dans cette agglomération, a également été lancée par l'intermédiaire du Bureau de l'UNESCO à Dakar.
Le démarrage du deuxième projet pilote, centré sur les facteurs sociaux de la stabilité du littoral, s'est concrétisé par la préparation d'études à réaliser au Kenya et en Tanzanie par l'intermédiaire du Bureau de l'UNESCO à Nairobi. Les activités du projet pilote mis en oeuvre dans les Caraïbes orientales ont compris la fourniture d'assistance technique pour l'aménagement et la gestion des plages, et la distribution de matériel de surveillance à Antigua et Barbuda, la Dominique, la Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Une brochure sur l'érosion des plages, qui s'adresse au grand public et aux scolaires et lycéens de la Grenade, a déjà été incluse dans les jeux de matériels d'éducation environnementale destinés aux enseignants de ce pays.
En ce qui concerne le troisième projet pilote, portant sur la gestion intégrée de la diversité biologique en vue de la mise en valeur durable des côtes, un atelier sur la gestion des ressources de la baie de Djakarta (Indonésie) a été organisé (19-20 avril 1996) par le Bureau de l'UNESCO à Djakarta, en collaboration avec la COI et le programme MAB. Les plans d'activités de suivi qui ont été examinés lors de réunions locales en mai et juin 1996, ont favorisé la sensibilisation aux problèmes et à leurs causes ainsi que l'établissement de principes directeurs pour résoudre ces problèmes.
Dans le cadre du quatrième projet pilote, les résultats des recherches scientifiques sur la productivité des écosystèmes côtiers dans les Caraïbes ont été présentés et débattus lors d'un congrès international au Panama (24-29 juin 1996). Un atelier régional de planification dont le but était de définir plus avant les activités du projet pilote a été accueilli à l'University of West Indies à Kingston (Jamaïque) (9-10 septembre 1996), avec la participation du Bureau de l'UNESCO dans cette ville.
Les activités de formation sur le terrain et de renforcement des capacités entreprises dans le cadre de ce projet ont compris : un atelier régional sur l'aquaculture côtière (23-25 avril 1996), parrainé par le Bureau de l'UNESCO à New Delhi en coopération avec la Commission nationale pakistanaise, qui a été organisé à Karachi (Pakistan) par le Centre de collecte de matériel de référence et de recherches marines de l'Université de Karachi, à l'intention de 73 participants ; une campagne de formation et de sensibilisation du grand public dans la région de la Baltique (golfe de Finlande), qui a conjugué les efforts menés dans le cadre de diverses initiatives régionales de protection du littoral et de renforcement de la paix ; une manifestation multisectorielle organisée à Suomenlinna, site finlandais du patrimoine mondial (24-26 mai), en coopération avec le Secrétariat de la Décennie mondiale du développement culturel et le Centre pour le patrimoine mondial ; et des activités de "formation par la recherche", consacrées aux côtes, qui se sont déroulées en juillet et août 1996 sur une plate-forme de recherches côtières en eaux peu profondes dans le golfe de Finlande, en coopération avec le Comité estonien du MAB, le Comité finlandais du PHI et la COI.
Le Bureau de l'UNESCO à Venise a fourni un appui intellectuel et financier à la chaire UNESCO de sciences et gestion de l'environnement de l'Université de Venise, en vue du lancement de ses activités. Au cours du premier semestre de 1996, M. Yu Sorokin, chef du Laboratoire d'étude du microplancton (Gelendzhik, Russie), a été nommé premier titulaire de cette chaire et a pris, en juillet 1996, ses fonctions de chercheur et d'enseignant.
Le Bureau de l'UNESCO à Dakar a élaboré deux documents destinés à la publication ; l'un est intitulé "Coastal Erosion Monitoring in Sierra Leone" (Surveillance de l'érosion côtière en Sierra Leone) et l'autre "Coral Reef Ecosystems in Africa" (Les écosystèmes de récifs coralliens en Afrique). Un rapport établi par la Fédération de clubs UNESCO du Sénégal appelle l'attention sur de futures activités concernant l'association des jeunes et la participation du public à la remise en état des côtes. Un atelier de quatre jours sur la préservation de la diversité biologique et les sites du patrimoine mondial en Afrique occidentale et centrale a été organisé à Abidjan (Côte d'Ivoire) par les soins du même Bureau, en coopération avec le MAB, le Centre de l'UNESCO pour le patrimoine mondial et le Bureau régional du Fonds mondial pour la nature (WWF). Les 65 participants se sont interrogés sur la bonne utilisation de la diversité biologique des régions côtières aux fins du développement durable et de la préservation des forêts sacrées de mangrove qui bordent les côtes d'Afrique de l'Ouest.
Des dispositions ont été prises, par l'intermédiaire du Comité mixte de gestion du projet CSI, pour convoquer au Siège de l'UNESCO, du 25 au 27 novembre 1996, une réunion d'experts chargée de donner des avis propres à guider la poursuite du projet.