Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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La mer, la terre et l'être humain : trouver le juste équilibre En l'an 2010, 80 % de la population du globe
vivra à moins de 100 kilomètres de la mer
Les zones côtières sont des milieux d'une productivité exceptionnelle, riches par leurs ressources naturelles, leur biodiversité et leurs potentialités en matière d'activités commerciales. Outre le poisson, le sel et les minéraux, les ressources marines comprennent des écosystèmes complexes tels que mangroves, récifs coralliens, estuaires et marais. Mais les zones côtières - en Afrique comme ailleurs - sont de plus en plus exposées aux effets néfastes de l'activité humaine et des forces naturelles. Face aux utilisations contradictoires des régions côtières, les meilleures solutions apparaissent souvent à la lumière d'une approche intégrée de la gestion de ces ressources.
Environ 60 % de la population mondiale se concentre déjà sur le cordon littoral, et en l'an 2010, quelque 80 % des habitants du globe vivront à moins de 1 00 kilomètres des côtes. Trois mégalopoles sur quatre sont situées à proximité de la mer. Les pressions démographiques, combinées aux processus naturels, exposent ces environnements à de multiples formes de pollution et d'érosion et à des variations du niveau de la mer. Le long du golfe du Bénin, par exemple, de larges portions du littoral ont été emportées par les flots, avec leurs villages, leurs sites sacrés, leurs routes conçues pour résister à toutes les intempéries, leurs hôtels de tourisme et leurs villas. Le long de la côte est, les plages proches de Dar-es-Salaam, Mombasa et Malindi ont elles aussi reculé. Les barrières de corail sont de plus en plus fragilisées par la pollution et le tourisme.

Une approche intégrée du littoral est nécessaire pour permettre un développement qui ne détruise pas la base de ressources.

Jusqu'à la fin de 1995, le Projet interrégional sur les systèmes côtiers (COMAR) de l'UNESCO a été mis en oeuvre dans presque tous les États côtiers d'Afrique afin d'en renforcer les capacités scientifiques et en matière de gestion. Le premier inventaire des mangroves de l'ensemble du continent a été publié en 1993. Cette même année, des spécialistes africains ont rejoint un réseau mondial de télédétection côtière et ont contribué à l'élaboration de modules d'enseignement à distance dans ce domaine.

Extrait de: Voix, valeurs et développement: reinventer l'Afrique au sud du Sahara, UNESCO 1996

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