Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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CSI info 7

RÔLE DE LA COMMUNICATION DANS LA PARTICIPATION INTÉGRÉE ET DURABLE

Alonso Aznar, Bureau de l’UNESCO à Nairobi

AVANT-PROPOS
SYNERGIE DU
DÉVELOPPEMENT
Cette présentation a pour but de proposer un système de communication permettant à l'Etat et au public, avec toutes ses composantes (les communautés à la base, le secteur privé, les médias ainsi que les organisations internationales) d'instaurer une synergie au niveau de la prise de décisions, de l'information et des études d'évaluation. Il vise aussi à exposer les principes, en ce qui concerne la communication, de la mise en place d'un climat incitant les parties concernées à participer de conserve à la gestion intégrée et durable des régions côtières (SICOM).
POURQUOI UN ÉLÉMENT
DE COMMUNICATION
DANS LA SICOM ?
L'exposé tentera également de poser les bases d'une plate-forme pour l'information, l'action et la participation du public, un lieu où exprimer ses besoins et découvrir - ou parfois rejeter - les solutions proposées, sans avoir à suivre le long parcours vertical de la prise de décisions, prédominant aujourd'hui. C'est là un point important, surtout pour les personnes qui subissent au premier chef les effets de la dégradation de leurs conditions d'existence.
MODÈLE DE
COMMUNICATION
Cet exposé proposera enfin un paradigme de communication, d'information et de participation (communication sociale participative, voir schéma) pouvant contribuer à mettre en place un système de communication bidirectionnel avec les communautés nationales bénéficiaires des actions de développement social et économique. Il proposera enfin un mécanisme de gestion de projets où la communication - considérée ici comme un outil de participation sociale - devient un moteur d'action et de coordination, en plus de son rôle habituel de valorisation des données et des ressources.

HYPOTHÈSE DE TRAVAIL

SYNERGIE DU
DÉVELOPPEMENT ENTRE
ÉTAT ET POPULATION
Un mécanisme mobilisant les deux aspects de la communication - social et participatif - dans une stratégie de développement constitue un élément indispensable - une plate-forme - pour faire naître une synergie entre l'Etat et la population. Il donnerait la possibilité à ces deux entités d'agir de conserve pour concentrer, rationaliser et multiplier les efforts entrepris en direction du développement et tout particulièrement de la SICOM.

CONTEXTE

RÉFORMULATION
CONSTANTE DES OBJECTIFS
La rapidité des changements qui se produisent dans les sociétés en développement - dans le cas présent, la dégradation des zones côtières - exige l'emploi d'instruments de communication qui leur permettent de reformuler les objectifs, les activités et les programmes de façon constante. Autrement dit, les parties concernées ont besoin d'une plate - forme pour modifier leurs opérations et leurs stratégies de façon à accroître l'impact de leurs programmes. C'est aussi, par ailleurs, une condition sine qua non pour faire participer la population à la recherche d'une revalorisation de l'environnement dans l'intérêt général.
POLITIQUES NATIONALES
DIRIGÉES DU HAUT
VERS LE BAS
Actuellement, l'Etat fournit des renseignements sur sa politique par le biais des organismes qui administrent la richesse nationale ou qui distribuent les biens et les services. Il utilise aussi les médias pour expliquer et justifier son action. Ce genre de communication à sens unique est peu efficace, principalement parce qu'il fait appel à la méthode que nous appelons "verticale-pédagogique", par l'entremise des médias (relevant presque toujours du service public).

Cette "communication" se réduit à un flux à sens unique, du haut vers le bas, qui confirme l'absence de dialogue entre les structures macro-économiques et la population qui reçoit les informations.

LES MÉDIAS

IMPORTANCE ET LIMITES
DES MEDIAS
Ce processus unidirectionnel, vertical-pédagogique, procède d'une attitude technocratique ou bureaucratique caractérisée par le fait que les messages envoyés par l'Etat au public visent, en l'"éduquant", à le motiver pour qu'il se conduise en citoyen actif et participant. L'émission des messages est limitée dans le temps et l'espace (un ou deux supports sont utilisés, sur une courte durée) en raison de leur coût élevé et de la pénurie des ressources de l'Etat en matière de communication et d'information. Néanmoins ceci ne signifie pas que l'emploi des médias pour les campagnes d'information n'est pas une bonne stratégie, mais ce serait une mauvaise stratégie que de considérer cet emploi comme la seule et unique solution. Car il est indéniable que les médias - la radio en particulier - ont une capacité inégalée à pénétrer la société, permettant ainsi d'intensifier l'impact des programmes et des activités. Qu'il soit donc entendu que les médias constituent un élément important de toute stratégie de communication, mais certainement pas le seul.

INTERACTION

NÉCESSITÉ DE L’ÉLÉMENT
COMMUNICATION
De nombreux Etats ont choisi la méthode de communication verticale - pédagogique pour expliquer leurs politiques sociales et économiques dans l'espoir d'y faire participer la population. Il n'est cependant pas prouvé que ce type de politique (de médias) fasse de la société un auditoire et en obtienne ainsi les résultats escomptés. Dans le cas qui nous intéresse, cela est corroboré par l'ignorance des politiques de SICOM où semble se trouver la population, en dépit du lancement de coûteuses campagnes d'information. L'interaction Etat - public ne peut s'instaurer qu'à travers un mécanisme de communication de type "dialogue démocratique" grâce auquel les parties concernées se concertent pour élaborer, mettre en oeuvre et assurer le suivi des politiques.
Il est donc nécessaire d'établir des systèmes de communication qui s'appuient sur la participation effective de la population à la conception et à la transmission de messages qui soient intellligibles et faciles à traduire en actes par l'Etat et ses agents, tant au niveau des politiques nationales de développement que de projets sectoriels. Un tel mécanisme serait bénéfique aussi bien pour la société, en lui faisant exprimer ses besoins et ses aspirations, que pour l'Etat , en lui faisant construire une politique cohérente, évaluer les résultats de ses actes et, le cas échéant, infléchir sa politique.

FACTEUR CULTUREL

DURABILITÉ Les communautés à la base restent souvent ignorées des campagnes nationales, qui ne prennent pas en compte leur singularité. L'Etat se contente donc de fournir des biens et des services sans vérifier s'ils dureront ou s'ils sont adaptés. Si bien que des projets de développement social et économique s'effondrent dès que cesse le soutien de l'Etat ou des autres organismes de financement. Souvent l'ignorance du contexte culturel explique la désaffection du public pour les "campagnes nationales", ce qui prouve qu'il va de l'intérêt de toutes les parties concernées que soient situées les actions de communication et d'information dans le contexte culturel .
Si nous admettons que la communication n'est pas un simple procédé utilisant les médias à sens unique, mais une mosaïque de modalités allant de la communication inter-personnelle jusqu'aux autoroutes de l'information, alors son noyau dur est bien le facteur culturel. C'est cela qui garantira la participation effective du public et la continuité de toute stratégie de développement.
RÉTABLISSEMENT DES
VALEURS ET DES PRATIQUES
CULTURELLES
Le facteur culturel, défini dans cette démonstration comme moteur pour inciter le public à participer, est un élément essentiel de réussite des stratégies de développement. La conception des stratégies devrait accorder une place aussi importante à la dimension culturelle qu'aux principes de l'économie.

DIVERSITÉ CULTURELLE

STANDARDISATION
DES EFFORTS
DE DÉVELOPPEMENT
Les gouvernements partent en général du principe de l'unité nationale, sans prendre en compte la diversité culturelle qui existe à l'intérieur de la nation. Etant chargé de mettre en oeuvre des stratégies de développement à l'échelle de la nation tout entière, stratégies qui souvent ne reconnaissent pas le caractère multiculturel de la nation, l'Etat assume difficilement son rôle.
Toute initiative visant à consolider le processus de développement devrait donc se persuader que les politiques du "seuil inférieur", qui ne proposent qu'une seule vision de la société et, par conséquent, une seule solution, sont condamnées soit à l'échec, soit à un succès très restreint. Par ailleurs si la diversité culturelle n'est pas reconnue et si les codes spécifiques ne sont pas compris, toute tentative de développement aboutira à une impasse. De la même façon, les politiques et stratégies de gestion intégrée et durable de développement des zones côtières ne pourront qu'échouer si elles n'ont pas déchiffré l'expression des aspirations des communautés et des personnes concernées.

ACTIONS SUGGÉRÉES

NÉCESSITÉ DE
COORDONNER
LES ACTIVITÉS DE
COMMUNICATION
ET D’INFORMATION
La séquence "décision-action-information" représente la succession des actes par lesquels l'Etat et d'autres agents du développement (ministères, agences de coopération, organisations internationales) choisissent les moyens d'action appropriés aux objectifs, dé finissent les stratégies de développement, les planifient, les mettent en oeuvre et, par-dessus tout, les expliquent. De fait, il arrive souvent que les campagnes d'information lancées par l'Etat , et en coopération internationale, se chevauchent, font double emploi ou même entrent en conflit (dans les cas, par exemple, de l'environnement et du tourisme, de la gestion du budget et des plans régionaux d'investissement, de la santé et du développement de l'industrie etc.).
Pour échapper à ces contradictions, les politiques de développement doivent disposer d'un moyen de coordonner les informations provenant des parties concernées et, pour ce faire, développer des ressources humaines en matière de communication et d'information.
DÉVELOPPEMENT
DE TECHNIQUES
DE COMMUNICATION
PARTICIPATIVE
Tout mécanisme de gestion intégrée des zones côtières devrait faire appel à une stratégie multimédia pour imaginer, produire et diffuser du matériel, des programmes et des messages. Il devrait également disposer de ressources humaines et définir les circonstances propices à la participation et à la mobilisation du grand public. A l'heure actuelle, il n'existe pratiquement pas de systèmes d'information étatiques. Les agents de relations publiques et leurs bureaux ne connaissent en général pas la gestion de la communication et de l'information et ne sont donc pas à même de diffuser les renseignements dont les parties concernées ont besoin. Par conséquent, celles-ci ne se sentent pas impliquées dans les politiques de l'Etat.
Avant d'établir un système de communication destiné à améliorer, exécuter et évaluer les projets intersectoriels et multidisciplinaires, un certain nombre de conditions doivent être remplies :
  • la création de canaux de communication bidirectionnels entre les entités coopérantes : Etat, secteur privé et communautés à la base,
  • la création de réseaux de communication multimédia qui transmettront des messages promotionnels et encourage ront les activités éducatives,
  • l'instauration au sein du gouvernement de structures servant de points de contact entre l'Etat et les éléments de la communauté,
  • l'établissement d'un mécanisme de surveillance et d'évaluation de la participation.

MÉCANISME D’ÉVALUATION

ETABLISSEMENT
D’UN FLUX CONTINU
D’INFORMATION
S'il veut satisfaire les attentes de la société et établir un ordre de priorité pour les actions à entreprendre et l'attribution des ressources, l'Etat doit recevoir un flux continu d'informations "gérables". Il a donc besoin d'un diagnostic constant des st ratégies de développement à l'échelle globale. La plupart des Etats s'en remettent pour cela aux informations provenant des institutions ou des enquêtes d'opinion et des sondages. Malheureusement, aucune de ces sources n'apporte une information utilisable pour les besoins de la gestion. Ces instruments ne renseignent que sur le long terme et ne permettent pas de corriger les erreurs au moment où elles sont commises, au stade de la mise en oeuvre d'un projet. Ils ne permettent pas davantage de tirer des conclusions ou d'établir des modèles de "pratiques éclairées". Enquêtes d'opinion et sondages n'off rent qu'un instantané, laissant la place à de grandes marges d'erreur. La collecte d'informations n'est pas, en général, considérée comme un élément vital du rapport entre l'Etat et le public. C'est pourquoi il ne s'établit pas un lien entre décision, action et participation.
Un mécanisme d'évaluation et de contrôle de la participation, complété par un flux bidirectionnel d'informations représente donc la seule solution viable car il répond à deux fonctions essentielles :
1. Analyse de la participation (informations quantitatives).
2. Analyse de l'initiative et de la satisfaction de la société (informations qualitatives).
Un tel mécanisme doit apparaître comme une solution holistique pour l'appréciation des besoins en information et en communication, solution qui ne peut qu'être bénéfique à tous : administration, société, secteur privé et associations travaillant au développement (voir figure).
NÉCESSITÉ
DE LA PERSPECTIVE
HOLISTIQUE
La structure et les modalités d'action d'un système d'évaluation sont fonction du volume des activités qu'il couvre (depuis la gestion du développement intégré et durable des régions côtières jusqu'aux projets d'envergure nationale). Il importe cependant de suggérer quelques lignes directrices :
MÉTHODOLOGIE
PROPOSÉE
En premier lieu, la configuration du système. Il devra comprendre des représentants de l'Etat ainsi que des communautés de base, des entreprises privées et des organismes internationaux de coopération. Chacun d'eux jouera un rôle spécifique dans la conception des modalités d'action du système ainsi que dans la collecte et le traitement des informations. En outre, leurs intérêts devront être reflétés dans la présentation des résultats.   
Les critères d'impact (ou critères de succès) devront être validés par toutes les parties concernées. Des indicateurs de succès définis empiriquement ne sauraient donner une analyse satisfaisante de situations concrètes, du fait que l'environnement immédiat des communautés n'est pas pris en compte. Ne sont également pas prises en compte les interactions multiples et complexes qui se produisent entre les diverses parties.
La collecte de renseignements doit se faire en continu et sous la responsabilité des communautés de base, conformément aux critères d'impact validés, énoncés ci-dessus. Il serait alors possible d'envisager de créer des réseaux de porte-parole des communautés pour recueillir les informations.
La systématisation des informations. Il est indispensable de définir des pratiques éclairées qui serviront de modèles pour des applications ultérieures, dans d'autres circonstances et d'autres contextes. La chaîne évaluation-systématisation-décision permet de dégager des normes de qualité comparables d'un projet à l'autre. La systématisation est indispensable pour permettre de définir des normes d'excellence que l'on puisse appliquer d'un projet à l'autre pour les comparer.
NORMES DE QUALITÉ Trois processus peuvent alors être dérivés du mécanisme d'évaluation et de contrôle de la participation (voir figure).
  1. La séquence évaluation-décision-action est un procédé essentiel de communication, pour rendre compte des répercussions des politiques au niveau de l'Etat et des autres organisations. Elle commande des actions influant directement sur l'environnement social, économique et politique, ou qui ont des répercussions macro-économiques exigeant des décisions qui dépassent le cadre administratif.
  2. L'évaluation-action-information est un raccourci permettant d'apporter sans délai des corrections qui éviteront une perte ou un mauvais usage de ressources humaines ou matérielles. Ce circuit comporte un retour permanent d'informations, vers l'Etat et les institutions concernées (qu'elles soient nationales ou internationales), ce qui leur permet d'adopter immédiatement des mesures correctrices en cas de nécessité, et parfois de lancer des opérations urgentes d'information.
  3. L'évaluation-participation-proposition. Ce processus renvoie à un flux rétroactif continu d'informations vers la communauté pour lui fournir des éléments de réflexion et d'action. Il est indispensable de fixer des paramètres d'évaluation utilisables par les différentes communautés dans le contexte national. Le mécanisme d'évaluation pourra ainsi fournir à celles-ci des informations gérables qui les mettront à même de formuler leurs propositions en étant conscientes des besoins et des aspirations des autres communautés.
IDENTITÉ DES
COMMUNAUTÉS
Pour conclure, le mécanisme d'observation et d'évaluation de la participation vise non seulement à enregistrer passivement l'impact des stratégies et des projets de développement mais aussi à constituer un système de surveillance continue qui indiquera immédiatement la présence d'un problème. Il alimentera en outre le processus d'analyse préalable à la prise de décisions et à l'action.

ORGANIZATION DE LA PARTICIPATION

PRIORITÉ DES PROJETS S'il est entendu que les propositions concernant la structure du système à créer devront être discutées au cas par cas et projet par projet, ce qui importe c'est de déterminer nettement qui a pris les initiat ives, parmi les entités participantes. Toute amélioration de la participation populaire à la réalisation des différents objectifs des stratégies et des politiques de la gestion intégrée et durable des régions côtières passe nécessairement par la qualité intrinsèque des compétences en matière de communication. Il faut donc impérativement lier la communication sur la participation à l'éducation et à tous les effo rts de valorisation des cultures autochtones et intégrer ces dernières dans les processus généraux de prise de décisions et d'établissement de stratégies de développement.
Concernant les chances d'une participation dynamique, il nous faut savoir quelles sont les capacités d'une société donnée à participer à des activités d'un échelon supérieur et s'il existe des alternatives institutionnelles à la communication et à la participation du public au sein du processus participatif.
PATRIMOINE HISTORIQUE
ET CULTUREL
La société décode les messages (composés d'actions et d'informations) émis par le secteur public à l'aide de ses propres instruments de mesure qui sont conditionnés par la rivalité des diverses communautés sur le plan du pouvoir culturel , économique et social. Il faut donc que l'Etat veille à intervenir de façon équitable directement auprès des communautés et de leurs représentants.

La première chose à faire pour préparer les communautés à élaborer leurs propres modes d'expression et de communication est de leur faire recouvrer la conscience de leur patrimoine historique et culturel. Elles seront alors à même de participer réellement. Il faut en même temps identifier les besoins des communautés et leur fixer un ordre de priorité conforme à leurs valeurs culturelles. Cela est indispensable si l'on veut être en mesure de satisfaire la volonté gouvernementale de partager les mêmes codes afin d'éviter les malentendus, qui ont jusqu'ici prévalu dans les relations Etat - société.

La stratégie d'information et de communication devrait donc se placer dans l'optique d'employer les grands médias, des structures d'information de l'Etat, l e secteur privé et les communautés concernées. Elle se doit d'être structurée de la base vers le sommet et d'engager la participation des agents de l'Etat présents sur le terrain ainsi que des communautés.

ANNEXE 1. GESTION INTÉGRÉE ET DURABLE DES RÉGIONS CÔTIÈRES -L’ÉLÉMENT COMMUNICATION

OBJECTIFS DU DÉVELOPPEMENT

OBJECTIFS IMMÉDIATS, RÉSULTATS ET ACTIVITÉS

Objectif 1
Améliorer les ressources humaines et techniques des organismes nationaux par l'éducation et la rationalisation.
Résultat 1.1. Renforcement des compétences dans les techniques de participation.

    

Activité 1.1.1. Ateliers et stages en communication participative, mobilisation du public pour le faire participer aux activités de projets de développement socio-économique.
Activité 1.1.2. Assistance technique aux communautés pour qu'elles établissent des premiers contacts entre agents de l'Etat, dirigeants d'associations populaires et chefs de communautés et qu'elles créent des lieux de discussion et de réunion.

Résultat 1.2. Instauration d'un système national d'information qui regroupe les compétences et les ressources financières afin d'améliorer sensiblement la qualité et la quantité des informations sur le développement.

Activité 1.2.1. Assistance technique pour l'élaboration d'un plan concerté de coordination des projets.
Activité 1.2.2. Assistance technique pour la conception d'organigrammes du système.
Activité 1.2.3. Formation du personnel du projet aux méthodes de travail et de coordination propres aux organismes chargés de gérer les sources d'information du projet ; examen des systèmes de collecte et de traitement des données et des critères à adopter pour rédiger et diffuser les informations.
Activité 1.2.4. Elaboration d'un plan de supports multimédias (radio, presse, télévision) destiné à optimiser l'effet et la pénétration des campagnes d'information concernant le développement.

Objectif 2
Améliorer les systèmes d'analyse de l'impact social des stratégies, des plans et des projets de développement afin de s'assurer que les besoins socio-économiques des pays de la région en matière de développement sont satisfaits de la façon la plus efficace.
Résultat 2.1. Création d'un modèle d'évaluation participative spécifique à la SICOM.

Activité 2.1.1. Définition d'indicateurs et de critères de réussite pour les stratégies, les activités et les projets de développement, en collaboration avec des représentants de l'Etat, des organismes publics et privés et des représentants et membres des associations populaires concernées.
Activité 2.1.2. Création d'instruments en vue d'enquêtes permanentes et de traitement de l'information en provenance des initiatives populaires.
Activité 2.1.3. Informatisation de l'organisme (ou des organismes) chargé(s) d'analyser les données des enquêtes et d'appliquer les critères de réussite aux projets, a fin d'optimiser les ressources et d'affiner l'évaluation des projets.
Activité 2.1.4. Création et ou adaptation de logiciels de traitement de données.
Activité 2.1.5. Adaptation des interfaces de traitements des données à l'intention des organismes chargés de mettre en place des stratégies et des activités correctrices.
Activité 2.1.6. Création de manuels et de règles sur le traitement et l'échange d'informations.

Résultat 2.2. Systématisation de l'information sur des actions et des projets particuliers afin de faciliter leur application, leur prolongement ou leur généralisation et d'établir des normes d'excellence.

Activité 2.2.1. Création d'une base de données relationnelle pour permettre l'exploitation des informations et des expériences acquises au fil des projets.
Activité 2.2.2. Publication des résultats d'expériences réussies afin d'informer les dirigeants, les professionnels et les spécialistes des projets des possibilités pratiques d'appliquer des méthodologies appropriées.
Activité 2.2.3. Création de bases de données sur les projets. Création d'une base de données destinée à fournir un suivi détaillé de chaque projet.
Activité 2.2.4. Constitution d'un réseau interactifautomatisé, à l'intention des organismes intéressés, sur l'adaptation et les applications des expériences acquises.
Activité 2.2.5. Elaboration de propositions pour rendre compatible le matériel, le cas échéant ; harmonisation, parmi les différentes unités composant le réseau informatisé, des méthodes de travail et des formes de coopération concernant l'accès à l'information et son traitement.

Objectif 3
Développer les organisations communautaires et celles du secteur privé pour améliorer leur participation à la SICOM.
Résultat 3.1. Mise en place d'une dynamique sociale pour la participation.

Activité 3.1.1. Ateliers réunissant les représentants des communautés pour encourager le recouvrement du patrimoine historique et culturel de ces communautés par elles-mêmes.
Activité 3.1.2. Organisation d'ateliers communautaires de participation en vue de former des porte - parole dans les communautés et les entreprises privées, à la communication participative.
Activité 3.1.3. Création de services d'information et d'associations de communautés regroupant des membres des communautés, du secteur public et du secteur privé afin de permettre à tous les partenaires de mener des activités de communication interne et externe.

Objectif 4
Créer de nouvelles formes d'expression pour les communautés concernées par le développement économique et social.
Résultat 4.1. Participation des communautés intéressées aux activités et projets de développement.

Activité 4.1.1. Etablissement de mécanismes d'évaluation et de systématisation de la participation et ouverture de canaux de transmission pour les préoccupations spécifiques des communautés et de l'Etat.
Activité 4.1.2. Consultation avec les organismes locaux ayant un lien étroit avec les actions de développement, l'Etat et les agences extérieures de coopération.
Activité 4.1.3. Etablir, au plan local, un système de communication participative (matériel imprimé, radios communautaires et matériel audiovisuel) avec l'appui des médias nationaux, régionaux et locaux pour faire connaître et développer ces activités.

Objectif 5
Recouvrement du patrimoine historique et culturel des communautés.
Résultat 5.1. Revalorisation de l'identité communautaire et de son rôle dans la communauté nationale.

Activité 5.1.1. Organisation d'ateliers d'utilité sociale.
Activité 5.1.2. Organisation d'ateliers de théâtre sur le sens du commandement et la communication.

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