Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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STRATÉGIES D'INFORMATION, D'EDUCATION ET DE COMMUNICATION EN VUE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DES RÉGIONS PÉTROLIFÈRES DU NIGERIA

Gina Daka-Osika, ‘Voice of Nigeria’, Nigeria

INTRODUCTION

Le développement durable est un processus de réflexion et d'efforts de longue haleine visant à produire un effet bénéfique et durable sur la population à laquelle il s'adresse. La présente communication montrera comment arriver à développer durablement les zones pétrolifères du Nigeria par des stratégies d'information, d'éducation et de communication (IEC).

La stratégie d'IEC consiste à employer efficacement les moyens d'éducation et de communication de façon à atteindre des objectifs précis, déterminés à l'avance. Peu de pays ont résolument adopté une stratégie d'IEC. Leur exemple indique la voie à suivre et constitue ce que j'appelle "la carte routière de l'avenir".

Voici les principaux problèmes auxquels doivent faire face les régions côtières d'Afrique:

Comme cela a été mentionné plus haut, cet exposé concerne exclusivement la gestion durable des régions côtières par les stratégies d'IEC. Nous allons donc mettre en lumière les deux termes essentiels de cette discussion : gestion et communication. La gestion peut se définir comme l'action de faire faire les choses en employant de façon efficace les personnes et les ressources disponibles. Le dictionnaire Collins de la langue anglaise la définit comme "l'administration, l'utilisation ingénieuse des moyens". Il importe de remarquer que la clé d'une saine gestion, ce sont les personnes. Ce même dictionnaire définit aussi la communication comme "le transfert ou le moyen d'échanger des messages d'un lieu à un autre" mais, pour les besoins de notre discussion nous prendrons la communication comme synonyme d'information, d'éducation et de communication, couvrant les échanges entre personnes, la mobilisation de la communauté et les grands médias. Cet exposé traitera également des méthodes degestion durable des régions côtières, car il semble que la question ne porte pas sur ce qu'il faut faire mais sur la façon de s'y prendre. Je dirais donc que c'est un exposé sur le "comment".

L'atelier concerne les régions côtières, alors que cet exposé traite des régions pétrolifères. Il en est ainsi parce que certaines régions côtières du Nigeria sont également productrices de pétrole, en particulier le delta du Niger, dans la partie centrale du sud du Nigeria. C'est le plus vaste delta d'Afrique, couvrant quelque 70 000 km2, et abritant une population d'environ sept millions d'habitants. La zone se compose des différents secteurs écologiques qui caractérisent les grands deltas tropicaux : une barre côtière (la barrière), des mangroves (la forêt de mangroves du delta du Niger est la troisième du monde en superficie), des marais d'eau douce, des terres forestières et marécageuses, des forêts pluviales etc.

NÉCESSITÉ D'AGIR

La zone pétrolifère du Nigeria - le delta du Niger - est le plus grand producteur d'hydrocarbures d'Afrique et se classe parmi les dix premiers du monde. Elle rapporte plus de 90% des entrées de devises du pays. Dans la région, une population comptant plus de sept millions d'habitants subit les répercussions de la production pétrolière - et de la pollution causée par les autres activités humaines : pêche, agriculture, exploitation des ressources forestières et évolution démographique. La situation de cette région est de plus en plus préoccupante tant pour la nation que pour la communauté internationale. En dépit des vastes richesses du delta, la région se trouve dans une situation précaire, étant constamment exposée à la détérioration de ses conditions économiques et à des tensions sociales, auxquelles les politiques et les attitudes actuelles n'apportent pas réellement de solutions. Une étude récente de la Banque mondiale a donné l'alarme sur la nécessité urgente de mettre en place des mécanismes de protection de la vie et de la santé des habitants de la région ainsi que de ses systèmes écologiques, pour mettre fin à la dégradation.

Même sans l'avertissement de la Banque mondiale, il est indéniable qu'il se produit un bouleversement sensible dans le delta du Niger dû à des processus naturels aussi bien qu'à la construction de barrages en amont, l'exploitation pétrolière et la croissance urbaine. Récemment encore, le manque de compréhension des problèmes d'environnement au sein du public a laissé dans l'ombre des questions aussi graves que les effets de ces facteurs sur l'écologie et sur les populations de la zone côtière. Certains événements locaux ont également signalé la nécessité urgente d'adopter des stratégies visant à concilier les intérêts de l'environnement industriel et ceux de la communauté, en prenant en compte tous les paramètres entrant dans la gestion d'un développement qui serait durable et apporterait la stabilité à l'industrie et à la société civile.

ACTION PILOTÉE PAR UNE STRATÉGIE D'IEC -ÉTAPES ET PROCÉDURES

Nous avons évoqué des intitulés opératoires ou instrumentaux tels que la communication et la gestion. Or il s'agit ici de voir comment modifier l'attitude des décideurs, des habitants des communautés, des entreprises industrielles etc. à l'égard de leur environnement, notamment dans la région côtière. Dans une campagne écologique, par exemple, l'objectif du communicateur sera de faire en sorte que les gens changent leur perception ou leur comportement à l'égard d'un aspect précis de l'environnement. Mais avant de s'embarquer sur cette voie il (ou elle) doit d'abord s'enquérir de ce que les personnes formant l'auditoire ciblé - gouvernement, compagnies pétrolières ou simples citoyens - pensent et savent du problème. Ce genre de recherches permet de s'assurer que l'on adopte, dès le départ, la bonne stratégie.

Au-delà de la compréhension des attitudes et des conduites de cet auditoire, les communicateurs ou leurs intermédiaires doivent se faire une idée précise de la dynamique générale qui préside au changement d'attitude des personnes, et des facteurs susceptibles de les inciter à modifier leur façon de voir. Voici quelques-uns de ces facteurs :

Les théoriciens considèrent que le changement d'attitude suit le parcours suivant : prise de connaissance, approbation, intention, mise en pratique et plaidoyer en faveur du modèle.

Une fois ainsi reconnus les facteurs qui incitent les gens à changer de conduite, nous pouvons maintenant nous pencher sur les stratégies spécifiques qui contribueront à instaurer un développement durable dans les zones pétrolifères du Nigeria. Je considèrerai, aux fins de cette démonstration, le processus "P" comme le plus approprié. Il s'agit d'une structure qui indique pas à pas comment mettre en place une campagne stratégique de communication. Il a été conçu en 1982 par le Centre des programmes de communication de l'Université Johns Hopkins et s'appliquait, au départ, à des programmes de santé. Le processus "P" a ensuite été révisé au cours des quinze années qui ont suivi son lancement pour mieux répondre aux besoins du terrain et aux progrès des connaissances ; sa portée a été élargie. Dans sa forme actuelle, il souligne l'importance d'établir les stratégies de communication au niveau national ; le positionnement des produits, des méthodes et des services ; enfin, l'élaboration de messages plus efficaces, à l'aide des "sept commandements" de la communication : gagner l'attention du public, s'adresser à sa tête et à son coeur, expliquer clairement le message, faire ressortir les avantages, instaurer la confiance, faire valoir la cohérence du message et inciter à a gir.

Pour mettre en oeuvre une bonne stratégie d'IEC, le processus "P" comporte cinq étapes qui sont, dans l'ordre :

  1. analyse,
  2. conception de la stratégie,
  3. élaboration, essais préalables et production,
  4. mise en oeuvre et suivi de la gestion,
  5. évaluation de l'impact.

Lorsque le déroulement de ces séquences s'est effectué correctement, la résolution du problème de communication devient facile. Par exemple :

Première étape : Analyse de l'auditoire

Pour analyser l'auditoire ou les conditions de l'étude, il faut se poser les questions suivantes : quel est le problème de communication ? Quelles ressources l'organisateur doit-il prévoir pour le programme ? Sur quelle composante de l'auditoire faut-il centrer l'intervention ? Quelles particularités de cette composante faut-il cibler pour rendre la campagne environnementale la plus efficace possible ? Avant de répondre à certaines de ces questions, il faudra prendre la mesure du problème dans son ensemble, en s'informant de toutes ses données, telles que les points forts et les faiblesses du programme, les chances et les risques ; choisir l'auditoire en fonction de la situation de communication ; dresser un portrait détaillé de cet auditoire de façon à comprendre les facteurs susceptibles de faciliter l'établissement du modèle de communication le plus efficace en matière d'environnement.

Deuxième étape : définition de l'objectif et du message

En préparant une campagne, il faut surtout définir clairement ses objectifs, car c'est sur eux que repose toute l'intervention. Objectif = un but, une stratégie = un plan. Toute campagne doit observer la règle "PREMIERE" qui veut qu'un objectif soit Précis, REaliste, Mesurable, Inscrit dans un délai Et REalisable. Pour s'en assurer, on peut vérifier que les programmes de communication sont ainsi faits que l'auditoire ciblé comprend parfaitement ce qu'il gagnerait en décidant de changer de comportement. Considérer ensuite l'auditoire indirect : qui est-il et comment pourrait-il être influencé par le message ? Les planificateurs devraient toujours se poser les questions suivantes en appliquant la règle PREMIERE : Quelle est l'intention ? Quel est l'auditoire principal ? Quelle est la promesse ou la satisfaction principale ? Quels sont les points d'appui ? Quelle est la réaction souhaitée en retour ?

Troisième étape : message et matériel

La troisième étape concerne la mise au point du message et du matériel, les essais préalables et le lancement de la production. Le concepteur du projet crée le support du message sous forme de matériel (script, storyboard, affiches, dépliants etc.), élabore le message exprimé par ces supports, l'affine et, ce qui est primordial, respecte les sept commandements de l'efficacité en matière de communication. Il importe que le dernier essai préalable se fasse sur un échantillon de l'auditoire cible afin de vérifier la clarté et la pertinence du message.

Quatrième étape : gestion des programmes d'information, de communication et d'éducation 

On dit souvent qu'une bonne gestion est indispensable à la réussite de toute campagne de communication. Il s'ensuit aussi qu'une bonne gestion peut impliquer la possibilité de commencer, de modifier ou d'arrêter, c'est-à-dire que les gestionnaires peuvent lancer des opérations souhaitables, modifier des plans selon les circonstances et mettre fin à des activités improductives. Les principales tâches d'un gestionnaire de l'IEC consistent à mettre le projet sur ses rails, établir les modalités d'action, gérer le personnel, résoudre les problèmes et prendre des décisions. Globalement, par une communication efficace, il crée une ambiance propice à un travail satisfaisant. Une bonne gestion exige aussi l'accomplissement rigoureux des tâches, qui auront été préalablement planifiées, organisées et contrôlées. En remplissant ces devoirs de gestion, les responsables expérimentés d'IEC recueillent les bien-faits de la coopération des membres de l'équipe, avec laquelle ils auront pu partager la conception des idées et des plans, depuis le début du projet.

Cinquième étape : évaluation de l'impact

L'évaluation de l'impact nous dit si oui ou non un programme a rempli son objectif en faisant évoluer les idées, l'attitude ou le comportement de l'auditoire visé ou en influençant l'orientation de la politique. Sans évaluation, les programmes gaspillent du temps et des ressources et ont peu d'impact sur la suite des événements. En mesurant les effets de différentes activités sur différents auditoires, une sérieuse évaluation d' un programme peut servir de point de départ à la proposition d'un autre programme, encourager à améliorer un programme et permettre de répartir plus judicieusement les fonds à l'avenir. Les principaux éléments de l'évaluation comprennent la planification dès les tout premiers stades, l'emploi de modèles de changement de comportement, l'appel à plusieurs méthodes d'évaluation, les études quantitatives et qualitatives de rentabilité et la diffusion des résultats d'évaluation auprès des autres acteurs du projet. Les étapes ultérieures, après l'évaluation d'un projet mené à bien, consistent à planifier sa poursuite, à accélérer son rythme, à recommander des projets de même type en d'autres lieux etc.

Un exemple : la pollution dans la région d'Okrika

Après avoir longuement décrit le processus "P" et les possibilités de l'appliquer aux problèmes de gestion durable des régions côtières, je voudrais vous présenter un exemple de zone pétrolifère du Nigeria pour montrer comment la "théorie" est mise en pratique.

Zone : Okrika, dans l'Etat de Rivers du Nigeria
Problème : déversements fréquents de pétrole, pollution de l'air, torchères, pluies acides, émissions nocives de diverses origines et pollution de l'eau.
Définition de l'auditoire cible : les citoyens locaux, illettrés à 80%, les multinationales qui promettent des contrats et l'embauche de jeunes (promesses rarement tenues) et versent aux chefs des indemnités incertaines et insuffisantes, le gouvernement local.
Organismes responsables : le WNC (Congrès national de Wakirike), le KEDEF (Fonds de développement du Kirike pour l'éducation relative à l'environnement), la compagnie Mascarade Sakabari etc.

Après la mise en oeuvre de la première étape du processus "P", il apparaît clairement que si l'on veut instaurer dans cette zone un développement durable par des strat é gies d'IEC, il faudra réunir, dans une action tripartite, les industriels, la communauté et le gouvernement.

Les industriels

Les personnes les plus aptes à entrer en contact avec les industriels seraient les agents des organisations non gouvernementales (ONG) et les dignitaires locaux. Pourraient aussi être extrêmement utiles, des séminaires spéciaux présentant clairement le sujet par les moyens audiovisuels. Des campagnes d'information utilisant les messages publicitaires, les émissions sponsorisées dans les médias électroniques et les colonnes des journaux, avec des contenus soigneusement élaborés serviront à rappeler en permanence leurs responsabilités aux multinationales (notamment aux compagnies pétrolièrs, principaux agents de pollution dans la région). D'autres supports pourraient encore livrer des messages simples, clairs et directs : panneaux d'affichage, posters, et auto-collants.

La communauté

La communauté pourrait être éduquée par des actions de mobilisation civique telles que manifestations organisées par des ONG, petites représentations théâtrales tenues à l'occasion de réunions communautaires, sensibilisation des associations féminines aux questions de simple hygiène - comme le fait de faire bouillir l'eau avant de la boire ou de se prêter à ces visites médicales, ce qui permettrait d'améliorer l'état sanitaire général. Les jeunes pourraient être encouragés à mobiliser les efforts de la communauté de façon à améliorer le cadre de vie, par exemple en construisant des fosses septiques publiques qui éviteraient aux gens d'utiliser les bords de mer, comme c'est le cas aujourd'hui dans la région.

D'autres pratiques nocives pour l'environnement pourraient également être réduites ou éliminées si l'on pouvait convaincre les pêcheurs en mer de renoncer à l'usage de produits chimiques ou de dynamite, en leur expliquant les risques que ces procédés constituent pour la santé. On pourrait inciter des groupes de petits commerçants ainsi que d'autres personnes, à former des coopératives a fin d'obtenir des prêts à taux avantageux auprès du Programme d'aide aux familles ou du Programme pour le progrès économique des familles. Il ne faut pas oublier que bon nombre de ces activités nécessitent un large soutien des représentants des organisations communautaires, des ONG et des particuliers.

Le gouvernement

Le gouvernement peut remplir ses obligations en prenant des dispositions réglementaires, assorties des moyens de mise en vigueur, destinées à prévenir toute pollution ou dégradation de l'environnement. Il devrait par ailleurs s'engager avec les industriels présents dans les zones pétrolifères à créer des unités de production artisanale qui réduiraient le chômage. Il est indispensable que le gouvernement convainque les industriels de montrer davantage d'intérêt et de sens des responsabilités envers les communautés auprès desquelles ils sont implantés, en les obligeant à assurer une nouvelle formation aux personnes qui ont perdu leur emploi en raison de la pollution industrielle.

Le gouvernement devrait obtenir que les sociétés étrangères observent les normes environnementales recommandées dans le pays. Pour ce faire, le gouvernement et les citoyens concernés exerceraient un contrôle sévère sur les agissements de ces sociétés. Les agences gouvernementales pour l'environnement gagneraient en crédibilité auprès de la communauté si elles lui attribuaient davantage de pouvoirs et d'autonomie.

RECOMMANDATIONS

Le Nigeria était connu naguère pour sa production de minerais d'intérêt stratégique, depuis les beaux jours du charbon, du fer, du colombium et de l'étain, jusqu'à l'essor plus récent du pétrole. Et cependant les lois sur l'environnement restent timides ou inexistantes. En dépit des problèmes de pollution et du bouleversement des écosystèmes de la nation, il serait possible de traiter le problème de pollution de l'environnement et du manque de planification, en délimitant clairement les frontières juridictionnelles respectives. Cela améliorerait les conditions d'observation, d'évaluation et de rétablissement de l'environnement - et des éléments qui le composent.

Il est indispensable de créer un cadre institutionnel permettant d'exercer réellement et efficacement les fonctions de réglementation et de gestion de l'environnement. Des mécanismes adéquats de planification doivent être mis en place pour garantir le meilleur usage des ressources naturelles et éclairer les citoyens sur les conséquences de la pollution de l'environnement et sur les avantages de le garder propre. Les pays africains, et le Nigeria en particulier, doivent prendre des dispositions légales pour assurer l'exploitation optimale des ressources naturelles, qui doit absolument être subordonnée aux contraintes écologiques. En sa qualité d'organisme régulateur, l'Etat doit s'efforcer de garantir que le développement économique soit écologiquement durable, grâce à un gestion appropriée de l'environnement. Cela peut devenir une réalité grâce à l' emploi des stratégies d'IEC présentées dans cette communication.

CONCLUSIONS

On a beaucoup parlé des zones pétrolifères, mais le temps est venu d'agir collectivement pour éviter la crise qui menace. Créer une économie viable s'appuyant sur la communauté elle-même, pour en finir avec la pauvreté et la misère humaine, c'est faire un pas sur la voie du développement durable dans une région côtière. L'IEC devrait permettre d'établir un cadre politique fondé sur une planification stratégique à l'échelon régional, des travaux d'urbanisme et un développement rural intégré.

Il est à espérer qu'au moment où les chefs d'Etat africains se dirigeront vers Maputo au terme des ateliers techniques, pour débattre de ce sujet, ils juge ront précieuses les informations réunies par le présent atelier et agiront sans délai sur ces bases. Dans un avenir assez proche, la prospérité commencera alors à remplacer la pauvreté, et la coopération prendra le pas sur les rivalités pour faire triompher la paix et l'harmonie mondiales.

Récapitulation des principes essentiels du processus "P"

Les principes fondamentaux suivants du processus "P" s'appliquent à chacune des étapes de sa mise en oeuvre :

RÉFÉRENCES ET LECTURES RECOMMANDÉES

Akingbde, T. 1996. The ABCs of Health and Environment, a quick guide for schools and colleges, Lagos, Tintune.

Augustine Ike, A. 1990, The impact of oil on a developing country: The case of Nigeria. New York, Praeger Publishers.

A simple guide for trainers; combating violence against women. WLDCN Publication.

Niger Delta Environmental Survey. Phase I Report, September 1997.

Processes and Principles of Strategic Communication for Health. JHU/PCS Publication.

Collins Gem English Dictionary. Great Britain, Clear type press, 1981.

Collective Response to Community Communication Needs. South Western Nigeria NGOs communication strategy workshop papers, 1998.

Advances in Family Health Communication Workshop for Nigeria. October. USAID, JHU/PCS, 1997.

Blue Print on Okrika. Kirikese Environmental Educational Development Fund (KEDEF).

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