Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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INTRODUCTION

Dans les banlieues des villes de beaucoup de pays en voie de développement, dont Yeumbeul au Sénégal, il n’a pas été pris suffisamment de mesures pour contrôler l’urbanisation spontanée dans des zones sous couvert sableux; les populations, face à l’insuffisance ou à l’inexistence de réseaux d’assainissement rejettent directement des déchets dans la nature faisant courir un risque certain sur la qualité des eaux souterraines.

Ainsi, dans la localité côtière de Yeumbeul, située à environ 20 km de la capitale Dakar, la quasi-totalité de la population ne dispose pas de branchements privés au réseau d’eau potable. La minorité s’approvisionne aux quelques rares bornes fontaines de ruelle installées par la municipalité alors que la majorité puise directement dans les puits traditionnels captant la nappe phréatique

De même, les ménages ne disposent pas de dispositifs d’assainissement satisfaisants. Les déchets ménagers solides et liquides sont rejetés directement sur ou dans le sol. Les lieux d’aisance sont constitués de latrines défectueuses dont les normes de construction n’ont pas été contrôlées pour la plupart.

Le présent programme a pour principaux objectifs:

Pour démarrer les travaux de terrain le 26 juillet 1996, le projet a bénéficié de l’aide des responsables de ENDA-ECOPOP ("Environnement et Développement du Tiers-Monde - Economie Populaire") qui nous ont mis en contact avec les délégués de quartiers de Yeumbeul. Les consignes données par ceux-ci ont été nécessaires pour accéder aux puits traditionnels des concessions afin d’y effectuer les mesures voulues.

La première phase de l’exécution s’est effectuée pendant le mois de juillet, qui correspond à la fin de la saison sèche. Nous avons entrepris les opérations suivantes:

La deuxième phase de l’exécution a eu lieu pendant le mois de novembre, correspondant à la fin de saison humide. Les actions ont concerné:

Les diverses mesures effectuées sur la nappe phréatique de Yeumbeul ont concerné 47 puits situés dans des concessions ou dans les ruelles. Dans certains endroits, la rareté des puits a fortement limité le nombre d’échantillons prélevés. Les différents phases de l’étude sont les suivants:

  1. Recherches bibliographiques et mission sur le terrain pour choisir les puits qui feront l’objet de prélèvements d’eau et d’analyses chimiques et physico-chimiques (début juillet 1996, correspondant au début de la saison des pluies de l’année 1996).
  2. Prélèvements d’échantillons dans la zone non saturée du sol à l’aide d’une tarière manuelle suivant des profils verticaux entre la surface du sol et la nappe. Ceux-ci feront l’objet de lixiviation et l’eau extraite sur chaque échantillon sera analysée (chimie et bactériologie).
  3. Deuxième mission de chimie sur certains puits afin d’étudier l’influence des précipitations sur l’évolution des paramètres physico-chimiques et des éléments chimiques de la nappe. A l’issue des premiers résultats, des analyses bactériologiques seront effectuées sur certains puits (novembre-décembre 1996, correspondant à la fin de la saison des pluies).
  4. Cartographie des nitrates pour orienter les recommandations qui devraient déboucher sur les actions opérationnelles: la localisation de sites d’implantation de puits et de fosses septiques où les risques de contamination de la nappe seront minimisés, les mesures d’accompagnement à prendre pendant la construction de puits (dalles, couvercles, choix puisettes, distance puits/source de contamination), etc...

Vu l’ampleur des travaux et la révision des moyens sollicités, les phases concernant l’enquête sur un échantillon de 100 habitants pour étudier les méthodes de gestion des ordures ménagères et la démultiplication des prélèvements de sédiments à la tarière ont été reporté pour la suite du programme.

Ce rapport présente les premiers résultats de l’étude sur la pollution de la nappe phréatique de Yeumbeul (Sénégal) par les nitrates, effectuée par une équipe de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar dans le cadre du plan d’action de l’UNESCO pour l’environnement et le développement des régions côtières et des petites îles. Le sujet contribue aussi au projet de l’UNESCO intitulé "Les villes: gestion des transformations sociales et de l’environnement".

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