Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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CSI info 4

PRÉFACE

À la veille du 21ème siècle, quelque 60% de la population mondiale vit à moins de 60 km de la mer, et cette proportion passera probablement à 75% avant l’année 2025. Seize des vingt-trois mégalopoles du monde sont situées dans la bande côtière. Les côtes ont toujours été des carrefours où se croisent des peuples de diverses origines, d’où les véritables mosaïques sociales et culturelles qu’elles abritent. Quant à leurs systèmes écologiques, ils figurent parmi les plus divers, les plus complexes et les plus productifs de la planète. En dépit de leur considérable richesse socio-culturelle et écologique, un grand nombre de zones côtières sont devenues des foyer de conflits potentiels en raison de la demande toujours plus forte d’accès à des ressources naturellement limitées.

Pour traiter les multiples problèmes auxquels les régions côtières et les petites îles doivent faire face, il faut recourir à la recherche interdisciplinaire et élaborer avec grand soin des politiques d’actions intégrées, seules capables d’améliorer la gestion des ressources côtières. L’initiative de l’UNESCO intitulée "Environnement et développement dans les régions côtières et les petites îles" (CSI) a été lancée en 1996 pour répondre à ces besoins. Son objectif est de servir de plate-forme pour une action inter-sectorielle visant à aider les États membres à réaliser un développement écologiquement rationnel, socialement équitable et culturellement approprié. La collection CSI info (publiée principalement en anglais) constitue un moyen simple et informel de diffuser, auprès des gestionnaires et autres responsables, des informations nécessaires lorsqu’ils recherchent des solutions aux problèmes de la région côtière et des petites îles.

S'adressant aux architectes et aux instances concernées par la construction en bord de mer, ce document propose des directives qui prennent en compte le problème de l'érosion des côtes. Car les côtes, et surtout les plages, ces systèmes dynamiques soumis à des changements rapides, sont chargées d'un potentiel économique capital pour les îles à vocation touristique des petites Antilles. Construire les nouveaux lotissements en retrait de la ligne de côte pour laisser un espace entre la limite supérieure atteinte par les vagues et les nouvelles constructions, c'est garantir la conservation de la plage, la réduction de l'érosion et l'esthétique du front de mer, l'accessibilité et la privauté pour les vacanciers et les propriétaires. Les directives prennent en compte une grande variété de types de côtes et sont fondées sur la méthodologie élaborée à partir du projet "Stabilité des côtes et des plages dans les petites Antilles - COSALC".

  Ce restaurant a souffert de la montée du trait de côte.
Établir la construction en retrait devrait prévenir toute
possibilité d'ennoyage.
 
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