Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles
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1. INTRODUCTION

Au mois de juin 1996, la 14ème réunion sur l’intrusion de l’eau de mer dans les aquifères côtiers (SWIM - Salt Water Intrusion Meeting) tenue à Malmö, en Suède, offrait à l’UNESCO l’occasion d’inviter des hydrologues, des sociologues de la ville, des socio-économistes, des géographes, des architectes et des urbanistes pour concevoir une stratégie en vue de prévenir ou d’arrêter la dégradation des villes d’intérêt socioculturel dont le centre historique est situé en bord de mer, tout en préservant, par une gestion plus rationnelle, les ressources en eau indispensables à leur existence.

Une mauvaise gestion des ressources en eau a des incidences certaines sur le développement socio-économique des villes côtières et réduit leurs chances de conserver leur identité culturelle et leur patrimoine urbain historique. Il y a longtemps que des spécialistes en gestion de l’eau tentent, avec bien peu de succès, de faire passer ce message aux urbanistes, aux architectes et aux maires des villes côtières.

Aujourd’hui, les experts en sciences sociales et les spécialistes en aménagement du territoire ne disposent toujours pas de méthodes spécifiques pour gérer le développement des côtes en fonction des ressources en eau. La ville est un écosystème naturel et social complexe qu’il convient de gérer comme tel. Il n’est plus possible d’isoler la ville côtière de son arrière-pays, comme on le faisait parfois. Les conditions d’environnement ont souvent une influence sur les stratégies et les politiques de développement. Elles sont indissociablement liées au développement économique et, de fait, en constituent le support. Les collectivités locales ont beaucoup à gagner en améliorant leur environnement ; les politiques visant à créer un environnement stable favorisent l'élévation du niveau de vie, attirent les populations et les entreprises et génèrent des emplois.

La protection d’un paysage urbain historique, de valeur internationale, est cependant une entreprise dont la gravité dépasse largement les fluctuations de la politique locale. Toute discussion sur la protection de ce patrimoine en front de mer doit tenir compte de la vie de l’arrière-pays, au moins à l’échelle régionale.

Comment les petites et moyennes villes peuvent-elles jouer un rôle moteur pour orienter nos sociétés vers un avenir plus durable écologiquement et vers des politiques locales plus respectueuses de l’environnement? Pour élaborer une politique adéquate, il est important d’analyser d’abord leurs caractéristiques et l’éventail d’atouts qui sous-tend leur avantage compétitif.

Dans le cadre du suivi des recommandations de la réunion de Malmö, un nouveau projet Développement urbain et ressources en eau : petites villes côtières, a été inscrit dans la plate-forme de l’UNESCO pour l’action intersectorielle intitulée Environnement et développement dans les régions côtières et les petites îles (CSI).

Deux programmes intergouvernementaux des Secteurs des sciences et des sciences sociales et humaines de l’UNESCO, MOST « Management of Social Transformations » (Gestion des transformations sociales) et PHI (Programme Hydrologique International) apportent leur soutien à ce nouveau projet interdisciplinaire, qui bénéficie, en outre, de l’expérience du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO en matière de protection du Patrimoine naturel et culturel et du soutien logistique des bureaux régionaux de l’UNESCO pour les actions opérationnelles.

Ce projet contribuera à la mise en œuvre des recommandations des conférences des Nations Unies sur l’Environnement et le développement (Rio, 1992), la Population (Le Caire, 1994), le Développement social (Copenhague, 1995) et l’Habitat humain (HABITAT II, Istanbul 1996).

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