| Environnement et développement dans les régions côtières et les petites îles |
CSI info 5
5. VILLES PARTENAIRES POTENTIELLES DU PROJET
Quelles soient situées au nord ou au sud de la Méditerranée, les villes partenaires potentielles du projet présentes à Essaouira possèdent, en tant que petites et moyennes villes côtières historiques, un grand nombre de similitudes aussi bien au niveau géophysique que socio-économique et culturel. Une brève présentation de chacune delles permet de mieux comprendre les points focaux du projet et la création du réseau de coopération et déchanges entre ces villes.
| 5.1 | Essaouira |
| 5.2 | Alghero |
| 5.3 | Esberg |
| 5.4 | Kotor |
| 5.5 | Odense |
| 5.6 | Omisalj |
| 5.7 | Saïda |
| 5.8 | Saint-Malo |
| 5.9 | Sciacca |
| 5.10 | Licata |
| 5.11 | Taglio Di Po |
5.1 Essaouira
Petite ville bleue et blanche, exposée au vent et aux marées, Essaouira, ancienne Mogador, est une forteresse dominée par de petits forts et entourée d'une série de murs percés de nombreuses portes. Le site de Mogador était connu depuis l'Antiquité. La découverte de fragments de poterie et de céramique remontant au VIIème siècle av. J.C. sur des îles voisines, dans la baie d'Essaouira, à moins dun km de la côte, atteste que les Phéniciens l'utilisaient comme escale. Les Carthaginois créèrent Tamusiga au V siècle av. J.C. comme centre de commerce, et, vers la fin du Ier siècle av. J.C., le roi numide de Mauritanie Juba II ouvrit les premiers ateliers de fabrication de la pourpre gétulienne, célèbre teinture tirée du coquillage Murex, qui y était abondant.
Au XIème siècle, Mogador était le port de Souss, qui desservait tout le sud du Maroc, mais c'est seulement au XVIIIème siècle que furent construits le port et la ville en face de l'île, entourés de leurs premiers remparts. En 1765, le sultan Alaouite Sidi Mohammed Ben Abdallah décida de construire le plus grand port de son empire et en confia les travaux au géomètre et architecte Théodore Cornut, élève de Vauban, originaire d'Avignon, avec mission de construire une ville de commerce dotée d'un port à l'abri des intempéries, même pendant les mortes-eaux. Il fut plus tard renvoyé, mais son plan en quadrilatère est encore visible aujourd'hui, et il évoque pour certains, la ville de Saint-Malo, dessinée par Vauban. Un architecte génois est l'auteur de la "scala", édifiée sur le rempart occidental en regardant vers la mer, et un architecte britannique, qui se convertit ensuite à l'Islam, fit graver son nom d'"Ahmed El Euli" sur la jetée.
Vers 1780, il existait une douzaine d'officines commerciales à Mogador, occupant près d'un millier d'Européens (Britanniques, Français, Néerlandais, Italiens, Portugais, Allemands et Danois). Le port était la raison d'être de la création de la ville et le pivot de son existence, puisque tout s'organisait autour de lui. Les Britanniques y établirent des écoles privées, encourageant la population locale à parler l'anglais. La culture française se développa en parallèle, grâce à l'Alliance israëlite universelle, qui construisait des écoles dans tout le Maroc, y compris à Mogador en 1867. A partir de 1912, quand le Maroc devint un protectorat, l'influence française fut dominante. On construisit un centre de style 1930 hors des remparts, près de la plage, avec un bureau de poste et une perception des impôts, une église et quelques villas. Les Français partirent lorsque le Maroc cessa d'être un protectorat, quelque 44 ans plus tard.
Depuis sa création, en 1765, Mogador s'est trouvée au carrefour de plusieurs cultures et civilisations, les tribus berbères de langue haha au sud, et les Chiadmas arabophones au nord. La ville était habitée par ces populations et d'autres familles de l'intérieur.
Avec ses 60 000 habitants, Essaouira est aujourd'hui la principale ville d'une province d'un demi-million d'habitants. Comme ville côtière, lancienne Mogador présente un ensemble de problèmes non négligeables (à savoir une érosion côtière incontrôlée, un réseau dapprovisionnement en eau vétuste et insuffisant, un manque deau potable important) et qui nécessitent une intervention urgente. Comme d'autres médinas, casbahs et centres historiques de certains pays arabes, Essaouira souffre aussi de maux tels que la surpopulation, la détérioration des bâtiments, le délabrement et l'insuffisance des infrastructures. Ses quartiers historiques sont en danger, de même que leur tissu social, par suite de l'introduction des modèles modernes d'organisation urbaine. La population rurale a migré vers cette petite agglomération.
Essaouira reste cependant une fenêtre magique sur le patrimoine culturel marocain et un foyer de création artistique. Des artistes et des écrivains du monde entier y ont été attirés (Orson Welles, Tennessee Williams, Saint-Exupéry, Mme de Staël, et plus récemment, Erik Orsenna, Scott Simons, Patrice Chéreau, Leonard Cohen, Cat Stevens, les Rolling Stones et bien d'autres...).
5.2 Alghero
Située sur une presquîle très ventée de la Sardaigne, la ville dAlghero est bâtie sur des rochers et est entourée dune muraille. Ancien port de pêche et îlot catalan du XIVème siècle, sa raison dêtre reste ancrée à la mer. Son héritage culturel et son architecture sont riches en éléments du gothique aragonais.
Aujourdhui, peuplée par 40 000 habitants dont la plupart ont des racines très lointaines, la ville bénéficie de lattraction du tourisme, composante essentielle de son développement socio-économique depuis les années soixante.
Comme toute ville située au bord de la mer, Alghero souffre dune forte érosion côtière, aisément visible par les variations de la plage au nord de la ville et par la dégradation de létat de sa muraille. Pour cette raison, Alghero représente le sujet dun cas détude comparatif avec la ville dEssaouira. Les similitudes (historiques, géographiques, environnementales et de développement) entre les deux villes sont étonnantes.
5.3 Esbjerg
Ville nouvelle fondée en 1868, Esbjerg est la "capitale" de louest du Danemark. Située au sud de la côte danoise, seule zone touristique et de loisirs, elle représente la cinquième ville du Danemark, avec une population denviron 83 000 habitants.
Esbjerg possède une architecture très variée, résultat de "lemprunt" par les ancêtres de plusieurs détails de différentes villes européennes. Elle demeure encore aujourdhui un important centre culturel.
Sa position stratégique sur la Mer du Nord explique que le port dEsbjerg soit à la fois un port de commerce international très actif et un important port de pêche. Grâce à son commerce et à sa récente croissance économique, la ville dEsbjerg représente un remarquable modèle de développement urbain, culturel et économique.
5.4 Kotor
La ville de Kotor, en Yougoslavie, est située sur la côte du Monténégro. Elle compte environs 25 000 habitants. La zone côtière du Monténégro, avec ses paysages caractéristiques et sa nature sauvage, a été reconnue par lUNESCO comme un site du Patrimoine de lhumanité. La ville de Kotor a été en effet inscrite sur la liste du Patrimoine mondial en 1979.
La région se divise en deux zones principales : la baie Boka Kotorska et le littoral. La baie Boka Kotorska (Bouche de Kotor) est un grand bassin indépendant, composé de la Baie de Topla (externe), la Baie de Tivat (au milieu) et la Baie de Kotor (interne). La ville de Kotor se trouve sur la rive sud-est de la baie de Kotor, aux pieds du massif de Lovéen.
Grâce à des conditions biologiques et géographiques exceptionnelles l homme est apparu de bonne heure sur ce territoire qui a vu la succession de divers civilisations et cultures. Les vestiges les plus anciens datent du néolithique mais on peut apercevoir aussi des dessins préhistoriques, des mosaïques romaines, ainsi que des églises datant du VIème, XIIème et XIIIème siècle. Ancienne forteresse médiévale, riche en monuments historiques, Kotor est construite en forme triangulaire, elle est entourée dune muraille qui reflète pleinement son héritage culturel.
Les principales activités économiques de Kotor et de la région du Monténégro sont, comme pour toutes les villes côtières, le tourisme et la pêche, même si de nos jours lagriculture et lindustrie ont fait de gros progrès. Un des facteurs cependant qui limite le développement économique de la région est celui de lapprovisionnement en eau, dont le système est ancien et très réduit.
5.5 Odense
Ville ancienne du Danemark, Odense a célébré en 1988 son millénaire. Ville dinspiration pour les contes de H. C. Andersen, Odense était la ville du dieu Odin, divinité Viking du VII-XIIIème siècle. Cest aujourdhui la capitale de lîle de Funen, située dans la partie orientale de la péninsule danoise.
La ville a été construite sur la rive nord du fleuve qui porte son nom, à quelques kilomètres seulement de lestuaire dans le fjord dOdense. Le fleuve Odense est le plus grand cours deau de lîle et contribue fortement à la vie et au développement du port de la ville.
Le port dOdense est en effet un centre de commerce très développé, qui a été source et témoin, au cours du XIXème siècle, dune radicale croissance de la population. Cet accroissement de population est dû aux nombreux changements quont subies les frontières de la ville au cours de cette période. La ville sest de plus en plus élargie le long du fleuve, regroupant dans son tissu plusieurs petites villes isolées.
Peuplée aujourdhui de plus de 185 000 habitants, Odense est la troisième ville du Danemark, et lon estime que dici la fin du siècle sa population aura atteint les 470 000 habitants.
Lune des caractéristiques dOdense est son impressionnante verdure, venant du fait quelle est construite sur les rives dun fleuve. Elle est surnommée la "ville jardin" (garden city), à labri des pesticides et des fertilisants chimiques .
Ville écologique donc, Odense est cependant un important centre industriel, surtout en ce qui concerne les usines de traitement des eaux usées. Elle possède en effet lune des usines les plus avancées techniquement dans ce domaine.
5.6 Omisajl
La ville dOmisajl est une petite ville de Croatie, sur lîle de Krk, la plus grande île de la mer Adriatique. Omisajl se situe dans la zone nord-ouest de lîle, au sommet dune falaise de 85 mètres.
Les premières traces détablissements humains dans la ville datent de 3000 ans. Depuis, chaque époque a laissé ses traces et a fait dOmisajl un vrai trésor dhistoire et de culture. Au début du Ier siècle, les Romains construirent la ville de Fulfinum dans la Baie de Sepen, aux pieds dOmisajl, et ses vestiges ont été préservés jusquà nos jours. Ce site archéologique na cependant pas encore été suffisamment fouillé ni exploré. A côté de Fulfinum, on peut apercevoir les restes dune ancienne basilique chrétienne dont la beauté mérite une attention particulière. Elle date du V-VIème siècle.
Au début des années 60, Omisajl voit d'un bon il louverture vers le développement touristique, qui a gagné une importance étonnante jusquà larrivée non désirée de lindustrie. Ce sont en effet ses conditions géographiques très favorables (Omisajl est le lieu le plus proche du continent) ainsi que sa proximité de la ville de Rijeka, important centre économique et culturel, qui ont fourni les conditions nécessaires et avantageuses pour la construction dimportants complexes industriels et dun aéroport dans les alentours dOmisajl. Ceux-ci occupent désormais la moitié de lintérieur des terres et plus de la moitié de la côte. Ce développement massif de lindustrie a provoqué dans les vingt-cinq dernières années un conflit permanent entre lindustrie dune part et le tourisme et la planification urbaine dautre part. Il est évident que tout cela entraîne des conséquences sur les aspects économiques, sociaux, culturels et bien évidemment environnementaux du développement de la ville.
Actuellement, la ville dOmisajl cherche à sinsérer dans un processus délaboration de nouvelles stratégies de développement, dans le cadre conceptuel du développement durable. Cependant, elle doit affronter plusieurs contraintes, à savoir :
5.7 Saïda
Située dans la zone sud du littoral libanais, la ville de Saïda apparaît sous tous ses aspects comme une ville de la Méditerranée. Lancienne médina a en effet hérité et sest enrichie de lapport dune multitude de cultures, de courants et de civilisations. Elle demeure aujourdhui, en dépit des importantes destructions causées par la guerre des années 80, limage mythique de lancienne Sidon, en tant que frontière entre deux cultures : lOrient et lOccident.
Larchitecture de la ville nous laisse encore deviner des influences croisées : mamelouks, maanites, italiennes. Jusquau XIXème siècle, la ville a conservé le souvenir de ses ancêtres phéniciens en demeurant une cité tournée vers la mer, où le port était la vie de la ville. Ce nest quau début du XXème siècle que le développement économique a juxtaposé au noyau ancien, resté médiéval dans son aspect, une ville nouvelle aux larges avenues.
Peuplée de plus de 80 000 habitants, la ville de Saïda vit aujourdhui de la pêche et du tourisme.
5.8 Saint-Malo
Construite au fil des siècles sur un îlot rocheux tourné vers le grand large, Saint-Malo a, depuis plus de deux millénaires, été la "capitale de la mer". Elle occupe lun des plus beaux sites maritimes de France, la Bretagne, et représente un endroit unique, synonyme dhistoire et de découvertes et point de départ de grandes explorations.
Depuis le Moyen-Age, Saint-Malo est une forteresse de la mer. Resserrée dans son enceinte médiévale datant du XIIème siècle, cette ville corsaire a une histoire assez particulière. Détruite partiellement par un premier incendie en 1661, elle fut reconstruite dans les années suivantes par Vauban, qui donna à la ville un plan et une structure tout à fait originaux. Cest à son image que Théodore Cornut, élève de Vauban, construisit la ville dEssaouira. De nombreuses forteresses furent construites sur des îlots éloignés au large de la côte, et la superficie de lintra-muros" fut fortement agrandie. Mais cest au cours de la IIème Guerre mondiale, que Saint-Malo fut à nouveau détruite. Remparts et château échappèrent au massacre, mais plus des trois-quarts de lintra-muros furent détruits. Sur ces ruines, saccomplit alors la "Grande reconstruction" qui, fidèle à son histoire, accompagna la renaissance de la Saint-Malo actuelle.
Lhistoire de Saint-Malo est aussi lhistoire de son port, témoin de départs vers linconnu. Cest justement grâce à ses navigateurs, à ses aventuriers et à ses marchands qui armèrent pour les Indes, la Chine, lAfrique et les Amériques, que la prospérité du port, ainsi que celle de la cité entière, furent prodigieuses, surtout aux XVIIème et XVIIIème siècles. Saint-Malo c'est aussi lhistoire de Surcouf et Duguay-Trouin, illustrissimes corsaires qui donnèrent à la ville un prestige considérable et un esprit aventurier encore présent chez la plupart des Malouins.
Après maintes générations dont la préoccupation principale a été celle de gagner des terres sur la mer, les pêcheurs de Saint-Malo ont fait place aujourdhui à la marine marchande et les édiles en sont à bâtir un système hydraulique destiné à préserver la qualité des eaux littorales. Ceci représente une nécessité pour une cité balnéaire réputée dont la population passe de 50 000 à 200 000 habitants en période estivale, et dont les plages accueillent plus de 850 000 baigneurs.
Lassainissement de leau pose en effet de sérieux problèmes. Le plan dassainissement a, tout dabord, eu pour objectif de remédier aux inondations fréquentes et de traiter les eaux de pluie dont on connaît désormais les effets nocifs sur lenvironnement. La ville a, de nos jours, adopté un projet très ambitieux de restructuration du réseau dassainissement, la création de bassins de retenue et la rénovation ou la création de stations de pompage sélectives. Ce programme pourrait donner de nombreuses informations pour celui envisagé pour la ville dEssaouira.
5.9 Sciacca
La ville de Sciacca se situe sur la côte méridionale de la Sicile, dans la province dAgrigento, site archéologique dune rare beauté. Important centre thermal sous lEmpire romain, Sciacca a connu une importante évolution, tant au niveau économique quau niveau architectural pendant la domination arabe. Aujourdhui encore, se reflètent dans certains quartiers les caractéristiques des villes arabes.
Ce nest cependant quà partir du Moyen Age que la ville connut son apogée : forteresses, églises et couvents furent construits tout au long des XIII-XVème siècles. Un développement urbain sans pareil se poursuivit jusquau XVIIIème siècle. Pendant plusieurs années Sciacca, eut une fonction stratégique de premier plan pour le contrôle du Canal de Sicile.
De nos jours, Sciacca, qui possède un climat très doux et ensoleillé tout au long de lannée, reste un important centre thermal, et vit principalement du tourisme et de lartisanat.
5.10 Licata
La région de Licata située au sud de la Sicile, est un site archéologique très important, témoin du passage de plusieurs civilisations. Il présente une situation géographique assez particulière - la mer dun côté, un fleuve sur les deux autres - qui en a fait un site naturellement "fortifié" depuis sa création.
Cest en effet cette condition géographique qui a fait de Licata le centre dattraction de plusieurs cultures depuis lAntiquité. Riche en témoignages archéologiques et architecturaux, la ville doit sa naissance et son premier épanouissement à la civilisation grecque. Ce fut après plusieurs siècles que la ville médiévale, dont les vestiges sont bien visibles de nos jours, se superposa à lancienne structure grecque. La ville de Licata est en effet très renommée pour ses nombreuses forteresses et tours médiévales.
Ville dart et de culture, Licata conserve entre autres dimportants monuments baroques ainsi que plusieurs uvres dart de peintres siciliens.
5.11 Taglio di Pô
Taglio di Pô est lun des centres les plus importants du Parc régional vénitien du Delta du Pô, ensemble qui sétend sur une surface denvirons 80 km de long. La ville compte 8 500 habitants.
Lorigine de son nom est très particulière. Il signifie " coupure du Pô". La ville fut ainsi nommée par les Vénitiens du XVIIème siècle, en raison du delta du fleuve et surtout en mémoire de la lagune (et de ses dangers) sur laquelle fut construite la ville.
De nombreux exemples significatifs de larchitecture Vénitienne du XVII siècle se déploient dans les alentours de la ville et dans le reste du delta du Pô, en particulier de grands palais, anciennes résidences dété des seigneurs de lépoque (Villa CaZen, CaNani, CaVedramin).
Taglio di Pô base son économie sur lagriculture, florissante surtout grâce à la présence du Pô, véritable source de richesses pour la région toute entière.
De même, la communauté locale dispose d'un réseau hydraulique qui sétend sur presque la totalité du centre urbain, très moderne et développé, surtout en ce qui concerne le système dégouts. Le tourisme "vert" ou écologique est aussi un secteur en forte croissance.
Comme ces descriptions succinctes le montrent, les villes pressenties pour être partenaires dans le cadre du projet ont en commun un passé culturel et historique très riche, une situation stratégique sur la côte, des activités liées au commerce, à la pêche à lartisanat, au tourisme. Certaines dentre elles ont réussi à surmonter les problèmes du développement urbain inhérent à leur contexte, alors que dautres éprouvent encore certaines difficultés. De ce fait, lexpérience réussie de certaines villes, loin dêtre utilisée comme un modèle, permettra pour le moins de dégager certaines méthodologies danalyse et de traitement des problèmes dautres villes.
Quelle autre entité serait alors mieux placée pour aider une ville côtière quune autre ville côtière ayant éprouvé les mêmes difficultés? Après Habitat II, les municipalités ont été reconnues par les Nations unies comme des partenaires à part entière. Au cours des séances de travail du séminaire, cette hypothèse sest révélée exacte et des contacts fructueux ont été établis entre les représentants des municipalités présentes à Essaouira.