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et développement dans les régions côtières et les petites îles |
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COMMUNICATION ET EDUCATION DANS LA PROTECTION DES ECOSYSTÈMES CÔTIERS ET MARINS DU CAMEROUN
Jacqueline Nkoyok, Confédération des Organizations Environnementales Non-Gouvernementales (CONGAC), Douala, Cameroun
De nos jours, l'importance économique et socio-culturelle des écosystèmes marins et côtiers n'échappe à personne, mais avec le développement industriel et les méthodes d'exploitation irrationnelles des ressources, ils sont constamment agressés dans la plupart des pays africains. Le Cameroun n'échappe pas à ces écueils car le littoral et le milieu marin camerounais connaissent des problèmes écologiques aigus.
Espace très convoité à cause des nombreuses richesses dont il regorge, il est également le théâtre de nombreux conflits environnementaux liés à l'exploitation des ressources halieutiques, pétrolières, minières, forestières et agricoles. En outre, les problèmes fonciers se posent avec une particulière acuité dans certaines métropoles littorales (ex. Douala).
Ces conflits qui sont généralement internes au pays peuvent quelquefois avoir une dimension transfrontalière.
Les conflits résultant de la pollution marine ne sont pas négligeables sur le littoral camerounais comme celui qui a opposé, dans la province du sud-ouest, les populations locales aux autorités du Ministère de l’Environnement et des Forêts (MINEF) et du Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) à propos de l'utilisation des produits chimiques pour la pêche artisanale ; ou celui qui a opposé l'élite de cette province aux compagnies pétrolières qui ont pollué les eaux du Rio del Rey, souvent utilisées à des fins domestiques. Enfin des conflits permanents opposent les pêcheurs artisans aux patrons de chalutiers à propos du prix des poissons, sans oublier qu'à l'occasion, leurs filets sont détruits par les chalutiers.
Quant aux ressources elles-mêmes, elles sont non seulement surexploitées mais elles subissent également les effets des multiples pollutions.
Le développement des ports entraîne également plusieurs types de pollution à partir des quais, des bateaux et des opérations de dragage, sans oublier la contamination due aux effluents urbains.
Toutes ces pollutions et les dépôts de vase ont pour effet principal de réduire la production phyto-planctonique suite à l’augmentation de la turbidité. En même temps, l'environnement benthique se trouve altéré par les apports sédémentaires et détritiques.
Il existe également des effets sur la santé humaine. Nous avons par exemple des plages nausé abondes qui menacent la santé des riverains à cause la prolifération de maladies entériques (choléra, hépatites).
RECOMMANDATIONS
Les activités humaines contribuent à des flux substantiels d'éléments dans l'environnement marin. Ces éléments sont principalement des métaux (mercure, plomb) , des phosphates, nitrates, matière organiques, hydrocarbures, virus et microbes. Ces substances, présentes en forte concentration dans le milieu, polluent l'environnement marin, avec un effet plus sévère sur l'écosystème côtier, notamment les estuaires et les mangroves. Les ressources halieutiques, parce qu'elles sont à 90% côtières, se retrouvent ainsi particulièrement exposées.
En résumé, les causes majeures suivantes devraient faire l'objet d'une attention constante:
A long terme, si ces causes devaient persister, la mer ne pourrait plus remplir ses multiples fonctions ; la nécessité de sa protection s'avère une condition sine qua none pour notre survie.
La protection de l'environnement marin devrait obéir au principe de développement durable, c’est à dire que les ressources actuellement disponibles le soient également pour les générations futures. Pour y arriver, la nécessité d'une approche globale dans une perspective générale s'impose.
L'approche globale pour la protection de l'environnement marin, consiste à s’assurer que les options pour sa conservation tiennent compte des avantages et des inconvénients observés dans les autres secteurs.
Par perspective générale, il faudrait entendre que les mesures de protection et les stratégies de gestion de l'environnement marin devraient tenir compte des problèmes environnementaux locaux, dans un contexte général, car la mer est un système global intégré. Il faudrait donc que les stratégies de protection de l'environnement marin se fondent sur des données scientifiques que l’on peut obtenir auprès d’institutions spécialisées, tels que les centres de recherches connus dans le pays.
Enfin, le public devrait être de plus en plus éduqué, sensibilisé sur les méfaits à court et à long terme de la pollution marine, et devrait également s'impliquer dans la prise de décisions par les autorités compétentes.
L'espoir ne serait donc pas perdu car, là où les décisions concernant la protection de l'environnement marin ont été appliquées avec une large participation, des succès ont été observés.
L'espace marin et côtier est par ailleurs confronté à une quasi-absence de réglementation environnementale nationale spécifique et ne peut tirer, à l'heure actuelle, sa protection juridique que des conventions internationales auxquelles le Cameroun a adhéré.
Les mesures pouvant permettre de corriger cette situation sont les suivantes :