Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles

CSI info 10

TRANSPARENTS SUR LES PRATIQUES ÉCLAIRÉESPRÉPARÉS PENDANT LATELIER                               

ANNEXE 2
 
BAERENHOLDT
Pratiques éclairées pour les chercheurs :
  • Révèlent les connaissances (tacites et codées) au sein des pratiques existantes

  • Définissent clairement le problème spécifique/la problématique et son contexte/domaine.

  • S’interrogent sur les destinataires des pratiques éclairées (en dehors des forums internationaux scientifiques).

Si le problème concerne la marginalisation/l’exclusion, on propose les pratiques éclairées générales suivantes :
  • Une intégration innovante reposant sur le contrôle local des ressources/capitaux.

  • Établir (s’appuyer sur) des communautés locales de confiance.

  • Créer des identités constructives.

Ce sont des indicateurs normatifs.
Voici un exemple de “pratique éclairée” dans les pays nordiques :

  • Intégration économique non locale reposant sur la propriété locale et les liens locaux.

  • Gestion municipale de l’État providence local.

  • Pluralité des associations et des réseaux.

BOINA

FORME ANALYTIQUE, PRATIQUES ÉCLAIRÉES LE CAS DE LA PARTICIPATION DES POPULATIONS

Première phase : avant la mise en œuvre du projet pilote
  • La participation de la population est un principe incontournable.

  • Promouvoir la participation et le dynamisme.

  • Écouter, observer et s’efforcer de comprendre.

  • Adopter une philosophie et des objectifs de projet communs.

  • Établir un réseau de partenaires.

  • Encourager et développer une approche multidisciplinaire.

Seconde phase : pendant la mise en œuvre du projet pilote
  • Simplifier les procédures administratives.

  • Participation réelle de la population ou de ses représentants.

  • Enseigner et former la population ou ses représentants.

  • Flexibilité et possibilité de modifier en fonction des expériences.

  • Décentralisation et démocratisation.

  • Communication et sensibilisation aux résultats positifs et négatifs.

  • Exploitation raisonnée des ressources sans ignorer les droits des populations.

  • Penser et travailler dans une perspective de durabilité et de reproductibilité.

Troisième phase : après la mise en œuvre du projet pilote
  • Bonne gouvernance locale: démocratie, information, éducation, exploitation des ressources, soulagement de la pauvreté.

  • Évaluation cyclique de la participation (et des autres dimensions de la pratique éclairée).

CAMBERS
PROPOSITION DE PROCÉDURE :
Premièrement, un titre : pratique éclairée pour la gestion du changement et l’amélioration de la qualité de vie dans les régions côtières et les petites îles.
Deuxièmement, une définition de la GIZC (par exemple, celle proposée par M. Fortes).
Troisièmement, une définition des pratiques éclairées : les pratiques éclairées sont des actions, des processus, des principes ou des décisions qui contribuent de manière significative à un développement des régions côtières et des petites îles qui soit durable pour l’environnement, socialement équitable, culturellement approprié et économiquement viable.
Quatrièmement, un examen critique point par point des caractéristiques des pratiques éclairées.

 

DEFEO
PROCESSUS PAS À PAS, LAPPRENTISSAGE PAR LA PRATIQUE
 
  1. Identifier le problème : expérience pilote à micro-échelle (locale).

  2. Identifier la (les) personne(s) qui a/ont des problèmes.

  3. Énonciation claire des options de gestion : utiliser des variables de contrôle, par exemple l’effort de pêche, la mortalité des poissons.

  4. Identifier des indicateurs de performance du système: utiliser des variables d’état, par exemple, le revenu net, la bio-masse des stocks.

  5. Faire un suivi et étudier les processus qui contrôlent le système.

  6. Évaluer la performance du système : approche multicritères, indicateurs bio-socio-économiques + quantitatifs, par exemple risque/incertitude.

  7. Améliorer la gestion des décisions: approche préventive, contrer les risques.

  8. L’étendue de la généralisation pour élargir les applications, doit être testé dans d’autres contextes/sites, autrement dit, il faut passer aux expériences à grande échelle.

LA COGESTION : UN EXEMPLE DE PRATIQUE DE GESTION ÉCLAIRÉE
 
  • La cogestion est transférable. Toutefois sa mise en oeuvre ne l’est pas en raison des différences dans les perceptions culturelles, le contexte légal, le climat politique, le niveau de la connaissance fondamentale/scientifique appliquée.

  • Dans les pêcheries, la cogestion est un mécanisme synergétique dans lequel la sagesse des pêcheurs (les connaissances traditionnelles et pratiques) et la recherche scientifique fondamentale et appliquée sont utilisées; les gestionnaires des ressources et les législateurs joignent leurs forces pour réaliser un meilleur produit de gestion (par exemple au Chili).

  • Indicateurs de la pratique éclairée : écologiques, tels que l’abondance des stocks, la taille et le poids des individus (court/long terme) ; indicateurs économiques, tels que les coûts variables (court terme), emploi.

  • Comme le système des pêcheries (c’est-à-dire la ressource, l’environnement, les utilisateurs des ressources et les sous-systèmes de décision) est très dynamique, un plan de suivi reposant sur un protocole méthodologique robuste doit être réalisé.

  • Les contradictions entre indicateurs quantitatifs peuvent être évaluées à l’aide de procédures d’optimisation par des critères multiples.

  • Pratiques non-éclairées : approches du haut vers le bas et accès libre aux ressources.

 

DIOP ET SALL
Commentaires sur la liste de critères
  • Le bénéfice à long terme et le renforcement institutionnel sont des critères pertinents.

  • Transférabilité : en particulier les aspects méthodologiques – prendre en compte la dimension temporelle, ce qui implique des adaptations nécessaires.

  • Gouvernance, bénéfices pour les minorités, renforcement du pouvoir des utilisateurs semblent être importants, davantage du point de vue du contexte politique qu’en tant qu’indicateurs proprement dits.

Exemples de pratiques éclairées en gestion
  • Plan de gestion intégrée conçu et mis en oeuvre sur la base d’une collaboration et d’une participation impliquant la population locale, les scientifiques, les décideurs et les ONG, incluant le renforcement institutionnel et le développement des moyens.

  • Dans le cadre du même processus, développer un langage commun comme outil de communication, qui soit compris de tous les acteurs : spécialistes des sciences sociales et naturelles, membres des communautés locales, décideurs, gestionnaires des ressources, etc.

DUBE

PRATIQUES ÉCLAIRÉES POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DE LACTIVITÉ DE DÉMANTÈLEMENT DE NAVIRES À ALANG EN INDE

  1. Organiser des ateliers et des séminaires pour les différentes parties prenantes. Le contenu des ateliers sera préparé en gardant à l’esprit les préoccupations, l’intérêt et le niveau de connaissance des groupes d’intérêt.

  2. Impliquer les représentants des populations locales au parlement, à l’assemblée, l’administration municipale et les journalistes en environnement, pour œuvrer en faveur de l’objectif d’un développement durable ou d’un développement respectueux de l’écologie.

Séminaire complet de sensibilisation pour les propriétaires de navires/les entrepreneurs sur :
  • Les technologies durables pour le démantèlement de navires

  • La gestion des catastrophes

  • Les normes existantes en matière de démantèlement de navires

 

ERNSTEINS
A. Indicateurs de développement durable des régions côtières
  1. Les indicateurs doivent être quantitatifs, faire intervenir la participation du public, être faciles à comprendre, mesurables localement.

  2. Si de tels indicateurs ne sont pas disponibles, alors décrire les pratiques éclairées exemplaires et les options de gestion de pratiques éclairées, qualitatives et quantitatives.

  3. De manière idéale combiner 1. et 2., en particulier sans oublier les valeurs et le changement de comportement.

B. Développement durable des régions côtières
  1. Ceci devrait inclure la gestion des écosystèmes et la gestion socio-économique, non pas séparément mais par interaction directe et dynamique dans le cadre d’un système complet.

ESPEUT
INDICATEURS POUR IDENTIFIER LES PRATIQUES DUTILISATIONS ÉCLAIRÉES EN GESTION DES RÉGIONS CÔTIÈRES

Le but de l’emploi de pratiques d’utilisation éclairées peut être plutôt écologique (pour maintenir la santé des régions côtières à long terme) lorsque :

  • Les écosystèmes côtiers sont présents dans leur totalité (biodiversité des écosystèmes);

  • Chaque écosystème remplit toutes ses fonctions de manière efficace;

  • La biodiversité en espèces est maintenue;

  • Les ressources sont exploitées de manière durable.

Fondamentalement, les pratiques sont éclairées lorsqu’elles atteignent les buts ci-dessus. Les indicateurs qui mesurent les situations ci-dessus sont donc des indicateurs des pratiques d’utilisations éclairées (pre-test/post-test). Les contrôles peuvent être disponibles ou pas. Le suivi transversal des paramètres de la santé environnementale devrait fournir une indication sensible des progrès.

Les pratiques d’utilisations éclairées qui s’appliquent pour de faibles niveaux de population et d’exploitation, peuvent ne pas être éclairées pour des zones fortement peuplées ou quand les niveaux d’exploitation sont élevés.

Le but de l’emploi de pratiques d’utilisations éclairées peut viser plutôt le développement (pour maintenir la société dans un état de santé économique et sociale sur le long terme) lorsque:

  • Une prospérité durable est requise.

  • L’égalité sociale (y compris des sexes) est requise.

  • La population possède assez d’information sur son économie, sa culture et son environnement.

  • Des loisirs durables sont requis.

  • Les membres de la société doivent avoir un certain contrôle direct sur leurs affaires (gain de pouvoir).

La question est de savoir si dans un monde à population et prospérité croissantes, la durabilité écologique peut être atteinte sans avoir recours à une approche de développement.

Ces concepts de développement comportent des jugements de valeur. Il faut prendre garde à ce que les idéaux démocratiques occidentaux ne soient pas imposés au reste du monde. Cependant, la culture n’est pas une variable indépendante, et les sociétés doivent être encouragées à évaluer leur culture sociale, économique et politique, et à définir leurs objectifs de développement.

Ceux qui travaillent pour la durabilité écologique doivent mener des évaluations scientifiques sociales :

  • Analyse économique

  • Analyse sociale

  • Analyse du pouvoir

  • Analyse des technologies

Un ensemble d’indicateurs sera nécessaire a fin de mesurer le degré de réalisation des objectifs de développement, et ils devront aussi être suivis transversalement.

EL MOUATEZ
  1. Déterminer la portée des actions
    Par exemple, le projet UNESCO “Développement urbain et ressources en eau : petites villes côtières”.

  2. Définir les thèmes de pratiques éclairées à mettre en œuvre
    Par exemple, la ville d’Essaouira, comme exemple de projet pilote, bénéficie d’un partenariat technique dans plusieurs domaines (restauration de monuments historiques, sensibilisation de la population locale, gestion des déchets solides et liquides).

Les pratiques contraignant le développement durable ayant un impact sur l’environnement sont des pratiques non éclairées.
  1. Adapter les pratiques éclairées au contexte local lors de leur transfert
    Par exemple, les villes de Madia et Saida bénéficieront des expériences et des connaissances antérieures.

Il sera facile de s’accorder sur le caractère éclairé ou non d’une pratique. Toutefois, le problème réside dans l’application au niveau local (tradition, culture, histoire).

Cette mise en œuvre est un long processus multi-étapes, chaque phase représentant une pratique non éclairée. L’éducation est un élément-clé de la sensibilisation de la population locale sur les pratiques éclairées et aide à assurer la durabilité de la pratique.

FORTES

Au sujet des pratiques éclairées :
Si l’on définit une pratique éclairée, de qui adoptons-nous le point de vue ?
Pour des buts pratiques, la définition est acceptable.

Au sujet des indicateurs : simplistes
SMARTER
S Simple Simple
M Measurable Mesurable
A Actual Actuel
R Replicable Reproductible
T (Timeless) Transferable (Intemporel) Transférable
E Equitable Équitable
R Reliable Fiable
Autres :
  1. Donner du pouvoir – confiance ; tirer des enseignements

  2. GIZC = adaptatif, non déterministe

GAUDI
LES PRATIQUES ÉCLAIRÉES POUR LES PROPRIÉTAIRES TERRIENS DU MOTU KOITA
Définition : utilisation durable des mangroves, des arbres à gomme, des produits et des poissons des récifs pour la subsistance quotidienne et l’amélioration de la qualité de vie.
Pratiques non-éclairées :
  • Élimination des mangroves.

  • Décimation des formes de vie récifales.

  • Effluents et déchets.

  • Infrastructures majeures, travaux d’extraction.

Cause des pratiques non-éclairées :
  • Problèmes d’urbanisation et d’espace limité.

  • Attitude paternaliste – arrogante du gouvernement aux niveaux local et national.

  • Complot entre aménageurs et gouvernement.

Stratégie – critères pour les pratiques éclairées :
  • Sensibilisation du public par des séminaires au village.

  • Utilisation des (mass) médias.

  • CSI comme instrument pour obtenir de l’aide.

  • Groupes de lobby locaux, ONG, propriétaires terriens.

HINSHIRANAN
Éclairée Non-éclairée
Quasi-nomades

Ressources renouvelables/bio-dégradables
Zones alternées de recherche de nourriture
Économie de subsistance/pas de rejets
Structures permanentes/fixes ; visiteurs de passage
Ressources non renouvelables/déchet non-dégradables
Touristes concentrés dans de petites zones (équipement dans un parc)
Accumulation/empilement /beaucoup de rejets
  • Auto-suffisance communautaire

  • Identité ethnique/fierté

  • Participation locale à la prise de décision

Indicateurs centraux
Indicateurs régionaux
Indicateurs spécifiquement communautaires.

 

KIAI
  1. Définition : semble tout inclure. L’idée d’un processus est bonne car elle implique le dynamisme, les changements et la continuité.

  2. Réserve sur la sensibilisation – Proposition : une communication efficace comme premier processus dans le renforcement institutionnel.

  3. Incorporer la minorité pour renforcer la notion de bénéfice à la majorité, ou comme un cas particulier (autrement : la majorité n’existe pas).

  4. Donner du pouvoir : est-ce que le développement des moyens inclut des aspects liés à l’augmentation du pouvoir ?

  5. Besoin d’un cadre avec des orientations.

RIAD
PRATIQUES ÉCLAIRÉES POUR LE DÉVELOPPEMENT DE CSI

Définition : action à l’échelle locale ou régionale qui satisfasse le concept de développement durable et contribue à tous les éléments ou n’importe quel élément des indicateurs ou index de développement humain.
De plus, les éléments suivants peuvent être pris en considération :

 
  • L’activité dans le cadre des traditions locales et du contexte culturel.

  • La participation de tous les acteurs est assurée.

  • Le développement des moyens par la formation, la formation sur le tas, l’éducation ou toute autre approche.

  • Les approches adoptées peuvent être considérées comme un modèle transférable à des zones similaires dans le même pays ou en dehors.

  • Prend en considération une certaine applicabilité à long terme.

  • Flexible pour permettre des ajustements et des modifications.

SANGKOYO
La mine d’informations qui est liée à
La demande un mécanisme de plate-forme de clarification consistant en un efforts interprétatifs interrégionaux et locaux
Des protocoles Smart qui soutiennent la réforme des politiques et les efforts d’apprentissage social de notre réseau.

Donner un sens à nos efforts de collaboration – cadre d’action/organisationnel :
Échanges interrégionaux (prenant en compte l’histoire, les processus spécifiques à la région) associés via
Un mécanisme de rapprochement aux
Initiatives locales/actions sociales dans la gestion des ressources CSI, et
Les tendances passées/présentes dans l’utilisation des ressources/l’investissement en capital, et
Un cadre de politique publique (associé à l’utilisation des ressources de CSI et la subsistance de la majorité urbaine).

Donner un sens à nos efforts de collaboration– questions urgentes et stratégiques.
Les questions urgentes incluent les échanges inter et intra-régionaux, les échanges entre sites et les actions sur site.
Le développement d’instruments fiscaux et économiques réactifs et une gestion spatiale viable du changement entraînent :
Le prochain régime de développement des moyens et un cadre politique réglementaire/public qui à son tour entraîne :
Un partage des ressources et un élargissement de l’espace politique et culturel pour les protocoles, pratiques et entités locaux de ge stion sociale.

SYTCHEV
Définition
  • Est-ce que l’activité a été entièrement consignée par écrit et offre des documents complets sur la région concernée ?

WIENER
Définitions
 
  • Pratique éclairée : intégration de groupes communautaires locaux autant que possible dans l’activité pour développer un sentiment d’appropriation.

  • Pratique non-éclairée: introduire des individus ou des groupes d’autres zones, ce qui engendre la méfiance et enlève tout sentiment d’appropriation (locale) de l’activité.

VARGHESE
Définition
 
  • Toute activité qui aide à la conservation/protection de tout processus ou phénomène naturel à un niveau durable.

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