| Environnement
et développement dans les régions côtières et les petites îles |
| SECTION II |
CRÉER UN RÉSEAU DE PROJETS PILOTES |
CSI info 10 |
LE RÉSEAU NORDIC – BALTIQUE SUR LE DÉVELOPPEMENT
DURABLE DES RÉGIONS CÔTIÈRES
ASPECTS GÉNÉRAUX DES BUTS DU RÉSEAU
A.
Sandberg, Université de Tromsö, Norvège
Permettez-moi
une observation provocante avant que je n’aborde le réseau mer du Nord –
mer Baltique. Vu du nord du cercle arctique, les gens ne sont pas toujours en
train de dégrader l’environnement. En fait, dans de nombreux cas, les gens améliorent
l’environnement. Ce que l’on appelle les paysages culturels côtiers, possèdent
très souvent une plus grande biodiversité que les espaces sauvages littoraux.
Une
pratique non éclairée des pays du nord est de permettre ou d’encourager le dépeuplement
rural des côtes. Ceci entraîne parfois une perte de la biodiversité littorale.
Par exemple, la dégradation de l’habitat du canard Eider, qui est un
environnement amélioré par l’homme, signifie moins de canards. Même l’amélioration
des stocks de saumons souffre de la disparition des gens. La présence humaine
est donc nécessaire lorsque l’on parle d’écologie.
Le
réseau Nordic – Baltique est un projet à long terme car la coopération
entre les pays doit se construire sur la confiance. Cela se construit lentement.
Notre expérience nous enseigne que lorsqu’on aborde la gestion durable des
ressources, on touche aux questions constitutionnelles nationales, c’est-à-dire
à la façon dont un pays donné est structuré. Les gens doivent avoir
confiance les uns en les autres pour discuter des dilemmes constitutionnels en
relation avec leurs pays respectifs. Je suis sûr que ces discussions vous sont
familières.
Le
réseau consiste aujourd’hui en cinq pays nordiques et trois pays baltes et il
devrait s’étendre en Baltique, à la Russie (St Petersbourg et Kaliningrad),
la Pologne et l’Allemagne. Il est constitué de scientifiques et de formateurs
en GZC, de directeurs
et planificateurs au niveau local, et de décideurs de politiques nationales,
qui à la fois facilitent, mais aussi rendent parfois plus difficile la GZC.
Nous
avons jusqu’ici tenu deux réunions, l’une en 1997 à Oslo où nous nous
sommes mis d’accord sur les objectifs à atteindre pour 1998, et l’autre en
1998, à Jurmala (Lettonie). Une troisième rencontre
est prévue en mai 1999 à Frederikstad. Nous avons démarré un processus
de synthèse des expériences nationales en développement côtier en 1997.
Il
y a énormément de projets de développement côtier dans la région, en
particulier au niveau municipal, certains en cours d’exécution, d’autres
pas. En Europe occidentale et du nord, il y a 38 projets de démonstration de
l’UE, qui doivent être
achevés au printemps 1999. Nous avons même des plans provinciaux côtiers qui
tentent d’aller au-delà du niveau municipal. Une des problématiques urgentes
en matière de planification et de gestion le long des côtes de l’Atlantique
et de la Baltique concerne la croissance de l’aquaculture qui exerce une
pression sur les écosystèmes et, dans une certaine mesure, sur les sociétés
littorales.
Il
est temps de commencer le travail de synthèse des expériences dans les différents
pays, sur leur base légale et leur structure institutionnelle. C’est un stade
qui va au-delà d’une approche par étude de cas. Ces comparaisons permettent
aux scientifiques des analyses plus approfondies. Les expériences des autres
pays présentent des perspectives différentes sur les problèmes individuels.
Elles offrent aussi aux responsables politiques une occasion de développer des
politiques plus efficaces (plus de transparence et moins de dépenses de
transaction) et peuvent favoriser la décentralisation administrative et donner
du pouvoir aux communautés littorales en cas de réussite.
Cet
exemple de huit petits pays coopérant entre eux et échangeant des expériences
en planification et gestion des zones côtières, peut être copié et appliqué
ailleurs.
COOPÉRATION INTER-MUNICIPALE IMPLIQUANT RECHERCHE INTERDISCIPLINAIRE
ET FORMATION INTERACTIVE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES ZONES CÔTIÈRES EN
LETTONIE
R. Ernsteins,
Centre pour les sciences de l’environnement et les études en gestion,
Université de Latvia, Riga, Latvia
INTRODUCTION
Les
plans gouvernementaux en Lettonie, envisagent des dispositions qui visent à la
durabilité à long terme, par un développement équilibré basé sur
l’agriculture, l’industrie et les méthodes traditionnelles de développement,
tout en incorporant de nouveaux éléments tels que le “tourisme vert”, la
prévention maximale des pollutions environnementales, la promotion accrue de la
culture locale (en accordant un intérêt particulier aux minorités nationales),
et par l’introduction de technologies respectueuses de l’environnement dans
les principaux domaines d’activités de production locale.
De
manière générale, la situation est fragile en raison du régime frontalier
avec l’ancienne Union Soviétique (à environ 30 km de la côte de la Baltique).
Des conditions spécifiques en découlent qui créent des obstacles au développement,
d’une part, par la nature fermée de certaines de ces régions et leur accès
limité, et d’autre part par la présence d’une nature protégée et d’espèces
rares. Aujourd’hui, les autorités ont toutes les responsabilités mais pas
assez d’expérience, de compétences et de connaissances. Dans de nombreux cas,
elles doivent démarrer leur planification de “zéro”, car elles disposent
d’infrastructures insuffisantes, de peu de finances et n’ont pas assez de
capacités de production industrielle ou agricole sur leurs territoires. Les
conditions actuelles les limitent ainsi dans leur utilisation souple des
avantages de l’économie de marché.
POLITIQUE DU GOUVERNEMENT ET PRATIQUES POUR LE DÉVELOPPEMENT
DURABLE DES ZONES CÔTIÈRES
Le
plan national de la politique environnementale (PNPE) pour la Lettonie a été
adopté par le gouvernement en 1995. Un ensemble de priorités a été identifié
concernant les investissements dans le secteur de l’environnement. Celles-ci
incluent les domaines de l’eau, de l’air, des déchets et de la protection
de la nature, ainsi que des projets de développement durable. Le programme
national pour la protection de l’environnement de la Mer Baltique a inauguré
un programme d’investissement en gestion intégrée des zones côtières. Ces
programmes sont co-financés par différentes sources nationales et
internationales. Les municipalités contribuent à hauteur de 10%. Les décisions
des institutions internationales de financement se fondent de plus en plus sur
une approche de programme d’investissement et non plus de projets uniques.
Ce
qui suit est un court aperçu des projets en gestion intégrée des zones côtières
en cours par/sous la responsabilité du Ministère de la protection de
l’environnement et du développement régional de Lettonie (VARAM) financés
par le programme PHARE
et la Banque Mondiale. L’accent principal est mis sur le développement des
projets de gestion de la nature dans les territoires potentiels de protection du
littoral, par exemple, le Parc national de Slitere, le Parc national de Kemeri,
Engure Nature, ainsi que le développement de l’éco-tourisme et les
applications des SIG.
Le
projet de gestion intégrée des zones côtières (financé par le programme PHARE
de l’UE) pour la
Lettonie et la Lituanie, s’est achevé cette année. L’ensemble du projet a
été sélectionné comme projet de démonstration européen et a suscité
l’intérêt municipal.
Afin
de faciliter la réalisation du projet municipal, VARAM
envisage de signer un “accord de principe” identifiant les responsabilités
et les obligations de toutes les parties. La diffusion de l’information et
l’implication des municipalités dans l’ensemble du cycle du projet, y
compris la supervision et la sensibilisation du public, doivent être assurés.
Il est évident qu’il existe une demande croissante pour la recherche inter-disciplinaire
et la formation interactive. Le Centre pour la science de l’environnement et
les études de gestion (CESAMS) joue un rôle prépondérant dans ces approches
innovantes.
RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT INTERDISCIPLINAIRES
POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES ZONES CÔTIÈRES
Au
CESAMS, une unité
multidisciplinaire de l’Université de Lettonie, des projets de recherche et
de développement transectoriels socio-environnementaux dans les domaines de
sensibilisation à l’environnement et de participation du public sont en cours.
Ils incluent la résolution de problèmes environnementaux et la mise en
application de l’Agenda 21 local aux différents niveaux administratifs :
municipalités rurales, groupes/partenariat entre municipalités rurales, villes
et districts.
ÉDUCATION ET FORMATION INTERACTIVES POUR LE DÉVELOPPEMENT
DURABLE DES ZONES CÔTIÈRES
Le
séminaire interactif d’auto-formation (en 1996/97) “Développement durable
et démocratie dans les municipalités de Lettonie” a été organisé pour
différents niveaux municipaux et différents groupes cibles (enseignants, ONG,
hommes politiques, entrepreneurs, fermiers, etc.).
L’éducation
et la gestion environnementale pour les zones côtières ont été conjointement
intégrées dans le programme d’études du Mastère ainsi que d’autres
programmes et cours de formation des deuxièmes et troisième cycles. Les étudiants
en maîtrise venant des municipalités et des autorités chargées de
l’environnement font leurs études de terrain et leurs rapport de Mastère sur
les zones côtières. Les données obtenues par les activités de recherche sont
utilisées pour développer des recommandations pour une gestion éclairée de
certains écosystèmes des zones côtières.
COOPÉRATION INTER-MUNICIPALE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES
ZONES CÔTIÈRES
L’expérience
en recherche et formation tirée des projets de développement dans les
municipalités lettoniennes, en particulier dans les territoires côtiers,
fournit des conclusions générales quant au transfert et à l’application des
connaissances environnementales aux administrations locales.
On
peut en conclure que les municipalités ne sont pas préparées et sont surchargées
par les nécessités quotidiennes. Elles sont rarement capables de demander,
recevoir, discuter et inclure les connaissances environnementales dans les
activités de développement de leurs territoires. Malheureusement, la communauté
des chercheurs et les administrations chargées de l’environnement n’ont pas
l’expérience ou la motivation suffisantes pour transmettre et communiquer,
juste les connaissances existantes, aux municipalités, aux décideurs et au
grand public.
Le
public local est rarement bien représenté dans les ONG,
et n’est pas informé de manière satisfaisante. Par conséquent, le fossé
qui existe entre compréhension et coopération, par tous les acteurs, entraîne
une gestion du type “apprentissage par la pratique”.
Il
est aussi reconnu que les programmes et les projets de développement régional,
ainsi que les lois et l’évolution de l’administration dans la République
de Lettonnie, n’en sont qu’au tout début de leur mise en oeuvre.
Un certain degré de confusion et d’instabilité existe.
Dans
la pratique, les intérêts urgents actuels des municipalités pourraient aller
à l’encontre des intérêts à long terme des spécialistes de la protection
de l’environnement, conduisant souvent à une approche hiérarchique du haut
vers le bas en matière de gestion de l’environnement, sans véritable
dialogue. Récemment, un certain nombre d’ONG
locales et régionales, des associations professionnelles (agriculture bio-dynamique,
tourisme, etc.), les médias et d’autres nouveaux acteurs ont émergé et
pourraient avoir des rôles importants à jouer.
DÉVELOPPEMENT DES PRATIQUES ÉCLAIRÉES POUR LE DÉVELOPPEMENT
DURABLE DES ZONES CÔTIÈRES
Il
est de toute première importance de diffuser sous forme de documents imprimés
ou pendant des séminaires, la transcription en “histoires à succès”, ou
“pratiques éclairées” des études de cas pilotes positifs.
Des
programmes de formation réguliers pour les responsables locaux et autres représentants
des municipalités de niveau local, ont une grande valeur et sont d’une
importance cruciale pour le succès. Ces programmes s’adressent à des
responsables actifs, jeunes et modernes de municipalités de niveau local, à
des groupes d’employés et de personnes intéressées, des ONG
locales, et les médias locaux.
Quelques
projets locaux sont listés ci-dessous :
Projet
“Canneberge” à Rucava : un projet d’agriculture alternative ;
Projet
sur les toits de chaume à Rucava : utiliser les roseaux du lac Pape ;
Projet
d’éducation à l’environnement concernant les municipalités du bassin
versant de la rivière Brtava ;
Moulin
à eau de Brtava : projet coopératif pour la production d’énergie à
l’aide de turbines ;
Planification
territoriale à Brtava et projets associés impliquant neuf municipalités
au niveau local ;
Le projet PHARE – Bartava – Ange : projet de participation du public.
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LE
PROJET
SUR LES PROCESSUS
DE SURVIE
DANS LA RÉGION
CIRCUMPOLAIRE
J. Baerenholdt, Département de
géographie, Université de Roskilde, Danemark
La
présentation a décrit brièvement quelques idées générales issues du projet sur
les processus de
survie dans la région
circumpolaire UNESCO (MOST), un projet international en science sociale comparative
qui se concentre sur des localités de la zone circumpolaire nord (Canada, Groenland,
Islande, les Féroé, Danemark, Norvège, Suède, Finlande et Russie). Le projet
traite des changements sociaux, qui sont associés au défi de l’intégration d’éléments
à caractère non local. En d’autre termes : la menace de marginalisation par
la “globalisation”.
Les
études de cas du programme MOST
sur les pêcheries de l’Atlantique nord ont un intérêt particulier pour la
plate-forme CSI, car
les ressources, les partie prenantes et les marchés ont un caractère
extra-local, en raison de la mobilité et des variations des stocks de poissons,
des quotas de pêche (en particulier dans le cas des “quotas individuellement
transférables”) et des entreprises de pêche. Il existe une compétition
entre les États et les localités, qui dépendent en partie des mêmes
ressources, des mêmes systèmes de gestion, des mêmes sociétés et des mêmes
marchés.
Dans
un ouvrage récent, nous avons défini des “stratégies de survie” comme
principes à suivre. Les stratégies de survie sont :
Innovantes
(pour répondre à la restructuration mondiale)
Collectives,
fondées sur le face-à-face
Tournées
vers l’action et constructives, générant une identité
La
question principale pour la recherche est : comment les liens locaux (entre
entreprises, autorités, organisations de volontaires, etc.) renforcent-ils le
pouvoir des résidents pour qu’ils maîtrisent les marchés extra-locaux, les
administrations et organisations nationales/régionales ?
Ces
définitions et cette question doivent être envisagées dans le contexte spécifique
des problèmes rencontrés dans le Nord circumpolaire, c’est-à-dire la
marginalisation et la dépopulation des régions à ressources. L’approche
ainsi est centrée sur la façon de restructurer les économies locales en
relation avec les ressources extra-locales, les parties prenantes extra-locales
et les marchés extra-locaux.
Pendant
la conférence PSRC
sur la stratégie des utilisateurs, à Isafjordur en Islande en mars 1998, où
se sont retrouvés des responsables municipaux et des chercheurs de 12 localités
différentes du Canada, du Groenland, d’Islande, des Îles Féroé, du
Danemark, de Norvège, de Suède, de Finlande et de Russie. Une expérience
partagée semble indiquer que le succès du développement d’une localité est
lié au le contrôle de quatre formes différentes de “capital” :
Le
capital social (coopération, associations et réseaux)
Le
capital économique (contrôle local des industries et des finances par les
caisses d’épargne, les banques locales et autres arrangements financiers
qui s’engagent dans le développement de la localité)
Le
capital culturel (les normes éducatives et technologiques)
Le
capital naturel (contrôle avec accès aux ressources naturelles vitales).
Il
existe de bons exemples nordiques, mais il y a aussi des localités perdues de
vue en raison des crises dues à un manque de capital économique et surtout de
capital social (en Russie) et aussi à un manque de capital naturel (fermeture
des pêcheries au Labrador et à Terre-Neuve). Dans ce contexte, cela vaut la
peine de s’attarder sur l’étude de cas PSRC
de Teriberka sur la côte Murman de la région de Murmansk en Russie, car cette
localité pourrait aussi intéresser la plate-forme CSI.
Sur
la base du PSRC, les
résultats suivants peuvent être escomptés :
Premièrement,
le développement des connaissances (non pas des ébauches) sous la forme de
rapports structurés traitant des cas de stratégies de survie, ce qui
permettra aux “utilisateurs” de ces connaissances d’apprendre à
partir des expériences concrètes d’autres personnes dans des situations
similaires, permettant aussi de transmettre les idées. De plus, on peut
essayer d’influencer les politiques régionales.
Deuxièmement,
il est possible de développer un système de réseaux entre les localités,
où les réseaux de recherche peuvent faciliter une coopération directe
entre les autorités municipales, les associations et les entreprises,
incluant les échanges de personnel. Il existe aussi des possibilités
d’actions de coopération dans les domaines économique, politique et
culturel, mais ceci doit être contrôlé par les populations locales
elles-mêmes.
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LES
PETITES
VILLES
CÔTIÈRES
D’INTÉRÊT
HISTORIQUE
: RÉSEAU
INTERRÉGIONAL
DE SOUTIEN
POUR LA ZONE
MÉDITERRANÉENNE
LEÇONS TIRÉES DU CAS D’ESSAOUIRA : RESTAURATION DES REMPARTS DU BASTION OUEST
A. El Mouatez,
Conseiller Municipal d’Essaouira, Maroc
DESCRIPTION DU PROJET DE RESTAURATION DU REMPART
Sur
la partie terrestre, le projet est co-sponsorisé par la municipalité et le
Bureau du secrétariat d’État chargé des affaires culturelles. L’objectif
du projet est de renouveler l’enduit de la muraille de la ville d’Essaouira.
L’enduit sur le mur a commencé à s’effriter car la chaux a été mal éteinte,
et l’enduit qui aurait dû comporter de la pâte de chaux, était composé de
lait de chaux. Par conséquent, l’enduit sèche trop vite et n’adhère pas
au mur.
La
procédure normale à suivre pendant de tels travaux est d’établir un cahier
de prescriptions spécifiques (CPS). La direction du patrimoine lance un appel
d’offre pour sélectionner une entreprise, et un architecte privé pour suivre
le projet en collaboration avec l’inspecteur des monuments historiques
d’Essaouira.
Les
causes du problème mentionné ci-dessus sont les suivantes
Le
CPS donnait la
composition de l’enduit, c’est-à-dire les éléments et les matériaux
à mélanger ainsi que le dosage, mais il n’expliquait pas la méthode
pour obtenir un élément essentiel, la pâte de chaux.
Le
CPS n’expliquait
pas non plus le protocole à suivre pour arriver au résultat désiré, dans
le cas présent, une succession de couches fines, espacées dans le temps
pour leur permettre de sécher convenablement et de bien adhérer.
La
commission mixte chargée du suivi (constituée de représentants de la
municipalité, de la province, des travaux publiques et de l’inspection
des monuments historiques) a exigé de l’entrepreneur qu’il reprenne le
travail à ses frais. Le travail a été refait, mais selon les experts,
Alain Charles Perrot (architecte en chef des monuments historiques de Paris)
et Claude Monteil (directeur des Compagnons du Devoir) qui ont vu les
travaux, cette opération n’est toujours pas satisfaisante car le travail
a été fait à la hâte sans suffisamment respecter les phases mentionnées
ci-dessus.
À
partir de cette expérience, deux conclusions peuvent être tirées en ce qui
concerne les “mauvaises pratiques”. D’une part, on a essayé d’associer
deux logiques opposées : d’abord celle de la restauration qui nécessite le
respect des techniques, de la minutie, et surtout du temps, et ensuite, celle de
l’entreprise dont la motivation est de réaliser le travail le plus vite
possible pour des raisons économiques. La deuxième conclusion est que les
ouvriers manquent de formation à la restauration des monuments historiques. En
réalité, la “culture de restauration” n’est pas encore enracinée. Il
est donc nécessaire d’encadrer les ouvriers au moins pendant une période
pilote initiale sur le chantier.
Sur
les remparts côté mer, la muraille délabrée a présenté quelques problèmes,
tels les brèches profondes et les cavités dans les rochers de soubassement,
dues à la force des vagues et à l’érosion chimique accélérée par les
eaux usées et les acides déversés directement dans la mer.
Les
travaux de consolidation en ciment ont eu des effets néfastes (le ciment se décolle
avec les éléments constitutifs de la muraille). Des missions d’experts ont
examiné la question. Elles s’accordent sur la nécessité d’assurer une
protection à long terme de la muraille. Ceci peut être réalisé par la mise
en place d’une structure comblant le vide existant entre les récifs rocheux
se trouvant à peu près à 300 m de la muraille.
Mais
dans l’immédiat, elles ont souligné la nécessité d’une méthodologie
commune. Des consultations doivent avoir lieu entre les différents spécialistes
pour proposer une méthode pour la protection provisoire du chantier, qui soit
efficace et tienne compte des mouvements des marées. Leur première conclusion
donc est que le travail au pied de la muraille et sur la façade côté mer
devra attendre le printemps. Pendant ce temps, un plan pour poursuivre les
travaux sur le chemin de ronde et les créneaux devrait être élaboré.
En
attendant le printemps, il faudrait tester les enduits et des parpaings de chaux
sur les parties accessibles de la muraille pour voir comment réagissent les matériaux
exposés à la mer au cours de l’hiver. Au printemps prochain, plusieurs
approches devront être testées sur des linéaires réduits.
Pour
un chantier aussi complexe, l’approche expérimentale est la seule possible.
Pour pouvoir définir plus rapidement une méthodologie applicable par la suite
à l’ensemble de la muraille, il faut multiplier la nature des expériences en
utilisant des méthodes et des matériaux variés.
Ce
projet de restauration est réalisé par la municipalité en collaboration avec
la province, l’Agenda 21, l’ambassade de France, l’ADEFRAM
et les Compagnons du devoir. Les travaux ont commencé fin février et devraient
se terminer fin décembre.
L’originalité
de ce travail réside dans son approche “chantier-école”. Les apprentis
sont suivis en continu par des représentants des différents partenaires cités
ci-dessus, et surtout par des Compagnons du devoir. Tous les observateurs
s’accordent sur la qualité des travaux. La restauration est effectuée selon
“les règles de l’art”.
La
méthodologie adoptée a permis d’une part un contrôle quotidien par des
professionnels, et d’autre part la formation d’apprentis qui pourront
intervenir de manière plus professionnelle sur d’autres chantiers. À cette
occasion, il serait souhaitable d’aider ces jeunes à monter leurs propres
entreprises.
À
travers ces exemples, j’ai essayé de montrer que dans toute expérience il y
a des “bonnes pratiques” et des “mauvaises pratiques”. Les premières
sont importantes car elles serviront de modèles pour les autres villes du Maroc
ou celles du réseau des villes côtières
coordonné par l’UNESCO. À mon avis, les “mauvaises pratiques” ont
encore plus d’importance, car au niveau local elles permettent de rectifier le
tir et de dégager les facteurs qui ont conduit à l’échec. Ceci pourrait
aider nos partenaires à gagner du temps et à ne pas commettre les mêmes
erreurs. Nous espérons qu’au cours du prochain atelier nous pourrons découvrir
les expériences des autres villes appartenant au réseau.
Enfin,
il apparaît que la restauration des monuments historiques est une opération
complexe, très coûteuse, réclamant une qualification professionnelle et
surtout du temps pour sa mise en oeuvre.
Cette “culture de restauration” à Essaouira est encore à un stade “embryonnaire”.
Au vue de la prise de conscience des autorités et de la population locale vis-à-vis
de l’importance de la sauvegarde des monuments pour la promotion et le développement
économique de la ville, rend ce but apparaît accessible.
LA PETITE VILLE CÔTIÈRE D’INTÉRÊT HISTORIQUE D’OMISALJ, CROATIE
G. Campeol,
Institut universitaire d’architecture de Venise, Italie
Cette
étude de cas à Omisalj sur la côte nord de la mer Adriatique a été développée
en coopération avec l’université de Venise, la faculté d’agronomie de
Gemble (Belgique) et la faculté d’architecture de Zagreb (Croatie).
Les sites étudiés et que l’on utilise actuellement pour définir le
projet final, sont des exemples très intéressants et pertinents pour le thème
des “Petites villes historiques côtières”.
Du
point de vue géographique, Omisalj est un cas représentatif des autres villes
d’Italie, telles que Venise, Syracuse, Augusta, Notto, Otranto, Brindisi et
Tarente. Une étude de cas est prévue pour la ville de Kotor au Monténégro.
Ce projet aboutira à un partenariat entre l’université de Gènes, la faculté
d’architecture de Florence et l’École polytechnique de Milan. L’objectif
principal est d’encourager une approche transdisciplinaire pour créer des
projets intégrés qui associent les municipalités, les gouvernements régionaux
et la population.
Omisalj,
en Croatie, se trouve dans le nord de l’Adriatique. Le site permet
d’identifier des zones géographiques homogènes et hétérogènes, au regard
de la situation environnementale.
Le
cas d’Omisalj est un exemple de ville méditerranéenne qui a su garder sa
valeur symbolique. Cependant, il n’existe aucun lien entre le développement
du tourisme et le patrimoine historique. Le développement de l’industrie pétrochimique
et des aciéries dans les zones urbaines est à l’origine de problèmes de
pollution et des risques d’explosion. Et bien que les sites historiques soient
des enclaves dans ces zones industrielles, ils n’en demeurent pas moins des
paysages marins extraordinaires. Ces conditions ne sont, certes, pas spécifiques
à Omisalj.
L’examen
de la carte du site montre que la ville est située sur l’île de Kerke, la
plus grande de Croatie. Le centre ville est médiéval, avec une architecture de
type vénitien. Le tourisme s’est développé récemment dans le secteur, et
la population a quitté le centre ville et a été relogée dans une nouvelle
zone résidentielle. Au-delà, on trouve la zone industrielle, l’enclave archéologique
de Fulsinum qui est un exemple très important de site de l’ancien régime
romain, et enfin, la réserve naturelle avec ses lacs et ses marais.
Ces
caractéristiques se retrouvent aussi à Venise, Syracuse, etc. et sont typiques
du développement des villes côtières de l’Adriatique et de la zone méditerranéenne
en général.
Que
peut-on faire ? Dans une première phase, il est nécessaire de développer des
ceintures vertes dans les zones industrielles, de déplacer les zones
industrielles dangereuses vers des sites plus appropriés, de réinstaller la
population dans les zones historiques, et de développer le tourisme et l’éco-tourisme
dans les réserves naturelles.
Le
cas d’Omisalj permet d’avancer les propositions suivantes :
Développer
un régime fiscal constructif aux termes et à la juridiction souples ;
Développer
des innovations technologiques industrielles ;
Créer
un réseau entre les sites archéologiques et participer à la défense du
patrimoine archéologique ;
Mettre
au point l’aménagement urbain et la restauration des centres villes
historiques ;
Faire
les modifications légales nécessaires pour permettre aux étrangers
d’acheter des maisons dans le centre ville historique – le système légal actuel qui régit le droit de propriété
en Croatie pose des problèmes ;
Établir
une ceinture verte dans les zones industrielles et préparer des listes de
collaborateurs locaux en environnement.
Les
pratiques éclairées consistent à définir des zones géographiques homogènes,
et ensuite à fixer les catégories géographiques suivantes :
Les
zones urbaines côtières diversifiées ayant de graves problèmes
environnementaux – on ne peut qu’envisager des méthodologies et des
interventions pratiques dans ces zones ;
De
vastes zones côtières d’intérêt environnemental telles que, les villes
côtières où les marais et les lagons sont encore préservés ;
Les
villes côtières entièrement urbanisées, qui n’ont pas de valeur
environnementale.
La
définition des zones homogènes permet de faire des recommandations
environnementales à l’aide d’une méthodologie transdisciplinaire,
d’identifier des collaborateurs locaux, de réaliser des études d’impact,
et aussi de faire participer la population.
RÉSUMÉ
DES DÉBATS
Ces
présentations illustrent deux approches différentes : d’un côté un projet
local, qui fait également partie d’une activité intégrée globale décrétée
par un gouvernement local et, de l’autre, une approche scientifique basée sur
les études de quelques petites villes
historiques côtières. Dans les deux approches, la perception des habitants
sur les projets est un élément important.
Des
éclaircissements supplémentaires ont été recherchés concernant les villes côtières
et trois catégories ont été proposées : les zones mixtes où les paysages
historiques et industriels sont présents, les zones urbaines continues (par
exemple entre Venise et Bari), et les villes côtières aux ressources
naturelles de grande qualité.
Il
a aussi été souligné que la restauration de bâtiments dans les petites
villes historiques de la Méditerranée vise un double objectif :
Premièrement, la préservation du patrimoine historique ;
Deuxièmement, l’amélioration des conditions de vie des populations
qui résident dans les petites villes historiques par la création
d’emplois et l’offre d’abris – certaines des populations les plus
pauvres vivent près des murailles des villes.
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ÉCHANGES
ENTRE
ASSOCIATIONS
DE PÊCHEURS
DE JAMAÏQUE ET D’HAÏTI
LES PÊCHEURS HAÏTIENS TOURNENT LEUR REGARD VERS L’EXTÉRIEUR : L’ÉCHANGE
HAÏTI-JAMAÏQUE ENTRE PÊCHEURS
J. Wiener,
Fondation
pour la protection de la biodiversité marine, Port au Prince, Haïti
CONTEXTE
En
décembre 1996, l’Unité chargée des régions côtières et des petites îles
(CSI) de l’UNESCO a organisé un séminaire
en Haïti dans le but de rassembler des informations locales et d’obtenir
un soutien pour la promotion de la protection et de l’utilisation durable des
ressources côtières et marines en Haïti. Une des recommandations à la fin de
la réunion était qu’il y ait un échange d’idées entre les pêcheurs haïtiens
et jamaïcains afin qu’ils partagent leurs réflexions sur les “pratiques éclairées”
en cours de développement dans chaque pays.
Deux
organisations jumelles ont aidé à réaliser ce programme : la Fondation Caraïbe
pour la gestion des zones côtières (CGZC) en Jamaïque, et la Fondation
pour la protection de la biodiversité marine (FoProBim) en Haïti.
Grâce
au soutien technique et financier de l’UNESCO, aux moyens de transport mis à
disposition par les gardes côtes jamaïcains, au carburant fourni par des compagnies
pétrolières jamaïcaines, et aux efforts infatigables de la CGZC
et de la FoProBiM,
l’échange a été prévu pour la période
du 25 août au 5 septembre 1998.
Le
bureau de l’UNESCO (Haïti) ainsi que la Commission nationale haïtienne de
l’UNESCO ont aidé à canaliser la demande pour obtenir des ministères
concernés un accord officiel du gouvernement pour l’entrée d’un navire
militaire étranger dans les eaux territoriales haïtiennes. Des dispositions
ont été prises avec les officiels de l’immigration haïtiens et
l’administration du port pour aller à la rencontre du navire des gardes côtes
à son arrivée à destination, l’hôtel de la Plage dans la baie de Wahoo, à
quelques kilomètres au nord du village de Luly, ainsi que pour son départ
d’Haïti, et le retour des Haïtiens une semaine après. Le consul de Jamaïque
a facilité la préparation rapide des visas.
Les
villages haïtiens participants sont situés dans la baie de la Gonâve : Grand
Gonâve, Léogane et Janti sur la côte sud, et Mitan, Cont et Luly sur la côte
nord. Chacun de ces villages est représenté au sein de COOPECHE, la fédération
départementale de pêche, et chacun a fourni au moins un participant. Les
directeurs des Pêcheries et de la Division des ressources naturelles du ministère
de l’Agriculture ont été invités, mais n’ont pu participer en raison de
leurs obligations.
OBJECTIF DE L’ÉCHANGE
L’échange
a été organisé afin d’offrir une opportunité pour les pêcheurs, et ceux
dont les activités ont un lien direct avec la pêche, de partager des idées
sur des pratiques qui pourraient avoir un intérêt pour leurs voisins des îles
et contribuer à lutter contre la destruction et la dégradation des ressources.
La fonction essentielle de la rencontre était donc l’échange de “pratiques
éclairées”.
LA RÉACTION HAÏTIENNE À L’ÉCHANGE
Les
Haïtiens qui ont participé à l’échange étaient tous de l’avis que ce
type d’activité est extrêmement précieux en termes d’échange d’idées
et de méthodes, et pour forger des amitiés. Ils ont reconnu avoir beaucoup à
apprendre des Jamaïcains en termes de gestion des ressources côtières et
marines, et d’amélioration des méthodes de pêche.
Le
centre d’intérêt de la discussion s’est porté sur les différences dans
la participation des gouvernements à la gestion et la protection des ressources.
En Jamaïque, il a été noté qu’une grande variété d’institutions des
secteurs public et privé participent activement, incluant le Service national
de conservation des ressources (SNCR) et l’Union des coopératives de la Jamaïque.
Le SNCR prend au sérieux son rôle de régulateur et de gestionnaire des
ressources marines. D’un autre côté, la plupart des institutions haïtiennes,
qu’elles soient publiques ou privées (plus particulièrement dans le secteur
public), ont, selon l’expression de quelques pêcheurs haïtiens, “démissionné
de leur rôle de structures opérationnelles”. En d’autres termes, le pêcheur
haïtien pense avoir été abandonné par les services du gouvernement qui
devraient se trouver en première ligne en matière d’activités de gestion côtière
et marine. Les pêcheurs haïtiens pensent donc qu’ils doivent organiser eux-mêmes
des structures qui s’occuperont de leurs propres besoins et joueront le rôle
régulateur que le gouvernement a totalement abandonné
Les
Jamaïcains ont trouvé archaïques de nombreuses méthodes de pêches haïtiennes,
en particulier le fait que les haïtiens aient encore à ramer ou naviguer à la
voile pour se rendre sur leur lieux de pêche quand presque tout pêcheur jamaïcain
peut utiliser au moins un moteur hors-bord. Une technique qui a failli causer la
colère des Jamaïcains est celle qui consiste, en Haïti, à laisser les filets
en place pour une durée maximum de trois jours et que les Jamaïcains ont jugé
quasi-criminelle, puis-qu’eux-mêmes ne laissent leur filets que pour une durée
maximum de trois heures. La méthode haïtienne est responsable d’un
gaspillage souvent important, alors que celui-ci est réduit au minimum avec la
méthode jamaïcaine. Les Haïtiens furent surpris de la taille des zones à
mangroves qu’ils ont visitées. Ils ont pu prendre conscience de l’impact réel
de la pollution haïtienne sur les autres pays lors-qu’ils ont découvert des
ordures haïtiennes sur plusieurs plages de Jamaïque.
Les
nasses à poissons observées étaient assez similaires à celles fabriquées en
Haïti, si ce n’est que les pièges en Haïti sont essentiellement fabriqués
en bambous, alors que ceux de Jamaïque ont une structure en bois et sont
recouverts de treillis métalliques.
Le
choix des pêcheurs de la SNCR
d’être eux-mêmes gardes-pêche pour gérer et protéger les pêcheries a
particulièrement intéressé les Haïtiens. Ils se sont montrés particulièrement
intéressés d’établir ce type d’activité en Haïti. Mais étant donné
les faiblesses institutionnelles de la Division des pêches du ministère de
l’Agriculture et du ministère de l’Environnement, il n’y a que peu de
chances de s’engager dans ce type d’activité en Haïti dans le proche
avenir. Les pêcheurs haïtiens ont faits des remarques sur des sujets tels que
le besoin d’inscription de tous les pêcheurs auprès du ministère de
l’Agriculture. Ceci est déjà exigé par la loi mais n’a jamais été
appliqué.
Les
Haïtiens ont été impressionnés par le style et les qualités des bateaux de
pêche jamaïcains, et sont intéressés par l’acquisition d’une unité pour
des essais en Haïti.
De
nombreuses coopératives ou associations en Haïti sont impliquées dans
plusieurs types différents d’activités dans leurs communautés locales,
telles que les écoles, les paroisses et les organismes de prêts. Les coopératives
en Jamaïque ne participent pas à la commercialisation du poisson et se
concentrent sur la vente de matériel de pêche. Les Haïtiens prirent note de
la possibilité de concentrer les activités des coopératives davantage sur une
activité unique, la pêche.
Au
cours de la réunion, il a aussi été question d’un programme d’assurance
des pêcheurs jamaïcains, géré par le Conseil de gestion des pêches de
Portland Bight. Les Haïtiens ont montré un intérêt considérable quant à la
possibilité d’établir un programme similaire en Haïti. Cependant ce
programme, n’en est encore, en Jamaïque, qu’au stade de : “l’élimination
de ses anomalies”. Aussi, est-il jugé plus sage d’attendre que soit développé
en Jamaïque un programme qui fonctionne correctement et que les Haïtiens
pourront ensuite modifier selon leurs propres besoins.
RECOMMANDATIONS/ACTIVITÉS À POURSUIVRE
Les
notes prises par les participants seront distribuées à la prochaine réunion
de leurs associations respectives ;
Les
pêcheurs sont intéressés par une prolongation de ce type d’échange
avec l’aide de l’UNESCO
(CSI) ;
Préparation
d’un plan pour renforcer l’application des réglementations de pêche
par le ministère de l’Agriculture en Haïti ;
Poursuivre
les possibilités d’un programme bi-national avec le PNUE.
Des
investigations devraient être menées sur les possibilités suivantes :
Un
programme d’assurance pour les pêcheurs haïtiens ;
Les
modifications de la structure des coopératives ou des associations de pêcheurs
haïtiens pour mettre en oeuvre
une approche plus ciblée qui s’intéresse plus spécifiquement aux
questions liées aux pêches ;
Que
les pêcheurs haïtiens se rendent encore en Jamaïque pour aider à l’amélioration
de certaines techniques de pêche ;
Accroître
la participation des femmes aux activités liées à la pêche, en
particulier la commercialisation ;
Obtenir
un bateau de pêche jamaïcain pour des essais en Haïti.