| Environnement
et développement dans les régions côtières et les petites îles |
| SECTION VI |
SÉANCE DE CLÔTURE |
CSI info 10 |
ALLOCUTIONS DE CLÔTURE
Lorsque
M. Iaccarino, Directeur général adjoint
pour les Sciences naturelles
est arrivé, les participants étaient toujours en train de débattre des
diverses questions et il a exprimé son regret d’interrompre les discussions,
mais il a souhaité qu’elles se poursuivent par courrier, par téléphone, par
courrier électronique, ou des réunions en face à face. En conclusion, il a souligné
que les zones côtières sont très importantes car elles sont extrêmement productives,
que les populations s’y sont concentrées de longue date, et que des cultures
uniques s’y sont développées. L’interaction entre les hommes et la nature modifie
les zones côtières, le succès et l’échec en gestion des régions côtières sont
ancrés dans notre culture et dans nos activités économiques. Il est nécessaire
d’établir un nouveau contrat social entre science et société, et cela constituera
un sujet pour la Conférence mondiale pour la science l’année prochaine (en 1999).
La complexité des problèmes des régions côtières et des petites îles nécessite
une approche multi-sectorielle telles que celle développée à l’occasion des
projets de l’UNESCO
concernant les régions côtières et des petites îles. Il a noté que l’égalité
des sexes a été identifiée comme un problème lors de la réunion. Il pense que
la participation des femmes à la gestion côtière et à toutes les questions de
développement est essentielle, et que notre prochain défi est de s’assurer de
la participation de toute la société.
H. Crespo-Toral, Directeur général adjoint a. i. pour la Culture,
s’est excusé de son absence à l’ouverture de l’atelier : il participait à un
séminaire sur la conservation des villes historiques d’Amérique latine et des
îles Caraïbes, en Équateur. Il a indiqué que l’expérience de La Havane a démontré
que l’on ne peut séparer culture et nature. Malgré le développement technologique,
nous n’avons pas encore harmonisé le développement et la préservation de la
nature. La culture est un élément fondamental de cette problématique. Il a invité
les participants à penser en terme de “cosmovision”, de voir le monde selon
le point de vue des autres. La cosmovision offre un cadre pour un développement
harmonieux.
Cette
réunion nous permet d’avoir une vision globale, aussi nous reste-t-il à
faire valoir la dimension culturelle dans nos projets futurs. Les zones côtières
et les petites îles présentent une vision particulière de la relation de
leurs habitants avec la nature. Nous devons prendre en considération les
anciennes traditions qui expliquent le comportement humain. La modernisation dépend
de l’équilibre que l’on peut trouver entre les anciennes traditions et le développement
moderne.
F. Fournier, Directeur général adjoint pour les Sciences
sociales et humaines, a conclu sur la base de ces discussions, que la réunion aura sensibilisé
sur la nécessité de formuler un nouveau contrat social entre science et société
pour la gestion des zones côtières, pour deux raisons :
l’implication
des êtres humains dans les régions côtières doit être considérée
comme une des causes de la dégradation – ce ne sont pas uniquement les phénomènes
naturels, mais également l’interaction entre nature et activités
humaines, qui modifient les régions côtières ;
la
globalisation rapide consiste aussi en une standardisation et une interpénétration
des domaines écologiques, sociaux, culturels et économiques.
Les
pratiques éclairées en gestion des régions côtières ont besoin d’un
engagement des différents acteurs sociaux et des scientifiques, de la
participation des femmes, et de l’ensemble de la société, dans la gestion et
le développement des régions côtières. Un autre défi à relever est celui
du développement de programmes de recherche communs en sciences naturelles et
sciences sociales, environnement et développement durable, sécurité
alimentaire, éradication et soulagement de l’extrême pauvreté. Cette réunion
a permis aux différents spécialistes en gestion des régions côtières,
provenant de différentes régions du monde ayant à faire face à des problèmes
similaires, de se rencontrer et de comparer leurs différents points de vue.
C’est à cela que l’UNESCO
peut être utile. Nous avons tous à apprendre de la confrontation des expériences.
D. Troost, Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles, a remercié les participants qui actuellement développent
des pratiques éclairées, et y réfléchissent, ses collègues qui ont été si
actifs pour fournir l’information.