Environnement et développement
dans les régions côtières et les petites îles

  CSI info 9

Introduction- D’une bonne idée à un projet réussi


Partir d’une bonne idée pour aboutir à une proposition de projet

Obtenir de l’information
Description du projet
Outils
Lettre de demande
Coopération et participation
Dix têtes pensent mieux qu’une
Etre plus d’un à porter le projet
Outils
Faire un plan d’action
Un projet qui est rentable
Outils
Organisation
Des responsabilités et des tâches bien contrôlées
Un projet simple
Un projet ambitieux à cinq ans
Et qu’arrivera-t-il quand le projet sera terminé?
Prêt à décoller

Partir d’une bonne idée pour aboutir à une proposition de projet

Un travail de longue haleine et approfondi précède la plupart des projets et programmes. (Les termes ‘projet’ et ‘programme’ sont utilisés de manière interchangeable dans ce manuel, comme cela est souvent le cas en Afrique de l’Est pour indiquer une tâche planifiée qui consiste en plusieurs activités associées à l’échelle locale pour une période de durée spécifique.) Les idées ont été étudiées en détail, les descriptions de projet développées et les demandes formulées. Les participants au projet ont été identifiés, et invités à se joindre au travail. 

Avoir une idée sur un projet est une chose. Exprimer un idée par des mots qui permettent aux autres de juger si l’idée est viable ou non est une toute autre affaire. Développer l’idée en une proposition de projet demande beaucoup de travail : il s’agit en effet de formuler une proposition qui va d’abord attirer l’attention d’autrui, et ensuite permettre d’assurer un financement. 

Obtenir de l’information 

Afin de préciser et clarifier le projet que vous proposez, vous avez besoin d’obtenir de l’information, par exemple, sur les points suivants : 

· Est-ce que quelqu’un d’autre travaille déjà sur un projet issu de la même idée ?
· Qui pourrait soutenir cette idée ?
· A-t-on vraiment besoin de ce projet ?

Pour pouvoir répondre à ces questions vous devez lire, téléphoner, rendre visite aux personnes et aux villages – tout ceci de manière informelle. Par ce travail, vous pouvez vous forger une impression sur l’accueil que recevra l’idée, et en même temps l’idée progressera et se précisera. 

Prendre contact avec des personnes qui sont pour vous de parfaits étrangers peut être un exercice stressant, que ce soit par téléphone ou par rencontre en face à face. Mais en général, les gens apprécient d’être contactés, et qu’on leur demande leur aide et leur avis. Vous pourriez éventuellement craindre que votre idée soit subtilisée, ou penser qu’elle n’est pas valable. Ceci se produira de temps en temps, mais au bout du compte vous gagnez plus à être ouvert qu’à ne pas discuter des choses librement. 

Pour cela :

· Lisez des rapports de projets.
· Lisez des magazines, des journaux, des rapports gouvernementaux, des revues spécialisées, etc. concernant les questions et problèmes encore à résoudre dans votre zone.
 
Importantes sources de savoir sur les projets côtiers
  • Ministères concernés par la gestion côtière et les pêches
  • ONG et autres institutions qui travaillent dans les zones côtières (par exemple, IMS, IUCN, ORI, départements d’université, WIOMSA et le WWF)
  • SEACAM
  • Les projets de gestion côtière dans votre propre pays ou les pays voisins

Les adresses d’institutions qui peuvent être contactées pour de plus amples informations sont indiquées en Annexe 3. Des adresses supplémentaires peuvent être obtenues sur la page Web de SEACAM.

 
· Cherchez qui est informé de l’actualité en ce domaine. Parlez à ces personnes de votre idée. Il peut s’agir de membres d’institutions, de départements du gouvernement, d’ONG, d’universités, de compagnies privées locales, de bailleurs de fonds, etc.
· Trouvez qui est au courant du développement dans la zone où vous voulez insérez votre projet, et renseignez-vous sur l’opportunité de transformer votre idée en projet.
· Contactez d’autres projets, directeurs de projet, ONG, organisations tutélaires, etc. afin de bénéficier de leur expérience.
· Contactez le gouvernement et les communautés locales, qui sont au courant de ce qui se passe et ont une bonne idée de ce qui est nécessaire.

Avec la matière que vous avez maintenant rassemblée, les commentaires qui vous ont été faits sur votre idée d’origine, vous devez être bien préparé, et avoir en main les éléments de votre proposition de projet.

 Description du projet

Dans la proposition de projet, ou plutôt l’ébauche de description de projet (vous aurez sans doute à la réécrire et à la rectifier plusieurs fois avant d’aboutir à la description finale) – la chose la plus importante est de justifier pourquoi cette idée vous est venue.

· Quel est le manque dans la situation actuelle, que vous voulez pallier par votre projet ?

Vous devez exposer la nécessité de ce projet, par exemple en faisant référence à des rapports, des données statistiques, des enquêtes réalisées par vous-même ou par d’autres. 

Il y a d’autres questions auxquelles vous devez répondre quand vous faites une description de projet.

·· De quelle sorte de projet s’agit-il ?
· Quels seront ses résultats ?
· Que va-t-il contenir ?
· Comment sera-t-il structuré ?
· Comment palliera-t-il le manque que vous avez décrit ?

Vous devez aussi décrire le groupe ciblé et le lieu de réalisation du projet. Le projet doit être défini aussi précisément que possible. 

L’ébauche de description doit inclure un échéancier, et montrer à quoi votre projet ressemblera. De plus, elle doit expliquer comment vous suivrez la progression de votre projet – ou en d’autres termes – comment vous comptez : (i) en faire le suivi, (ii) l’évaluer, (iii) en rassembler les enseignements, et (iv) diffuser ces enseignements par des rapports et autres moyens de communication. 

Ensuite vous devez parler argent. Combien cela coûtera-t-il en termes de :

· Salaires
· Réunions et ateliers
· Matériel
· Equipement
· Suivi
· Evaluation
· Rapports
· Etc.

Et qui va payer ?    

A ce stade, vous devez étudier avec qui vous souhaitez coopérer – et vous assurer que les personnes envisagées veulent bien se joindre à vous. Enfin, vous devez indiquer qui est responsable du travail dans le projet.  

Suggestions de contenu d’une description de projet : 

1.       Contexte
2.       Objectif
3.       Contenu et structure (y compris les résultats attendus)
4.       Groupe concerné
5.       Echéancier
6.       Gestion
7.       Evaluation et rapport
8.       Budget et finances
9.      
Organisation du projet

La plupart des bailleurs de fonds fournissent un formulaire ou un cadre que vous devrez suivre ; son contenu sera en général très semblable à celui présenté ci-dessus. Vous trouverez en Annexe 1 un exemple de description de projet simplifiée. 

La description de projet devrait être préparée en coopération avec les gens qui travaillent avec vous, et avec les représentants des groupes concernés. Ceci représente la première phase du processus de participation, qui devrait être utilisé pendant toute la durée du projet. 

Lorsque la première ébauche du projet est prête, vous pouvez demander aux personnes que vous avez contactées lors de la première phase de participation de la commenter, et d’y apporter des changements éventuels. 

La rédaction d’une description de projet peut s’avérer un processus laborieux. Cependant, elle est très importante. Elle doit être aussi précise que possible. C’est elle que vous enverrez aux organisations, aux département du gouvernement, aux autorités locales, ONG et autres. Et c’est aussi la description de projet que vous soumettrez aux bailleurs de fonds.  

Outils 

Vous n’êtes pas la première personne à rencontrer des difficultés lors de la mise en place d’une description de projet. Afin d’aider les personnes en proie à ces difficultés et d’améliorer les projets, un certain nombre d’outils ont été développés. 

Les outils utilisés par les bailleurs de fonds qui travaillent dans les pays en voie de développement se ressemblent beaucoup. On les dénomme ACL (Analyse de cadre logique), PPOO (Planification de projet orientée objectif), PMPOO (Planification de mise en pratique orientée objectif), etc. 

Ils font tous intervenir : (i) une analyse de la situation présente, (ii) une description de la situation souhaitée, (iii) le choix de la stratégie du projet, (iv) la description des résultats à obtenir et actions à effectuer, et (v) l’analyse des risques en relation avec le succès du projet. 

Vous pouvez choisir une de ces méthodes ou aborder les différentes étapes mentionnées ci-dessous en ayant recours à votre bon sens. 

Pour des informations concernant la PPOO, consultez le Chapitre 1 où sont décrits les outils de la planification, et où vous pouvez trouver des conseils sur l’emploi pratique de la méthode.

Lettre de demande 

Une lettre de demande est un document que vous rédigez pour le bailleur de fonds ou une compagnie privée pour solliciter leur soutien et des subventions.

Suggestion de contenu d’une demande 

1.       Nom du demandeur (qui est responsable)
2.       Objectif, et courte description du projet
3.       Résultats attendus 
4.       Besoin en fonds (première année et années suivantes)
5.       Liste des autres agences ou compagnies sollicitées pour un financement (optionnel)
6.       Echéancier

Une demande doit être courte et précise. Normalement, elle ne doit pas excéder une page. Si elle devait être plus longue, il vaudrait mieux inclure l’information complémentaire dans des annexes. Si le budget est trop détaillé, il peut aussi être renvoyé en annexe, et vous pouvez en extraire seulement des chiffres clés.  

Dans la demande vous devez stipuler qui est demandeur des fonds et, par conséquent, qui va administrer l’argent. Vous devez stipuler le montant sollicité pour la première année, et si besoin, les montants nécessaires pour les années suivantes. Vous devez envisager d’indiquer si vous avez sollicité des fonds d’autres bailleurs, compagnies et institutions. 

Si votre demande est renvoyée accompagnée d’une réponse négative, ne baissez pas les bras, et surtout ne l’envoyez pas simplement à un autre bailleur de fonds ou une autre compagnie. Il vaut mieux retourner voir les personnes avec qui vous aviez discuté et qui ont montré un intérêt pour le projet. Parlez en encore avec elles, apportez des modifications à la description et à la demande. C’est aussi une bonne idée de contacter le bailleur de fonds ou la compagnie et de demander pourquoi votre budget n’a pas obtenu de financement, et ce que vous devez changer afin d’obtenir un meilleur résultat la fois suivante. 

L’expérience montre que « plus loin » on doit aller chercher l’argent, plus il est important d’utiliser les phrases et mots appropriés. Ce sont en fait les phrases et les mots que les bailleurs de fonds utilisent eux-mêmes. Vous ne serez pas présents pour expliquer ce que vos phrases et vos mots signifient quand le destinataire lira votre demande. Par conséquent, il est bon d’obtenir des indications écrites de la part du bailleur de fonds en question. Vous pourriez ainsi en extraire les phrases appropriées et cibler la demande plus précisément. Vous trouverez des informations sur les bailleurs de fonds en Annexe 3

Rappelez-vous : le langage peut être un médiateur qui facilite la compréhension mais il peut aussi être source de blocage.

Exemples de phrases et mots clés 

Développement des Moyens
Communautaire
Donner du pouvoir aux communautés
Durable pour l’environnement
Centré sur les femmes
Soulagement de la pauvreté
Développement durable
Utilisation durable des ressources naturelles
 

(d’après : Strategic focus for the conservation activites of 
WWF-SA and the Green Trust
, 1998-2002)

Coopération et participation 

Dix têtes pensent mieux qu’une 

Les projets sont, par définition, des activités qui ignorent les frontières, en comparaison avec la manière classique de faire les choses. Les projets impliquent normalement des personnes provenant de groupes, d’institutions et de communautés variés qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble. Ceci s’accompagne souvent de problèmes de coopération. Mais la coopération est primordiale pour que le projet réussisse – malgré les différences de conditions de travail, de méthodes, de cultures et d’expériences. Ceci concerne la mise en pratique du projet tout autant que sa description. 

Il est fréquent que des idées irréfléchies et de grands idéaux soient mis en avant quand on introduit une idée de projet. Ces idées redescendent sur terre quand elles sont discutées et prises en compte par différents participants, chacun ayant sa propre expérience professionnelle et personnelle. Si tel ne voit pas d’intérêt à telle idée, peut être qu’un autre, avec sa formation, pourra la transformer en quelque chose d’utile pour le reste du groupe. C’est le moment où vous devez transformer une idée de projet en actions concrètes, en précisant les échéanciers, les exigences professionnelles, les sites et les participants.  

Etre plus d’un à porter le projet 

Bien entendu, il est beaucoup plus facile à une personne seule (ou une organisation) de planifier un projet. Mais une personne seule ne peut entrevoir toutes les possibilités et contraintes liées à chacun des aspects du projet. La question se pose ici de savoir s’il est possible de motiver les personnes qui se joignent au projet, si elles n’ont pas eu auparavant l’occasion d’en influencer le contenu et le déroulement. A l’évidence, la coopération est un élément vital de tout projet. 

De plus, dans le cas d’un projet conduit par une seule personne, il y a risque que l’initiateur et le planificateur quittent le projet – peut être parce qu’ils ont trouvé un meilleur emploi, ou qu’ils ont été transférés - et que personne ne soit là pour continuer le travail. 

L’expérience montre que laisser une seule personne en charge de planifier un travail peut entraîner des problèmes.  

Les expériences tirées d’autres projets qui ont eu recours à la coopération et à la participation ont montré que développer et améliorer des idées en commun est un procédé très performant. 

C’est un fait : ‘Dix têtes pensent mieux qu’une’. 

Une bonne coopération dans un projet produit un effet induit important : les parties impliquées sont sources d’inspiration réciproque, et développent aussi leurs propres ressources. Ceci est aussi bénéfique pour la structure en place, les institutions et les organisations d’où les personnes proviennent, et où elles retourneront. 

Les participants au projet apprennent les uns des autres et utiliseront ces connaissances, maintenant ou plus tard. De cette manière, le projet peut contribuer au développement d’organisations et d’instituts, même en dehors de son cadre. Les idées issues de projets seront introduites dans la société et ne resteront pas confinées à son cadre (Consultez également à ce sujet le Chapitre 5 – Circulation des résultats du projet). 

Une autre raison pour travailler dans le cadre d’une gestion participative est qu’elle permet d’accroître le niveau de responsabilité des acteurs du projet. Si vous avez participé à la phase de planification des actions à réaliser, vous vous sentirez aussi responsable de la marche du projet. Ou, en d’autres termes : très peu de personnes s’engagent à fond dans quelque chose qu’elles n’ont pas eu la possibilité d’influencer. 

La façon de motiver les parties impliquées, et de les faire participer dépend de l’organisation du projet. Cependant, dans tous les cas, il est extrêmement important que les parties aient l’opportunité de se connaître et de connaître leurs domaines respectifs.  

Outils 

La gestion participative a recours à des outils spécifiques, comme tout autre méthode de gestion. Certains outils sont décrits dans le Chapitre 6, en particulier dans la section ‘la communication comme outil de gestion de projet’. 

Faire un plan d’action 

Comment passer de manière concrète d’une proposition de projet aux activités qui en découlent ? Suivant la complexité du projet, ceci peut se faire aisément, ou au contraire être compliqué. Les outils de planification utilisés dans la description de projet sont également utilisables pour cette tâche. (Pour plus d’information, voir le Chapitre 1 ‘Guide de planification de projet orientée objectif’ et le Chapitre 2, ‘Planification de l’action’). 

Un projet qui est rentable 

Si vous voulez entreprendre un projet, vous avez besoin d’argent. La question de l’obtention des subventions est souvent source de tension pendant la période qui s’étend de l’énonciation de l’idée à l’initiation du projet. Par exemple, où trouve-t-on l’argent pour la planification, les semis, les participants, les filets et toutes autres choses ? 

Une façon de convaincre les bailleurs de fonds du sérieux de votre projet est de présenter votre proposition d’abord à des institutions, organisations, etc. et éventuellement d’inclure ces dernières dans le groupe qui envoie la demande.  

La demande doit inclure un budget de projet détaillé et facile à lire, quels que soient les demandeurs. Vous pouvez choisir de présenter un budget détaillé pour la première année et un budget plus flexible pour les années suivantes. 

Lors des décisions concernant les dépenses liées au projet, certains coûts sont plus évidents que d’autres. Il est facile de penser aux salaires du directeur de projet et des autres participants, à l’équipement de bureau, etc. Cependant, vous devrez aussi penser aux dépenses liées à l’évaluation, aux comptes-rendus, aux séminaires, aux réunions, aux recours à des experts extérieurs, aux excursions, etc. Tout au moins, vous devez étudier si ces activités doivent être inscrites dans le projet. 

L’intérêt d’avoir un aperçu financier complet tient à ce qu’il est plus facile d’obtenir des subventions quand les bailleurs de fonds ont une idée claire de l’utilisation de leur argent. (Pour plus de détails, voir le cadre ci-dessous ‘Esquisse d’un mémo de projet de dépenses’).

Esquisse d’un mémo de projet de dépenses (exemples) : 

Salaires du directeur de projet et du personnel
Frais généraux/indemnités
Espace de travail
Mobilier
Equipement de bureau
Fournitures de bureau
Communication (téléphone, etc.)
Réunion/atelier
Matériel et équipement (semis, filets, etc.)
Moyens de transport (carburant, entretien et transport public)
Assurance
Coût de formation
Livres et autres supports éducatifs (vidéo, photographie, diapositives, etc.)
Evaluation
Compte-rendu

Eventuellement : 

Expert extérieur
Personnel gouvernemental 
            

Bailleurs de fonds possibles : 

Voir Annexe 3 pour l’information sur les contacts de certains bailleurs 
de fonds dans la région d’Afrique de l’Est.
            

Outils 

Etablir un budget est – en théorie – plutôt simple. Cependant, quand vous passez aux travaux pratiques, il peut s’avérer difficile de se souvenir de tout et de le présenter d’une manière qui permette au lecteur de comprendre ce que tous vos chiffres signifient.  

Dans le Chapitre 4 ‘Gestion financière’, vous pouvez trouver de l’aide sur la façon de le faire. Dans le Chapitre 8, on vous donne des idées et des outils pour les activités de financement. 

Organisation 

Des responsabilités et tâches bien contrôlées 

Pour chaque nouveau projet, vous devez toujours déterminer l’organisation qui aura la responsabilité du projet. Les possibilités sont nombreuses et votre choix doit refléter la taille de votre projet et son objectif. 

L’organisation en charge du projet est supposée s’assurer que les tâches suivantes sont entreprises :

· Planification des activités
· Mise en œuvre
· Gestion financière
· Collecte et circulation des résultats
· Evaluation
· Etc.

 Les questions les plus importantes en relation avec l’organisation du projet sont :

· Comment assurer un soutien - politique et institutionnel - au projet ?
· Comment s’assurer que le projet améliorera les problèmes identifiés ?
· Comment s’assurer que des tierces personnes, appartenant à des systèmes et institutions existantes, utiliseront ses résultats ?

Vous aurez peut être besoin d’élaborer un système d’organisation de gestion hiérarchisé. Mais il est important de se rappeler que la coopération entre les couches du système doit être efficace. Ceci nécessite une communication verticale, et aussi transversale. (Voir Chapitre 6, ‘Gestion au jour le jour’). 

La chose la plus importante dont vous devez vous rappeler quand vous mettez au point les strates du système de gestion, est de définir les responsabilités et les compétences de chaque strate, chaque groupe, et chaque poste, en relation avec les tâches dont ils sont supposés s’occuper. C’est ce que l’on appelle les Termes de référence (TDR), (Voir Chapitre 9, ‘Termes de référence’) . 

Plus votre projet est ambitieux, plus il est important d’avoir au sein de votre organisation (par exemple dans le comité d’organisation) des représentants dont l’influence politique est étendue, et plus il est important également d’établir des TDR adaptés exactement à votre projet et aux parties intéressées. 

Deux exemples de types d’organisation de projet, un petit projet et un projet grand et ambitieux, sont donnés ci-dessous. 

Un projet simple

Comité d’organisation 

Responsabilité d'ensemble pour :

  • L’exécution du projet

  • L’orientation et le conseil du directeur de projet

  • Le contenu professionnel et technique

Membres potentiels :

  • Représentants des organisations et institutions locales qui ont du ‘pouvoir’
  • Experts dans les domaines liés aux principales activités du projet

Réunions :

2 – 12 fois par an

Directeur de projet

Responsable de la mise en œuvre du projet au jour le jour

Un projet ambitieux à cinq ans

Comité d’organisation 

Responsabilité d'ensemble pour :

  • L’exécution du projet

  • L’orientation et le conseil du groupe de gestion du projet

  • Le contenu professionnel et technique

 Membres potentiels :

  • Représentants des organisations et institutions nationales et provinciales qui ont du ‘pouvoir’

  • Directeurs des institutions représentées dans le projet

  • Experts dans les domaines liés aux principales activités du projet

Réunions :

2 – 4 fois par an

Groupe de gestion du projet 

Responsable de :

  • La planification du contenu professionnel et technique

  • La mise en œuvre au jour le jour du projet en proche collaboration avec le directeur du projet

Membres potentiels :

  • Directeur du projet

  • Personnes clés des institutions/organisations impliquées

Réunions :

2 – 4 fois par mois

Directeur de projet  

Responsable de :

  • La mise en œuvre au jour le jour du projet

  • La circulation de l’information pertinente vers les différents groupes, et entre eux

  • La préparation et la convocation aux réunions

En d’autres termes : faites tout pour que la coopération à l’intérieur de l’organisation soit efficace. Ce sont les responsabilités en matière d’organisation du projet. Le directeur de projet a bien sûr d’autres obligations et responsabilités 

Equipe  de soutien 

Responsabilité :

  • Réactions et suggestions concernant le contenu
    Le groupe peut être invité à des réunions et ses membres peuvent être contactés individuellement, pour donner leurs conseils et faire part de leurs réactions

Membres potentiels :

  • Représentants d’institutions/organisations, hommes politiques, institutions du gouvernement local

  • Personnes politiquement influentes et/ou possédant des connaissances techniques spécifiques

Pour plus d’information sur les Comités d’organisation et le groupe de gestion de projet voir le Chapitre 9, ‘Termes de référence’

Quelle que soit la façon dont vous répartissez les responsabilités, les compétences et les tâches, une chose est sûre : plus il y a d’institutions impliquées dans le projet, plus le rôle du directeur de projet est important. C’est le directeur de projet qui est chargé de la communication et de la coopération entre les parties et les différents groupes impliqués, et c’est lui qui est le personnage central du projet. Voir Chapitre 6, ‘Gestion au jour le jour’.

Les objectifs de la gestion de projet : 

  1. Répartir et attribuer les responsabilités et compétences

  2. Assurer le soutien au projet et assurer que le projet atteindra ses objectifs

Et qu’arrivera-t-il quand le projet sera terminé ?

Lors de l’élaboration du projet vous devez prendre en considération ce qu’il arrivera une fois que le projet sera terminé. Les bénéfices attendus par le groupe concerné continueront-ils à être au même niveau ? Les bénéfices vont-ils s’accroître ou disparaître avec la fin du projet ? Comment les salaires seront-ils payés et les équipements remplacés ? Si des bénéfices dépendent du projet, vous devez étudier comment vous pouvez l’aménager en prévoyant de nouveaux résultats ou activités qui assureront la continuation des bénéfices/résultats du projet. Vous pourriez aussi avoir à prendre en compte la manière dont les parties prenantes pourront prendre le relais du financement des activités proprement dites, sinon le projet dépendra toujours de sources extérieures de financement pour sa réussite. Vous devrez peut être relier le projet à des structures déjà en place, ou vous devrez inclure la mise en place de structures qui n’auront pas besoin d’avoir recours à des financements pour leur survie. 

Prêt à décoller 

Si ce manuel vous a aidé à démarrer, notre but a été atteint, et tout ce qu’il nous reste à dire c’est : 

Que votre projet soit réussi ! 

Et nous voudrions juste vous rappeler qu’il est important de : 

· Faire circuler les connaissances et partager les responsabilités.
· Etre ouvert, écouter et apprendre de nouvelles choses.
· Travailler ensemble pour découvrir de nouvelles manières de faire les choses.
· Partager les expériences – les bonnes et aussi les mauvaises.

Références :

Moffat, D. and Kyewalyanga. 1998. Local and Community Integrated Coastal Zone Management : Experiences from Eastern Africa. SEACAM (Maputo) and WIOMSA (Zanzibar). 

Arbejdsformidlingen i Århus. 1989. Fra ide til projekt. Denmark.

 

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