Environment and development
in coastal regions and in small islands
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Coastal region and small island papers 12

Foreword      Avant-propos      Prólogo

Conflicts are part of everyday life – we see them in families, between neighbours, among workers, and in politics. In some ways they provide points of interest, for without some form of disagreement, life would be very mundane. However, there is a need to manage conflicts so they do not reach crisis proportions and consume everyone’s time and energy. Willingness on the part of involved parties to listen and to understand the perspective of others, is essential to the process of negotiation, as is an underlying appreciation that no party gets everything it wants.

Developing wise practices for managing conflicts over coastal resources and values lies at the centre of the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization’s (UNESCO) intersectoral platform for Environment and Development in Coastal Regions and in Small Islands (CSI). Through field projects, university chairs and twinning networks, and a global, multi-lingual Internet-based forum (user name csi, password wise), wise practices for sustainable coastal living are being formulated and tested. Following a workshop on coastal conflicts in small islands, held in Dominica in July 2001, it was decided to hold a complementary activity focusing on continental coastal areas. As a result, participants met in Maputo in November 2001, to discuss ways to resolve existing, and prevent future disputes over coastal resources and values.

Case studies were presented from sites as far apart as the White Sea in Russia and the state of Gujarat in India. While each context is to some extent unique, there were similarities in the methods used to resolve the conflicts. Conflict resolution involves identification of the nature of the problem, involvement of all stakeholders in a participatory manner to build consensus, and then implementation of the agreement. While this process is often very time-consuming, it does not always change people’s attitudes, and some people may still harbour feelings that ‘they were right all along’ even though they did accept a compromise agreement. Thus, the key to prevent conflict-s arising over the same issue in the future lies in changing attitudes. As described in the case studies contained in this publication, such changes require education and the involvement of people in specific on-the-ground activities that strike a balance between environment and development. Examples of such actions discussed during the workshop ranged from setting up environmental committees in communities in Jakarta, Indonesia, to involving artisans and their local communities in restoring and rehabilitating old buildings in Mahdia, Tunisia.

Differences in value systems, with their inherent moral and ethical dimensions, lie at the heart of many conflict situations. This is especially so in coastal areas, which often attract large groups of migrants in search of a better life. Hence, social, cultural and economic considerations are particularly important.

Workshops, such as the one that forms the basis of this publication, enrich participants’ perspectives and provide a mechanism wherein ideas and actions can be considerably advanced. They also represent important milestones along the path towards far-reaching goals such as the management and prevention of conflicts over coastal resources and values.

Dirk G. Troost,
Chief CSI

Gillian Cambers,
Workshop co-organizer and report editor

Antonio Hoguane,
Eduardo Mondlane University

Avant-propos

Les conflits d’intérêts font partie de la vie quotidienne, témoin ce qui se passe au sein des familles, entre voisins, dans le monde du travail et la vie politique. D’une certaine manière les conflits retiennent l’intérêt car, s’il n’existait aucune sorte de désaccords, la vie serait très monotone. Cela dit, il est absolument indispensable de les gérer si on veut éviter qu’ils dégénèrent en crises qui absorbent le temps et l’énergie des uns et des autres. La bonne volonté mise par chacune des parties pour écouter et comprendre les points de vue des autres est indispensable au processus de négociation, de même qu’il est indispensable que les parties en cause admettent qu’il n’est pas possible qu’elles obtiennent tout ce à quoi elles prétendent. 

Élaborer des pratiques éclairées pour gérer les conflits concernant les ressources côtières et les valeurs qui s’y attachent, cette mission est au coeur des travaux de la Plate-forme intersectorielle pour l’environnement et le développement dans les régions côtières et les petites îles (CSI) de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). De par ses projets de terrain, ses chaires universitaires et ses réseaux de jumelage, ainsi que son forum multilingue sur Internet (user name csi, password wise), des pratiques éclairées pour un mode de vie durable dans les régions côtières sont constamment formulées et mises en chantier. Il a été décidé, à la suite d’un atelier sur les conflits côtiers dans les petites îles, qui s’est tenu en juillet 2001 à la Dominique, de mettre sur pied une activité complémentaire centrée sur les zones côtières des continents. Résultat : ses participants se sont réunis à Maputo en novembre 2001 afin de débattre des moyens de résoudre les différends actuels et de prévenir ceux qui pourraient survenir au sujet des ressources côtières et des valeurs qui s’y rattachent.

Les études de cas présentées durant l’atelier concernaient des lieux aussi distants les uns des autres que la mer Blanche en Russie et l’État du Gujarat en Inde. Si le contexte est, dans une certaine mesure, particulier à chaque site, les méthodes de résolution des conflits présentent des similitudes. Celles-ci font appel à la reconnaissance de la nature du problème, à l’implication, de manière constructive, de toutes les parties concernées, animées d’une volonté de collaborer à l’obtention du consensus et enfin, à la mise en vigueur de l’accord. Certes l’opération prend du temps, elle ne modifie pas toujours l’attitude des intéressés, dont certains gardent parfois le sentiment, même après avoir accepté le compromis, qu’"ils avaient pourtant raison". Le meilleur moyen de prévenir la répétition des conflits ayant la même cause consiste donc à modifier les attitudes. Comme le montrent les études de cas décrites dans cette publication, une telle modification passe par l’éducation et l’implication des intéressés dans des actions concrètes et spécifiques, où sont soigneusement dosées les exigences de l’environnement et celles du développement. Les exemples d’actions évoquées pendant l’atelier sont très variés, tel l’établissement de comités de l’environnement dans des communautés de Djakarta en Indonésie, ou la participation d’artisans et de leur entourage à la restauration et à la réhabilitation de bâtiments anciens à Mahdia en Tunisie.

La différence des systèmes de valeurs, avec leurs dimensions morales et éthiques, est la cause première d’un grand nombre de situations de conflit. C’est notamment le cas dans les zones côtières, qui attirent de forts contingents de migrants à la recherche d’une vie meilleure. D’où l’intérêt tout particulier à porter aux considérations sociales, culturelles et économiques.

Les ateliers tels que celui qui fait l’objet de cette publication élargissent l’horizon des participants et constituent un moyen de faire progresser la réflexion et l’action. Ils posent aussi des jalons sur la voie des objectifs à plus long terme que sont la gestion et la prévention des conflits concernant les ressources côtières et les valeurs qui s’y rapportent.

Dirk G. Troost,
Chef de CSI

Gillian Cambers,
Coorganisatrice de l’atelier et rédactrice du rapport

Antonio Hoguane,
Université Eduardo Mondlane

Prólogo

Los conflictos son parte de nuestro cotidiano – los encontramos en las familias, entre vecinos, entre colegas y en la política. En cierta manera suministran puntos de interés, desde que sin alguna forma de desacuerdo, la vida sería harto prosaica. Sin embargo, se hace necesario de gestionar conflictos de tal forma que no alcancen proporciones de crisis y consuman el tiempo y las energías de todo el mundo. La voluntad de parte de las partes involucradas de escuchar y tratar de comprender la perspectiva de otros, se vuelve esencial en el proceso de negociación, con el entendimiento subyacente que ninguna parte obtiene todo lo que pretende obtener.

Desarrollar prácticas sensatas para manejar conflictos en torno de recursos y valores costeros constituye el eje pivotal de la plataforma intersectorial sobre Ambiente y el Desarrollo en Regiones Costeras e Islas Pequeñas (CSI) de la Organización de Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (UNESCO). Es así que se formulan y ponen a prueba prácticas sensatas para estilos de vida sostenibles en regiones costeras a través de proyectos en el terreno, cátedras universitarias y redes hermanadas, y un foro multilingüe basado en el Internet (user name csi, password wise).

A continuación de un taller sobre conflictos costeros en islas pequeñas que tuvo lugar en Dominica en julio de 2001, se decidió celebrar una actividad complementaria centrando la atención esta vez en zonas costeras continentales. Como resultado de esta intención, se celebró un taller en Maputo, Mozambique, en noviembre de 2001, para tratar formas de resolver conflictos existentes y prevenir futuras disputas sobre recursos y valores costeros.

Se presentaron estudios de caso de sitios tan distantes como el Mar Blanco en Rusia y el Estado de Gujarat en la India. Mientras que cada contexto es en cierta forma único, había similaridades en los métodos utilizados para resolver conflictos. La solución de conflictos involucra la identificación de la naturaleza del problema, el involucramiento de todos los actores y grupos de interés de manera participativa para establecer un consenso, seguido de la implementación de lo acordado. Mientras que este proceso requiere mucho tiempo, no resulta siempre en un cambio de actitud por parte de la gente, y algunos mantienen todavía que "a la larga tenían razón", a pesar que habían aceptado un acuerdo mutuo. Es así que la clave para prevenir conflictos sobre los mismos problemas reside en el cambio de actitudes. Como descrito en los estudios de caso presentados en esta publicación, tales cambios requieren educación y el involucramiento de la gente en actividades en el terreno que establecen un equilibrio entre ambiente y desarrollo. Se discutieron ejemplos de tales acciones durante el taller, que cubrieron aspectos diversos, abarcando desde la constitución de comités ambientales comunitarios en Jakarta, Indonesia, a la participación de artesanos y sus comunidades locales en la restauración y rehabilitación de antiguos edificios en Mahdia, Túnez.

Las diferencias en sistemas de valores, con sus dimensiones estéticas y morales inherentes, están en el centro de muchas de las situaciones conflictuales. Esto se hace particularmente cierto en zonas costeras, que a menudo atraen grupos de inmigrantes en búsqueda de mejores condiciones de vida. Esto señala la especial importancia de consideraciones sociales, culturales y económicas en este proceso.

Los talleres, tales como el que forma la base de esta publicación, enriquecen las perspectivas de los participantes y suministran un mecanismo en el cual se puede avanzar considerablemente en las ideas y las acciones. Representan también importantes hitos en el camino hacia metas de largo alcance tales como el manejo y prevención de conflictos sobre recursos y valores costeros.

Dirk G. Troost,
Jefe, CSI

Gillian Cambers,
Co-organizadora del taller y redactora del informe

Antonio Hoguane,
Universidad Eduardo Mondlane

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