Environment and development
in coastal regions and in small islands
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Coastal region and small island papers 12

Executive summary     Résumé analytique     Resumen ejecutivo

The statement ‘Competition for limited resources and space makes coastal regions flashpoints for conflict’ summarizes the reasons for holding an inter-regional workshop on conflict resolution in Maputo, Mozambique from 19–23 November 2001. Participants from African, Asian, European and South American regions met for five days to discuss ways to manage conflicts over coastal resources and values in continental coastal areas.

A variety of case studies dealing with coastal conflicts in urban and industrial sites, as well as rural and protected areas, were discussed. Recognizing that conflict cannot be fully prevented or resolved, the goal is to reduce conflict to a manageable level. The first step in any resolution process is to describe the nature and cause of the conflict. Despite the wide variety of cases, some common themes emerged. These related to the movement of large numbers of people into and out of coastal areas; the psychological scars left by war and political turmoil; and the role of local communities, particularly those involved in extractive industries, in protected areas.

A discussion of ways in which the various conflicts had been addressed or resolved, demonstrated the importance of identifying all the stakeholders, and bringing them together in a participatory manner so as to try and build consensus and agreement. It was recognized that the nature of any agreement would be a compromise for most of the parties involved. In order to reach agreement there needs to be a ‘place of encounter’ or a process or mechanism such that the conflicting parties know how to go about addressing and resolving the conflict. A ‘wise practice agreement’ or voluntary contract was suggested as one potential mechanism.

The importance of having outside parties assist in developing an agreement was demonstrated. Universities and UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) chairs have participated in many of the case studies where they brought a degree of impartiality, interdisciplinary expertise, and a broad vision of the conflict.

Implementing the agreement is the final stage. Here the need for additional approaches, such as involving stakeholders in specific activities, education and raising awareness, became evident. Assisting a farmer from the White Sea area in Russia to obtain a university diploma in aquaculture helped to ensure that local stakeholders were equipped to deal with situations before they could erupt into conflict. Training fishers as wardens of a protected area on Chumbe Island in Tanzania reduced conflict between local communities and the park. Such measures, which help to change attitudes and prevent future conflicts arising over similar issues, are long term and require all the tools of integrated coastal management.

Wise practices, which have previously been defined as actions, tools, principles or decisions that contribute significantly to the achievement of environmentally sustainable, socially equitable, culturally appropriate, and economically sound development in coastal areas, have been described through 17 generic characteristics. Several of these characteristics of wise practices are particularly relevant to conflict prevention and resolution; these include: a participatory process, consensus building, an effective and efficient communication process, capacity building, and the need to respect traditional and cultural frameworks (locally responsive). The application of these 17 wise practice characteristics to the evaluation of field projects in integrated coastal management is also discussed.

Looking beyond the local situation to a national and international level, ways to ensure that foreign aid is used in an ethical manner for development purposes were proposed, and some preliminary ideas for an ethical code of practice for donors developed accordingly.

As coastal communities face increasing developmental pressures, both from within and outside, the wish by some to be ‘left alone’ is unrealistic. Assisting coastal populations ‘to manage change’ lies at the centre of conflict resolution and prevention.

Résumé analytique

S’il est vrai que "la concurrence pour des ressources et des espaces – forcément limités – fait des régions côtières des foyers tout désignés pour les conflits d’intérêts", cela justifie la décision d’organiser à Maputo, au Mozambique, du 19 au 23 novembre 2001, un atelier interrégional sur la résolution des conflits. Les participants venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Sud ont débattu pendant cinq jours des moyens de gérer les conflits qui éclatent sur le littoral des continents, au sujet des ressources côtières et des valeurs qui s’y rattachent.

Des études de cas ont été présentées sur toute une série de conflits d’intérêts observés, à propos des zones côtières, aussi bien dans des sites urbains qu’industriels, en zones rurales ou en zones protégées. Étant donné l’impossibilité de prévenir ou de résoudre totalement ces conflits, l’objectif recherché est de les ramener à un niveau gérable. Dans toute tentative de solution, la première étape consiste à préciser la nature et la cause du conflit. Pour différents qu’étaient les cas étudiés, certains dénominateurs communs ont pu être identifiés, tels qu’un afflux ou un départ massif de population dans la zone côtière, les séquelles psychologiques de guerres ou de bouleversements politiques, ou le rôle que peuvent jouer dans les zones protégées les communautés locales, notamment celles qui sont employées dans l’industrie minière.

Les débats sur la façon dont les différents conflits avaient été traités ou résolus ont mis en relief la nécessité d’identifier tous les acteurs, puis de les unir dans la volonté de coopérer afin d’arriver à un consensus ouvrant la voie à un accord. Il est clairement apparu que pour la plupart des acteurs un tel accord ne peut être, au mieux, qu’une solution de compromis. Pour arriver à s’accorder il faut un "point de rencontre", un processus ou un mécanisme montrant aux parties en cause comment s’y prendre pour traiter ou résoudre le conflit. Un "accord de pratique éclairée", contrat volontairement assumé, a été proposé comme solution possible.

La preuve a été faite qu’il est indispensable de faire participer à l’élaboration de l’accord des personnes étrangères au conflit. Des universitaires ou des titulaires de chaires de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) ont collaboré à de nombreuses études de cas, auxquelles elles ont apporté leur impartialité, leur expérience de l’interdisciplinarité et une façon d’appréhender le conflit avec un certain recul.

La mise en oeuvre de l’accord constitue la dernière opération. À ce stade, il est apparu évident qu’il fallait faire appel à des moyens complémentaires, comme d’engager les partenaires dans des actions spécifiques, des campagnes d’éducation et de sensibilisation. Aider un éleveur russe de la région de la mer Blanche à obtenir un diplôme universitaire en aquiculture a contribué à ce que les partenaires locaux soient à même de faire face à des situations critiques avant qu’elles ne deviennent conflictuelles. En donnant à des pêcheurs une formation de gardiens d’une zone protégée de l’île de Chumbe en Tanzanie, on a réduit le conflit d’intérêts entre les communautés locales et la protection du parc. Les mesures de cet ordre, qui contribuent à changer les mentalités et à prévenir la répétition de différends autour d’enjeux similaires, sont des mesures à long terme qui font nécessairement appel à tous les instruments de la gestion intégrée des côtes.

Les pratiques éclairées, qui ont déjà été formalisées en tant qu’actions, instruments, principes ou décisions faisant un apport décisif à l’avènement d’un développement des zones côtières garant de la viabilité de l’environnement, de l’équité sociale, de la compatibilité culturelle et de l’efficacité économique, ont été groupées sous 17 rubriques. Parmi les caractéristiques de ces pratiques éclairées visant particulièrement la prévention et la résolution des conflits, on peut citer : la volonté de participer, la recherche du consensus, la maîtrise de moyens réels et efficaces de communication, le renforcement des capacités et le respect des structures traditionnelles et culturelles (au plan local). Le débat a également traité de l’utilisation de ces 17 caractéristiques de pratiques éclairées pour évaluer les projets de terrain relevant de la gestion intégrée des côtes.

Quittant le niveau des circonstances locales pour passer au plan national et international, l’atelier a proposé des moyens de garantir que l’assistance étrangère soit utilisée en toute transparence aux fins du développement et a rédigé une ébauche de code de procédure éthique à l’intention des donateurs.

À l’heure où les communautés côtières sont soumises aux vives exigences du développement, s’exerçant aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, le désir de certains acteurs d’"être laissés tranquilles" est dénué de réalisme. Aider les populations locales à "gérer le changement", telle est la raison d’être des efforts déployés pour résoudre et prévenir les conflits.

Resumen ejecutivo

La expresión 'La competición por los recursos limitados y por el espacio hace de las regiones costeras puntos de ignición de conflictos', resume las razones que llevaron a la celebración de un seminario interregional sobre la solución de conflictos en Maputo, Mozambique, del 19 al 23 de noviembre de 2001. Allí se reunieron participantes de Africa, Asia, Europa y América del Sud para tratar sobre maneras de gestionar conflictos sobre recursos y valores costeros en zonas costeras continentales.

Se trataron distintos estudios de caso sobre conflictos costeros en sitios urbanos e industriales, así como en áreas rurales y protegidas. Se reconoció que no se pueden impedir o resolver totalmente los conflictos y por lo tanto, la meta es de reducirlos a un nivel en que se los puede manejar. El primer paso en cualquier proceso de solución es el de describir la naturaleza y la causa del conflicto. A pesar de la amplia variedad de casos, han surgido varios temas comunes; aquellos relacionados con el movimiento de un gran número de personas entrando y saliendo de zonas costeras; las cicatrices psicológicas causadas por la guerra y el desorden político; y el papel que cumplen las comunidades locales, particularmente aquellas que se ocupan de industrias extractivas en sitios protegidos.

Una discusión sobre las diferentes maneras empleadas para enfrentar o resolver conflictos, demostró la importancia que tiene identificar y reunir a todos los involucrados y grupos de interés de manera participativa a fin de tratar de obtener consenso y acuerdo. Se reconoció que la naturaleza de todo acuerdo sería el compromiso entre la mayoría de las partes involucradas. A fin de obtener tal acuerdo hay necesidad de encontrar "un lugar de encuentro" o un proceso o mecanismo que permita a las partes discrepantes saber cómo hacer para identificar y resolver el conflicto. Se sugirió un "acuerdo de práctica sensata" o contrato voluntario como mecanismo potencial.

Quedó demostrada la importancia que pueden revestir interlocutores externos para ayudar a desarrollar un acuerdo. Las Cátedras UNESCO y universidades han participado en muchos de los casos de estudio en donde han introducido un grado de imparcialidad, de conocimientos interdisciplinarios y una amplia visión del conflicto.

La puesta en marcha de un acuerdo representa la fase final del proceso. Aquí se hizo evidente la necesidad de introducir enfoques adicionales tales como hacer participar a todos los involucrados y grupos de interés en las distintas actividades específicas, en la educación, y en la toma de conciencia. La ayuda prestada a un agricultor de la región del Mar Blanco en Rusia a obtener su diploma en acuicultura contribuyó a asegurar que los involucrados y grupos de interés locales estuvieran preparados a enfrentar las situaciones antes que pudieran estallar en conflictos. La capacitación de pescadores para actuar como guardaparques en un sitio protegido en la Isla de Chumbe en Tanzania, contribuyó a mitigar el conflicto entre pobladores locales y el parque. Tales medidas que contribuyen a un cambio de actitudes y a prevenir conflictos futuros que pudieran surgir de situaciones similares, son a largo plazo, y requieren todos los instrumentos del manejo integrado de costas.

Las prácticas sensatas, que anteriormente han sido definidas como acciones, instrumentos, principios o decisiones que contribuyen significativamente hacia el logro de un desarrollo sostenible ecológicamente sano, socialmente equitativo, culturalmente apropiado y económicamente responsable en zonas costeras, han sido descritas por medio de 17 características genéricas. Algunas de estas características de prácticas sensatas son particularmente pertinentes para la identificación, prevención y solución de conflictos, e incluyen: proceso de participación, búsqueda de un consenso, proceso de comunicación eficaz y eficiente, capacitación y necesidad de respetar marcos tradicionales y culturales (receptivo localmente). Se ha discutido también la aplicación de estas 17 características de prácticas sensatas en la evaluación de proyectos en el terreno sobre manejo integrado de costas.

Mirando más allá de situaciones locales, a nivel nacional e internacional, fueron propuestas maneras para asegurar que la ayuda financiera del exterior para el desarrollo, sea utilizada de manera ética. Al respecto se avanzaron algunas ideas preliminares para establecer un  código de ética de prácticas para donantes.

A medida que las comunidades costeras confrontan crecientemente presiones exógenas y endógenas, el deseo de algunos de que 'se les deje solos y tranquilos', es irrealístico. Por otra parte ayudar a las comunidades costeras a 'manejar el cambio' está en el centro de la solución y prevención del conflicto.

 

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