Environment and development
in coastal regions and in small islands

Coastal region and small island papers 15

  

Executive summary

A 1993 study of coastal villages in Vanuatu, an archipelago in the tropical western Pacific, revealed that, within the previous three years, marine resource management measures, designed to reduce or eliminate overfishing or other damaging human impacts on marine resources, had rapidly increased.

The main impetus for these events was the Vanuatu Department of Fisheries' promotion of a voluntary village-based trochus management programme. Trochus is a large marine snail whose shell is sold for making buttons, inlay in fine wood carvings and as an ingredient in certain paints, and is rural Vanuatu's largest commercial marine export. Initially the programme involved only a few fishing villages and the Department surveyed their community trochus stocks and advised villagers on the benefits of regular several-year closures of their trochus fishery, followed by brief openings. It was left to the villagers to decide whether or not to act on this advice.

The l993 study revealed that villages that followed this advice found it so profitable that other villages quickly followed suit. Furthermore, observing what conservation could do for their trochus stocks, many villages decided to implement their own conservation measures to protect other marine animals, including finfishes, lobsters, clams, bêche-de-mer (sea cucumbers) and crabs, as well as to ban or restrict certain harmful fishing practices such as night spearfishing and the use of nets, especially gillnets. One of the surveyed villages had also set up a marine protected area and stocked it with giant clams (Tridacna spp.).

In 2001, 21 of the villages originally surveyed in 1993 were revisited in order to determine how successful these community-initiated management measures had been in the eyes of the villagers. The main criterion for assessment was based on determining how many marine resource management measures had lapsed and how many new ones had been initiated. The results revealed that village-based marine resource management measures had more than doubled between 1993 and 2001.

While the Department of Fisheries continued its extension work in the villages and broadened its scope, another potent source of motivation for village-based marine resource management was the renowned travelling theatre group, Wan Smolbag. Although conserving sea turtles has proven to be one of the most difficult conservation measures to persuade fishers to adopt in most tropical Pacific Islands, Wan Smolbag's play on the plight of sea turtles was catalytic. Eleven of the 21 villages surveyed banned or restricted harvesting of turtles shortly after seeing the play and participated in follow-up awareness workshops conducted by Wan Smolbag. Wan Smolbag also encouraged many villages to select 'turtle monitors' to assist in a regional turtle tagging programme and to help oversee the conservation of turtles and turtle eggs in their villages. This programme has since been expanded to encompass natural resources in general.

Several lessons emerged from the study.

  1. When properly targeted, village education on marine conservation can be a very powerful tool.

  2. The initial focus of both the Department of Fisheries and Wan Smolbag on single important animals (i.e. trochus and turtle) seems to have been more effective in enhancing village conservation awareness than if total coastal resource management had been targeted right away.

  3. The study supported the finding that customary marine tenure (the traditional right of villagers to control activities on their traditional fishing grounds and to exclude outsiders) provides the essential foundation for nearshore marine resource management in Vanuatu.

  4. One way of encouraging the resolution of customary marine tenure disputes is the withholding of outside marine resource management assistance from villages where such disputes are active.

  5. Government personnel and aid donors need to be aware of the fact that subsistence fishing in nearshore waters is worth more in almost all Pacific island economies (including Vanuatu's) than nearshore commercial fishing. The distribution of government fisheries management resources often suggests the opposite. Fisheries extension work targeting village-based marine resource management deserves significant support.

Résumé analytique

Une étude menée en 1993 sur des villages côtiers de Vanuatu, archipel du Pacifique tropical occidental, a montré qu’au cours des trois années précédentes le nombre de dispositions concernant la gestion des ressources marines visant à éliminer la surpêche, ou tout autre effet nocif d’une activité humaine, avait connu une augmentation rapide. 

Tout a commencé lorsque le Département des pêches de Vanuatu a lancé une campagne invitant les villageois à gérer, s’ils le désiraient, un programme d’exploitation des troches. La troche est un gros escargot de mer dont on vend la coquille pour faire des boutons, des incrustations dans de belles sculptures en bois et comme ingrédient de certaines peintures ; c’est le principal produit marin d’exportation de Vanuatu. Le programme ne portait, au début, que sur quelques villages de pêcheurs ; le Département étudiait les stocks communautaires de troches et conseillait les villageois sur les avantages qu’ils auraient à fermer régulièrement pour plusieurs années leurs pêcheries de troches et à ne les ouvrir que pour de courtes périodes. Les villageois devaient décider librement s’ils voulaient ou non suivre ce conseil.

L’étude de 1993 a montré que les villages qui avaient suivi le conseil l’avaient trouvé si avantageux qu’ils furent rapidement imités. Qui plus est, constatant les bienfaits de ces mesures de protection sur leurs stocks de troches, de nombreux villages décidèrent de prendre par eux-mêmes des dispositions pour protéger d’autres animaux marins, comme diverses espèces de poissons, les homards, palourdes, bêches de mer (concombres de mer) et d’interdire ou de restreindre certaines pratiques de pêche destructrices, comme la pêche nocturne au harpon et l’emploi de filets, notamment de filets maillants. L’un des villages étudiés avait même créé une zone marine protégée pour y stocker des palourdes géantes (Tridacna spp.).

En 2001, vingt et un des villages qui avaient fait l’objet de l’étude de 1993 ont été visités de nouveau, afin de déterminer le degré de satisfaction que ces mesures de gestion voulues par la communauté avait atteint aux yeux des villageois. Les résultats ont révélé que le nombre des mesures de gestion des ressources marines appliquées par le village avait plus que doublé entre 1993 et 2001.

Pendant que le Département des pêches poursuivait sa campagne d’information dans les villages et en élargissait la portée, un autre puissant moyen de persuasion entrait en scène avec l’arrivée d’une troupe itinérante de théâtre renommée, Wan Smolbag. Quand on sait que la protection des tortues de mer est l’une des plus difficile à faire adopter par les pêcheurs dans la plupart des îles du Pacifique tropical, la pièce de théâtre montée par Wan Smolbag sur la situation critique des tortues de mer a été décisive. Après avoir vu la pièce, onze des 21 villages étudiés ont interdit ou restreint la capture des tortues et participé à des ateliers de sensibilisation organisés par la troupe de théâtre. Wan Smolbag a également encouragé de nombreux villages à désigner des ‘surveillants de tortues’ pour participer à une campagne de marquage des tortues, et veiller à la protection des tortues et de leurs œufs dans les villages. Le programme a, par la suite, été étendu à la sauvegarde de toutes les ressources naturelles.

Plusieurs leçons se dégagent de cette étude :

  

  1. Convenablement ciblée, la sensibilisation d’un village quant à la protection de la vie marine peut devenir un instrument très puissant.

  2. Le choix d’une unique espèce animale importante (la troche ou la tortue) par le Département des pêches ainsi que par Wan Smolbag semble avoir été plus efficace pour sensibiliser le village que n’aurait été celui de viser dès l’abord la gestion de l’ensemble des ressources côtières.

  3. L’étude a confirmé le fait que le régime coutumier de la mer (le droit traditionnel des villageois à régenter collectivement les activités menées dans leurs propres pêcheries et d’en exclure les étrangers) constitue à Vanuatu le fondement de la gestion des ressources du proche océan.

  4. La résolution des conflits éventuels quant à l’exploitation coutumière de la mer est plus facile si l’on évite toute intervention extérieure pour gérer les ressources marines.

  5. Le personnel administratif et les bailleurs de fonds doivent garder à l’esprit le fait que la pêche de subsistance dans les eaux côtières est plus précieuse pour l’économie de presque toutes les îles du Pacifique (y compris Vanuatu) que la pêche côtière à but commercial. La répartition des subventions gouvernementales pour la gestion des ressources marines donne souvent l’impression contraire. Les campagnes d’information visant la gestion des ressources marines par les villageois eux-mêmes méritent de recevoir tout le soutien possible.

 

Eksekutiv Samari

Long 1993 ol i bin mekem wan stadi blong ol vilej long Vanuatu we ol i stap klosap long solwota. Stadi ia i bin faenemaot se long trifala yia bifo long stadi hem i bin tek ples, ol man ol i bin traem blong tingting hevi blong lukaotem gud ol risos blong solwota blong olgeta. I minim se ol i bin traem blong mekem se man i no fising tumas long solwota long wan wei we bae i save mekem se ol fis bae ol i finis kwiktaem, mo ol i wantem mekem se man i no spolem ol rif mo narafala risos blong solwota.

Men risen behaen long ol aksen blong olgeta hem i se Dipatmen blong Fiseri long Vanuatu hem i bin promotem wan program long saed blong troka we i stap insaed long wanwan vilej we ol man ol i save jus blong tek pat long hem. Troka hem i wan sel we ol i stap salem blong man i mekem sam samting olsem baten, ol dekoresen blong kaving, mo blong mekem pen. Long saed blong ol ekspot blong Vanuatu we i kamaot long solwota, hemia nao men wan. Taem ol i bin statem program ia, aot long hamas handred vilej we i stap klosap long solwota, i gat fiu nomo we i involv insaed long program ia. Dipatmen blong Fiseri i bin mekem wan sevei blong luk se hamas troka i stap yet long solwota blong olgeta. Afta ol i bin advaesem ol man long vilej se sapos ol i putum tabu blong fiu yia blong blokem ol man blong karem troka, afta ol i save tekem blong sot taem nomo long wan yia, bae i save givhan long olgeta. Ol i bin talem se sapos ol i mekem olsem insted blong karem troka eni taem truaot long yia, bae i minim se ol i save winim moa mane long hem. Ol i bin advaesem olgeta nomo, afta ol i bin talem se i stap long ol man long vilej nomo blong disaed sapos ol i wantem mekem olsem.

Stadi we ol i bin mekem long 1993 i bin soemaot se ol vilej we ol i bin folem advaes ia ol i faenem se ol i bin mekem plante mane, mekem se ol narafala vilej ol i stat blong folem sem tingting. Mo tu, taem ol i luk se fasin blong konsevesen i save mekem namba blong troka i kam antap bakegen, plante vilej ol i bin disaed blong tekem sem aksen blong protektem sam narafala samting blong solwota, olsem ol fis, naura, natalae, besdemea mo krab. Tu, sam ol i bin putum tabu blong ol man ol i no save mekem sam kaen fising long solwota, olsem blong sutum fis long naet wetem masket mo blong yusum net, speseli ol longfala net. Wan vilej we ol i bin mekem sevei long hem ol i bin setemap wan spesol eria long solwota we ol i putum tabu blong hem, afta ol i bin putum plante natalae long ples ia.

Long yia 2001 ol i bin gobak long 21 vilej aot long ol sem vilej we ol i bin mekem sevei long hem long 1993 blong askem ol man long vilej se ol i ting se ol aksen we komiuniti i bin tekem hem i wan sakses o no. Men samting we ol i bin luk long hem i se hamas aksen we ol i bin tekem ol i lego finis mo hamas niuwan ol i bin statem. Risen bihaen long tingting ia i se blong holem taet mo mekem i kam antap ol aksen we ol i stap mekem blong protektem ol risos blong solwota i minim se ol i luk save se long fiuja bae i benefitim olgeta bigwan. From sapos ol i jas statem nomo blong sot taem, bae ol i no save luk risal blong hem yet mo bae ol i mas lego janis blong winim mane long hem blong sot taem. Ol risal i soemaot se ol aksen we ol vilej ol i bin tekem blong protektem ol risos blong solwota ol i bin dabolem bitwin 1993 mo 2001.

Taem Dipatmen blong Fiseri i stap gohed wetem wok blong olgeta long vilej mo traem blong leftemap i kam moa bigwan, wan narafala samting tu i bin stat we i bin leftemap tingting blong ol man long vilej blong mekem se ol i tingting hevi long envaeronmen mo ol risos blong solwota. Hemia hem i grup blong Wan Smolbag, we long 1995 ol i bin mekem wan pleplei blong soemaot se namba blong ol totel i stap go daon bigwan, mo ol i bin soemaot long ol vilej long ol rurol eria. Truaot long Pasifik yumi save luk se ol man we ol i wok long saed blong konsevesen ol i faenem se i had tumas blong traem mekem ol man ol i luk save se hem i impoten tumas blong no kilim tumas totel. Be pleplei blong Wan Smolbag i rili bin kasem tingting blong ol man mo long 11 aot long ol 21 vilej we ol i bin mekem sevei long hem, ol i bin putum sam tabu blong man i no save kilim totel, afta we ol i bin lukluk pleplei blong Wan Smolbag. I no even bin gat wan long ol vilej we ol i bin traem blong stopem man blong no kilim totel, taem we ol i bin mekem sevei long 1993.

Tu, Wan Smolbag i bin enkarejem ol vilej blong jusum sam man olsem ‘turtle monitors’ blong givhan long wan program we i stap gohed truaot long Pasifik, blong putum mak long ol totel (tagging) mo blong lukaot long program blong sevem ol totel mo eg blong totel long vilej blong olgeta. Long 2001 i bin gat 150 ‘turtle monitors’ we i stap long sam ples 80 vilej raon long Vanuatu. Program hem i wan bigfala sakses tumas, mekem se Wan Smolbag ol i stap givim trening long ol ‘turtle monitor’ blong ol i no jas luk long ol totel nomo, be se wok blong olgeta i kavremap evri kaen risos blong envaeronmen blong yumi. Ol i bin kasem sam fanding mo Dipatmen blong Fiseri wetem sam oganaesesen we ol i stap wok long saed blong konsevesen ol i stap givhan long olgeta.

I gat samfala tingting we i bin kamaot long stadi ia.

  1. Sapos ol i tagetem gud, blong eduketem ol man long vilej long saed blong konsevesen long solwota, i gat bigfala paoa blong hem. Ol man blong vilej ol i bin leftemap bigwan ol aksen blong olgeta long saed blong manajem ol risos blong solwota, mo tu ol i stap respektem moa ol loa blong fiseris blong solwota blong Vanuatu.3 Wan men risen from wanem ol man long vilej ol i no bin folem ol loa ia bifo hem i from we ol i no bin save long olgeta o ol i no harem save risen blong olgeta. Taem ol i save gud long ol loa mo harem save gud risen blong olgeta, tingting blong olgeta blong folem ol loa i kam antap bigwan.

  2. From se Dipatmen blong Fiseri mo Wan Smolbag, tufala i bin tagetem wanwan animol nomo fastaem, olsem troka o totel, i mekem se i moa isi blong leftemap save blong man, bitim we sapos ol i bin traem blong kavremap evri topik long saed blong konsevesen long solwota. Ol i save luk long bigfala topik bihaen. Nao ia Dipatmen blong Fiseri mo Wan Smolbag, tufala i stap mekem olsem.

  3. Kastom fasin blong holdem mo lukaotem solwota hem i givim stamba tingting long saed blong hao blong manajem ol risos blong rif mo solwota long Vanuatu. Hemia hem i polisi blong Dipatmen blong Fiseri mo stadi ia tu i sapotem tingting ia. Namba blong ol aksen blong lukaotem ol risos blong solwota (ol tabu) we i stap tek ples long ol eitfala vilej we ol i gat sam rao long saed blong graon blong solwota o blong laen blong jif, hem i no kasem haf kompea wetem ol 13 vilej we ol i nogat rao olsem.

  4. Wan wei blong enkarajem olgeta blong solvem ol kaen rao alsem, hem i blong no givhan blong manajem ol risos blong solwota long ol vilej we i gat kaen rao olsem. Eksampol, Fiseri i no wanem putem ol smolsmol troka long wan eria we i gat rao frum oli save se mbae ol man oli no save respektem tabu blong hem.

  5. Ol man blong gavman mo olgeta we ol i stap givim fanding ol i sud save se long ekonomi blong ol aelan long Pasifik (inkludim Vanuatu), valu blong ol samting we ol man mo woman blong vilej ol i kasem fising blong kakae nomo long ol rif blong ol olgeta, hem i bigwan bitim valu we hem i kasem blong salem. Sapos yumi luk long hao nao gavman i seraotem ol fanding blong manajem solwata, yumi luk olsem se tingting blong gavman mo man blong givim fanding hem i no luk save. Hem i klia se ol i sud sapotem bigwan wok blong fiseri we i givem awaenes mo tingting long ol jif mo pipol long vilej blong manajmen ol risos long solwota blong olgeta.


3. 

 Eksampol, ol loa ia ol i limitim saes blong troka, naura mo grinsnel we man i save tekem mo ol i blokem man blong karem eg blong totel o naura we i gat eg, mo blong yusum posen o danamaet blong fising.

 

Start

Introduction Activities Publications search
Wise practices Regions Themes